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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 15:35

 

 


 

 

Il y a quelque temps, Aniki m'engueulait méchamment pour que je cesse d'écrire (j'en parlais dans mon dernier article, sommet de pathétisme, où j'avais le culot de me comparer à Stakhanov).

A la fois en ce moment je n'écrivais pas vraiment non plus donc bon. Disons que je m'entraînais à écrire, ce qui est une chose différente.

Ensuite un pote écrivain, avec beaucoup plus d'expérience que moi, m'a dit que je ferais mieux de marquer une pause. Ça fait au moins deux ou trois ans que je n'ai pas cessé d'écrire. Mon pote pense qu'en passant au moins un mois loin de mon traitement de texte, je reviendrai à la littérature en ayant salement progressé et tout.

 

Ce dernier argument m'a bien plus convaincu que celui d'Aniki, je dois l'avouer (Aniki ne pensait qu'à mon bien-être, pas à mon magnifique style littéraire).

 

Bon, alors, depuis hier, j'essaie de ne rien faire.

 

Le problème c'est que je m'ennuie.

 

Je pourrais dessiner un peu.

Je pourrais me remettre à la bande dessinée.

Je pourrais lire des livres très intéressants (j'ai trouvé Platonisme et sexualité dans une brocante, ça a l'air marrant : « Pour tout dire, la métaphysique est l'alibi où la différenciation sexuelle, vécue fantasmatiquement par un Platon malade de ses « rapports » avec Socrate - [??!!! mdr] – est déportée dans le système platonicien vers une ontologie de la différenciation... etc).

Je pourrais louer des films.

Je pourrais regarder le Tour de France.

 

Je m'étais même dit, dans un grand moment d'enthousiasme, que je pourrais aller faire des croquis dans un parc (chose que j'adorais faire quand j'étais plus jeune)...

 

Eh bien non.

J'ai pas envie.

 

J'ai envie de rien faire sinon de travailler.

 

Alors je glande sur internet.

Tu sais, camarade lecteur, je n'ai pas l'habitude de glander sur internet (mis à part quand je suis au boulot et que je n'ai rien à faire).

C'est quand même fou le nombre de conneries qu'il y a sur internet. On s'en rend pas compte.

Et ça te bouffe du temps, mine de rien.

 

J'ai passé vingt minutes à lire le début de l'article Wikipédia sur Les Simpsons.

Après j'ai valsé de lien en lien... Tu tombes sur de ces trucs. Tout à l'heure, lorsque j'ai échoué sur un « article de presse » sur une actrice qui se botoxait je ne sais pas quoi, je me suis dit qu'il y avait un souci, tout de même.

 

En fait, j'ai envie d'être avec Aniki, de regarder avec lui le vélo. D'aller nous promener.

 

Putain qu'est-ce que j'aimerais qu'il soit prof, des fois (en plus le prof ça a toujours été un fantasme pour moi – un fantasme inventé car dans la vie réelle j'ai toujours eu des profs moches ou physiquement inintéressants). Bien sûr je me vois davantage avec un prof d'une matière technologique, parce qu'un prof d'une matière générale je sens que ça me saoulerait à fond. Le prof de matière technologique il t'apprend plein de trucs que tu ne sais pas (sur le plastique, la menuiserie, la mécanique, etc.). Prolétaire, style genre. Le prof de matière générale il t'apprend plein de trucs que tu ne veux pas savoir - immense nuance (sur le français, Baudelaire, les maths, les déclinaisons allemandes, etc.)

Enfin, t'imagines le truc de malade ? Deux mois pour nous !

On partirait avec nos vélos, genre on se ferait la Hollande, la Belgique et tout...

 

(entre parenthèses vu que moi je suis loin d'avoir deux mois de vacances je ne vois pas comment on pourrait disparaître tout juillet et août en terre batave mais bon c'est pas grave ça fait du bien de rêver des fois)

 

J'en ai parlé à Aniki. Il ne veut pas être prof, évidemment.

 

 

Bon tu vas me dire ça ne résout pas mon problème, cette histoire de prof.

 

Mouais.

 

Je crois que je vais regarder le Tour de France tout seul, en fait.

En outre, j'ai lu dans l'Equipe, aujourd'hui, qu'Alberto Contador risquait de se casser bientôt, alors si je veux profiter de sa présence vaut mieux le faire maintenant, non ? (j'aime bien Contador il a un côté psychorigide qui me pousse à me sentir proche de lui)

 

Et puis demain ça sera encore plus chouette car y'a la demi-finale du foot féminin à dix-huit heures.

 

 

 

 

 

P.S. :

Ok promis si j'ai une meilleure inspiration pour un autre article dans les jours qui viennent je vous en fais profiter... J'ai honte.

 


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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 09:59

 

 


 

 

 

J'ai un drôle de rapport au travail.

 

Déjà, dans ma vie, il y a deux sortes de travail. Mon travail salarié, alimentaire, et mon travail d'écrivain. J'emploie le même verbe et le même terme pour les deux : je travaille, hier j'ai bien travaillé, je dois aller au travail... Il n'y a que Aniki-ma-tendre-moitié qui me comprenne. La plupart des gens de mon entourage ne tardent pas à s'emmêler les pinceaux. J'essaie d'y penser et de bien préciser de quel travail je parle, quand je suis avec des potes.

 

Je travaille, donc.

A livrer des plis et à (essayer d') écrire des livres.

 

Je suis rentré très tôt dans la vie active (18 ans), et j'ai commencé tout aussi tôt à écrire. J'ai toujours travaillé.

Je crois que j'aime travailler.

 

Une chose est sûre : quand je ne travaille pas, je suis malheureux.

Là, je pense surtout à mon travail d'écriture. Mais aussi à mon travail alimentaire. Celui-ci donne de la cohérence à mes journées et m'aide à me structurer, mentalement parlant. J'ai besoin de sortir, au petit matin, de voir des gens normaux, qui n'ont rien à voir avec la littérature, de bouger, de faire quelque chose de simple, d'utile, de machinal, et qui, principalement, ne me demande aucune capacité intellectuelle... Un robot pourrait faire ce job. Et ça, j'adore.

Bien sûr, je suis heureux d'être en congés, quand je le suis. Mais j'aime bien mon petit boulot. J'aurais du mal à vivre sans.

 

 

J'ai l'impression de travailler beaucoup. Et, à la fois, de ne pas travailler assez.

Pour mon travail d'écriture, je ne compte pas mes heures – bien que je sois très régulier dans mes horaires. Je ne suis pas le genre de mec qui va se mettre à écrire à trois heures du matin. Non, je bosse l'après-midi, ou le matin, et voilà tout. Des fois, je relis ce que j'ai fait le soir venu, pendant une heure ou deux. J'écris également le week-end.

 

Aniki me dit que je devrais me garder un jour ou deux de repos par semaine.

Le problème, c'est que quand je n'écris pas (entre deux romans), j'en ai des paquets à disposition, des jours de repos. Et ça me fait culpabiliser, et du coup je me sens obligé de travailler le week-end, lorsque je planche sur un roman.

Car oui, camarade lecteur, tu ne sais peut-être pas à quel point est horrible cette perfide période qui s'écoule entre deux romans... Quand tu n'as pas encore assez d'idées pour te lancer dans quelque chose... Quand tu crois les avoir, mais que ça ne marche pas et que les faux départs se multiplient... Quand tu n'as aucune idée du tout...

 

Alors, quand « j'écris », quand je suis dans un roman, je bosse toute la semaine. J'en profite. Je l'explique à Aniki.

- C'est faux, me répond-il, même entre deux romans, tu travailles aussi.

Je suis scandalisé.

- NON C'EST PAS VRAI !

- Si. Tu lis, tu prends des notes, tu dissèques tes machins communistes, là...

- Mais c'est pas travailler pour de vrai !

Là-dessus, il brandit les cahiers remplis des résumés de tous les bouquins sérieux qui ont le malheur de croiser mon chemin (des résumés qui peuvent faire de une à vingt pages, ça dépend de l'intérêt que je porte audit bouquin).

- Et ça alors ? Je suis sûr que si tu te présentais en candidat libre pour décrocher un CAPES d'histoire, tu l'aurais tout de suite...

- N'importe quoi ! Travailler pour de vrai, c'est écrire. Ça, c'est du loisir.

 

La semaine dernière, j'étais malade (grippe) et j'ai commencé à me plaindre.

- Je peux pas travailler... Pourquoi... Faut que je lise tel livre... Et j'avais commencé à travailler sur un roman, j'avais un bon début, je...

J'ai pris sur moi et j'ai continué à me rendre à mon travail salarié. Mais, le reste de la journée, je comatais. J'ai tout de même saisi mes bouquins, mon cahier de notes, un stylo...

- Mais tu vas te reposer, bordel de merde ? (Aniki, véner)

- Je dois finir ce livre...

On s'est engueulés.

Je me suis endormi sur mon livre (Matérialisme et empiriocriticisme de Lénine, que je lis pour la sixième fois je pense).

- Si tu te reposes pas, tu vas mettre vachement plus de temps à guérir. Déjà, tu aurais dû te faire arrêter.

- Me faire arrêter ?

- Oui, te mettre en congés maladie. Ça t'a crevé d'aller bosser.

- Jamais de la vie !

Pourquoi ce cri ? Pourquoi cette véhémence ? Je ne sais pas. Ça m'est sorti de la bouche, comme ça, ça m'est sorti du cœur.

- Toi qui es communiste, tu te rends compte que tu te comportes comme un bon petit soldat du capital ? C'est quoi cette façon de faire ? Je suis malade mais je ne me fais pas arrêter, je ne profite pas des acquis sociaux durement arrachés par mes ancêtres ouvriers ?

- Mais j'ai besoin d'aller bosser, ça me donne confiance en moi...

- Même chose pour ton travail intellectuel ! Tu dois te calmer. Tu n'agis pas dans l'intérêt de la lutte des classes ! Le communisme, c'est chacun selon ses capacités.

- Non, un communiste ça travaille.

- Quelle pitoyable morale judéo-chrétienne à deux francs... On t'a bien acculturé...

- Stakhanov ! Ha ha ! Stakhanov ! Je suis simplement stakhanoviste, c'est tout !

- Stakhanov ? Cette escroquerie inventée par l'URSS pour culpabiliser les pauvres travailleurs et les faire bosser comme des chiens ?

- JE T'INTERDIS DE PARLER DE L'URSS DE LA SORTE !

 

Et puis, je sais pas.

Je me sens honteux car je ne suis pas un vrai stakhanoviste.

Parce que, des fois, je fous rien.

Ça m'arrive. Un week-end où je regarde du sport, plutôt que de travailler. Et même, des fois, la semaine. Je sais que je suis vidé. Et je vais voir des potes, ou je mate un film.

Le problème, c'est que je n'arriverai jamais à quantifier le travail que je fais – écrire. Alors que je suis quelqu'un qui a besoin de quantités. De statistiques, de chiffres, de faits, du concret.

 

Ma foi.

Un jour, peut-être, je comprendrai mieux ce genre de choses.

 

 

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 11:12

 

Pourquoi t'écries-tu camarade lecteur ?

 

Keskil fout ce Stoni kel branleur pourquoi il poste pas son petit billet hebdomadaire ?

 

Serait-il tout tourneboulé par les rebondissements de l'affaire DSK ?

 

Serait-il dépêché à Monaco pour couvrir le mariage du siècle ?

 

 

Ben non.

 

Juste que là, j'ai chopé une putain de grippe de merde et que, vraiment, j'ai pas pu écrire. Déjà un miracle que j'ai pu aller bosser...

 

 

Je reviens la semaine prochaine.

 

 

Alors pour vous faire patienter je vous raconte une blague.

 

 

 

- Bonjour monsieur, vous connaissez l'histoire du communisme qui sauve le monde ?

 

- Non, c'est quoi ?

 

- Ah merde, j'espérais bien que vous seriez capable de me la raconter.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 13:09

 


 

 

 

 

 

Il y a quelques années, j’ai travaillé comme enquêteur dans un centre d’appels.

 

Je faisais des enquêtes par téléphone, quoi.

 

Comme tu t'en doutes, ami lecteur, ce travail était extrêmement pénible, mais là n’est pas l’objet de mon article.

 

Une chose à savoir : le téléenquêteur est un être profondément voué à la productivité. Je n’ai jamais compris pourquoi nos supérieurs nous fliquaient autant pour s’assurer que nous faisions bel et bien notre travail.

 

Figure-toi ce à quoi ressemble le quotidien d’un téléenquêteur : pendant quatre à sept heures d’affilée, il est assis dans un box, face à un écran d’ordinateur et compose des numéros de téléphone.

 

70 % des téléphones sonnent dans le vide.

35 % des gens qui répondent t'envoient te faire foutre d’une manière ou d’une autre.

5 % acceptent de répondre.

 

Donc, la plupart du temps, on attend.

 

On attend que le téléphone sonne six fois avant de raccrocher et de composer un nouveau numéro.

Certaines entreprises nous donnaient l’autorisation de lire un bouquin ou un magazine, pour combler ce temps d’attente.

Mais, rapidement, tu t'ennuies – même avec un bouquin ou magazine. Il y a trop de bruit dans la salle pour se concentrer sur sa lecture pour de vrai. On ne lit pas correctement. Et le magazine, c’est bien gentil, mais au bout de deux heures, tu l’as complètement lu.

 

En revanche, quand tu fais ton sondage avec l’interlocuteur, tu t'occupes, tu ne vois pas le temps passer (surtout qu’un sondage peut bien durer 15 minutes) et t'es content grave !

Tous les téléenquêteurs que j’ai connus voulaient réussir à faire des sondages. Je n’ai jamais connu personne qui bâclait le boulot !

 

Et, comme tu t'en doutes toujours, camarade lecteur, le gentil répondant qui accepte de répondre se fait rare.

Aussi, on trichait un peu.

On appelait des gens de notre connaissance.

Cette astuce a fonctionné, jusqu’à ce que les entreprises se modernisent et commandent des programmes informatiques qui composaient à notre place le numéro de téléphone…

 

Nous n’avions pas le droit d’appeler des gens de notre entourage, car le répondant ne doit pas connaître quelqu’un qui travaille pour un institut de sondage.En effet, dans ce cas les instituts considèrent que le sondage est biaisé.

Alors, on prévenait nos proches, et on les faisait mentir quand on leur posait la question initiale « Quelqu’un dans votre entourage travaille-t-il pour un institut de sondage, une société de marketing ou de communication ? »

Bien entendu, le proche appelé devait se comporter comme s’il ne nous connaissait pas, et nous de même, comme nous étions régulièrement écoutés par nos supérieurs.

C’était plutôt rigolo à faire. Comme un jeu de rôle, quoi.


 

C’est pourquoi, un jour, je proposai à mon frère de jouer le jeu.

Nous étions chez mes parents, qui étaient présents.

- Tu veux répondre à un sondage sur l’électro-ménager, frérot ?

- Ah ouais volontiers, j’adore ça en plus !

- Ok, alors je t'appelle demain soir et on le fera ensemble. Attention, TU DOIS ABSOLUMENT TE COMPORTER COMME SI TU NE ME CONNAISSAIS PAS…

- Pas de problème !

J’orientai un œil dubitatif sur le couple parental.

Mon frère habite chez eux, et ce sont toujours eux qui décrochent le téléphone.

- Je vais appeler et me présenter comme un membre d’un institut de sondage, faudra réagir comme si vous me connaissiez pas, c’est clair ? Et vous me passez le frangin, ensuite. C’est pigé ?

Mes vieux, outrés :

- Mais ouais on est pas débiles on a compris !

- Non mais je suis sérieux, sinon je peux me faire virer, moi !

- On a compris bordel de merde ! tonna mon père (chez moi, on parle mal).

 

 

Et le lendemain, me voici dans mon box dans le centre d’appels, en train de composer le numéro de téléphone de mes parents…

Mon père décroche.

Là je me dis, ça craint. J’aurais préféré ma mère. Elle est plus vive d’esprit.

J’y vais tout de même de mon petit récital :

- Bonsoir, je suis Stoni de l’Institut Bidule, nous menons actuellement une enquête sur l’électro-ménager et l’équipement hi-tech, auriez-vous quelques instants à m’accorder ?

Silence de mon père. Puis :

- Pipou, c’est toi ?

Wo putain.

Pipou c’est le surnom honteux dont mes parents continuent de m’affubler, malgré mon passage patent à l’état adulte.

Je lance un coup d’œil affolé du côté du superviseur (toujours un être horriblement perfide qui adore vous enfoncer), enfermé dans son aquarium, le casque sur les oreilles. Il ne me regarde pas. Mais on ne sait jamais.

- Pardonnez-moi monsieur, mais je suis STONI de L’INSTITUT BIDULE et je FAIS UN SONDAGE…

Mon père, mode vieil immigré qui pige que dalle (je le connais, je sais que c’est une feinte) :

- Pipou ? C’est quoi ce bordel ? Attends j’appelle ta mère, j’y comprends rien. MAMOUR !

Mamour c’est le surnom idiot dont mon père affuble ma mère depuis longtemps, mais ça on leur en veut pas, c’est normal.

- MAMOUR y’a le canard qui a dû prendre de la drogue, je sais pas…

Eh oui « le canard », deuxième surnom honteux pour ma pomme.

J’entends ma mère derrière :

- Mais tu sais bien qu’il touche pas à ça, il est communiste.

Petite note de regret dans cette dernière parole…

- Ecoute Mamour, prends le téléphone, il me fait chier avec ses conneries.

Je patiente le temps que ma mère récupère le téléphone.

Mon père augmente le volume de la télé, en bruit de fond :

- Pourquoi il appelle juste au moment où il passe Palettes ?

Putain des fois je me pose vraiment des questions sur mes origines. Mes vieux, c’est vraiment l’alliance de tout et n’importe quoi. Trop chelou.

Ma mère au téléphone :

- Oui canard ?

ARRETE DE M’APPELER CANARD PUTAIN.

- Bonsoir Madame, je travaille pour l’INSTITUT BIDULE et JE FAIS UN SONDAGE, il me semble que JE VOUS EN AVAIS DEJA PARLE, enfin, que nous vous avions déjà contacté à ce sujet et on m’a donné le prénom de…

- Pipou, ça tombe bien que t'appelles. Tu viendras avec nous chez mamie ce week-end ?

Non mais ils le font exprès.

- Dis-lui qu’on s’en fout qu’il soit là, grogne mon père derrière. Mais ils nous servira à garder la voiture.

Putain. Garder la voiture. C’est quoi cette nouveauté. Qu’est-ce que ça veut dire. Je ne sais pas. Et je ne veux pas le savoir.

- ECOUTEZ JE FAIS UN SONDAGE MADAME…

- Oui d’accord, je vais te passer ton frère, mais avant, si samedi tu pouvais venir avec nous chez Mamie, parce que, je t'explique, on a un problème avec la voiture, elle se verrouille plus et…

J’allais réclamer mon frère une dixième fois quand je réalise ce qu’elle est en train de me dire.

Ils veulent. Que je passe. La journée. Dans une voiture. Parce qu’elle. Ne se. Verrouille. Plus.

Je suis un chien de garde, en gros.

J’en ferme les yeux de consternation et soupire.

Mon voisin de box glousse :

- Wallah t'as pioché des bons boulets toi, je crois.

- C’est mes parents, je murmure.

- Ah mon pauvre !

Ma mère continue son truc :

- Alors tu viendras samedi ?

Non mais ils se foutent de moi.

Je cherche le superviseur du regard. Dans son aquarium. En train de discuter (= démolir) avec un autre enquêteur. Super. Il ne m’écoute pas.

J’en profite pour articuler :

- MAMAN JE VEUX PARLER A MON FRERE TU ME LE PASSES OU JE RACCROCHE.

- Oh ça va, hein !

- Il est con ce Pipou, râle mon père derrière.

- Je vais chercher ton frère !

Silence. J’entends mon père ronchonner :

- Quel ingrat, ce gamin.

Et la télé, branchée sur Palettes, égrener d’une voix calme comment Matisse il a découpé la composition de sa toile.

Mon frère arrive.

- Ouais ?

- Bonsoir, je suis Stoni de l’Institut Bidule, je vous appelle pour un sondage sur l’électro-ménager. Vous avez quelques instants à m’accorder ?

- Ah ouais bien sûr.

Enfin, un être doué d’un entendement commun.

Nous commençons le sondage.

Ma mère crie :

- Quand ce sera fini tu me repasseras canard, faut que je lui explique pour samedi.

 

Dans ces cas-là, je me dis…

Je me dis je sais pas…

 

Je me dis que mes vieux, c’est un mélange des parents de Jerry Seinfeld et des parents de George Costanza (faut connaître le sit-com Seinfeld pour comprendre).

 

Je me dis…

 

Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi.

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 10:56

 

 

Avant de poster un article plus conséquent demain (et sur un sujet complètement différent, heureusement), voici le premier bulletin de vote démocratique qui te dit pour qui tu dois voter.

 

Non mais faut savoir rigoler un peu des fois.

 

Je vous laisse seuls juges.

 

 

 

SACHEZ QUE LA DIVULGATION DE CE DOCUMENT

POURRAIT COUTER CHER

AU CAMARADE STONI

S'IL VENAIT A ETRE DEMASQUE

 

PROTEGE STONI

PROTEGE SON ANONYMAT

 

 

clique sur l'image pour voir en grand !!!

 

Sans-titre-1.jpg

 

 

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 11:15

 

 

Ce week-end, je me suis vautré avec Aniki devant les 24 heures du Mans et le Tour de Suisse.

Seul moment où j’ai éprouvé un sursaut d’énergie : quand j’ai appris que mon super pote Contador allait participer au Tour de France.

Genre chanmé.

Bref, j’ai rien branlé pendant trois jours. J’ai honte.

 

 

 

 

Mon éditeur m’a dit l’autre jour :

- J’ai parfois l’impression que je t'énerve et qu’à tes yeux je ne suis qu’un méchant bourge parisien.

Sans déconner mec.

 

 

 

 

Force est de constater que mes amis me téléphonent beaucoup plus souvent quand ils ne vont pas bien. Je passe des heures à les réconforter et tout. Et puis pendant trois semaines j’ai pas de nouvelles.

Salauds.

 

 

 

 

Mon patron est un mec vachement sympa qui me donne souvent des jours de congé gratuits (il me dit de rester chez moi, mais je suis rémunéré et je ne pose pas de jour de congé). Je ne sais pas si je lui ai déjà dit que je le trouvais sympa. Je devrais.

N’empêche je me demande si c’est légal, tout ça.

 

 

 

 

Des fois mes parents sont vraiment chelous.

Quand même.

Vraiment.

Je vous jure.

 

 

 

 

La barbe d’Aniki sent naturellement la sève de sapin.

Son haleine le pain chaud.

Son corps le sirop d’érable.

Et après il se plaint que je passe mon temps à le coller.

C’est pas ma faute, merde à la fin.

 

 

 

 

C’est marrant que les Marx Brothers aient pas eu besoin de changer de nom.

A la fois les Marx Brothers c’est marrant donc bon.

 

 

 

 

Je regardais les Tudors et à un moment y’a une jeune demoiselle de la cour qui taille une pipe au roi.

En vérité ça aurait été difficilement possible. La fellation était taboue à l’époque, considérée comme extrêmement sale et très marginalisée. A la cour, elle se pratiquait, à la limite, avec des gens de rang inférieur (laquais, serviteurs, domestiques, petit peuple, etc.).

Un peu racoleur cette série tout de même.

 

 

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 15:01

 

 


 

 

 

Mélenchon est mollement « choisi » par la conférence nationale du Parti pour se présenter à la magnifique élection présidentielle de la Vème République trop démocratique.

 

 

 

carte pcf

 

 

Camarade,

Lecteur,

 

Sache que, si jamais mon Parti a prétendu se battre pour la démocratie, cette même démocratie s'arrête aux portes du Parti

 

Et je trouve ça plutôt marrant

Avec le recul

Bien sûr

 

Le Soviet Suprême Réformiste Intégré à l'Economie de Marché a déclaré :

 

« Tout militant communiste

Recevra

Un bulletin de vote

Comportant

Trois options

La première

La nôtre, majoritaire, conforme à l'idéal communiste-réformiste

Sera clairement indiquée comme étant « la bonne »

Les deux autres

Seront laissées à l'appréciation

Des déviationnistes

 

Nous présenterons en effet

Un candidat

Qui ne dit rien ne signifie rien ne propose rien ne veut rien dire

Car le savez-vous camarades ?

Telle est notre stratégie

Du vide »

 

 

 

Quand j'ai adhéré au Parti

Contre toute attente

Je cherchais avant tout à me fondre dans une masse

Disparaître me couler m'effacer m'accoupler

Dans la masse

Je croyais que le Parti

M'intégrerait au collectif

Et depuis que j'ai pris ma carte

Le Parti n'a cessé de me renvoyer à ma condition d'individu

 

On peut dire que c'est plutôt raté comme démarche

 

J'en ai marre des batailles

Individu contre collectif

Consommation contre production

Superstructure contre infrastructure

Frivole contre sérieux

Thèse Antithèse

La synthèse devrait être révolutionnaire

 

Il n'y aura pas de révolution

Il n'y aura rien

Le vide du vide ton vide sous vide en vide centre vide vide de gauche vide de droite

Néantisation de l'en-soi

Quand on « s'indigne »

On ne fait pas la révolution

 

J'avais des audaces prométhéennes

Quand j'étais plus jeune

D'oser penser que je pourrais rejoindre le communisme

 

Mais je garde l'humilité de reconnaître

Que

Je passerai le reste de ma vie

A essayer de devenir communiste

Sans trop savoir ce qu'est le communisme

 

 

Camarade

Lecteur

Laisse-les donc présenter leur vide sous vide

A la Grande Election Présidentielle de la Magnifique Vème République Démocratique

Car si je vote à ce machin

Je ne voterai pas pour eux

 

Ils n'ont pas voulu du communisme ?

Eh bien

Ma foi

Tant pis

Pour nous

 


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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 13:06

 


 

 

 

J'ai un profil Facebook, à des fins professionnelles.

En tant qu'écrivain, Facebook me sert à communiquer avec mes lecteurs. Ceux-ci peuvent m'envoyer des messages, me poser des questions. De mon côté, je les tiens au courant de mon actualité, nouvelles parutions, dédicaces, salons, etc.

 

Enfin, ça, c'est la vision idyllique.

 

Je t'explique la réalité, camarade lecteur.

 

Si tu n'as jamais utilisé Facebook, ben c'est un peu dur de t'expliquer ce que c'est. Une fois j'ai essayé de le faire avec mes parents, ça a donné ça :

 

« Alors en fait j'ai un profil... Avec ma photo et tout... Enfin c'est pas obligatoire la photo... Et pis j'ai des amis. En fait c'est des gens qui m'ont envoyé une demande de contact... Oui une demande de contact... Est-ce que je les connais ? Pour la moitié, non, enfin pas physiquement... Facebook c'est comme un annuaire. Admettons que tu veuilles entrer en contact avec Oussama Ben Laden et lui envoyer un message, parce que, genre, t'es fan de lui (NDA : à cette époque Oussama était encore parmi nous). Alors tu vas dans le formulaire de recherche Facebook, tu tapes Oussama Ben Laden et tu vois s'il est inscrit dans Facebook. S'il l'est, tu lui envoies une demande d'amitié, et s'il accepte, tu pourras voir toute son actualité...

Sur Facebook chacun a un « mur », comme un vrai mur où tu colles des affiches : des infos, des billets d'humeur, des invitations, etc. Et t'as un mur général où tu vois toutes les affiches de tes amis en même temps...

A quoi ça sert en définitive, tu demandes, papa ? Euh...

Ben pour les gens comme moi, ça sert à informer mes lecteurs, ils sont contents d'avoir de mes nouvelles ou de connaître mes prochaines dédicaces. Ils peuvent aussi m'écrire et je partage avec eux, tu vois.

Pour les gens normaux, ça sert à garder le contact avec ses amis...

Ouais, bon, ok, ça sert pas à grand-chose... »

 

Fut un temps, dans mes « amis » Facebook, j'avais non seulement des lecteurs et de parfaits inconnus que je ne sais pas trop si c'est des lecteurs ou pas, mais aussi les mecs avec qui je bosse. C'est-à-dire : mes éditeurs, leurs maquettistes, leurs correcteurs, leurs attachés de presse, etc.

Et le truc sur Facebook, c'est que tu vois qui est connecté ou pas. T'as un petit coin où t'as les photos de tous tes « amis » en ligne.

Un jour où tu attends désespérément l'avis de ton éditeur sur ton dernier manuscrit, tu te connectes et tu vois que lui aussi est connecté. Là tu penses « ah ouais au lieu de faire du Facebook connard, tu ferais mieux de lire mon putain de manuscrit pour me donner ta réponse ! ». Tu te reconnectes trois heures plus tard. Il est toujours en ligne ! « Mais putain de fils de pute, tu ferais mieux de bosser qu'est-ce que tu fous putain ? ». Tu vas voir son profil. C'est écrit : MONSIEUR EDITEUR A GAGNE TROIS CHEVAUX A FARMVILLE. Oui parce que FARMVILLE c'est un jeu sur Facebook, une simulation de la vie à la ferme, où t'élèves des animaux, et quand tu gagnes des trucs visiblement ça le fout sur ton profil et tout le monde peut le voir. D'une, tu penses que c'est la honte pour ton éditeur, bordel. De deux, tu penses que, par répercussion, c'est la honte pour toi. Comment il te fout la honte ton éditeur, c'est ton patron, faut qu'il ait l'air sérieux un minimum quoi. De trois, tu penses pour la centième fois « mais il a que ça à foutre de jouer à des enculés de jeux débiles alors qu'il doit lire mon manuscrit depuis deux mois ? ».

Du coup, ça crée des tensions, comme qui dirait.

Même chose avec le correcteur. Il est en retard pour les correc sur ton roman, tu le sais très bien, et là tu le vois connecté sur Facebook.

Etc. Etc.

 

Pire encore. Ton roman vient de paraître. Et qu'est-ce que tu vois sur le mur de ton éditeur ? Quinze mille liens vers les critiques d'un AUTRE ROMAN D'UN AUTRE AUTEUR paru il y a six mois. Ok, merci, ça fait plaisir. Et il a même pas annoncé la sortie du tien, de roman, en plus.

 

Et pis après tu vois sur le mur de la nouvelle assistante éditoriale « j'aime Benjamin Biolay ». Putain tu pourras plus jamais la regarder en face sans glousser bêtement, dorénavant. Il y a des choses qu'on ne veut pas savoir sur les gens avec qui on travaille (du genre qu'ils aiment Benjamin Biolay).

Le must : la meuf écrit « Je trouve que Benjamin Biolay est trop sexy !! Je t'm BENJAMIN !! ». Là c'est grillé.

 

 

Voilà pourquoi j'ai viré de mes contacts tous les éléments de mon environnement professionnel.

 

Restent les lecteurs.

Au début, sur mon mur, les gens pouvaient déposer des messages. Comme un vrai mur qui m'appartiendrait, où moi je poserais des affiches (« je suis en dédicace tel jour à tel endroit »), mais où les gens pourraient aussi poser les leurs (« Stoni je vous aime »).

Du coup je me retrouve avec, sur mon mur, « CHRISTINE B. A OFFERT UN COEUR A STONI. EST-CE QUE STONI ACCEPTE CE COEUR ? ».

Je te jure. Avec la photo du cœur et tout. Genre c'était un cadeau, apparemment.

 

La honte.

 

Ce truc juste à côté de ma photo d'auteur où j'ai l'air trop mystérieux et trop sérieux et tout (non je déconne, mais quand même ça la fout mal).

 

Je supprime aussitôt ledit cœur.

 

Vingt minutes plus tard, je reçois un message de Christine B. : « Pourquoi avez-vous refusé mon cœur ? J'ai toujours lu tous vos livres et voilà comment vous me remerciez ! ».

Je lui réponds très poliment que, en gros, mon mur est dévoué à mon actualité d'auteur et c'est tout. « Salaud j'achèterai plus jamais tes livres ! ». Remarque le passage du vouvoiement au tutoiement.

 

Ce genre de conneries m'est arrivé une ou deux fois et j'ai appris qu'il existait une option « empêcher mes amis de publier sur mon mur ». Ouf...

 

Il reste quand même de légers inconvénients. De temps en temps, tu reçois un message super chelou du style : « JE SAIS OU TU HABITES. JE CONNAIS TON NUMERO DE TELEPHONE. JE TE FAIS L'AMOUR A TRAVERS TES ROMANS. NOUS SOMMES FAITS L'UN POUR L'AUTRE. APPELLE-MOI AU 06... ». Là tu fais « ignorer cette personne »...

Ou : « je vous désire depuis que j'ai lu la scène de sexe p. 255 de tel roman, car je suis convaincu que vous parlez de vous dans cette scène, je viendrai vous rencontrer lors de votre prochaine dédicace, je porterai un foulard bleu. ». Enfin, moins marrant : « Je vais te buter sale petit con, pistonné, merde de chien en boîte, t'as sucé qui pour réussir teupu ? ».

 

Mais bon. Y'a des tas de lecteurs sympas qui se contentent de suivre ton actualité, aussi.

 

 

 

 

C'était tout ce que j'avais à dire au sujet de Facebook. Vous voilà prévenus.

 

 

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 13:29

 


 

 

 

Je suis toujours parti du principe qu'il y avait une place bien déterminée pour chaque chose existant en ce bas monde. Les conversations 3615 MYLIFE ? Avec les poteaux. Le boulot ? Au boulot. Le sexe ? A la maison. Donc, quand on mélange, ça froisse mon obsession de l'ordre tout à fait psychorigide.

 

Je suis, en réalité, un être extrêmement prude. Eh oui ! Beaucoup peinent à le croire, mais c'est vrai ! Je ne parlerais jamais de ma vie sexuelle au premier venu (pour ce qu'il y a à en dire, en plus...). En revanche, ça ne me gêne pas de parler de la vie sexuelle en général – c'est d'ailleurs pourquoi j'écris des romans. Mais, parler de moi et de mon corps, ah non, jamais de la vie.

 

De même, je suis très gêné quand des gens qui ne devraient pas me parler de sexe m'en parlent. Des potes ? Aucun souci. Normal. C'est des potes. Si on peut plus parler de cul entre potes, de quoi on parlerait je vous le demande.

Mais des gens autres ? Ah non. Et, encore pire : des gens du boulot. BEURK !

 

Pour moi, le monde du travail est une sphère qui, à la base, est déjà entachée par le péché originel économique : l'exploitation. Quand je me rends au travail, je suis plus ou moins conscient (ça dépend des jours) que je vends ma force de travail, donc mon corps (force physique et / ou intellectuelle). Je sais pas ce que vous en pensez, mais à mon avis, dès le début, y'a anguille sous roche. Le monde du travail (en régime capitaliste) n'est pas un milieu très sain.

Donc, je me protège. Il y a un monde du travail et un monde de la vie privée. Je considère que je n'ai pas à mélanger les deux. Bien sûr, il y a des choses dont on peut parler au travail, par effort de sociabilité : sa passion pour les échecs ou le bowling, ce genre de trucs, quoi. Consensuel. Au travail, je ne parle pas politique (surtout qu'il n'y a pas de syndicat), ni sexe, ni littérature, ni rien. Le truc intéressant, ce serait de cerner où se situe exactement la frontière. Par exemple, au travail, je pourrais tout à fait aborder – pour discuter à la pause clope – le sujet de la dernière ville où j'ai passé mes vacances, etc. En revanche, je serais incapable de dire « je kiffe trop Andreï Roublev de Tarkovski ». Là je considère qu'on franchit la ligne rouge.

Ma situation est, toutefois, bien spécifique : je ne partage pratiquement aucun point commun sociologique, générationnel et culturel avec mes collègues. Ça n'arrange pas les choses.

 

Enfin, bref, tu auras compris, ami lecteur, que je ne parle pas cul au boulot.

 

Et depuis « l'affaire DSK », ben tout le monde parle cul au boulot.

Pas moi. Jamais.

Mais ça me gêne.

Si je vous jure.

En fait, ce ne sont pas les mots, ou les images, ou les faits qui me dérangent. Simplement, je ne veux pas entendre ce genre de choses sortir de la bouche des autres salariés. Oui, vous les autres salariés ! Hé, les gars, vous êtes des collègues. Vous êtes pas censés prononcer le mot « fellation » ou « sodomie ». D'une, c'est mon domaine à moi, le domaine de ma vie privée et de ma littérature ! De deux, pas là, pas au travail. Franchement... C'est pas propre, c'est dérangeant. Vous avez pas une tronche à prononcer « sodomie ». Je ne veux pas vous voir prononcer le mot « sodomie ». Ni fellation ni cunnilingus ni branlette espagnole, putain c'est vraiment dégueu !

 

Et puis, ce dont je souffre davantage encore, c'est la façon dont vous en parlez. Genre, ça vous fait baver d'envie. Condamnations graveleuses. Commentaires stupéfaits gorgés de dizaines de détails fantasmés. Florilège. « Ah y'en a qui se gênent pas et qui fourrent tout ce qui bouge ! » « Ces hommes politiques en vérité ils se tapent des centaines de putes de luxe ! » « A ce qu'il paraît ils vont tous dans des clubs échangistes pour VIP ! » « C'est comme les footballeurs, ils organisent des fêtes où des centaines de prostituées sont invitées ! »... (oui au passage j'avais déjà vachement accusé le truc au moment de l'affaire Ribéry machin truc). Mais comment vous les gens vous pouvez sortir des trucs pareils ? Genre, vous avez trop une vie de merde et vous cultivez une sorte d'amalgame entre l'admiration et le désir de lynchage à l'égard de DSK – ou de Ribéry. Il y a une sorte d'indignation où l'on sent bien un fond de désir refoulé. Ce qui est marrant, c'est que les femmes aussi parlent comme ça. Non mais sans déconner, je trouve ça terrible pour vous, les gens ! Vous voulez vous taper des putes ou fourrer des trous dans des partouzes ? Ben faites-le ! Qu'est-ce qui vous en empêche ? Y'a des putes à tous les prix et des clubs échangistes pour tous les milieux, non ?

Putain c'est glauque comment vous envisagez la sexualité ! Genre t'as la corde au cou depuis que t'as épousé bobonne, mais le truc de DSK d'un coup ça te fait monter la température en deux temps trois mouvements. T'as ta petite vie de merde de salarié anonyme sans aucune sublimation sensuelle, et si t'as envie d'immoler Ribéry sur l'autel des bonnes mœurs, c'est surtout parce que, en vérité, t'aimerais bien pouvoir faire comme lui. Oh mais allez-y faites comme eux ! Vous retenez pas, surtout. Et foutez-moi la paix au taf.

 

 

Je ne fais pas allusion aux gens qui trouvent le truc scandaleux, ou qui soutiennent DSK, ou l'inverse, ou je ne sais pas, mais juste à cette fascination mortifère pour « le monde interdit de la luxure des riches avec des tas de partouzes et du sexe à profusion ».

Ayez les fantasmes que vous voulez, les gens.

Mais pas au travail. S'il vous plaît.

 

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 13:55

 

 


 

 

 

 

 

Ha ! Quand je pense que certains accusent mon blog d’être « égotiste », tandis que je consacre mon temps libre à informer les auteurs perdus dans le monde maléfique de l’édition !

 

Bon, m’ayant bien assez ouvert le cul en une seule phrase, passons aux choses sérieuses.

 

 

Voici un message reçu il y a quelques temps déjà (publié avec l’accord de l’auteur et synthétisé par mes soins).

 

 

Mon cher et vénérable Stoni,

 

Je me sens aussi énergique qu’un bulot, en ce jour maudit où je prends l’audacieuse initiative de t'écrire.

En tant que grande lectrice de ton blog, je requiers ton avis franc et éclairé.

 

J’ai envoyé une petite dizaine de manuscrits à des éditeurs, voilà plusieurs mois. Après avoir reçu quelques refus, enfin, j’ai un appel !

C’était il y a quinze jours. Un directeur littéraire de chez XXXX Editions (censuré pour le blog, mais un poids-lourd de l’édition française) me téléphone : il a adoré mon roman et il va le recommander au comité de lecture.

Evidemment, je suis toute jouasse.

Depuis, aucune nouvelle. Jusqu’à ce matin : j’ouvre ma boîte aux lettres et y récolte mon manuscrit retourné par ce monsieur, assorti d’un courrier qui attribue tous les mérites au roman… magnifique, jouissif, novateur, enfin tu vois… mais le comité de lecture n’a pas suivi l'avis de ce directeur littéraire et le texte est refusé.

 

Je viens te prendre la tête pour en parler avec quelqu’un de l’intérieur, car je suis fort égarée.

Que dois-je faire ? Rappeler l’éditeur pour le remercier ?

Continuer à envoyer des manuscrits ? Ou bien abandonner ?

 

Pourquoi une telle cruauté ? Pourquoi m’avoir donné des faux espoirs ?

 

Je ne sais plus où j’en suis.

 

Avant de te quitter, je tiens à préciser que tu es l’être le plus intelligent du monde et, j’ose poser LA question, que ferions-nous sans toi ?

 

Amitiés,

Souad

 

 

Bon, d’accord, la dernière phrase du message je l’ai un petit peu modifiée (j’ai rajouté quelques virgules).

 

 

 

 

 

La réponse de Stoni, ici, maintenant, tout de suite, now !

 

 

Selon moi, notre amie Souad s’est confrontée à deux problèmes : primo son ignorance complète du rôle et du fonctionnement d’un comité de lecture, deuzio son ignorance complète de la psychologie (pourtant, ma foi, fort basique) d’un éditeur (ou directeur littéraire, ou directeur de collection, ou tout ce que vous voulez…).

 

 

 

 

 

 

LE COMITE DE LECTURE DANS TON CUL !

 

 

Dans un premier temps, expliquons ce qu’est exactement un comité de lecture.

 

Un comité de lecture regroupe une dizaine de mecs payés pour examiner des manuscrits après une première sélection opérée par des lecteurs rémunérés. Ensemble ils délibèrent pour choisir ceux que l’on va éditer ou pas.

 

Le comité de lecture est la petite exception culturelle des éditeurs qui veulent se distinguer (exemple : la Blanche chez Gallimard est soi-disant tributaire de la validation d’un comité de lecture… soi-disant, hein…).

En l'absence de comité de lecture, c’est l’éditeur, ou le directeur de collection, qui choisit les manuscrits. Parfois il doit obtenir l’accord de son patron ou d’un directeur commercial, mais à la base, c’est lui qui drive son truc, si j’ose dire.

 

Le rôle du comité de lecture serait de soumettre ce genre de choix à un collège de décideurs éclairés, pour éviter les boulettes.

 

En réalité, le comité de lecture est une vile fourberie inventée par des gens qui n’ont pas envie de se casser le cul.

Le fait qu’il y ait plusieurs lecteurs répartit les tâches (« euh je prends deux manuscrits pour la semaine et le petit nouveau il prendra le reste, c’est-à-dire les quinze qui attendent depuis onze mois… »), répartit les responsabilités (« les Mémoires de Mickey Mouse c’est pas moi qui les ai soutenus, c’est Jean-Mi ! ») et ça fait style chez nous on est trop soudés et trop en travail d’équipe (« la culture d’entreprise, Antoine G. il kiffe ! »).

 

En réalité toujours, vous imaginez bien que le manuscrit écrit par Oussama Ben Laden, où il révèle qu’il n’est pas mort mais que c’est son frère jumeau caché qui a été éliminé par les Américains, ben il passera pas par un comité de lecture…

 

Le comité de lecture est donc une tradition honorifique qui, comme toutes les traditions honorifiques, est surtout là pour faire joli mais qui ne sert pas à grand-chose.

 

Lorsqu’un éditeur vous dit « je vais recommander votre roman au comité de lecture », ça veut dire qu’il n’a pas un véritable pouvoir de décision et qu’il s’abrite derrière cette excuse pour, implicitement, vous faire comprendre « euh mon coco je suis pas sûr qu’on va pouvoir te signer, là… ».

 

Vous allez me dire : pourquoi l’éditeur prévient-il l’auteur de la recommandation du manuscrit pour le comité de lecture, s’il n’est sûr de rien ?

 

Nous abordons là le deuxième problème rencontré par Souad.

 

 

 

 

UN EDITEUR ET PARIS HILTON SE SITUENT SUR LE MEME PLAN

D’UN POINT DE VUE PSYCHOLOGIQUE

 

(ET ENCORE PARIS HILTON EST VACHEMENT PLUS MARRANTE)

 

(SI SI JE VOUS JURE UNE FOIS JE L’AI RENCONTREE)

 

 

paris-hilton.jpg

 

 

Vous avez affaire à un éditeur ?

Vous déduisez alors être en relation avec un être expérimenté, professionnel, intelligent et cultivé ?

 

Que nenni !

 

Vous venez de vous coltiner un bobo parisien superficiel et arriéré : et c’est ce mec-là qui est décisionnaire de votre carrière littéraire !

 

 

 

 

ATTENTION N°1 !

IL EXISTE DES EDITEURS HUMAINS, PROFESSIONNELS, INTELLIGENTS ET CULTIVES.

 

SACHEZ SEULEMENT QU’ILS SONT EN INFIME MINORITE.

 

 

 

ATTENTION N°2 !

 

LE PASSAGE QUI SUIT PEUT HEURTER LA SENSIBILITE DES PERSONNES TRAVAILLANT DANS L’EDITION.

 

SI VOUS TRAVAILLEZ DANS L’EDITION JE VOUS RECOMMANDE DE NE PAS LIRE CET ARTICLE.

 

 

 

 

Je vais vous dire ce que je pense de la mésaventure de notre amie Souad.

Le directeur littéraire qui l’a recontactée pour lui dire « ah mais votre roman est magnifique je le recommande de ce pas au comité de lecture ! » a agi de façon totalement anti-professionnelle.

 

Je considère qu’un éditeur ne doit jamais appeler un auteur avant d’être fixé sur le sort d’un manuscrit.

 

Les mecs qui s’amusent à téléphoner aux auteurs pour leur fournir de ce genre de fausses joies sont désespérants, inhumains et n’agissent pas en professionnels de l’édition. Mon jugement est arrêté, personne ne me fera changer d’avis à ce sujet.

 

Mais, voilà, ça n'a pas empêché l’éditeur de Souad de se comporter de la sorte. Pourquoi ?

 

Nous allons retracer tout ce qui est arrivé à l’éditeur qui a appelé Souad depuis la réception du manuscrit, pour mieux comprendre son comportement.

 

L’éditeur qui a appelé Souad est né en 1962 dans une famille de la bourgeoisie parisienne. En 1980, il passe un bac littéraire mention bien.

Non je déconne.

 

A onze heures du matin, un vendredi, notre homme arrive dans les locaux de sa maison d’édition (heure d’arrivée normale pour un parisien – et encore je dirais que c'est un petit lève-tôt celui-là !), à Saint-Germain-des-Prés.

Toute une pile de manuscrits, assortis de leur fiche de lecture, l'attend. Oh là là, que de travail ! L'éditeur est consterné et d'ores et déjà harassé. Il compulse les manuscrits en lisant trois lignes au hasard et décrète : « De la merde... de la merde... de la merde... ».

Et puis, d'un coup, il tombe sur le manuscrit de Souad, qui tient la route. Pire encore : il est pas mal du tout ! Chose tellement rare que notre éditeur se tape un orgasme littéraire au milieu de son bureau. MON DIEU MAIS C'EST MAGNIFIQUE. QUARANTE-SIX ANS DANS LE METIER JAMAIS VU CA !

Si l'éditeur était un être rationnel, relié à l'ordre de la production comme nous autres pauvres prolétaires, il suivrait la procédure de sa boîte : recommander le manuscrit au comité de lecture. Mais il attendrait d'avoir le retour du comité pour informer Souad. Si c'est positif, voilà, il l'informerait de la bonne nouvelle en lui faisant une propa (proposition). En cas de réponse négative, il pourrait l'appeler, si ça lui chante, afin de lui dire que son manuscrit est de qualité et qu'elle doit continuer à écrire et tout et tout.

 

Sauf que. Sauf que voilà.

L'éditeur décroche son téléphone. Avec ses petits doigts boudinés moites de sueur, il compose le numéro de Souad.

- Allô ?

- Bonjour vous êtes Souad ?

- Euh oui ??

- Ecoutez je suis monsieur le directeur littéraire, j'ai lu votre manuscrit et je l'ai trop kiffé ! Ça le fait meeeec !

(le prénom de Souad influence l'éditeur à emprunter « un langage des banlieues ». il souhaite se faire comprendre)

- Ah c'est vrai ????

Souad est sens dessus dessous, la pauvre !

- Mais oui vingt-cinq ans dans le métier jamais vu ça ! Comme vous êtes douée ! Et voilà que je te fais plein de compliments à plus en pouvoir.

- Aaah ! s'extasie Souad, ce qui est bien normal.

- Bon je vais recommander votre manuscrit au comité de lecture ! Parce qu'on est plusieurs à décider vous comprenez ! Mais je vais tout faire pour soutenir votre roman, vous pouvez me croire !

- Oh merci c'est trop bien !

- Attendez quelques semaines, je vous tiens au courant !

- Merci merci merci !

- Mais de rien ! Au revoir.

Et fin de communication.

 

En dix minutes trente-deux secondes, ce mec vient de foutre la vie de Souad en l'air.

 

Je vous rassure : il ne s'en rend pas compte.

 

L'éditeur vit dans un autre monde. L'éditeur ne s'inscrit pas dans votre réalité quotidienne.

 

La réalité quotidienne de l'éditeur, c'est ça. L'éditeur est un gros con de bobo parisien, incapable d'écrire, qui vit en parasite sur le talent des autres. En plus, cette semaine, il a de gros soucis. Sa femme est en voyage d'affaire, aussi voulait-il en profiter pour rencontrer sa maîtresse. Mais le chien de sa maîtresse est tombé malade. Le rendez-vous tombe à l'eau ! Trop dommage ! L'éditeur voulait emmener sa maîtresse à la petite sauterie organisée par Pierre Assouline au Flore, samedi soir ! Ça fait trop chier ! L'éditeur est dans tous ses états. Il en a même des flatulences, c'est dire. Un dégât des eaux s'est déclaré dans son appartement parisien (à Bastille ou, plus populaire, à Ménilmontant – il se sent très de gauche quand il vit au milieu de ce qu'il croit être des pauvres).

Bref, rien ne va plus.

 

J'exagère un peu, mais quand on a affaire à des gens de l'édition, bien souvent, le niveau ne plane pas plus haut que ça... Ce sont des bourgeois inconscients. Rien d'autre.

 

De fait, le manuscrit de la petite Souad, ça lui ouvre de nouveaux horizons, à notre éditeur, ça lui troue le cul un max ! Faut se mettre à sa place ! Il passe sa vie à faire éditer des amis d'amis. Et là, pour une fois, il débusque un manuscrit assez bon, envoyé par la poste par une obscure petite prolétaire que personne ne connait. Aurait-il déniché la perle rare ? Et vu le prénom de la jeune fille, il s'agit probablement d'une jeune des cités ! Il se sent en mission humanitaire, le gars. Trop le bourgeois qui va aider les jeunes des banlieues !

Il en peut plus. Il se laisse déborder par son enthousiasme et commet la faute professionnelle d'appeler Souad (même si pour lui ce n'en est pas une).

 

En tout cas, Souad, ça lui fait une belle jambe, cette histoire !

Ce con d'éditeur n'a même pas les couilles de la rappeler pour lui donner la « décision » du comité de lecture, une fois qu'il la connait... Non, avec tout le courage que l'on reconnaît ordinairement à sa classe sociale, il lui envoie un courrier par la poste. Le comble de l'inélégance !

 

 

Néanmoins, pour Souad, l'aventure a deux intérêts.

Ça lui fait comprendre que son manuscrit tient la route un minimum. Sinon, le directeur littéraire d'une grande maison d'édition ne l'aurait certainement pas rappelée...

Et ça la dépucèle de l'édition. Première humiliation. Il en viendra d'autres, pas de doute...

 

 

 

CONCLUSION

 

 

J'ai conseillé à Souad d'envoyer un petit courrier bien chiadé de remerciement à l'éditeur, et de demander des adresses de confrères qui pourraient être intéressés par sa prose.

Dans ces cas-là, il faut songer à soi-même et à rien d'autre. On s'en fout d'être faux-cul. Le truc c'est d'avoir des noms pour envoyer le manuscrit. Ça peut toujours servir.

 

Souad a une chance sur deux d'obtenir une réponse. Il faut toujours essayer.

Cela dit, si ça la fait trop chier rien ne l'oblige à se fendre de ce petit courrier hypocrite...

 

Le truc à ne pas faire : rappeler l'éditeur pour l'insulter. Croyez-moi, ça ne sert à rien. Et l'édition est le plus petit des microcosmes : vous avez trop de chances de recroiser ce mec à l'avenir, dans une autre maison, à un poste beaucoup plus important...

 

Donc, on encaisse et on relève la tête.

On continue à envoyer ses manuscrits.

Nous sommes des auteurs, nous sommes les meilleurs, nous sommes les plus doués.

 

Camarade auteur, ton mantra sera : fuck the rest of the world, blow me and eat my shit.

 

 

 

PS : tu peux aussi relire l'article A l'aide un éditeur m'a rappelé !

 

 

 

 

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