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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 19:23

 


 

 

Voici le message privé que j'ai reçu l'autre jour, via mon blog.


 

Objet : Service de presse

Editions Rue Fromentin


Bonjour,

Nous publions pour la rentrée littéraire TITRE ROMAN de Bidule Truc, un premier roman dévastateur qui raconte blablabla et souhaiterions vous l'envoyer. Seriez-vous intéressé? A quelle adresse pouvons-nous vous le faire parvenir?

L'équipe Rue Fromentin


www.ruefromentin.com

 

 

 

 

Mais qu’est-ce qu’un service de presse, me demanderas-tu, ami lecteur ?

 

Un service de presse, couramment abrégé en SP, est un exemplaire gratuit d’un livre que son éditeur envoie à des critiques ou des médias.

Avec l’arrivée des blogs, le service de presse s’est démocratisé et il n’est pas rare que de simples particuliers, qui tiennent un petit site de lecture, reçoivent eux aussi des bouquins gratos.

 

 

Rappelle-toi, camarade lecteur, j'avais déjà envoyé sur les roses une autre sollicitation de ce genre. J'avais alors masqué le nom de l'éditeur et de l'auteur concerné.

Cette fois, je ne me montrerai pas aussi magnanime. L'auteur sera néanmoins épargné, puisqu'il n'y est pour rien, le pauvre.

 

 

Voici donc ma réponse.

 

 

Bonjour « L'équipe Rue Fromentin »,

 

L'avantage avec les mailings, c'est que ça ne bousille pas de papier. Je suis ravi, et soulagé, que vous inondiez la blogosphère de messages électroniques et non pas de courriers postaux, car la forêt amazonienne s'amenuise de jour en jour.

 

Aussi, mettons les choses au clair.

 

D'une, vous ne connaissez pas mon blog, vous n'avez jamais fait l'effort de le lire, et, jusqu'à preuve du contraire, vous m'avez juste contacté pour refourguer votre roman en service de presse.

J'appelle cela de la publicité, du pourriel et de la grossièreté.

Mon site n'est pas un blog de critique littéraire, à ma connaissance je n'en ai posté aucune, j'y parle de l'édition, de la politique et de moi (en toute modestie), alors franchement qu'est-ce que vient foutre là-dedans votre proposition de service de presse, je vous le demande ?

En outre, si vous aviez lu mon article «  Psychologie de base de l'éditeur », vous ne m'auriez peut-être pas offert ce bouquin, mais bon... Après tout, ce mailing de masse est probablement l'œuvre d'un stagiaire à mi-temps sous-payé qui, entre nous, a bien raison de bâcler le boulot.

 

De deux, je tiens à vous signaler, en tant qu'auteur, que cette nouvelle mode du « service de presse démocratisé » me sort par les yeux.

Depuis quelques années, il est de bon ton pour les éditeurs d'envoyer des centaines de services de presse à des blogueurs, simples particuliers, pour espérer leur soutirer une critique.

Laissez-moi vous dire un truc ou deux, les mecs.

Les blogs n'ont pas l'audience qu'a un journal, un magazine, une radio, ou n'importe quel média sérieux et national. Cela dit, en envoyant gratos le bouquin à un lecteur lambda, vous êtes à peu près certains d'en obtenir une critique. Alors que, je le reconnais, la chose est autrement plus difficile avec des journalistes et des critiques (des vrais) : là ça demande un vrai boulot d'attaché de presse... Et le boulot, apparemment, c'est une notion qui se perd de plus en plus dans votre magnifique métier d'éditeur (à la sauvette ?).

De même, je juge qu'il n'est pas honnête et professionnel pour votre auteur d'être critiqué par des lecteurs lambdas, alors que, comme tout écrivain qui a produit un travail, il mérite une autre reconnaissance (ou médisance) critique. En tant que professionnel, j'exige d'être évalué par des professionnels.

 

Je n'ai rien contre la publication de critiques sur des blogs de simples lecteurs, mais je trouve franchement idiot qu'un éditeur les considère comme de vrais critiques.

Oui aux blogs de lecture, non aux blogs de lecture subventionnés par l'impéritie éditoriale.

 

Bon, je crois que c'est à peu près tout ce que j'avais à vous dire.

 

Sinon il fait beau chez vous ?

 

Croyez-moi bien,

 

Votre dévoué

Et fraternel,

 

 

Stoni

 

 

 

 

LIRE LA REPONSE

DE L'EDITEUR

A CE BILLET !

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 12:58

 

 

 

 

 

Ah, Marie-George, et son petit rire mesquin un jour où, interviewée par la radio, on lui demanda ce qu’elle pensait de Karl Marx…

 

 

 

Le 24 août 2011, Marie-George Buffet, ex Stal Réformiste Suprême du Parti (remplacée depuis par le très compétent Pierre Laurent), déclara :

 

« Le refus de faire juger l'affaire dans laquelle l'ancien directeur du FMI est accusé de viol est une mauvaise nouvelle pour la justice et une mauvaise nouvelle aussi pour les femmes . Car à ce jour la vérité n'est pas dite, ni pour le  présumé innocent ni pour la présumée victime. La décision du procureur fait courir de grands risques au droit des femmes en revenant au temps où les victimes de viols étaient à priori coupables, au temps où le viol n'était pas considéré comme un crime. Rappelons nous qu'en France le jugement de ces faits par une cour d'Assises n'est pas si vieux que cela! La vigilance s'impose pour que le refus de faire passer la justice aux USA ne donne pas des ailes en France aux pourfendeurs d'une justice implacable envers les violences-  sexuelles ou non - à l'encontre des femmes . »

 

 

Source : l'Humanité (oui, vous savez, ce petit journal de centre gauche)

 

 

 

Bon, avant toute chose, je tiens à préciser que lorsqu'on est francophone on écrit « Etats-Unis » et non pas « USA », abréviation de  « United States of America ».

 

Mais je chipote, là.

 

Non, si je te ressors cette déclaration, camarade-lecteur, c'est juste qu'elle m'a interpellé.

La question n'est pas le fond de la position de Soeur Marie-George.

 

Le truc, c'est que je me demande vraiment si cette courageuse femme politique aurait bravé ainsi un membre du Parti Socialiste, du temps où le PCF lui était encore entièrement inféodé, avant l'instauration du magnifique Front de Gauche (eh oui car maintenant nous sommes inféodés non plus au PS mais à quelques uns de ses renégats – je trouve que l'élégance se perd, au fil du temps).

 

Connaissant la bonne femme, le Parti et tout le tintouin, je nourris de sérieux doutes.

C'est pas cool de se la péter défenseuse des opprimées, alors qu'il y a quelques années, la cause de la Femme ça lui serait passé au-dessus de la tête tellement elle aurait eu peur de froisser ses copains socialistes.

 

 

Enfin.

 

Bon.

 

Tant pis, après tout.

 

 

 

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 18:45

 

 


 

 

Ah ! Le mois d'août. Ses plages, ses congés payés, ses travailleurs qui ne profitent pas des plages, ses prolétaires qui ne profitent pas des congés payés, ses canicules, son jour férié, ses cartes postales et... ses petites péripéties sur Internet ! Eh oui ! Car Ericou Poindronou, lui, ne prend pas de vacances !

 

Rappelle-toi, ô camarade-lecteur, comment, la semaine dernière, je postai un article dérisoire sur un homme qui ne l'était pas moins ! Cela s'intitulait : définition de vieux goujat.

J'y déplorai les agissements d'un gus du nom d'Eric Poindron, qui avait osé s'en prendre à une dame, c'est-à-dire ma pote Clopine (il vaut mieux lire l'article incriminé pour comprendre – conseil d'ami comme ça en passant).

 

Rapidement, je rebaptisai l'homme Ericou Poindronou, suffixes affectifs que, j'en ai bien peur, il ne mérite pas !

 

Eh bien ! Par le chien, comme se serait écrié Socrate ! Ericou Poindronou est venu lui-même réagir dans les commentaires de mon article !

 

Je vous restitue ici le message au complet (vous allez voir, pour ne toujours pas changer, c'est goûteux). Quel malheur ! Il y a encore moult fautes dans ce nouveau texte. Mais je n'ai plus le cœur à les corriger, car cela nourrit une certaine pitié en mon sein.

 

 

 

 

Voici donc le message d'Ericou Poindronou laissé sur le blog de Stoni (visible dans son contexte ici).

 

 

poindron-copie-1.jpg

 

Pour illustrer ce message la rédaction du blog de Stoni

(constituée par Stoni et personne d'autre)

a choisi cette photographie d'Eric Poindron

et tient à préciser que ce choix a été accompli

de façon aléatoire et totalement neutre

et qu'il ne vise pas à discréditer quiconque

ni à déclencher le moindre rire

 

 

 

 

" Espèce de petit clown raté et caché derrière son ordianteur,  clown-computing.jpg

Ceci est vrai message de Eric Poindron, avec ou sans faute.

Comme avec la triste Clopine me voilà très honoré et amusé par tout ce temps perdu à s'interesser à ma petite persone...

Et ça fait fait des recherchez sur Wikipedia, et ça fouine du côté de facebook ! En voilà une petite bande de détectives. mais vous n'avez que ça à faire, bien planquérrière vos anonymats. Moi j'existe, on peut me rencontrer et me dire les chose en face. Et c'est quand vous voulez...

Continuez, continuez et pendant ce temps, j'écris des livres... Et pour votre inculture j'en profite pour vous rappeler que les fnacs ne sont pas des librairies et que les petits éditeurs que vous ne semblez pas connaître existent depuis plus de trente ans et ont plus de mille titres au catalogue. 

Apprenez aussi, les autres que Riccardo Freda était bien vivant à l'instant du tournage de La Fille de d'Artagnan et que je n'ai jamais été jardinier en Picardie. Vous devriez un peu retirer le sac de votre tête vous y verriez plus juste. 

Ludovic, qui ne me connaît pas, tout comme les autres, n'hésitez pas à venir me traiter de filou en face, afin que l'on s'muse un peu. Du courage diantre, au lieu de tous vous cacher derrière votre ordianteur...

Allez je vous laisse mes petits poussins, je retourne à ma campagne, loin de chacun et surtout de vous autres.

Et Pour les plus courageux : C'est quand vous voulez pour une rencontre.

Et pour les plus curieux (???) c'est ici : http://curiosaetc.wordpress.com/category/m-«-de-legarement-a-travers-les-livres-»/

Le vrai Eric, qui ne vous félicite pas pour tant de mesquinerie. 

Commentaire n°19 posté par Eric Poindron aujourd'hui à 10h55"

 

 

 

Diantre !

Ericou m'a donc interpellé !

 

Il est grand temps que je lui réponde.

 

 

 

 

LA REPONSE DE STONI

A ERICOU POINDRONOU

 

 

 

 

Mon cher Eric,

 

Je te trouve bien injuste. Moi qui t'avais gratuitement, et avec force magnanimité, distribué quelques conseils sur la façon dont tu pouvais gérer ton image « d'homme public », voilà comment tu me traites ! Telle une vieille chaussette trouée, dont tu n'aurais même jamais voulu, préférant la vouer aux ordures pestilentielles d'une poubelle de coin de rue dans la province champenoise !

 

Je me sens absolument outré, dorénavant.


clown-sex.jpg

 

Il est vrai que je suis une bien clownesque personne, et ça ne m'a jamais gêné que l'on me qualifie de raté. J'ai  toujours été du côté des perdants, des petites gens, des humbles, des pauvres, des cacas écrivains et des incultes. Mes miséreux parents, quoique bourrés de défauts, à moitié dingos et pas mal ravagés par l'expérience des années soixante-dix, m'ont élevé dans le respect des valeurs simples. Que suis-je, moi descendant d'immigrés, par rapport à  un grand représentant de la culture française tel que toi, qui as eu l'heur inestimable de poser au côté de l'immense Président de la république que fut Jacques Chirac ? Tu as bien raison de me tancer et de me ramener à ma position sociale, celle d'un sale prolétaire compromis avec la canaille rouge. MEA CULPA !

Cela dit je m'interroge sur ta notion de « raté » : qu'est-ce  qu'un raté dans la conception d'un homme dont les livres ne sont plus correctement distribués depuis pas mal de temps ?

 

 

 

 


A ce propos, le Castor Astral, qui certes connut sa petite heure de gloire, devrait un peu engueuler son distributeur car franchement il bâcle le boulot je trouve. Vu ce que Volumen doit ponctionner sur les ventes de vos bouquins, ils se foutent de votre gueule, non ?

 

Sache cependant que Clopine est une personne très heureuse, oh non, elle n'est pas triste. Simplement, je pense que son humeur s'assombrit lorsqu'elle est confrontée à des bobos prétentieux, tout comme la mienne s'échauffe lorsqu'un butor s'en prend à une dame.

Nous avons tous de ces défauts, tu sais ! Ainsi est fait l'être humain.

 

De même, si tu te trouves « honoré et très amusé » du temps que nous perdons à nous intéresser à ta pomme, je dois admettre que je suis non moins flatté par celui que tu perds à nous lire et à nous laisser des commentaires aussi pertinents.

 

Je note que tu ne m'as pas fait bénéficier des conseils d'écriture que tu avais eu l'audace de donner à Clopine ! J'en suis fort jaloux et réclame réparation. J'ai tant à apprendre d'un auteur de ta trempe !

 

En revanche je te sais gré de ta tentative de leçon au sujet de la petite édition et des librairies indépendantes. Eh bien, ma foi, je respecte tout à fait les auteurs qui acceptent une distribution effectuée sous le manteau. Pour ma part, j'ai envie de vendre un minimum de livres et oui, ô suppôt maléfique du commerce que je suis, il m'importe d'être présent (et visible) en Fnac ! Je suis d'autant plus surpris par ta hargne contre les Fnac quand, il y a quelques jours, tu te félicitais d'être mis en avant dans un Virgin Mégastore (cf. http://curiosaetc.wordpress.com/2011/08/13/de-legarement-au-milieu-des-autres-livres/). Tes principes d'indépendance commerciale souffrent bien lorsqu'ils se confrontent à ton ego, ah, vieille canaille ! Mais, étant enclin au pardon, je ne t'en voudrai pas.

 

Je salue le rectificatif que tu nous as apporté au sujet de Monsieur Freda et je présente, au nom de tous mes lecteurs, des excuses pour avoir prématurément plongé ce monsieur dans la tombe. C'était là une bien dure punition pour la faute légère d'avoir voulu commettre le grand film « La fille de d'Artagnan ».

 

Néanmoins mes sources restent sûres sur ton métier de journaliste dans une émission de jardinage sur France 3 Picardie. M'aurait-on trompé ? J'ai trouvé cette archive où je crois bien te reconnaître.

 

Enfin, Ericou, je tiens, pour ton bien, à te conseiller de cesser tes harangues du type : « VIENS ME RETROUVER A LA SORTIE DE L'ECOLE ET TU VERRAS CE QUE TU VERRAS ! ».

Je crains que tu ne souffres du complexe de Rocky Balboa. En général, ce syndrome déclenche des saignements de nez lorsque ses sujets piquent des crises. Prends garde !

 

Pour le salut de tes fosses nasales, je t'en dis davantage. Le complexe de Rocky Balboa se présente chez les personnes qui ont rêvé d'être boxeurs et qui n'ont pu, hélas, réaliser ce rêve. De ce fait, à la moindre occasion, les voilà qui convient, au risque du ridicule, le premier quidam à les affronter lors d'un rendez-vous pugilatoire !

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=yAR4OfwZbbE&feature=related

 

Cette vidéo t'aidera à mieux appréhender ton problème.

(Mais comme tu souffres aussi d'une propension à tout prendre au premier degré, je dois bien te préciser que la pitoyable image de l'URSS véhiculée dans ces extraits ne se base pas sur des faits historiques, il s'agit d'une œuvre de fiction).

 

 

 

 

Eh non, je ne viendrai pas te rencontrer. C'est dommage n'est-ce pas ?

Eh non, je ne m'exprimerai pas sous mon vrai nom sur ce blog.

Tout à fait entre nous, tu devrais peut-être faire la même chose car là t'es quand même grave passé pour un rustre. Moi tu vois j'évite ce genre de trucs. Après chacun son affaire, mon pote.

 

 

Mais !

Fi de nos différends et de ta rudesse de comportement !

 

Fi des goujats !

 

Brisons les barrières de nos classes sociales, laisse-toi éclairer par le fanal du prolétariat !

 

Je suggère, afin d'honorer la mémoire de la Fondation Soviétique pour la Paix, l'amitié !

 

Ma main t'est tendue, et j'ose espérer que tu la serreras !

 

 

 

En rêvant de te compter parmi les lecteurs de mon blog,

 

Crois-moi bien

 

Ton dévoué

 

Et fraternel

 

 

Stoni.

 

 

 

 


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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 17:03

 

 

 

Clopine fait partie des lecteurs réguliers de mon blog. Elle tient le sien, dont je n'ai jamais trop osé donner l'adresse dans mes liens, de peur de corrompre l'atmosphère douillette qui y règne. Car, sache-le camarade lecteur, sur son blog Clopine te relate sa vie de famille, dans une maison idéale à la campagne, avec des animaux de compagnie et tout. Et moi, enfant du désordre, de la dérégulation familiale, de la pauvreté, de la pénurie, de la drogue et du terrorisme affectif, eh bien, tout ça me laisse, on le comprendra, rêveur.

 

L'autre jour, au travail, je me baladais donc sur son blog et puis je suis tombé sur ça. Un article qui date de juin dernier, mais je l'avais alors raté. Clopine raconte sa première (et dernière) « participation » à un « atelier d'écriture » tenu par un « écrivain-auteur-éditeur-gourmet-etc », à Paris si j'ai tout compris.

 

En gros, Clopine dit qu'elle s'est beaucoup ennuyée à ce pseudo-atelier, l'écrivain-auteur-éditeur censé l'animer s'étant contenté d'énumérer la liste des soi-disant célébrités culturelles contenue dans son carnet d'adresses. L'homme s'éclipsait régulièrement, laissant ses apprentis écrivains sur le carreau. D'écriture, il n'en a pas été question, ni même de littérature.

En vérité, tout le monde est venu pour tailler un simulacre de bavette mondaine.

Agacée, Clopine envoie une petite pique ô combien modérée en abordant, devant l'écrivain-auteur-éditeur, le prix de l'immobilier à Paris. Le local qui accueille l'atelier semble être un ancien atelier (un véritable atelier de travail celui-là, prolétaire), soigneusement réaménagé en lieu de pèlerinage bobo.Notre amie Clopine s'inquiète donc de «la pression immobilière qui devait s'exercer sur le lieu, inutilisé aujourd'hui ». La question ne plaît pas et Clopine constate vite que : « quand on possède ce genre d'endroit, dont le prix au mètre carré doit être un des plus élevés au monde, il est absolument inconvenant de parler d'argent ».

 

Déçue, Clopine s'en est finalement retournée chez elle.

On apprend tout de même que cet atelier d'écriture coûte la modique somme de 40 € par participant et par séance – voilà qui garantit un bon écrémage social, au cas où quelques pauvres hardis (et potentiellement subversifs) auraient eu l'audace de se risquer dans le sixième arrondissement de Paris.

 

« L'écrivain-auteur-éditeur-gourmet-etc » initiateur du cours d'écriture, c'est Eric Poindron. Avant de lire la mésaventure de Clopine, je ne le connaissais pas. D'ailleurs, si cette anecdote s'était limitée à elle-même, je n'aurais pas cherché plus loin. Mais il y a un problème. Il y a toujours un problème, et moi, Stoni, je suis là pour te les faire remarquer, camarade lecteur !

 

Le problème, c'est que ce goujat d'Eric Poindron s'est permis la familiarité d'envoyer chier Clopine dans les commentaires de son article !

Eh oui ! Il a eu connaissance de son blog, de son billet, et s'est attribué un bien drôle « droit de réponse » !

 

Et tu le sais, camarade-lecteur, j'ai des défauts.

Entre autres, je n'aime pas qu'on s'en prenne à une dame. Mon petit côté chevaleresque, je suppose. Une dame est une dame ! Il y a des choses qui ne se font pas !

 

 

 

STONI

DEFENSEUR

DE LA VEUVE

DE LA DAME

DU PROLETARIAT

ET ACCESSOIREMENT DE L'ORPHELIN

(surtout si l'orphelin est majeur et fort bien présenté)

 

 

 

L'intervention d'Eric Poindron est tellement malvenue et grossière (qui plus est truffée de fautes), je ne peux résister à la tentation de la retranscrire ici (tout en corrigeant les fautes). Quand Eric Poindron ne s'adresse pas à Clopine, il invective les lecteurs de son blog qui se sont aventurés à commenter l'article eux aussi (« La feuille », « Zoé »...).

Les mises en gras sont de moi.

Le commentaire original est visible dans son contexte ici.

 

 

 

 

"A propos de la présentation de l'atelier d'écriture d'Eric Poindron où Madame Clopine Trouillefou s'est plu à semer la Zizanie puis à raconter à sa vilaine manière (et dans le fond et dans la forme) et prendre en otage les participants :

Un démon à ma table et le lien : 

http://www.clopinetrouillefou.fr/article-un-demon-a-ma-table-recit-d-une-aventure-avortee-76375832-comments.html#anchorComment

 

Cette dame et son double - schizophrénique -  oublie de vous dire qu'elle n'a rien payé et qu'elle était invitée à découvrir afin de décider si elle souhaitait participer ou non. Et oui, que ça lui plaise ou non, quand on commence une activité, on s'engage et on s'y tient. Et je maintiens, toutes ses questions, à commencer par le prix de l'immobilier furent parfaitement stupides et lamentables. 

Autre petite rectification, en passant, on ne me prête pas ce beau lieu, mais je le loue. 

Et puis votre amie oublie de vous dire qu'elle s'est sauvée comme une voleuse, alors qu'elle était chaleureusement accueillie. Vous m'amusez, les uns les autres à vous cacher derrière vos murs. mais venez donc à l'atelier me dire en face tout ce que vous écrivez vilement. Lâcheté & compagnie... Soyez rassuré, je suis habitué aux donneurs de leçon de votre triste espèce. 

Je vous demanderai aussi de conserver les uns et les autres vos jugements péremptoires sur ma personne puisque vous ne me connaissez pas. Une première fois, ça ne m'amuse pas, la prochaine fois, ça va m'énerver. Et j'en profite pour vous rappeler que je vis dans la campagne profonde, sans voisins, et bien loin du milieu littéraire qui vous fait tant parler. 

Aux bons soins de Zoé : si ce texte est un régal(NDA : ledit texte est l'article de Clopine), arrêtez immédiatement d'écrire, car vous n'êtes pas faite pour ça, doux jésus !

Aux bons soins de La feuille charbinoise : vous êtes un cuistre doublé d'un hypocrite. Vous venez me lire pour mieux - et très mal - colporter. Vous apprendrez que cinquante personnes satisfaites valent mieux qu'une grincheuse et artiste à demi. 

Pour les autres : je n'ai jamais fait croire que j'avais inventé le mot : écrivant et tiens à vous préciser que j'emmerde copieusement Barthes et ses thuriféraires. J'ai simplement utilisé ce mot simple dans le sens d'un homme "écrivant", contracté en participe présent, comme on peut le faire avec "étudiant". 

Enfin, à tous, pas très joli, joli vos règlements de comptes dans mon dos, ça rappelle un peu les exécutions publics (oh ! PUBLIQUES), les dénonciations des "bons français" durant la seconde guère (oh ! GUERRE) et une mesquinerie propre aux écrivaillons ratéS.

Enfin, comme je sais que cette triste personne se fera un devoir de ne pas laisser le commentaire sur son mur, je l'adresse à chacun d'entre vous. Et demeure, MOI, à votre disposition pour bavarder et m'explique(R ?). Enfin je vous demande de cesser tout quolibet à mon égard. 

Eric Poindron, « semi-mondain boursouflé »

 

Commentaire n°9 posté par Eric Poindron le 23/07/2011 à 11h48"

 

 

 

Incroyable, mais vrai !

 

 

Résumons l'intervention dudit goujat sur le blog de Clopine.

 

Pauvre Ericou Poindronou ! L'article de Clopine l'a vexé (comme on dit en arabe : meskin) ! Avec une hargne déplacée d'écolier, il exprime son désappointement, sa déception et son sentiment de trahison !

 

Les « questions de Clopine sur l'immobilier » l'ont traumatisé et il le répète. Cet irascible bourgeois en tempête encore ! Ne jamais rappeler à un bourgeasse les privilèges de sa classe : ça le met dans de ces dispositions ! Un truc de ouf !

 

Ensuite, Ericou éprouve le besoin de se justifier, se fendant d'une phrase magique où il prétend vivre à la campagne, loin des mondanités, parmi les poules, avec un œuf frais chaque matin qu'il gobe tel un vrai fermier de la France Profonde (profonde dans ton cul).

 

Passant de la défense à l'attaque, Ericou donne ensuite des conseils d'écriture « aux uns et aux autres », conseils d'écriture qu'il ferait mieux d'appliquer à lui-même. Parce que la carrière littéraire d'Ericou est en train de sombrer– j'ai un peu regardé ce qu'il a fait de beau dans sa vie, le bougre. La page Wikipédia qui lui est décernée est, à elle seule, éloquente. Ses débuts ne sont guère trop honteux, mais désormais Ericou stagne chez de petits éditeurs mal distribués, méconnus,dont le monde se fout comme de l'an quarante. Même moi je suis plus connu que lui, c'est vous dire (au moins, on trouve mes bouquins dans la plupart des FNAC... ). Pire du pire, Ericou se présente comme « un journaliste » tandis que le pauvre homme anime une petite émission de jardinage sur France 3 Picardie (je trouve ça triste – franchement vous moquez pas c'est pitoyable, faut pas rire de ce genre de choses). En outre, Ericou n'existe que par facebook, où il entretient son mythe en ayant plusieurs milliers d'amis, public crédule prompt à gober qu'il est un grand éditeur et non moins grand écrivain trop inséré dans le milieu (genre c'est lui qui va t'introduire rue Sébastien-Bottin). C'est d'ailleurs uniquement grâce au réseau social qu'Ericou recrute des « participants » à son « atelier d'écriture » !

 

Pour conclure sa « réponse », Ericou part dans un délire contre Barthes et surtout TOUCHE LE POINT GODWYN en comparant Clopine aux collabos ! Bravo Ericou !

Il précise rester cependant disponible pour « bavarder » (après avoir insulté tout le monde, ouais, on a vachement envie de bavarder avec toi mec, y'a pas à chier toto), mais demande « de cesser tout quolibet à son égard ».

Ben Ericou, Stoni, lui, il va pas cesser ! FALLAIT PAS ME CHERCHER MON GARS !

 

 

 

Bref, je résume : si tu vas te présenter à « l'atelier d'écriture » d'Eric Poindron et que, par mégarde, ta gueule et tes questions lui reviennent pas, voire que tu as l'outrecuidance de rédiger un article à propos de ton expérience, sur ton blog, par la suite (je rappelle que la liberté d'expression est toujours autorisée en France, puisque je n'ai pas encore fondé ma dictature communiste – ce qui ne saurait tarder néanmoins), eh bien Eric Poindron t'envoie péter comme une merde ! Quelle admirable pratique des relations publiques !

 

Oh, Eric, sérieux. Ecoute, quand on est auteur, ou éditeur, ou journaliste, ou qu'on se prétend comme tel, on devient une personne publique. La contrepartie : on s'en prend plein la gueule pour pas cher, régulièrement.

Comme je ne suis pas chien, je vais te donner un conseil tiré de ma propre expérience : ne t'énerve pas publiquement ainsi à chaque fois que quelqu'un te critique. Ça te fait passer pour un gros con, franchement ! Moi non plus, je n'aime pas lire des critiques méchantes de mes livres, ou de ma personnalité. Mais un homme public doit assumer des responsabilités. Que tu t'en prennes à un (vrai) journaliste, ou un (vrai) critique, bon, pourquoi pas. Mais quand il s'agit d'un particulier qui tient un blog, vraiment, ce genre de réaction est complètement ridicule.

 

 

CEPENDANT...

Je souhaite montrer un exemple à ce butor : Max Dorra, dit Maxou, Parrain de Mon Blog. Voilà un homme, un vrai (et pourtant, Maxou est freudo-marxiste !).

Quand je l'avais tourné en dérision, Maxou avait répondu sur mon blog, mais avec sens de la classe et élégance.

 

Qu'Ericou Poindronou en sorte grandi !

 

 

 

 

 

 

 

LIRE LA REPONSE

D'ERIC POINDRON

A CE BILLET !

 

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Published by stoni - dans Définitions
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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 14:10

 


 

 

Il y a des jours, comme ça, où l'on se sent nul. Louzeur, comme on dit en bon français.

Dans ces cas là, mon fidèle Aniki (non c'est pas mon chien mais mon mec, or c'est vrai qu'il est fidèle – enfin je crois) me remonte le moral.

 

Mais que faire lorsque nous sommes deux à nous sentir louzeurs ?

Lui et moi ?

 

L'autre jour, j'étais au trente-sixième dessous. Quelqu'un (d'inintéressant et de pas important, qui plus est) m'avait dit que « j'écrivais toujours les mêmes livres ». Ses arguments n'étaient pas idiots et je me suis senti comme une merde, après coup.

Quant à Aniki, il lui était arrivé une saloperie au boulot. Genre le truc assez chiant.

 

Pendant le week-end, nous nous sommes retrouvés amorphes, tout piteux, désespérés de nous-mêmes et prompts à nous lamenter sur notre sort.

- Chuis un écrivain de merde... J'écris toujours les mêmes histoires... Tu te rends compte... ça craint...

- Mais non.

- Je vais arrêter d'écrire...

- De toute façon vaut mieux être un écrivain de merde qu'un con.

- Pourquoi ?

- Parce que moi je suis un con.

- Mais non !

- Mais si. T'as vu au boulot je m'en sors pas. C'est parce que je suis un con.

 

La journée déprime était officiellement inaugurée.

 

Nous avons décidé de la consacrer en restant devant la télé toute la journée (enfin, devant le streaming sur ordinateur, car on n'a pas de télé).

On a regardé des programmes en différé et des séries télé.

- On est des vraies loques...

- Ben ouais mais on déprime... T'as envie de faire quelque chose, toi ?

J'aperçus mon reflet dans l'écran de l'ordinateur :

- Pff j'ai honte de montrer c'te putain de gueule de connard au monde entier, je te jure. Vaut mieux pas qu'on sorte !

On se marre.

- C'est vrai que t'as une sacrée gueule de connard.

- Oh je t'emmerde putain !

- Non t'es beau en vrai.

- Même. J'ai honte de montrer ma belle gueule de connard d'écrivain qui écrit toujours le même livre.

- De toute façon tous les écrivains écrivent toujours le même livre... Regarde ton idole Philip Roth.

- Oué mais c'est Philip Roth. Il a le droit, lui.

Nous nous forçons à nous rendre dans la cuisine, où nous nous réfugions sur la nourriture. Je prépare des hamburgers maison.

- Oh t'as la force de faire à bouffer, toi ?

- Ben en fait c'est juste pour pouvoir me goinfrer comme un putain de gros, tu vois. Chuis juste bon à me goinfrer.

Tout en cuisinant, je cogite grave :

- Mmh, j'aurais pas dû regarder toutes ces séries télé nulles comme Glee. Je suis sûr que ça m'a fait régresser. Et après j'écris des livres de merde.

- C'est pas toi qui penses, de toute façon, que la littérature c'est réactionnaire et que le roman n'est pas révolutionnaire ?

- Tout à fait. Le roman ne sera jamais révolutionnaire.

- Ben alors qu'est-ce tu t'en fous d'écrire des livres de merde ?

- C'est par amour-propre. Je veux qu'on me respecte.

Aniki soupire.

Les hamburgers sont plutôt réussis.

 

J'essaie de revaloriser Aniki, puisque en ce qui me concerne, je me considère comme une cause perdue.

- T'inquiète bébé, t'es un très bon travailleur et tu fais honneur au prolétariat. Tout va s'arranger.

- Nan...

- Mais si.

- Mais nan !

Bon.

J'abandonne.

Exploit, on part se promener. Notre pas est lent.

- Si ça se trouve, on s'entend bien parce qu'on est deux boulets.

J'acquiesce.

- Toi un écrivain de merde, moi une sorte de branleur chiant qui pige que dalle au boulot. Je suis sûr que tous mes collègues me détestent, en vrai.

- Au moins dans ton cas t'as un salaire qui tombe tous les mois...

- Et puis, comme on est deux boulets, y'en a toujours un qui va tirer l'autre vers le bas. On s'aide pas, tu vois ? Un cercle vicieux.

- Possible.

- Et notre tendance à nous trouver exceptionnels et à être autant fusionnels, c'est juste pour échapper à la dure réalité du monde extérieur, où, tout compte fait, la plupart des gens sont supérieurs à nous. D'ailleurs, si tu es communiste, c'est parce que tu veux niveler par le bas.

- Le pire c'est que t'as raison, probablement.

- A la fois, tu lis des livres drôlement compliqués pour un type inférieur à la norme.

- Mmh. Des livres qui n'intéressent que moi...

 

On a ruminé toute la journée.

 

La nuit est passée.

 

C'est marrant, parce que le lendemain en se réveillant, on s'est sentis vachement mieux. Optimistes, confiants en nos propres capacités, pleins d'énergie.

Comme quoi ça doit faire du bien, d'être un louzeur, de temps en temps.

 

 


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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 13:59

 


 

 

A l'instar du commun des mortels, je regarde, de temps en temps, des séries américaines débiles.

Eh oui. On est humain ou on ne l'est pas.

 

L'autre jour j'ai regardé un épisode avec une scène dans les douches du stade de foot d'un lycée. Il ne s'y passait rien d'extraordinaire. Juste deux lycéens qui discutaient entre autres de leur corps et de comment ils l'entretenaient. Il y avait bien un petit côté « je te mate en douce », mais alors super gentillet.

 

Là j'ai pensé : « tiens c'est marrant en France on a pas de douches au lycée ».

 

Bon, voilà, l'action s'est déplacée ailleurs, et je n'y ai plus pensé.

 

 

Et puis cette nuit je fais un rêve érotique.

Attention vous allez voir c'est du chaud.

 

 

 

J'étais dans les douches d'un lycée, tout seul. L'endroit était beaucoup moins propre que dans la série, mais bon, je suppose que mon inconscient, dans un souci de crédibilité, avait transposé l'action en France... C'était pas dégueu non plus. Je me lavais les cheveux. L'eau était chaude, c'était agréable. Je me suis rendu compte que j'étais seul, et j'ai regardé autour de moi : les autres douches étaient vides.

Je me suis alors dit (dans le rêve, toujours) : DOMMAGE QU'IL N'Y AIT PAS D'AUTRES GARCONS QUI VIENNENT J'AURAIS PU LES MATER A POIL.

 

Puis, boum. Là-dessus je me suis réveillé tout émoustillé, enfin je vous passe les détails.

 

 

Genre.

 

La.

 

Honte.

 

 

 

Ok. Camarade lecteur, je vais me montrer honnête.

 

Je suis pas un sexomane de ouf, j'ai une sexualité tout ce qu'il y a de plus classique, monogame et old school. Mais quand même. J'AI DEPASSE LE STADE DE « OH LA LA JE VAIS VOIR DES GENS TOUT NUS » DEPUIS A PEU PRES 1992 !

 

Alors c'est quoi ce rêve érotique de merde ?

 

Attends, quand même, j'ai une libido un peu plus construite et complexe, dans mes rêves érotiques, d'habitude. Quoique j'en aie eu fait des chelous. Oui, mais chelous, c'est pas gnangnans non plus.

 

 

Je ne vois qu'une explication : l'influence néfaste de cette série américaine, visionnée le jour précédent le rêve, avec sa scène idiote de douche entre garçons qui se matent.

 

 

Il est à peu près évident, selon moi, que l'impérialisme anglo-saxon, via ses programmes télévisuels, a entrepris une colonisation efficace de ma libido prolétarienne qui avait été, jusqu'à présent, tout à fait acceptable d'un point de vue dialectique.

 

 

 

Je compte rééquilibrer mon inconscient par une lecture intensive de Lénine dans les jours à venir.

 

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 15:16

 

Pour tous ceux qui se demandent qui je suis "en vrai", voilà peut-être une piste.

 

 

 

 

 

 

margarine.jpg

 

 

 

 

Une marque de margarine serbe porte mon nom...

 

Hasard ou causalité ?

 

Rêve ou réalité ?

 

Fou ou génie ?

 

 

Je vous laisse sur cet indice et vous promets un nouvel article (consistant) en début de semaine !

 


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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 13:47

 


 

albertofist.jpg

 

Quand tu t'appelles Alberto Contador

Et que tu grimpes l'Alpe d'Huez

Et qu'un Hollandais déguisé en médecin, brandissant une fausse seringue en carton

T'agresse

Et manque de te faire tomber

Ben tu lui fous ton poing dans la gueule

 

 

 

 

Le Tour de France, c'est comme la Coupe du monde de football : quand c'est fini, t'es trop triste.

 

Or l'avantage, avec le vélo, c'est que c'est tous les ans.

 

Sans déconner d'habitude, faut bien le dire, le Tour de France c'est plutôt chiant. Mais là la dernière semaine c'était du bonheur.

 

Pour fêter ça, je t'invite à relire mon article exceptionnel sur le dopage (datant de 2009).

 

 

 

http://stoni1983.over-blog.com/article-34249174-6.html

 

 

 

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 10:49

 

 

 

 

Parfois, il me faut être honnête avec toi, camarade lecteur.

 

J'ai le sentiment d'être un imposteur. Par rapport aux lecteurs de mon blog. Par rapport à toi.

Parce que je réponds à vos questions sur l'édition, l'écriture, et tente, autant que faire se peut, de vous donner des conseils. Souvent, vous en êtes très émus et me remerciez chaleureusement. Pourquoi ? Parce que vous êtes désespérés, parce que vous ne compreniez plus rien, parce vous étiez perdus, hagards, découragés – que sais-je encore... Et ma réponse, plus ou moins pertinente, a été, dans ces dispositions qui étaient les vôtres, un « mieux que rien ».

 

Eh bien, je te l'avoue, lecteur, moi aussi, des fois, je suis désespéré.

Perdu. Dans l'incompréhension. L'abattement.

L'abandon me tente.

 

Abandonner quoi ? Quand ?

 

Il y a une semaine environ, j'expliquais que je me prenais des vacances d'écriture : bref, je quittais définitivement mon traitement de texte.

Je crois que c'est une bonne initiative et que, fondamentalement, j'en ai besoin. Ça fait des années que j'enchaîne les heures de boulot, sans presque aucune pause. Je suis vidé.

 

Le problème (car il y a toujours un problème), c'est que, du coup, j'ai la disponibilité intellectuelle pour faire un bilan. Ou une rétrospective. Et la disponibilité intellectuelle pour envisager l'avenir, l'année qui s'annonce.

 

Et là, tout s'effondre.

J'ai passé un début d'année 2011 difficile. Je me suis engagé dans une collaboration qui se déroule assez mal (j'ai écrit une chanson explicite à ce sujet). En toute sincérité, ça pourrait se dérouler encore plus mal. Mais, il faut voir les choses en face, ce n'est pas la panacée non plus.

Ok, ce n'est jamais la panacée. J'ai parlé à des tas d'auteurs, j'en connais intimement pas mal aussi, et personne ne m'a jamais dit « je suis totalement satisfait de mon éditeur ». Au contraire, tous m'ont dit « voyons, la totalité des éditeurs sont chiants et emmerdants ». J'ai entendu des anecdotes à peine croyables. J'ai été bluffé par l'irrespect paroxystique avec lequel des auteurs autrement plus âgés et confirmés que moi ont été, quelques fois, traités.

D'accord. J'en suis conscient. Mais j'ai franchement du mal à relativiser, quand c'est moi, mon œuvre et mon amour-propre qui sommes attaqués.

Une voix dit dans ma tête « on attaque pas un prolétaire ». Jamais. Pas moi. Les autres, pourquoi pas ? Mais pas moi. Je jouis d'une légitimité de classe qui devrait me rendre intouchable, dans le monde de la littérature. Hé les gars, je suis un pauvre. Vous jouez pas à ce petit jeu-là avec moi, c'est bien clair ?

Bien sûr, je sais que cette façon de penser n'est pas rationnelle, d'ailleurs je ne la cautionne pas vraiment, mais voilà, elle est présente en moi.

 

Je suis en colère, depuis des mois et des mois.

Je regrette profondément d'avoir signé avec cet éditeur, alors que j'aurais pu aller ailleurs et que je n'ai même pas essayé. Pourquoi ? Par flemme. Parce que c'est chiant, de chercher ailleurs. Là, j'avais un oui quasiment gagné d'avance, un à-valoir tout à fait honorable. J'ai vu le fric, la facilité, et le croyais-je, un minimum de respect : je me suis engouffré dans la brèche.

Je m'en veux de cette faiblesse.

 

C'est ensuite que les choses se sont compliquées...

Une collaboration avec un éditeur, c'est comme un mariage. C'est une fois le livret de famille délivré en bonne et due forme que le conjoint révèle tous ses mauvais côtés.

 

J'ai vraiment fait tout ce que j'ai pu pour calmer le jeu. Rétablir une relation de confiance – un minimum. Surtout, par conscience de classe, je suis resté, infailliblement, professionnel. Je n'ai jamais insulté personne, j'ai toujours rempli ma part du travail. J'ai même donné bien davantage que ma propre part du travail. J'ai dû suppléer à l'incompétence des autres. J'ai tâché de rester calme.

J'ai aussi agi dans ce sens pour mon livre. Je voulais le préserver.

Bon, ok, j'ai glissé quelques coups de pute par derrière. J'ai peut-être fait une publicité horrible à cet éditeur, dans le milieu, moins par souci de prévenir les autres que pour satisfaire mon besoin de revanche personnel.

N'empêche. J'ai le droit de discuter avec mes confrères et de me plaindre.

N'empêche. J'ai vraiment pris sur moi, d'un point de vue travail et relations professionnelles.

 

A côté de ça, dans la même période, mon ego en a pris un sacré coup en raison d'une rivalité, que je me suis inventé tout seul, avec un autre auteur.

Je sais c'est naze.

Mais je n'aimais pas cet auteur et il m'a proprement doublé, en terme de ventes. Je ne m'y attendais pas. Je n'aurais pas dû m'en préoccuper. Mais je suis venu à le savoir, et ça m'a fait très très très très mal.

J'avais déjà parlé de ce phénomène sur ce blog.

Le plus pathétique, c'est que d'un point de vue critique, d'un point de vue purement littéraire, je sais très bien que, cette personne et moi, nous ne jouons pas du tout dans la même division. Mais je ne l'ai pas digéré.

Et de cet orgueil complètement déplacé, je n'en suis pas fier, camarade lecteur.

 

Bref, en résumé, en conclusion, j'ai l'impression de m'en être pris plein la gueule tout l'année, et que ça ne fait que commencer...

 

Je voudrais pouvoir me sortir de là. Je le veux vraiment. Et pour me sortir de là, il faut que j'écrive un autre roman, que je me plonge dans mon univers à moi, que je sorte du réel, et qu'une fois le livre achevé, j'entame une autre collaboration, avec un autre éditeur, une autre histoire (qui s'avérera probablement tout aussi chiante ou catastrophique que les précédentes, mais peu importe...).

Pour l'instant, je n'ai pas assez d'idées et je suis en vacances.

 

Je me demande quelle sorte de personne je suis devenu. Je suis gêné à cette idée.

J'ai toujours voulu raconter des histoires. Pas forcément écrire, mais, c'est bien ça, raconter des histoires. Quand j'étais petit, je ne savais pas quel média je choisirais : le roman, la bande dessinée, le dessin, la musique, le cinéma, etc. Mais je savais très bien que c'était ma vocation, que je n'étais bon qu'à ça.

Je suis devenu ado et j'ai compris que je devais écrire, parce que c'était le moins coûteux et que je me débrouillais pas mal.

J'étais conscient que ce serait difficile. Comme tout le monde, je m'étais renseigné sur l'édition et j'avais cru entendre que c'était une putain de loterie (et ça l'est).

Je n'y croyais pas trop. Je m'étais dit, inconsciemment, que si je ne réussissais pas, je ferais autre chose. Je me voyais bien me lancer dans la politique, ou dans une sorte de foyer pour animaux errants dans un autre pays (avec un tas de bénévoles sympas qui auraient formé une petite famille).

Sauf que je savais que je réussirais. Il n'y avait pas d'autres possibilités.

 

Je me souviens, à l'époque (j'avais vingt ans environ), je ne demandais pas beaucoup. Pas forcément un grand éditeur, mais juste un minimum de lecteurs pour que je puisse tisser mon œuvre, petit à petit, humblement, au fur et à mesure des nouveaux livres...

J'étais certain que je ne me laisserais pas avoir par les mondanités et les joutes d'ego...

Ah putain...

 

Et me voilà distribué dans toute la France, fort de ma petite réputation et de mon lectorat.

A moins de trente ans ! Me voilà complètement immergé dans ces conneries de « milieu », avec ma saloperie de carnet d'adresses que j'entretiens scrupuleusement. Me voilà qui perds de l'énergie à m'offenser des comportements d'un éditeur, qui le prends personnellement, me voilà qui m'attarde sur les ventes des autres et dresse des comparaisons.

Je ne voulais pas être comme ça. Je ne voulais pas gaspiller du temps pour ces conneries-là.

 

Bien sûr, il y a des jours où tout ce paquet de merde est important, d'autres où il ne rime à rien. Il y a des jours où l'on ne pense qu'au plaisir d'écrire. Il y a des jours où l'on reçoit le message d'un lecteur qui nous dit « j'attends votre prochain roman avec impatience », et voilà, ça suffit à éclairer toute notre existence, ça suffit à effacer, pour un bon moment, les déceptions, les amertumes et les jalousies stériles.

Et puis il y a les autres jours.

 

 

 

Hier je regardais l'Après Tour (l'émission qui suit l'arrivée de l'étape du Tour de France du jour). Gérard Holtz interviewait Mark Cavendish et lui demandait si les nombreuses critiques dont il est l'objet parmi les coureurs l'affectaient – le type a en effet une putain de réputation de merde. Cavendish a prétendu qu'il s'y était habitué et que non, ça ne le touchait pas. Jalabert a ensuite déclaré « il est insensible aux inimitiés et c'est là la marque des grands champions, il faut apprendre à se blinder ».

 

 

 

Ça m'a fait penser à Diogène de Sinope.

 

Diogène de Sinope était un Grec qui n'avait rien à en branler du mondain. Bien entendu, les gens le méprisaient.

Et écoute ça : « pendant un repas, on lui jeta des os comme à un chien ; alors, s'approchant des convives, il leur pissa dessus comme un chien. »

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 13:46

 


 

 

 

 

Je dédie cette chanson à une personne qui, vu son niveau de lucidité, ne se reconnaîtra certainement pas.

 

La chanson se chante sur un air de mon invention. Etant, hélas, totalement étranger au solfège, je ne peux te le retranscrire. Mais il faut imaginer un air assez martial, genre marche militaire.

 

Accompagnement musical : une flûte et un tambour.

 

 

 

JE T'ENCULE

par Stoni (un monument de la chanson française)

 

 

 

 

Je t'encule, je t'encule, je t'encule

Putain de ta race tu fais vraiment flipper

 

Je t'encule, je t'encule, je t'encule

A la fois tu m'as donné des idées

 

Je t'encule, je t'encule, je t'encule

Pour des scènes de meurtres bien chiaaaaa-dées

 

 

Sale petit bobo de merde

Ton incompétence est légendaire

Et tu m'emmeeeeerdeuh

 

Sale petit bobo de merde

Si je t'encule sans arrêt

C'est pas que j'y trouve un intérêt – ça non

 

Simplement faut que tu comprennes

Que t'étais pas dans un jour de veine

Quand t'as déconné ta mère

 

Qu'il faut pas me chercher des noises

Ou je défonce tes stériles petites noix

A coup de SCUUUUUD

 

 

Je t'encule, je t'encule, je t'encule

Franchement ma patience a des limites

 

Je t'encule, je t'encule, je t'encule

C'est plus possible faut que je t'élimine

 

Je t'encule, je t'encule, je t'encule

Pour que j'te latte pas faudra me donner DU FRIIIIC

 

 

 

Maintenant mettons les choses au clair

Des fois la sodomie est salutaire

Et en temps normal plutôt a-gré-able

 

Mais respectons la langue française

Et là quand je t'enculerai

Ca sera pas une partie de jambes en l'air

 

 

(Là la flute s'arrête et le tambour se lance dans un super solo BOUM BOUM BOUM)

 

Avec ton air satisfait

Et tes sales petites manières

Bourgeoises

 

Ça m'offense moi prolétaire

Et je t'encule encore une bonne dizaine

De fois

 

(La flûte reprend)

 

Je t'encule, je t'encule, je t'encule

Putain de ta race tu fais vraiment flipper

 

Je t'encule, je t'encule, je t'encule

A la fois tu m'as donné des idées

 

Je t'encule, je t'encule, je t'encule

Pour des scènes de meurtres bien chiaaaaa-dées

 

 


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