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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 17:28




L'autre jour je me disais : putain c'est vache que le voile intégral soit réservé aux êtres humains de sexe féminin. Il faut inventer le voile intégral pour voiture ! C'est une honte que les voitures, objets universels de convoitise masculine, se baladent comme ça sans aucune protection !
Car, qu'est-ce qu'un mec mate dans la rue ? Les nanas et les belles bagnoles (et souvent aussi les autres mecs, mais là faut pas trop en parler car sinon ça voudrait dire qu'on doit aussi voiler les mecs et je sais pas si vous avez suivi mais les mecs c'est eux qui dirigent le monde donc ils sont pas voilés).

Voici donc : le premier voile intégral pour voiture.
Avec deux trous pour les phares.

voile-integral1.jpg


Ce voile pour voiture a néanmoins grandement choqué la communauté internationale.

Donc, l'islam modéré a inventé : le voile pas intégral pour voiture modéré.
Ben ouais. Il est pas vraiment intégral. Y'a un autre trou situé au niveau des yeux du conducteur. Signe d'ouverture et d'émancipation humaine !

 

 

voile-integral-2.jpg

 

 

La communauté internationale s'est réjouie de l'arrivée de ce voile modéré et salue cette grande innovation qui fait suite aux « printemps arabes ».

C'est beau le progrès.

 

 

 

Suis les aventures de Stoni sur Facebook !

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:28

 

 

NOUVEAU

 

RETROUVE STONI

 

SUR FACEBOOK

 

LE RESEAU SOCIAL

 

QUI TUE

 

 

 

FACEBOOK-FUCK.jpg

 

 

Camarades, lecteurs, compagnons, militants !

 

Comme je lis de temps en temps les stats de mon blog, je me suis rendu compte que nombre d'entre vous relaient mes articles via facebook, le réseau social d'origine harvardienne !

 

De ce fait, je me suis dit que vous seriez peut-être tout jouasses que j'aie moi aussi un compte facebook : ainsi pourriez-vous suivre mes articles depuis ce site international !

 

Voilà qui est chose faite.

 

Camarade, tu peux me retrouver ici :

 

http://fr-fr.facebook.com/people/Stoni-Milneufcenkatrevintrois/100003349072864

 

Et devenir mon ami !

 

Mais je le suis déjà, ton ami : grâce à moi, tu sais tout sur le monde de l'édition, la cigarette électronique et tu n'as pas besoin de lire Karl Marx puisque je le fais à ta place.

 

Néanmoins, tu peux venir chaudement te dorloter contre moi en te connectant à mon profil.

 

Un truc important : je préserve l'anonymat de mes amis facebook. Eh oui ! Je me suis dit que tu n'avais pas forcément envie que ton entourage sache que tu t'es connecté avec un communiste stalinien qui voue un culte païen à Robespierre (mais j'ai plein d'autres qualités). Ne t'en fais pas ! J'ai fait en sorte que ma liste d'amis ne soit pas visible.

 

Enfin, si à l'occasion, lorsque nous serons amis sur facebook, tu pouvais éviter de poster des trucs qui foutent la honte sur mon mur, ce serait super cool !

 

Je compte sur toi !

 

 


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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 11:27

 

 

 

Eh oui ! Etre communiste est un challenge quotidien. Surtout en 2012. Surtout en France. Si t'étais communiste en Chine, franchement, ce serait d’une banalité !

 

Mais t'es pas en République Populaire de Chine.

 

Alors moi, je dis, entre camarades, faut se motiver. Se donner des raisons d’être et des raisons de faire.

 

Parce que, 2012, c’est peut-être pas la super année chanmé pour les communistes (du moins ceux dont j’ai donné la définition là). Avec la présidentielle de la mort et le couronnement de Meulenchon par le PCF ! Woula ilou !!!

 

Voici donc mes cinq bonnes raisons d’être (encore) communiste en 2012.

 

 

 

1 / L’originalité.

 

Franchement, t'en connais beaucoup des mecs assez cons pour être communistes en 2012 (exceptées tes connaissances du Parti, évidemment) ? La réponse est sans doute : non.

 

La vanité est humaine et, chacun à notre niveau, nous recherchons des petits moyens pour nous distinguer. Pour certains, c’est l’acquisition d’un i-pad. Pour d’autres, la tenue vestimentaire ou la façon de se coiffer.

Etre communiste, ça ne coûte rien du tout, contrairement au i-pad ou aux fringues de chez The Kooples. En plus, ça se voit pas dans la rue comme ça, c’est genre discret la classe (sauf si tu portes un insigne avec la faucille et le marteau, mais personne ne t'oblige à le faire). C’est plus distingué, plus personnel. Le mec (ou la nana) fringué chez The Kooples, comment il est relou et vulgaire à comparé de toi, maintenant !

 

Bon, c’est vrai, le seul truc qui est requis pour être communiste, c’est d’avoir lu un minimum de Marx et Engels. Mais… si jamais t'as la flemme, tu pourras toujours compter sur Tonton Stoni pour te faire un résumé !

 

 

thekooples.jpg

 

 

2 / Un jour, grâce au communisme, on foutra plus rien.

 

Pour avoir (tout de même) fréquenté quelques uns des membres du dernier parti communisant de France, j’ai une certaine expérience en matière de « pourquoi tu es communiste ? ».

Sache-le, camarade lecteur, à cette question, la plupart des communistes se justifient par des galimatias altruistes, du genre « j’ai le respect de l’être humain », « je suis pour l’égalité entre les hommes » ou « nos vies valent plus que leurs profits » (ouais ça c’est plus trotskard, mais bon !).

En réalité, c’est des grosses conneries !!

Si jamais t'avais lu Marx un tout petit peu, tu le saurais, mais si t'as pas lu, je te ponds ici le résumé : en gros, le communisme permettra un jour aux travailleurs de vachement moins bosser !

C’est pour ça que je suis communiste, tout à fait personnellement.

En faisant bosser tout le monde (c’est un peu le principe du communisme), en optimisant et en rationalisant l’organisation de la production (efficacité plutôt que spéculations), ben mathématiquement, on travaillera moins de temps et on sera mieux payés.

 

C’est pas cool tout ça ?

 

 

3 / Si la RPC rachète l’Europe, tu seras grave bien vu.

 

Vu les crises économiques encore-pires-que-celles-qu’on-se-tape-depuis-quarante-ans annoncées, l’Europe et la zone euro sont en danger ! Pendant ce temps, la Chine populaire s’offre les Etats-Unis sur un plateau (en achetant massivement ses dollars), et, pourquoi pas, très bientôt l’Europe ? Et si nous basculions tous, d’ici une cinquantaine d’années, dans le giron chinois ?

Le commun des mortels tremble à cette idée !

Mais toi, puisque tu es communiste, tu n’as rien à craindre ! Les camarades chinois seront tout contents de te trouver en France ! Tu seras peut-être même directement propulsé à la tête de l’Etat, qui sait (puisqu’en 2044, tu seras le dernier communiste encarté en France) ?

 

Par contre, si tu croises le Dalaï Lama dans une sauterie mondaine, c’est vrai que tu risques d’être vachement moins bien vu, mais ce sont les risques du métier.

 

dalai.jpg

 

 

4 / D’un point de vue sexuel, t'assures à fond.

 

Cette assertion est basée sur une étude scientifique menée par moi-même sur un seul sujet qui est moi-même.

 

Je suis néanmoins en mesure de vous fournir d’excellentes preuves.

 

Un communiste fait souvent du sport. En effet, il entretient une nostalgie certaine pour les grands exploits olympiques remportés par l’URSS. De ce fait, il cherche, lui aussi, à son petit niveau, à cultiver son corps. La pratique du sport lui promet une forme certaine, aussi son partenaire sexuel en profitera.

 

Un communiste tend à vouloir s’émanciper des dictats réactionnaires de la beauté (j’ai bien écrit « tend à »). De ce fait, il est beaucoup moins complexé que les autres gens, et aspire à explorer sa sexualité sans tabou (sans déconner les Allemands de l’Est sont connus pour avoir été moins coincés au pieu – hélas je n’ai pas eu l’occasion de vérifier).

 

 

 

5 / Tous ces avantages additionnés, ça te donne un super potentiel drague.

 

Logique !

 

Tu es original, tu proposes la semaine de douze heures, tu es un bon parti en cas d’hégémonie mondiale sino-maoïste, et tu fais bien l’amour.

 

Que demande le peuple ???

 

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:58

 

 

Dans deux ans, j’aurai trente ans.

C’est bizarre, le temps qui va. J’ai l’impression que, quand j’avais vingt ans, c’était juste hier. Ou à des centaines d’années lumière. Je me dis que j’habite mon appartement depuis six ans. Merde, six ans ? C’est pas possible.

Ben si.

 

Je vieillis.

 

Avant de me voir moi-même prendre réellement de l’âge, ce sont mes parents que j’ai vus changer. Mon père commence à avoir des soucis articulatoires et d’hypertension… Ma mère a de l’arthrite et prend des trucs pour sa ménopause. Ils sont devenus… différents. J’ai l’impression que plus le temps va, plus ils sont chiants…

Il y a seulement dix ans, ils avaient quarante et cinquante ans à peu près…

 

Rien n’est passé plus vite que la décennie qui a séparé mes dix-huit et vingt-huit ans. D’une, j’ai rencontré Aniki. Tout au début. C’est mon année zéro. Avant, préhistoire. Après, histoire.

Excepté cela, j’ai l’impression de n’avoir rien fait (si, j’ai juste édité plusieurs romans, pauvre connard que je suis…). D’avoir laissé filer tout ça. D’avoir bousillé ces précieuses années à rester inerte, contemplatif, les oreilles du côté des enceintes de ma chaîne hi-fi… Je n’ai jamais été à un concert, je ne suis plus sorti nulle part, j’ai, en fait, beaucoup travaillé sur mes livres.

 

Un jour un de mes meilleurs potes m’a annoncé qu’il allait avoir un enfant.

J’étais en colère. Je l’ai engueulé, « pour de faux », au téléphone. Je m’en souviens comme si c’était hier… Non, c’était il y a trois ans. Je marchais dehors, il m’avait appelé et m’avait dit : « Elle va avoir un bébé. On va avoir un bébé. Elle va le garder. Je vais être papa. Il va naître à tel moment… ». J’avais hurlé à la trahison. Je riais et je lui disais : « putain t'abuses, on va être obligés d’être des adultes responsables maintenant que t'as un putain de chiard ! ». En vérité, j’étais vraiment hors de moi. Je voulais lui dire : « Non, attends là, c’est pas possible… Rappelle-toi la semaine dernière nous étions au lycée, on faisait les cons, putain je faisais vraiment n’importe quoi et, comment je vous faisais marrer ! mais si c’était la semaine dernière, t'as eu ton bac au rattrapage, après on a galéré les années qui ont suivi, et on s’est maqués, d’accord, je le sais, mais non c’était justement la semaine dernière le lycée, alors t'as pas le droit de nous faire ça, de nous trahir, on est encore des gosses, on sera des gosses toute notre vie, et un gosse ça fait pas de gosse, non, si ? ».

 

Je vois son bébé grandir.

Il marche et il parle. Il danse. Je veux dire, il danse. Vous vous rendez compte ? C’est déjà une petite personne.

Très vite, il sera en primaire. Il apprendra à lire et à écrire. Je lui achèterai tous les Roald Dahl que j’ai aimés quand j’étais petit.

 

Je ne vois pas mes potes vieillir. Pour moi, ce sont toujours les visages d’il y a dix ans.

Ce qui est dur, c’est de voir, en revanche, que la plupart d’entre eux sont toujours entre deux CDD, entre deux formations, au chômage ou au RSA…

 

Je constate les dates de naissance qui s’écartent de la mienne, petit à petit, chez les sportifs, les chanteurs, les acteurs de cinéma… 1985. 1988. 1990. 1992…

Wallah, c’est quoi ces conneries, là ?

Je vois les jeunes, dans la rue, dans les transports en commun.

Les jeunes.

Je n’en fais plus vraiment partie.

J’ai quitté le tarif 12/25 de la SNCF depuis un petit moment.

Si j’étais étudiant, je n’aurais plus droit aux bourses…

 

Les jeunes qui me semblent bien différents de ceux que nous avons été, dix ou quinze ans en arrière.

Nous, on était des pauv’connars, des pauv’ clampins, des pauv’perdus. On était à sec, on était mal habillés. Quand on avait des portables, c’était des modèles tout pourris.

Maintenant, ils ont tendance à être élégants, vachement bien fringués. Ils ont des portables que je n’y comprendrais rien. Avec quel argent ?

 

Je les trouve aussi, pour ceux qui sont de mon milieu social, violents, arrogants, méchants avec les filles.

Nous, j’ai l’impression qu’on était cool. Débiles, idiots, mais cool. On était la génération qui, minots, avait écouté Alliance Ethnik : Respect yourself, respect the funk, respect the ladies… Après on est passé à NTM, mais même NTM, franchement, si mes souvenirs sont bons, c’était tout de même assez digne, il n’y avait pas de messages haineux, homophobes… NTM, je le vois aujourd’hui plutôt comme une sorte de rébellion idiote pour ados, mais ça ne disait pas d’exclure les pédés, ou de taper des nanas. Je ne parle même pas de IAM… Maintenant, quand je tombe par hasard sur des articles sur tel ou tel rappeur, je suis stupéfait par la bêtise qu’il peut représenter.

Bien sûr, c’est là un réflexe de vieux con, j’en suis conscient. Parce que je me fais une idée d’après des articles de presse, parce qu’en vérité, je ne connais pas ce qui se fait maintenant, et je ne vois que ce qui sort dans les médias…

 

 

Souvent, en tant qu’écrivain, on me dit que je « représente ma génération », que je parle « de la jeunesse », que mes romans « font parler ceux qui n’ont pas encore eu le temps de prendre la parole », ce genre de conneries.

Et ce qui est terrible, c’est, en toute réaction, de se sentir malhonnête, coupable, et de penser quelque part dans sa tête « non ce n’est pas vrai, je ne suis plus un jeune, la jeunesse je n’y comprends rien, je suis passé de l’autre côté, si vous saviez la vérité… ».

 

Bref.

 

C’était donc mon mode vieux con.

 

 

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:25

 

Le livre.

Au début.

 

Au commencement le livre n’est pas livre, ni encore roman, mais texte.

Un fichier word ouvert. La petite barre noire qui clignote sur la première ligne de la première page. Angoissant, non ? Et puis, je saute deux ou trois ligne et je débute.

J’essaie.

 

Ce n’est pas facile.

Rien n’est jamais facile.

 

Les mots. Les prénoms, que l’on n’avait pas prévus, et qu’on cherche, les bras croisés sur le bureau, les joues gonflées, l’œil hagard. Les phrases. Sujet, verbe, complément, parfois subordonnée. Ça paraît con, cet ordre-là. Pourtant, quand je débute le texte, rien n’est plus évident.

 

Il … se … déshabille…

 

Il se déshabille où ? Quand ? Pourquoi ?

 

Se… déshabille… lui…

 

Qui est-il. Pourquoi est-il venu à moi. Que puis-je en faire. Puis-je seulement en faire quelque chose…

 

Je me sens, trop souvent, tous les jours, dépité.

 

Créer les lieux. Les physiques. Les caractères, les tics de langage et gestuels.

 

Mon monde n’est pas le monde.

 

Mon monde est ébauche.

Esquisse.

 

Je tâtonne.

 

J’avance. Mal. Je recule.

 

Fait chier.

 

Le traitement de texte devient champ de bataille. Moi, retranché derrière mes mains croisées et calées contre mon front. Eux, les personnages, ou leurs ébauches, de l’autre côté de l’écran. Arrogants. Inaccessibles. Hautains. Méprisants. Fuyants.

On s’insulte.

On ne s’aime pas…

S’est-on jamais aimés ?

 

Je construis des tours en allumettes et bâtis des villes en papier plié. Là-dedans, ils se promènent, impatients… Quand est-ce que ça ressemblera enfin à quelque chose ? Quelle cruauté, de ma part, de les faire évoluer dans un tel taudis. Ils méritent mieux.

Je les comprends.

Mal.

 

Je voudrais bien les sauter, surtout mes « principaux ».

Ils se refusent.

 

Je me branle dans mon coin, auteur malheureux, éconduit, qui n’a pas encore été capable de glaner leur acceptation.

Je me branle mentalement, imaginant la suite : quelle histoire je dois construire ?

Bref, je n’écris plus, je réfléchis. Ou j’essaie.

Ces séances masturbatoires m’éloignent d’eux…

 

J’abandonne.

Je reviens.

 

J’ouvre le fichier. Je relis. Relis.

Dix pages. Vingt pages.

Ça vaut quand même le coup de continuer.

 

Je relis pour voir d’où je vais partir, ce que je dois poursuivre, ce que je peux déjà améliorer.

 

 

Les mots, les phrases, les lettres sur l’écran, vont s’effacer.

Je hais cette impression du début : voir les lettres. Car, quand je suis lancé dans un roman, que je sais que je vais le finir, je ne vois plus les lettres, je vois les faits, je vois les dialogues, je vois le récit…

 

En course, exécuter un volte-face.

Revenir en arrière, tout réécrire, tout changer.

 

Je marche. D’un pas chaotique.

Secoué.

Je voudrais bien qu’on m’aide, mais à ce stade-là, je suis tristement seul. Pas de lecteurs, pas d’amis, pas d’éditeur… Juste le début du texte et, hélas, moi.

 

Je relis et relis mes dix, vingt, trente pages déjà rédigées.

C’est ma seule piste et personne ne l’aura tracée avant moi.

 

Les séances de travail sont courtes mais longues.

 

Voir le nom du fichier dans la liste des derniers ouverts… Ce machinchose.doc, voilà tout ce qui me reste dorénavant. Et il me semble si faible, si défaillant, si friable.

 

Au duel, à la guerre d’usure, succédera la lune de miel.

Je ne sais pas trop quand au juste.

Je ne me souviens plus, pour mes autres romans… Peut-être quand j’aurai terminé le livre.

 

Je ne sais pas.

Je ne suis rien.

Je n’ai plus.

 

 

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 10:50

melenchon_humanite.jpg

 

 

 

 

S’il vous plaît, bonnes gens.

 

J’en ai marre qu’on confonde les actuels lecteurs de l’Humanité (journal de centre gauche) et les Front-de-gauchistes (militants de centre gauche) avec les communistes.

 

C’est-à-dire…

 

Quand je dis « je suis communiste », ça ne veut pas dire que je pense que « les capitalistes sont des gros méchants pas gentils ».

 

Ça ne veut pas dire non plus que je vais voter Mélenchon.

 

Les choses sont un tout petit peu plus compliquées que ça.

 

Quand je dis « je suis communiste », ça veut dire que je suis marxiste (pour le meilleur et pour le pire).

 

Donc, ça peut vouloir dire que je suis psychorigide.

 

Que je suis obsédé par une certaine forme d’intégrité intellectuelle (à laquelle je ne pourrai jamais parvenir, c’est là tout mon drame).

 

Néanmoins, quand je dis « je suis communiste », ça veut surtout dire que je suis communiste à la Stoni et que ça n’implique que moi.

 

J’espère que vous m’avez compris.

 

Mais à ma décharge…

 

Sachez bien que je n’ai jamais encouragé qui que ce soit à devenir marxiste ou communiste.

 

Psychorigide, oui, mais pas sadique.

 

 

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 11:41

 

 

eclope.jpg

 

 

 

 

 

Le nombre improbable de visites d’internautes sur mes deux articles à propos de la cigarette électronique (le premier ici, le deuxième là) m’a incité à vous tenir au courant de mon sevrage tabagique.

 

 

« Sept mois plus tard… il ne fumait toujours plus. »

 

 

 

Le contexte

 

J’ai arrêté de fumer fin avril 2011. Pourquoi ? Je devais subir, fin juin, une opération bénigne mais mon chirurgien m’avait fermement interdit de fumer dans les trente jours précédents l’opération. Je m’y suis pris en avance et j’ai stoppé la clope soixante jours avant l’échéance de l’anesthésie générale.

 

Je fumais entre dix et quinze clopes par jour (Gauloises rouges).

Et je me rendais compte que, plus le temps allait, plus je fumais… Il y a quelques années, j’arrivais encore à me limiter à sept clopes par jour. Je tapais alors dans les dix par jour vraiment très rarement… Et, petit à petit…

 

Autre chose qui augmentait : le prix du paquet.

 

Je m’étais donc dit que, si j’arrivais à arrêter de fumer, ce serait bien, tout de même, de ne pas reprendre…

 

Je raconte mes débuts difficiles et mon apprentissage de la e-clope dans les liens donnés au début de cet article.

 

Où en suis-je sept mois plus tard ?

 

 

 

Sept mois sans une seule cigarette

 

Eh oui ! Sept mois ! « un truc de ouf » !!!

 

J’utilise toujours la e-clope. Mais, par rapport au début, je la fume beaucoup moins souvent.

 

En vérité, j’utilise deux sortes de e-clopes.

 

Une rechargeable pour chez moi.

Une jetable pour l’extérieur (qui traîne toujours dans les poches de ma veste).

 

Et la vraie clope ?

Elle me manque sans me manquer.

C’est difficile à exprimer.

Il y a une chose avant toutes les autres qui me manque : le plaisir exceptionnel de la clope. La e-clope ne te procurera jamais ce plaisir là. C’est comme un mini-mini-mini shoot d’héroïne. Tu prends ton briquet, tu grilles ta clope, tu tires une première bouffée… Ce plaisir, je ne le retrouverai jamais ailleurs.

Il me manque tant que, la nuit, je fais régulièrement des rêves où je fume une vraie clope – pendant quelques secondes je trouve ça génial puis je culpabilise comme un malade…

Autre chose, moins importante, qui me « manque » : la sociabilité générée par la clope. C’est con, mais ça joue. Fumer, c’est proposer aux collègues, aux potes : on sort fumer ? C’est partager quelque chose – surtout en ces temps de répression anti-tabac. Bien sûr, rien ne m’empêche de sortir avec les autres qui fument, mais bon. C’est pas pareil.

 

Soyons optimistes ! Passons aux avantages de la e-clope.

Si nombreux…

Mais pour être honnête, ce plaisir exceptionnel de la vraie clope, dont j’ai parlé quelques lignes plus haut, est si fort, si profond, que, je le crains, il pourrait un jour être capable d’annihiler, à me yeux, tous les bienfaits de la cigarette électronique. Traduction : j’espère que je ne le referai jamais, mais ça ne m’étonnerait pas que je refume des vraies clopes un jour.

 

Les avantages (parmi ceux qui me viennent à l’esprit, il y a en tant que j’en oublie forcément !), donc.

 

L’argent. Une fois la e-clope rechargeable achetée (comptez entre 50 et 100 €), je dépense à peu près 20 € tous les deux trois mois pour mes recharges de liquide…

Plus 10 € tous les trois mois pour ma e-clope jetable…

Avant, je dépensais au minimum 100 € par mois (deux cartouches de Gauloises).

Cela dit, il est vrai que je fume beaucoup moins souvent qu’avant. Enfin quand même c’est moins cher.

 

Pouvoir fumer aussi longtemps qu’on le veut. Fini l’œil angoissé braqué sur le contenu du paquet : putain il m’en reste que trois… Je prends ma e-clope et je fume quand j’en ai envie. Il faut juste recharger la batterie, ou changer la cartouche, si besoin est.

 

Pouvoir se mettre à l’intérieur d’un café, en hiver, sans être traumatisé par l’envie de sortir fumer une clope toutes les cinq minutes… Alors ça, ça a changé ma vie. J’ai pas mal de potes qui ne fument pas. Avant, je les saoulais pour qu’on se mette en terrasse, même par moins trente degrés. Maintenant, on est tranquilles bien au chaud. Je peux discuter des heures sans avoir envie de fumer ! Du bonheur.

 

Ne plus courir au seul bureau de tabac qui est ouvert le dimanche, ouais il est à trois kilomètres de chez toi mais faut absolument que t'y ailles vu que t'as plus de clopes…

 

Ne plus sentir mauvais… Je ne m’en rends pas compte mais je me sens plus propre.

 

Avoir les poumons plus légers (si on fait du sport c’est mieux non ?).

 

Se sentir sain (pour moi c’est assez important, j’aime bien manger des trucs naturels).

 

Pouvoir fumer chez les non-fumeurs (la e-clope n’a pas d’odeur, sinon un très léger parfum de caramel, pas désagréable).

 

Et petit plaisir personnel : pouvoir fumer à l’hôtel… sans être penché à la fenêtre genre en loucedé.

 

 

 

 

Mes e-clopes au quotidien

 

 

 

Mes Cigaltern jetables

 

Je les utilise uniquement à l’extérieur, ce qui m’évite de me trimballer ma rechargeable.

Je trouve le goût très bien. Rien à redire. Je les apprécie beaucoup.

En fin de vie elles ont moins de goût, mais franchement je les kiffe.

 

 

 

Ma Janty Dura 510 automatique

 

Camarade lecteur, tu trouveras sur ce lien la description de la e-clope rechargeable que j’ai achetée.

 

Une e-clope rechargeable, ça marche un peu comme un téléphone portable : il y a une partie dévissable que tu branches sur un chargeur et en une heure ou deux c’est marre.

 

Une autre partie est jetable : c’est la cartouche de liquide destinée à être transformé en vapeur. Je change mes cartouches tous les trois quatre jours je pense. Voire moins pour les semaines où je fume très peu.

Ces cartouches ont différents goûts et différents dosages en nicotine (nul, faible, moyen, fort).

 

Là, cette e-clope Dura 510, je dois dire que c’est ma seule source d’insatisfaction.

 

Je ne la trouve pas assez puissante, quand je tire (contrairement aux jetables). Je n’ai pas assez de fumée, et parfois je ne peux tirer qu’une toute petite bouffée, des fois encore rien du tout, puis des fois ça marche très bien. Globalement, elle me suffit assez pour que je ne l’ai pas encore changée, mais sincèrement je préfère mille fois les sensations obtenues avec les jetables.

 

En outre, je suis très mécontent du fournisseur. Je commande de temps en temps de nouvelles cartouches, en essayant de nouveaux goûts. Sur les deux ou trois commandes que j’ai passées, à chaque fois, il y avait des erreurs. Exemple : je commande un boîte de cartouche goût pomme nicotine fort. Je reçois à la place une boîte goût pomme nicotine faible. Je commande une boîte goût Ryan4 nicotine fort. A la place, j’ai une boîte Polarmint nicotine fort. La première fois, on se dit, bon, ils se sont trompés, c’est pas grave. Quand c’est systématique, c’est super relou… Surtout que je l’avais signalé par email…

Donc voilà, à ce niveau, pas content du tout le Stoni.

 

L’année prochaine, je voudrais m’acheter un autre modèle, plus puissant, chez un autre fabriquant.

 

Hélas !

 

Voilà un gros désavantage des e-clopes : parmi tous les modèles existants et leurs caractéristiques techniques, je ne m’y repère pas ! Jetez un coup d’œil à un site de distributeur, franchement, pour le non-initié, c’est du chinois… Y’a bien des forums d’utilisateurs, mais là encore, la plupart sont passés expert et parlent un jargon que je ne déchiffre pas (genre : « forcément j’ai transformé mon carbo en le faisant passer à 300 Hz, niveau cartouche j’ai pris du liquide directement NTP, ça donne ! » - oui mais encore monsieur ??? ).

J’ai cru comprendre que les modèles « ego » sont plus puissants – et forcément plus cher – je crois que bientôt je m’y intéressais sérieusement.

Difficile de faire un choix parmi tous les modèles et marques disponibles sur le web…

 

 

Comment tu fumes des cigarettes électroniques ?

 

Eh bien, on fume différemment.

 

Au niveau du goût, beaucoup m’ont dit que ça ressemblait au narguilé. Je suis d’accord. Et ça se fume un peu comme un narguilé : moins souvent que des clopes, mais plus longuement…

 

Je ne fume plus le matin avant d’aller au taf. Je ne fume plus après manger.

 

En revanche, je fume quand je travaille, et parfois quand je lis et réponds à mes mails (les seuls rituels que j’ai sauvegardés).

Je fume aussi, parfois (mais pas automatiquement comme avant), devant la télé.

Je fume quand je discute avec des amis.

Je fume sur deux ou trois heures, une taffe ici et là. Ce n’est pas comme une clope qui, une fois allumée, doit être finie. La e-clope n’a pas de début ni de fin. Elle s’allume quand on tire dessus, point barre (enfin, normalement, parce qu’avec la 510 Dura Janty c’est pas à tous les coups qu’on tire dessus – eh oui pas content le Stoni !).

 

J’ai toujours beaucoup beaucoup beaucoup de mal à me concentrer lorsque j’écris (c’est mon métier d’écrire)… C’est très dur de tenir sur de longues plages d’écriture comme avant, soit quatre cinq heures de suite. Maintenant, j’écris pendant deux heures grand maximum…

Mais je suppose que c’est juste une autre façon de travailler, sans stimulant nocif. En effet, le tabac me boostait à fond quand j’écrivais, je m’en rends compte maintenant.

 

 

Conclusion

 

Trop d’avantages pour laisser tomber la e-clope et reprendre les vraies clopes.

Mais une autre façon de procéder qui fait du bien à mon compte bancaire.

 

Et si jamais, lecteur, par hasard tu étais un pro de la e-clope, s’il te plaît donne-moi une idée de nouveau modèle plus performant dans les commentaires, ce serait super cool…

 

 

 

 

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 11:05

 

 

 

L’automne est là.

 

En fin d’après-midi, les lumières crépusculaires. L’horizon orange froid. Je m’imagine être en Norvège. Ou en Finlande. Ou au Groenland.

Loin, en tout cas.

 

Douceur de la saison. La nature s’endort. Mélancolie des jours qui meurent si tôt. La nuit froide et humide. Quand je me concentre, j’arrive presque à éprouver la présence des graines, dans la terre, sous nos pieds, qui vont bientôt germer, en janvier, ce sera là si vite.

Janvier me semble être la période du grand éveil. Les jours se rallongeront.

 

Au fond, j’aime bien l’hiver.

 

Les légumes sur les étals du marché. Potiron, potimarron. Pomme de terre. Pomme. Roquette. Mâche. Navet. Poireau. Brocoli. Les belles vitrines des charcutiers.

Je vais en vélo au marché du soir. Je prends le temps de bien regarder. Les gens. La bouffe. La viande. La volaille. Les fromages.

Soupe de navets asiatique. Tarte au potiron et graines de pavot. Poêlée à ma façon avec de la poitrine de porc.

 

Je fais traîner. Je n’ai pas tellement envie de bosser sur… le texte que….

 

J’écris.

Mal.

Difficilement.

 

Je travaille, je me documente.

Beaucoup plus exaltant.

 

Je n’ai toujours pas repris la clope.

 

 

 

 

 

PS : Je ne sais pas pourquoi, le site « pcfbassin » m’a viré de ses liens. J’en étais fier, pourtant. Et puis je continue à mettre des trucs politiques, quand même. Exclusifs.

A ma connaissance, personne d’autre n’a parlé des sculpteurs sur glace du Front de Gauche.

 

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 11:38

 

 

Ils viennent me voir en dédicace.

 

Certains m’ont déjà lu.

 

D’autres pas.

 

Rarement, ils viennent avec de mauvaises intentions.

 

Ils ont déjà acheté le livre ou viennent acheter le nouveau.

 

Ils attendent le prochain.

 

Leur profil, leur physique, leur âge, toutes ces particularités que je ne fais qu’entrevoir, le temps des quelques minutes où nous conversons, me fascinent.

 

Comment cette personne-là peut-elle me lire moi ? Comment m’a-t-elle connu ? Pourquoi m’a-t-elle apprécié ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

 

Mes préférés restent les laconiques. Ceux qui ont le sens de la formule.

 

Un mec de cinquante ans avec un chapeau. Il a apporté le bouquin, qu’il a protégé avec du film transparent (comme nous faisions à l’école quand on était petits). Il le sort, me demande une signature, puis, assène :

 

- Continuez. C’est bien ce que vous faites. Ça change.

 

Et il s’en va.

 

Les fans, plus ou moins hystériques, plus ou moins intimidés.

 

Une femme qui tape un scandale au beau milieu d’un salon du livre car elle vient d’apprendre que je n’ai pas obtenu tel prix littéraire (lequel, d’ailleurs, n’avait aucun intérêt).

 

Un garçon qui parle tout bas, qui est ému, et dont je ne comprends presque rien au discours – heureusement un ami est là, pas loin, pour traduire.

 

Ceux qui tiennent des blogs et des sites et qui veulent m’interviewer.

 

Une fois, l’un d’entre eux m’a enregistré avec un petit dictaphone et, comme il le tendait vers moi, il tremblait. D’émotion.

 

Ceux qui me posent des questions existentielles.

 

Ceux qui, à mon grand étonnement, me suivent depuis « le début ».

 

Ceux qui m’ont entendu à la radio, ou qui ont lu un bref filet dans je ne sais quel journal et qui viennent, d’ores et déjà décidés :

- Je l’achète. Vous me le signez s’il vous plaît ?

 Et puis c’est tout. Ils repartent.

 

Les bizarres. Les cas sociaux. Les dingues.

 

Les jeunes (pas très nombreux).

 

Les moins jeunes.

 

Ceux que j’ai « choqués », ou qui n’ont pas aimé le livre, et qui n’osent pas me regarder droit dans les yeux. Ils devraient, pourtant. Pas de quoi fouetter un chat.

 

Ils vont.

 

Ils viennent.

 

Nous ne sommes pas destinés à mieux nous connaître.

 

Je les oublie.

 

Parfois, je les reconnais, lorsqu’on s’est déjà croisés à une précédente signature.

 

Je leur sers, bien souvent, les mêmes réponses, comme ils posent, bien souvent, les mêmes questions. Ainsi de suite.

 

Ils ont dépensé cinq, dix, vingt, vingt-cinq euros, pour me lire.

 

Ils ont emprunté mes ouvrages à la bibliothèque.

 

Ils ont fait l’effort de donner la vie, le temps de leur lecture, à tout ce que j’ai pu imaginer.

 

Combien sont-ils au total ?

 

Je ne le saurai jamais.

 

Je suis un nom sur une couverture, pour eux. Je suis le jeune gars qui écrit « ces bouquins-là ».

 

Ils croient souvent que je suis un « intellectuel ».

 

Ils sont importants.

 

Ils sont essentiels.

 

Pourtant, la plupart du temps, ils s’effacent. De mes priorités.

 

D’autres choses moins agréables leur passent devant.

 

Et j’ose encore me sentir seul, malgré tous ces gens qui m’ont fait confiance.

 

Mais vous savez, camarades lecteurs ?

 

L’écrivain est un con.

 

 

 

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 16:53

 

 

 

Etant (hélas) encarté au dernier parti communisant de France, je reçois de temps en temps de la propagande émanant de la place Colonel-Fabien (je ne reçois plus rien de la part de ma cellule ou de ma section, car j'y suis passé persona non grata).

 

Aussi je reçois de la propagande pour le bien-nommé Front de Gauche (bien-nommé puisque simulacre d'alliance de la dernière chance à tendance gauchiste), bien que je sois résolument contre ladite alliance.

 

L'autre jour j'ai donc reçu un courriel intitulé «L'actu de campagne ». Ma foi, c'était bien la première fois que je la recevais, cette actu ! Il était temps.

 

 

Globalement, ça ressemble à ça :

 

 

actu campagne générale

 

 

(SACHE QUE LA DIVULGATION DE CE DOCUMENT

POURRAIT COUTER CHER

AU CAMARADE STONI

S'IL VENAIT A ETRE DEMASQUE

 

PROTEGE STONI

PROTEGE SON ANONYMAT)

 

 

 

 

 

Tout d'abord, tout en haut du mail, un encart m'a frappé.

 

 

actu campagne encart

 

 

Au début, comme je survolais la chose, j'ai non pas lu « L'humain d'abord est désormais imprimé à ... » mais « L'Humanité est désormais imprimé à ... ».

Wo putain ! Ça m'a fait un choc !

 

L'Humanité à 300 000 exemplaires !

Diantre !

 

Mais j'ai mieux relu, et, que nenni camarade-lecteur !

Il s'agit seulement de « L'humain d'abord ».

 

J'étais tellement bien informé par le Parti et tellement intéressé par le Front de Gauche que je ne savais même pas ce que ça pouvait bien être, « L'humain d'abord ». Alors j'ai bien lu le courriel et j'ai compris : c'est donc le « livre programme » du Front de Gauche !!

 

Ben ouais, ils ont carrément pondu un bouquin pour leur programme, genre le remake du Programme commun (à mon avis - enfin ce n'est que mon avis - le Front de Gauche suscitera un tout petit peu moins de puissance électorale que le Programme commun, mais bon. C'est mon avis hein. Je veux pas bitcher ou être méchant ou méprisant).

 

Et ils en ont tiré 300 000 exemplaires, de ce bouquin !

C'est qu'il va falloir le distribuer, maintenant ! En effet, j'ose espérer que cette chose ne sera pas mise à la vente mais donnée gracieusement aux badauds. Les militants vont être contents, ça les occupera le week-end.

 

Tout de même, un élément me choque (hormis le gâchis de papier que ça représente, je veux dire, avec la forêt amazonienne qui disparaît et tout, c'est vache quand même) : les mots « cinquante fois plus que le dernier livre de Hollande ».

C'est bien toute la sotte fatuité du Parti, ça. Putain les mecs. Franchement. Je suis pas un grand fan de Hollande, comme on s'en doute. Mais. Je sais pas. Avant de vous la péter que soi-disant votre petit bouquin de merde va toucher 50 fois de plus de lecteurs que celui de Hollande, ben, ça serait bien de se la péter parce que vous faites juste 5 fois plus de voix que Hollande. Ce qui n'arrivera jamais. Nous le savons tous.

Alors fermez vos gueules je vous en supplie.

La honte quoi.

Pensez à vos militants.

Un peu d'humilité.

 

Le « cap sur les 400 000 ! » m'a simplement inspiré quelques sueurs froides quant à l'avenir de la forêt amazonienne.

 

Le reste de la « newsletter » s'avère être un blablabla inintéressant super relou de campagne.

Genre :

 

actu-campagne-blabla.jpg

 

 

Grands dieux, mais est-ce Clémentine Autain sur la photo ci-dessus, à droite ?

J'ose espérer que non ! ! ! !

 

 

Néanmoins, le dernier paragraphe de ce magnifique document de propagande m'a interpellé.

Il s'intitule : « nous sommes tou-t-e-s des ouvrier-e-s de l'Usine ! »

 

Eh oui t'as vu c'est compliqué quand tu veux faire apparaître le singulier, le pluriel, le masculin et le féminin d'un mot tout à la fois, ça fait des tirets et c'est relou à retranscrire (et à lire aussi). Mais en même temps ça montre que le Front de Gauche c'est l'individu, le collectif, les bites et les chattes, tous ensemble ! Trop cool !

 

« L'Usine » n'est rien d'autre que le QG de campagne du Front de Gauche. Ha ha ha. Faute d'avoir des militants réellement ouvriers, le mouvement en est réduit à ce genre d'appellations ridicules pour lancer un pont vers la classe laborieuse. Pathétique.

 

Et là, je me rends compte que ce paragraphe est une sorte de journal de petites annonces et j'hallucine. Je vous confie l'essentiel :

 

«  Nous faisons appel à savoir-faire en matière de pose de rideaux de théâtre. Nous avons les rideaux, mais ni les compétences ni le matériel pour les fixer. »

 

Forcément sans ouvriers.

Non je déconne.

 

« Besoin encore plus urgent : pour lundi 14/11, nous recherchons des sculpteurs sur glace, des gros blocs de glaces, ainsi que le matériel de vente ambulante de marrons chauds. »

 

 

JE VOUS JURE J'INVENTE RIEN.

 

Mais qu'est-ce qu'ils nous préparent ? Une fête foraine ? Un cirque ???

 

 

Heureusement, il est ensuite précisé que :

 

« Ces demandes s'adressent (hélas) plus particulièrement aux habitants de la région parisienne. »

 

Ben ouais, j'y aurais pas pensé, je me serais bien vu faire Montpellier-Paris avec mon gros bloc de glace dans la camionnette à Gégé.

 

 

Enfin.

 

Bon.

 

Je sais c'est triste.

Faut pas se moquer.

 

 

Pour vous prouver la véracité de mes écrits...

 

 

actu-campagne-usine.jpg

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