Jeudi 10 décembre 2009 4 10 12 2009 13:55



 

Je n’ai toujours pas allumé le chauffage. Je suis sûr que je vais tenir jusqu’au printemps.

Les joies du réchauffement climatique.

 

Je constate également ne pas avoir suivi de cours d’histoire quand j’étais en terminale.

Certes, je n’allais pas souvent au lycée.

Certes, j’étais alors en bac techno (STT, aujourd’hui me semble-t-il on dit STG).

Enfin, quand même. Tout le monde s’en fout.

 

 

 

 

 

Par stoni - Publié dans : Ma vie matérialiste - Communauté : Virtual Niggers
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 7 décembre 2009 1 07 12 2009 18:14




 




  Il a une façon particulière d’allumer sa cigarette – tête inclinée sur le côté, œil plissé, front ridé, bouche tendue, pupille noire – qui le fait ressembler à un animal sauvage.

 

Il accomplit certains rites en y consacrant tout son corps, sa chair et son âme, à la manière d’un païen.

Il se prosterne devant les enceintes de la chaîne hi-fi, quand le son est fort, le décibel hargneux et le lyrisme ravageur.

 

Une souplesse dangereuse le propulse, lorsqu’il se déplace.

 

Il remonte les rues les yeux dans le vague, s’il fait froid et que ses lèvres se sont asséchées, il les rentre dans sa bouche, pour les humidifier. Il les retient, longtemps, à l’intérieur.

Il a l’haleine d’un fumeur, le palais chaud d’un carnivore.

 

Il considère beaucoup d’objets du quotidien comme un invité étranger : il ne sait pas s’en servir.

Il reste à distance. Il est prudent.

 

Par stoni - Publié dans : Beaux gosses - Communauté : Virtual Niggers
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 19:10




Attention, ça rigole pas.

 

 

 


  Bon saint-bernard à mes heures (comme tous les sadiques refoulés), j’ai gracieusement relu, et corrigé, la thèse de doctorat d’un camarade.

 

 La thèse portant sur la linguistique, mes apports se limitèrent à la construction des phrases, aux fautes d’orthographe, de grammaire, etc…

 

 Néanmoins, je pris un grand plaisir à lire ce travail, puisque – malgré mon ignorance totale – je le compris de bout en bout.

 

 Je me rendis donc à la soutenance du camarade, souhaitant aller au terme de ma démarche. Après tout, cette thèse, je m’y étais attaché, et puis, je désirais encourager le doctorant.

 

 N’ayant jamais suivi d’études supérieures, je pénétrai dans l’antre universitaire (une grande école de sciences humaines où ça rigole pas du tout) en parfait plouc que je suis.

 

 Ce que je vis me conforta absolument dans le choix que je fis, bien des années auparavant, de ne pas faire l’université… bref.

 

 

 D’autres potes du camarade assistaient à la soutenance.

 

 

 Lorsque le jury présenta sa sentence, j’entendis que mon ami recevait son titre de docteur, avec la mention « très honorable ».

 

 Curieux, je me penchai vers mon voisin et demandai :

 

 - C’est bien comme mention ?

 

 Le voisin en ouvrit des yeux comme des soucoupes.

 - Ben c’est la seule mention qui existe…

 Il était très embarrassé.

 - Et on peut ne pas avoir de mention ? demandai-je encore.

 - Euh… ben à toutes les thèses auxquelles j’ai assistées, le doctorant a toujours eu une mention, et c’était celle-là…

 - Tout le monde l’a, quoi ?

 - Oui oui…

 Méfiant, il s’écarta de trois pas.

 

 Nous sortîmes de la salle. Mon ami nous invita à boire un coup, histoire de fêter ça.

 

 Dans le café universitaire, je compris que tous ses potes étaient thésards. Ils se mirent à parler de leur thèse, de leur directeur de thèse, du sujet de leur thèse, de leurs ambitions universitaires, de leur future soutenance.

Je me plaçai dans un petit coin avec mon coca, en présageant de partir au plus vite.

Finalement, une étudiante me repéra et m’interrogea :

 - Et toi, tu fais quoi comme thèse ?

 Je ne pus refouler un rire nerveux.

 - Non, je fais pas de thèse, en fait je suis même pas étudiant. Je suis venu car je suis un ami de machin, c’est tout.

 - Oh. Mais quel est ton cursus ? Tu t’es arrêté quand ?

 - Au bac techno, à vrai dire.

 - Ah…

 Elle grimaça de biais, et se tourna vers d’autres personnes.

Comme j’allais m’éclipser tout à fait discrètement, mon ami vint se réfugier à mon côté.

 - Qu’est-ce que t’en as pensé, Stoni ? Ils m’ont bien démoli, t’as vu ?

 - A mon avis, c’est la règle du jeu, t’en fais pas. Ces mecs-là, le jury, c’est tous des profs. Ils vont pas dire que ton travail est sans défaut, à toi qui n’es qu’un étudiant.

 - Ouais mais quand même…

 Un autre thésard se greffa à notre duo. Avec mon ami, ils reprirent une conversation entamée plus tôt.

Visiblement, mon ami avait osé remettre en cause Aristote.

 - Quand même, lui dit le thésard, tu peux pas jeter toute la philosophie d’Aristote ! C’est la base de toute la pensée occidentale !

 Réflexion d’autant plus marrante que mon ami est Chinois.

Mon ami qui s’excusa en haussant les épaules, mais qui ne démordit pas :

 - Ecoute, moi, Aristote, je ne le considère pas comme un élément fondateur dans ma culture, voilà…

 Cette réponse, pourtant enrobée de délicatesse et de modération, mit le feu aux poudres.

Durant dix minutes, le thésard – en philosophie – s’excita sur tous les bienfaits d’Aristote, et ne lâchait pas mon ami, voulant lui faire admettre ce qu’il n’admettrait pas…

Mon ami se ratatinait avec désarroi, timide et honteux.

Pendant ce temps, je suivais le monologue du type, jusqu’à ce que je finisse par l’interrompre :

 - Ouais bon, Aristote tu kiffes, on a compris, c’est ok !

 Le thésard me tua du regard.

 - Qui t’es, toi ? Tu travailles sur Aristote ?

 - Ouais, fis-je pour rigoler.

 Seulement, le thésard ne rigolait pas. Il me prit au sérieux, lui. Les poings sur les hanches, il me toisa avec condescendance :

 - Ah bon ? Je t’ai jamais vu dans les cours de notre Grande Ecole de Sciences Humaines ?

 - En fait, c’est que je suis à l’université de Moscou.

 - Ah bon ? Vraiment ?

 Il rougit de jalousie.

Je ne savais pas que l’université de Moscou était réputée.

 - Ouais ouais, chuis doctorant là-bas. Mais ils m’ont détaché ici, pour faire des recherches.

 - Sur Aristote ?

 Je hochai la tête.

 - Et c’est quoi, le sujet de ta thèse ?

 D’autres thésards s’agglutinèrent autour, curieux.

 - Le sujet de ma thèse, c’est Aristote et la carotte.

 Ils battirent des cils. Du regard, ils se consultèrent, dans l’espoir que l’un d’entre eux sache de quoi j’étais foutrement en train de parler.

Peine perdue !

 - Aristote et la carotte ? reprit le thésard fou furieux.

 - Tu connais pas l’anecdote ?

 - Non, c’est dans quel livre ?

 - L’Organon.

 - Mais quel traité ?

 - Les Topiques.

 Ils se creusèrent tous le ciboulot, cherchant dans leurs souvenirs des Topiques la mention d’une carotte.

En vain.

 - Ça me dit rien, ta carotte !

 - C’est dommage. C’est au moment où Aristote raconte comment il s’est foutu une carotte dans le cul.

 Un grand silence suivit.

Je demeurai sérieux comme un pape. Ils doutaient !

 - Tu veux dire… littéralement ?

- Ouais, mais il dit pas « foutre dans le cul ». De toute façon, traduit du grec ancien, ça perd en authenticité. Ça m’étonne que vous vous en rappeliez pas ! Dans les Topiques, Aristote il fait style : bon maintenant les gars ont fait une petite pause ! Et là, il raconte comment il s’est foutu une carotte dans le cul. Ce que j’expose dans mon travail, c’est qu’on sait peu, aujourd’hui, quel lubrifiant il a utilisé. Aristote parle d’huile d’olive. Mais, chez Diogène Laërce, on trouve une allusion à de l’huile de raisin. Il est évident que l’huile d’olive est un lubrifiant bien plus efficace, cela dit, Diogène met le doute ! Je m’interroge également sur la portée symbolique, épistémologique et philosophique de cet acte. Pourquoi une carotte ?

 - Ok, super drôle. Génial. Merci.

 - Attendez, je vous ai pas encore dit le point culminant de la thèse. Car je réponds à une interrogation jusqu’ici insoluble : combien de temps Aristote a-t-il gardé la carotte dans le cul ?? Putain c’est fort, les mecs, je vous jure !

 - En vrai, tu fais quoi comme thèse ?

 - Je vous l’ai dit.

 Le thésard pro-Aristote, qui tout à l’heure agressait mon ami, se montra encore hargneux : il n’appréciait pas qu’on rigole sur Aristote !

 - Parce que tu trouves ça marrant, de te foutre de la gueule d’Aristote ?

 - Euh, ouais. Vachement. Mais si ça te dérange, j’arrête. Je m’en fous, hein.

 - T’as lu Aristote ?

 

 

 Ah je l’attendais celle-là !

 Nous avions déjà vu que j’adore les questions « T’as lu Trucmuche ? » dans l’article sur Lukacs.

 

 - Mais oui j’ai lu Aristote, fis-je d’un air très responsable.

 - Et tout ce que tu trouves à dire, c’est ton histoire de carotte ?

 - C’est ce qu’il y a de mieux chez Aristote, je te promets.

 - Mais t’as lu la Poétique ?

 - Oh putain ça me fait chier la Poétique ! On arrête avec ça, les mecs. Si vous continuez sur Aristote, ça devient obscène, je vous jure. La Poétique, c’est pire qu’un film porno. Stop !

 - Mais après Platon il…

 - Oh il nous emmerde Platon ! Socrate il est marrant, ok, mais ça va pas plus loin ! C’est bon Platon, là !

 - T’as lu Kant ?

 - Tu fais dans le genre terrorisme intellectuel, toi !

 - Non mais réponds !

 - Ouais.

 - Et t’as compris ?

 - Pour ce qu’y a comprendre…

 - Ah ouais ? Parce que même moi, j’ai pas tout compris… Explique-moi !

 - Kant ? Comme ça ? En deux minutes ? Ok, Kant il pique tout chez Rousseau, il pose un vocabulaire sur ces concepts volés, et puis il se fout une carotte dans le cul !

 - N’importe quoi !

 

 Là-dessus, je disposai.

 

 L’enculage de mouche, ça va cinq minutes.

 

 

 

 

 

 

 

Par stoni - Publié dans : Ma vie matérialiste - Communauté : Virtual Niggers
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires - Recommander
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 12:04


Un témoignage authentique de la violence du militantisme au quotidien.
Attention, certains passages peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes.

 

 

 

 


 Un dimanche matin, j’étais à Paris.

 

 Comme j’aime la bouffe, j’adore me balader dans les marchés.

 

 Et puis comme ça, je tombe sur deux militants en train de distribuer des tracts (en langue d’encarté, on dit « tracter »).

 

 Il y en a un qui porte un autocollant « PCF » sur la poitrine.

 


 

 Parce que j’ai le temps, et que j’ai bien envie de rencontrer des camarades parisiens, je m’arrête.

Les deux mecs me tendent illico un tract.

Je n’ai pas encore eu le temps de dire que j’étais au Parti.

 

 Je regarde le tract : « Front de Gauche ».

J’esquisse un sourire poli et le leur rends.

 - Merci, mais en fait, je suis un camarade. Je connais.

 Le mec « PCF » se fend d’un sourire enchanté.

L’autre, un jeune minuscule qui sautille sur place, en révulse des yeux surexcités.

Il commence à m’inquiéter, celui-là.

 - T'’es d’où ? demande-t-il.

 Je réponds brièvement.

 - Et ça se passe bien la campagne Front de Gauche, chez vous ?

 

 J’ai déjà exposé dans un ancien article que je n’étais pas extrêmement enthousiasmé par le Front de Gauche.

Donc j’explique :

 - Ben personnellement je suis pas pour la démarche, mais bon. Ouais je pense qu’ils font ça bien, les autres.

 - Quoi t'es pas pour la démarche ? hurle le petit.

 En hurlant, il décroise les bras, qu’il agite.

Je repère alors un autocollant « Parti de Gauche », bien dissimulé à la naissance de son aisselle – si je puis dire.

Putain je suis dans la merde.

 - Ben non chuis pas pour la démarche.

 - Et pourquoi ça ?

 Le mec « PCF » ne dit plus rien, renfrogné.

Tous les deux me fusillent d’un regard pour le moins comminatoire.

Je hausse les épaules.

 - Bah, chais pas !

 Ou la tactique dite « du gros débile ».

 - Tu sais pas ?

 - Nan, chais pas, c'est juste que ça me dit rien !

 - Mais c’est pas possible !

 La conversation est menée tambour battant, et de façon monopoliste, par le petit « Parti de Gauche ».

Le « PCF » s’écrase.

 - Attends, dis-moi ce qui te plaît pas dans le Front de Gauche, je veux comprendre !

 Visiblement, la tactique dite « du gros débile » ne prend pas.

N’ayant pas envie de baratiner pendant des heures sur « ce qui ne me plaît pas », je dégaine la vérité, telle l’arsenal militaire  complet de l’URSS, têtes nucléaires et Spoutnik compris :

 - Ecoute, je traîne avec le réseau des camarades proches d’André Gerin, tu vois ce que c’est ? Et nous on kiffe pas trop le Front de Gauche, c'est tout !

 Le petit « Parti de Gauche » manque de piquer l’ultime arrêt cardiaque de sa vie.

 - Ah bon ? Vraiment ?

 Le mec « PCF » se réveille.

Je comprends que, depuis un certain temps, leur curiosité devait accroître au sujet du réseau des stals, et qu’ils devaient mourir d’envie de rencontrer un de ses membres.

Avec moi, voilà chose faite.

Ils ne vont pas me lâcher aussi facilement.

 - Ah bah c’est marrant ça ! marmonne le mec « PCF ». T'es donc stalinien, camarade ?

 Je lorgne sur ce con en me demandant où est passée sa putain de solidarité de classe.

 - Si pour toi, être dans ce réseau c’est être stalinien, ben ouais, j’en suis !

 - Je vous comprends pas, lâche le petit « Parti de Gauche ».

 Je braque sur lui des prunelles intéressées.

Ah ouais, il nous comprend pas. Ben voyons.

 - Vous préférez l’alliance avec le PS plutôt que le PG ?

 - Non.

 - Alors pourquoi vous voulez pas du Front de Gauche ?

 Je le mate en répondant mentalement « comment te dire, connard ? Ah, en fait, c’est juste que j’ai rien à en foutre de ton petit parti de 3 000 adhérents ! ».

Mais je dis rien.

Comme tous les pauvres, j’ai tendance à être trop poli.

 - Non mais c’est vrai pourquoi vous voulez pas du Front de Gauche ? qu’il insiste. C’est dingue ça !

 - Ouais ! renchérit le mec « PCF ».

 - Bon, les gars, je suis à Paris pour le boulot, et là j’avais un moment de détente, j’ai envie de me balader, j’ai pas envie de me prendre la tête…

 - Pourquoi tu réponds pas à nos questions ? vocifère le petit « Parti de Gauche ».

 - Ben j’ai pas envie, là.

 - T'as peut-être du mal à exposer tes arguments contre le Front de Gauche ?

 - Non, je m’en balance, je te l’ait dit. Franchement, paye l’agression, ça va !

 - Je t'agresse pas !

 - Euh, si, légèrement quand même.

 - C’est vous qui êtes agressifs avec votre position rétrograde, là !

 - Nous qui ?

 - Le réseau !

 - Attends mon pote, t'es même pas du Parti !

 - Ben je dis ce que je veux quand même !

 - Ouais, mais j’ai rien à en foutre putain ! Je veux voir le prix des saucissons, là-bas !

 Je me tire.

Dans mon dos, le petit « Parti de Gauche » s’égosille :

 - N’empêche je comprends toujours pas votre position !

 Je me retourne.

 - Oh t'es relou toi !

 - Quoi ?

 

 

 Anecdote absolument insipide envoyée depuis le monde merveilleux de la politique de classe.

 

Merci.

 


Par stoni - Publié dans : Ma vie politique - Communauté : Virtual Niggers
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 17:52



 

En exclusivité totale pour le Blog de Stoni, je publie gratuitement une bande dessinée de Pif le chien, qui fut censurée en son temps.

 

Comme je fouinais dans le grenier d’un certain parti communiste de France, j’ai déniché ce magnifique brûlot satyrique.

 

Composées en 1968, ces planches devaient paraître dans le journal l’Humanité. Les émeutes de mai retardèrent malheureusement leur publication, qui fut ensuite purement annulée.

 

Vous trouverez après les planches des liens et des explications concernant cette œuvre de haute voltige.

 

 

 

 

 





 

 

Résumé :

 

Hercule invite Pif à une réunion de sexualité de groupe. Invoquant un soviet dissident intempestif, Pif refuse.

Revanchard, Hercule fonde alors la « Nouvelle Revue Pour La Sexualité De Groupe Et Contre Les Soviets Dissidents Intempestifs », avec pour principaux rédacteurs Gilles Deleuze et Félix Guattari.

 

 

Liens :

 

Définition de « sexualité de groupe »

 

Définition de « soviet dissident »

 

Définition du mot « stal » (utilisé par Hercule p. 2)

 

 

 

Contexte historique :

 

Cette bande dessinée illustre la profusion contestataire propre à mai 68. L’allusion à Félix Guattari, et à son pair Gilles Deleuze, rappelle l’opposition qui déchirait alors « gauchistes marxisant » et communistes. Les premiers accusant les seconds de « les empêcher de jouir en rond » (sic).

L’œuvre touche au vif une façon tout à fait parallèle d’envisager l’émancipation humaine.

 

Historiquement, nous sommes certains que la revue fondée par Hercule a réellement existé. Les articles rédigés par Deleuze et Guattari n’ont malheureusement pas été conservés.

 

Hercule, qui décéda en janvier 2009 des suites d’une bronchite, a laissé trace de son activité journalistique dans son agenda.

Nous y trouvons ainsi écrit, à la page du 18 mai 1968 : « réunion de sexualité de groupe ».

Puis, à la page du 21 mai 1968 : « démonstration NRPLSDGECLSDI à Guattari et Deleuze ».

L’abréviation NRPLSDGECLSDI recouvrant, nous le gageons, l’appellation de la  Nouvelle Revue Pour La Sexualité De Groupe Et Contre Les Soviets Dissidents Intempestifs.

Enfin, à la page du 29 mai 1968 : « diffusion en librairie  de la NRPLSDGECLSDI ».

 

Des témoins assurent avoir acheté la revue dans certaines échoppes germanopratines, mais ne l’ont hélas pas conservée.

 

Une page de l’histoire politico-littéraire française à fouiller, donc…

 

 

 

 

 

Par stoni - Publié dans : Ma vie matérialiste - Communauté : Virtual Niggers
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander

Présentation

Profil

  • : stoni
  • stoni1983

Recherche

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés