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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 11:21

 

 robespierre.jpg

 

Cette nuit,Robespierre m’est apparu en vision (eh oui ça m’arrive de temps en temps).

 

Ma foi il se portait bien, mais un petit problème le titillait. Voilà le message qu’il me transmit :

 

 

CITOYEN STONI,

 

Toi qui as la prétention incommensurable de m’avoir collé – sans m’avoir consulté auparavant – dans les parrains de ton blog, je te somme de faire passer une nouvelle sur les autoroutes de l’information, couramment appelées « oueb », bizarrerie moderne que tu sembles maîtriser (ce qui au passage m’étonne de ta part).

 

De vils accapareurs vont prochainement vendre certains de mes manuscrits chez Sothebys, un repaire ignoble gangrené par les puissants et leur valetaille.

 

La vertueuse Société des Etudes Robespierristes organise une souscription pour conduire l’Etat à préempter, ou une institution publique à acheter, ces écrits de grande valeur.

 

Non à la dispersion de documents dans les archives d’obscurs collectionneurs privés !

 

Oui à l’étude historique de ma pensée politique !

 

Et comme le proclamerait Indiana Jones, « sa place est dans un musée » !

 

Je compte sur toi, citoyen Stoni, pour faire connaître cette initiative des plus vertueuses.

 

Ton fraternel,

 

Maximilien Robespierre (dit Robi)

 

 

P.S. : je juge que tu t'éloignes de plus en plus de la vertu, ces derniers temps. Tes œuvres romanesques sont d’une stérilité dialectique pitoyable. Ton intérêt marqué pour les affaires de l’alcôve me laisse pantois. Tu es bien loin du travail admirable mené par le citoyen Jean-Jacques. Ressaisis-toi, citoyen ! Envoie un chèque à la Société des Etudes Robespierristes, ou bien je me verrai dans l’obligation de te dénoncer en vertu de la Loi des Suspects.

 

 

 

 

Donc les mecs, faites comme moi, envoyez des sous !

C’est tout expliqué sur le lien au-dessus !

 

 

 

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Published by stoni - dans Faites des Dons
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 14:26

 


 

 

Une magnifique formule de Trofimov, publiée il y a peu sur son blog, m'a fait re-songer à la vie militante : « Il ne faut pas tant médire du militantisme. Il nous offre des déceptions que rien d'autre ne procure. »

 

Te dire, ô camarade lecteur, que la phrase est d'une pertinence insigne, c'est encore trop peu.

 

Re-songeant à ma vie militante, je re-songeai à toutes les joies et les innombrables peines que j'eus affrontées au sein du dernier parti communisant de France.

 

Et, là-dedans, entre autres, je suis tombé sur la personne du « compagnon de route ».

Qu'est-ce qu'un compagnon de route ? Un compagnon de route c'est un mec qui sympathise avec les idées d'un parti politique, mais qui n'en est pas membre. Depuis longtemps il soutient le parti, peut-être en votant pour lui aux élections, s'y intéresse et, éventuellement, fréquente certains de ses militants. Mais le compagnon de route a choisi de rester indépendant.

Grand bien lui en fasse.

Cela dit, pour avoir été à la pointe de l'arpentage de marchés dominicaux et du boîtage sauvage (distribution de tracts dans les boîtes aux lettres de citoyens innocents), je peux t'assurer que le compagnon de route est, parfois, encore plus chiant que le militant (faut le faire).

 

 

 

Le compagnon de route qu'il est pas trop chiant

 

 

Le compagnon de route qu'il est pas trop chiant c'est celui qui a été membre du parti dans sa prime jeunesse mais qui a, depuis, rendu sa carte.

Celui-là te saoule pas trop : il connaît tout ce que tu as vécu. Ton chemin de croix, il l'a déjà tracé. Il compatit, en fait. Bien sûr, tu sais qu'il a raison et que tu aurais tout intérêt à quitter le rafiot politique, toi aussi. Sauf que tu ne le fais pas. Va savoir pourquoi. Peut-être parce qu'on t'a dit un jour : « une fois qu'on entre au PCF, on en sort pas ».

 

Bref, le compagnon de route ex-camarade tend à se moquer de tes désarrois de militant, parce que, lui, il en est revenu. Cela dit il sera toujours d'un bon conseil et son côté anti-autoritariste est plutôt plaisant (n'importe qui de sensé devient forcément anti-autoritariste, lorsqu'il a pratiqué le militantisme : la démocratie s'arrête aux portes du parti politique, quel qu'il soit...).

 

 

Le compagnon de route qu'est chiant

 

Le compagnon de route qu'est chiant n'a jamais été membre de ton parti politique. Cela dit, il suit la chose depuis le début. En général, il est vachement plus âgé que toi et il commence à te faire la leçon d'histoire, entre l'étal fruits et légumes et la fourgonnette du boucher hallal au marché du coin.

- Même en 1976, je suis resté proche du Parti Communiste !

- Ah oui...

Tu lui as donné un trac sans savoir qu'il était compagnon de route. Putain tu commences à regretter là.

- Et tu sais ce qui s'est passé en 1976, au moins, jeunot ?

Le jeunot c'est toi, évidemment.

- Euh oui je sais, c'est l'abandon de la...

- C'est l'invasion soviétique en Afghanistan ! Vous connaissez pas ça, vous les jeunes !

- Hum...

Sauf que « l'invasion » soviétique c'était en 1979. 1976 c'était l'abandon de la dictature du prolétariat comme modèle de gouvernement.

Faisant fi de sa confusion chronologique, le compagnon de route te saoule pendant une heure. Il est pas méchant, mais il saoule, quoi.

Là-dessus il s'intéresse au tract que tu distribues, quand même. Il se rend compte que dessus il y a la faucille et le marteau. Putain ça lui fait un choc au mec !

- Mais c'est pas un tract officiel, non ?

- Non, c'est avec des copains qu'on l'a fait, on voulait dire que certains militants sont contre le Front de Gauche. Que c'est contesté, quoi.

- Dans un parti politique faut être soudés ! Faut pas vous amuser à faire de la dissidence, comme ça. Bien entendu, vous avez le droit d'avoir vos opinions. Je dis pas ! Mais de là à tracter contre votre propre parti ! Le parti communiste a assez de problèmes, ça suffit, vous trouvez pas ?

Ben non, à vrai dire, je trouve pas.

C'est ça le gros souci avec les compagnons de route qui sont chiants. C'est qu'ils n'ont jamais foutu les pieds dans un parti et qu'ils te donnent des leçons de morale. Putain mec, vas-y juste six mois, dans un parti, militer pour de vrai et tout. Moi je ne te parle pas des petites réunions toasts pinard avec les huiles du conseil départemental. Non, moi je te parle du travail de la base, de traîner tes putains de baskets dans les marchés, dans les rues, à coller des affiches, à aller aux réunions de cellules et toutes ces conneries. Ben on verra, après, si t'as pas envie de distribuer des tracts qui critiquent les orientations « majoritaires » de ton propre parti.

- Je tracte pas contre mon propre parti, au contraire. Je dis qu'il y a encore des gens lucides dans mon parti.

- Mais tu donnes une mauvaise image de la direction du Parti. Tu les fais passer pour des guignols. Ou des staliniens.

- Mais ce sont des staliniens, par la méthode, tout en étant réformistes par l'idéologie. Super mélange.

- Alors, si t'es pas content, change de parti !

Là t'as envie de lui rétorquer : alors, si c'est si bien que ça, va au Parti !

- Hé, si j'ai envie de rester dans mon parti, je fais ce que je veux monsieur. Quand même. Je suis désolé, mais dans ce tract on dit simplement la vérité. Qu'on a jamais été consultés sur le Front de Gauche, nous les militants communistes. Vous ne le savez peut-être pas, puisque vous n'êtes pas au Parti...

 

Le compagnon de route a raison, de toute manière. T'auras beau argumenter... Il est plus âgé que toi et il en a vu des vertes et des pas mûres.

Ok, mais il n'a pas vu la réalité. La réalité c'est s'encarter à vingt ans et des poussières, se faire presser comme un citron, se faire exploiter et insulter comme une merde, se faire traiter de sale stalinien et se faire jeter comme une putain de vieille chaussette (rouge, la chaussette).

 

Pour ça, le compagnon de route ancien militant est cool. Il comprend.

Et il part d'un grand éclat de rire quand tu lui soutiens que tu ne rendras jamais ta carte – enfin, du moins, que tu espères que tu ne rendras jamais ta carte.

Il a pas tort. Y'a franchement de quoi se marrer.

 

 

 

Dialectique. Hyperréalisme radical. N'oublie jamais d'analyser le monde à la hauteur de ta lunette de chiottes.

 

 

 

 

 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 10:36

 


 

 

Fumeur de longue date dans sa courte existence (douze ans de clope sur vingt-sept années vécues), Stoni te dévoile ses premiers pas dans le monde moins difficile de la cigarette électronique. Suite du journal de sevrage.

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, cela fait une semaine que j'ai arrêté de fumer.

 

Dans mon précédent article, je te racontais mon adoption de la cigarette électronique. Ce que j'y décrivais s'applique aux tout premiers jours de vapotage (c'est le terme pour désigner l'emploi de la cigarette électronique !). Car à partir de ce week-end les choses ont changé.

 

Lorsque j'ai fini ma première e-clope jetable Cigaltern, je ne me suis pas rendu compte que le goût et le dosage en nicotine, en fin de vie de la clope, s'étaient drôlement amoindris.

Du coup j'enchaîne sur une nouvelle et putain je me prends un sacré coup en pleine gueule ! C'est fort, c'est bon, c'est puissant ! Comme une vraie clope !

 

De toute façon, j'ai de moins en moins besoin d'une vraie clope. J'y pense à des moments réflexes : je pense au geste, au pouce qui appuie sur la pierre du briquet, au claquement de ce dernier, à la flamme... Et puis, en quelques secondes, le souvenir s'efface.

Je viens de saisir ma e-clope et de tirer dessus.

 

Désormais je suis « dépendant » de la e-clope et j'en suis très content ! Elle me fournit mon ratio de nicotine et autant de plaisir qu'une Gauloise. Bien sûr le plaisir est différent, et on apprend très vite à aimer le goût au caramel (alors qu'au début je le trouvais infect). Il faut apprendre à fumer différemment. C'est tout.

 

La e-clope a bien des avantages.

 

Sa fumée ne sent pas – sinon un très vague parfum de caramel.

Finies les cendres puantes et les cendriers à vider et les corbeilles qui schlinguent et les mégots écrabouillés.

Aniki apprécie beaucoup que je ne sente plus le tabac. Personnellement je ne m'en rends pas compte évidemment.

 

Le plus appréciable : le sentiment de liberté. Avant, j'étais toujours en train de compter mes cigarettes : combien j'en avais fumées, combien je m'autorisais à en fumer encore dans la journée, etc. Et putain, avec le recul, c'était stressant. Désormais, je ne compte plus. La e-clope n'a pas de début ni de fin. Je crois que ça encourage à fumer un peu moins. Quand tu allumes une vraie clope, tu es censé la finir – et tu la finis vu le prix que ça coûte. Avec la e-clope, il m'arrive souvent de la prendre pour ne tirer que trois ou quatre lattes, puis de la reposer.

A l'inverse, si je veux tirer dessus toute l'après-midi tandis que je travaille, eh bien je peux le faire. Je dois simplement faire attention à la surdose de nicotine : cela dit le corps n'est pas idiot et tu n'as plus envie de fumer quand tu as eu ta dose. Il faut savoir que la nicotine consommée avec une e-clope est vraiment inférieure à celle d'une vraie clope. En outre, dans le cas d'une e-clope rechargeable et non pas jetable, on peut acheter des recharges de liquide en baissant petit à petit le taux de nicotine, jusqu'à éventuellement s'en délivrer un jour. Pour l'instant je n'y songe même pas...

 

Question « effets secondaires », je constate toujours la gorge sèche mais je bois en conséquence. Je ne trouve pas ça très gênant.

 

La fatigue que j'ai ressentie dans les premiers jours d'arrêt de la clope m'a duré quatre ou cinq jours. Je pense que, dans mon cas, c'est comme si j'arrêtais d'un coup le café alors que j'en aurais bu une dizaine par jour.

Au réveil, le matin, j'avais le nez très encombré, et j'avais tendance à saigner. Je ne sais pas si c'est dû à un rhume, à l'arrêt de la clope, à la e-clope. Mais ce matin ça allait beaucoup mieux.

 

Je suis vraiment pressé de recevoir ma e-clope rechargeable. J'ai pris du liquide goût tabac avec un haut dosage en nicotine. J'espère d'ailleurs qu'il ne va pas être trop fort (16 mg) car celui de ma e-clope est de 10 mg...

 

Beaucoup de gens sont étonnés de voir avec quelle rapidité j'ai cessé de fumer. J'étais connu pour être un pro-tabac à la limite du fanatisme (et chacun savait aussi que la cigarette était la base de toute ma structure narcissique). On me demande souvent si « on est sûr que la e-clope n'est pas dangereuse ». Je réponds que non, on n'est pas sûr à cent pour-cent, mais qu'une chose me paraît certaine : je préfère fumer de la vapeur d'eau plutôt que du tabac, si je dois penser à ma santé...

 

 

 

Pour l'instant, l'opération sevrage est plutôt une réussite.

 

Je suis fier de moi car je ne pensais pas que ce serait « aussi facile ».

 

 

Au bout d'une semaine d'arrêt complet de vraie clope, je recommande vivement à tous ceux qui veulent lâcher d'investir dans une e-clope jetable.

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite :

 

un bilan sept mois plus tard !

 

 


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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 18:08

 


 

 

 

Ce n'est pas parce que l'on est un jeune communiste qu'on doit absolument rester un petit con focalisé sur sa personne et obsédé par le travail. Non ! Stoni te prouve qu'un jeune bolchévique peut aussi se porter volontaire pour tester les progrès technologiques.

Et pour un progrès, en voilà un rouge : la cigarette électronique nous vient des camarades de la Chine Populaire !

 

Fumeur de longue date dans sa courte existence (douze ans de clope sur vingt-sept années vécues), Stoni te dévoile ses premiers pas dans le monde difficile de la cigarette électronique.

 

 

 

 

 

CECI EST LE PREMIER ARTICLE QUE JE REDIGE SANS FUMER DE VRAIE CIGARETTE !!!

A l'ordinaire je me grille toujours une p'tite clope quand j'écris pour mon blog !

 

 

 

Pourquoi voulais-je arrêter de fumer ?

 

Ami lecteur, si tu es un familier de mon blog, tu dois connaître mon amour invétéré pour mes cigarettes adorées nommées Gauloises rouges. J'en parle souvent, et tu auras d'ailleurs compris que fumer est une condition indispensable à la pratique de l'écriture chez moi (et je rappelle qu'écrire c'est mon métier, hélas, voilà pourquoi je suis si pauvre).

 

Je n'ai jamais voulu arrêter de fumer de moi-même. En fait, je ne fume pas beaucoup. Genre dix à quinze clopes par jour. J'ai vu pire.

 

Sauf que.

Bientôt je vais devoir subir une intervention chirurgicale bénigne, néanmoins indispensable (Hé oui je me fais circoncire. Non je déconne). Le chirurgien a été péremptoire : « pas de cigarettes dans les trente jours avant l'intervention ».

Wallah putain de sa race comment je suis dans la merde !

Aussitôt je me mis à genoux devant cet individu en blouse blanche, gémissant : « mais c'est vraiment obligé ???? je peux pas continuer à fumer quand même ??? ». L'homme se montra incorruptible (c'est une image, je ne m'étais pas mis à genoux pour lui proposer autre chose, je vous vois arriver sale petits pervers pleins d'imagination). « Non c'est zéro cigarette un point c'est tout sinon vous allez mal cicatriser, ça va être une horreur et vous aurez des balafres immondes c'est comme vous voulez jeune homme ! »

 

AAAAH PAUVRE DE MOI !

 

Bref, je devais arrêter de fumer (au moins dans les trente jours qui précédent et dans la semaine qui suit l'opération).

 

Là-dessus, un pote évoque la cigarette électronique devant mes yeux ébahis. Certaines, jetables, seraient en vente dans notre bonne ville pour la modique somme de 10 €. Ho ho ho !

J'appelle illico presto mon chirurgien et larmoie : « est-ce que j'ai droit à la cigarette électronique dites ???? ». L'homme se montra plus coulant ; « mais oui bien sûr, il s'agit d'une vulgaire vapeur d'eau inoffensive, fichez-moi la paix maintenant, quel sale toxico vous faites ! ».

 

Tu l'auras compris, ami lecteur : il me fallait tester LA CIGARETTE ELECTRONIQUE.

 

L'opération se déroulerait en juillet, mais comme je suis excessivement preux et audacieux, j'amorçai le test au plus tôt.

 

 

 

UNE PREMIERE ETAPE : ESSAYER

 

J'achète ma cigarette électronique jetable de marque Cigaltern pour 10 € (si je mets le lien c'est pas pour faire de la pub c'est pour que vous puissiez visualiser la chose).

A ce moment là, j'ai encore un paquet de clopes entamé à portée de main.

 

Fébrile, je déballe la chose. Les gens me regardent bizarrement dans le bus. Bien entendu je ne fume pas dans le bus même si logiquement j'en ai le droit.

Bon j'explique de quoi il s'agit quand même.

La cigarette électronique, c'est un machin un peu lourd, de la taille d'un stylo, qui, lorsque tu tires dessus, se met automatiquement en marche. Un liquide à l'intérieur est transformé en fumée, que tu aspires. Cette fumée est en fait de la vapeur. Elle n'a pas d'odeur. Ça ne fait pas de cendres, évidemment. C'est censé avoir le goût du tabac. Et ça contient de la nicotine. En effet dans la vraie cigarette c'est pas la nicotine qui donne le cancer c'est le reste (et principalement la combustion – t'as vu comment je m'y connais maintenant, abusé). Donc grâce à la nicotine la cigarette électronique t'aide à lâcher la vraie clope.

 

J'attends de rentrer chez moi pour tester la chose.

Un espoir m'étreint : pourvu que ça soit comme une vraie clope, pourvu que ça soit comme une vraie clope, pourvu que...

Je conçois alors un monde idyllique où je pourrais fumer autant que je le voudrais, sans me préoccuper de ma santé ni de mon compte en banque, toute la journée durant, sans empester l'air ambiant, sans puer le tabac froid, tout en jouissant DU GOUT VOLUPTUEUX ET INCOMPARABLEMENT AGREABLE D'UNE CLOPE.

 

Je tire sur la chose... Le bout s'illumine, en fait c'est une diode, ça fait drôlement marrer mon frère qui est là...

 

Mais ça a pas le goût d'une vraie clope. Mais alors pas du tout.

Je tousse et m'exclame : « putain c'est affreux ! ».

 

Et ça l'est bel et bien, affreux.

 

J'ai trouvé une bonne comparaison pour te restituer la chose. Quand tu es enrhumé et que tu fumes (parce que tu es accro), tu n'as pratiquement pas le goût du tabac. Tu sens beaucoup plus la fumée qui picote le fond de ta gorge. C'est super frustrant parce que tu fumes uniquement pour ta dose de nicotine.

Ben là c'est exactement pareil. T'as un vague goût de caramel dégueu, mais pas celui du tabac ! Ça pique vachement la gorge, par rapport à une vraie clope (laquelle, dans sa chaleur, va plutôt s'enrouler amoureusement autour de ton œsophage charmé par son hâle vaporeux et sa générosité...). Justement, tu n'as pas la chaleur de la fumée d'une vraie cigarette. Ton palais, ta gorge et tes bronches restent froids. Et ça, ça manque cruellement...

 

N'empêche, j'abandonne pas. Toute l'après-midi, essuyant les quolibets de mon frère (une espèce de traître maoïsant qui est communiste quand ça l'arrange, pour vous fixer le personnage), je tâche de dompter la cigarette électronique.

 

Je me rends compte qu'en tirant de longues lattes (quatre ou cinq secondes), pas trop fort (sinon je tousse et prends envie de gerber...), j'ai un peu plus de confort.

 

Le soir, je n'ai toujours pas fumé de vraie clope.

 

L'avantage de la cigarette électronique est son côté gadget. Quand je vois Aniki le soir, je suis tout content et fier d'exhiber la chose. Pour plaire à Aniki (qui ne fume pas), je décide de ne pas toucher à une vraie cigarette jusqu'au lendemain.

C'est très dur, surtout après le repas.

 

Cela dit, il faut bien reconnaître une chose à la e-clope (je vais abréger ainsi « cigarette électronique ») : elle te donne ton ratio de nicotine. Pour ça, y'a pas à chier, ça marche.

Je n'ai pas besoin de fumer pour fumer absolument. D'ailleurs l'idée d'une vraie clope me dégoûte un peu car je sens que je serais en surdose de nicotine. Je ne suis pas dans l'état de panique totale où je plonge parfois quand je me rends compte que je n'ai plus de cigarettes.

Avec la e-clope, ce qui manque, c'est la fumée, la chaleur, le goût, le geste (la e-clope est beaucoup plus lourde et au début c'est pas facile à manier).

Ce qui est super chelou, c'est que tu n'as pas besoin de cendrier et au début t'es tout perdu, tu sais pas quoi faire de la e-clope entre deux lattes !

 

Fort de ce succès, je décide de me commander une vraie e-clope sur internet, pas une jetable comme j'ai en ce moment.

Je vous dis tout de suite : je suis pas prêt de l'avoir reçue car elle doit arriver la semaine prochaine.

 

A ce qu'il paraît, une e-clope pas jetable c'est beaucoup mieux qu'une jetable et j'attends avec impatience. J'espère que ça ressemblera plus à mes Gauloises !

Sur un forum (je passe mes journées dessus) de e-clope j'ai lu : « comparer une e-cig jetable à une e-cig tout court c'est comparer une 2CV à une Ferrari ».

 

 

Alors je me dis : ok j'ai essayé, j'ai commandé une vraie e-clope, donc en attendant je vais reprendre mes vraies clopes... Et j'en meurs d'envie.

 

Sauf que je me dis : voilà 24 heures passées sans clopes. C'est la première fois de ma vie que ça arrive. Avant, quand j'arrêtais, c'est que j'étais malade.

Ce serait peut-être bien d'essayer de continuer, non ?

 

Je me rachète une e-clope jetable pour affronter le prochain week-end (en effet une jetable doit te durer deux paquets environ, donc samedi ou dimanche elle devrait rendre l'âme).

 

Et lors de cette deuxième journée sans clope, j'affronte les béances du manque.

 

Je suis deux de tension. Je ne comprends rien à rien. Incapable de lire ou d'écrire. Je mets dix mille ans à intégrer un truc, à reconnaître un nom ou une notion.

Aujourd'hui encore (48 h de sevrage), je fais plein de fautes alors que j'écris cet article, lapsus, etc...

 

Les moments où je me pétais une bonne clope, d'habitude, sont les plus durs à passer. Le matin (ma préférée, la première), après les repas, en lisant mes mails...

 

Heureusement en ce moment je n'écris pas (de roman). De toute façon je crois que j'aurais été incapable de le faire sans clope.

 

Chose bizarre : la cigarette des autres ne me fait pas envie. J'identifie mieux l'odeur des clopes et me rends compte que ça ne sent pas très bon. Je repère les cigarettes aux mains des gens dans la rue, mais ça ne me donne pas envie d'en allumer une pour autant. Je me contente de tirer sur ma e-clope en pensant « allez, essaie de ressembler à mes Gauloises, juste une fois, donne-moi le même plaisir... » en vain.

 

Ce qui est hallucinant c'est que je me trimballe mon paquet de Gauloises sur moi depuis 48 heures et que je n'ai pas cédé... Je ne l'ai même pas touché... J'y pense, et voilà tout.

 

J'ai un gros coup de barre l'après-midi mais le soir en général je me réveille un peu. Je réalise à quel point la clope me permet de tenir dans mes journées endiablées (heureusement je ne me suis jamais mis au café, sinon je pense que ça aurait été la même addiction).

 

Désormais, je déplace ma dépendance de la clope sur la e-clope. Quand j'ai vraiment envie de fumer, je pense à la e-clope, avec un mélange d'amour-haine. Amour parce qu'elle me rend le geste et me donne la nicotine. Haine parce qu'elle ne sera jamais à la hauteur de mes Gauloises.

Un peu comme la nana qu'on lève par dépit après avoir été largué par une bombe... En l'occurrence, c'est moi qui ai largué la bombe, mais bon... Elle me faisait du mal et elle me coûtait cher (la salooooope) !

 

Ce matin j'avais très envie de fumer avant de prendre le bus et j'ai sorti ma e-clope pour tirer deux ou trois longues lattes. Ça m'a fait du bien.

 

Le matin quand je me réveille je pense à elle, et je suis fier de sentir mes poumons plus légers...

 

 

Un inconvénient de la e-clope : elle assèche les muqueuses un truc de malade. J'ai la gorge sèche depuis que j'ai commencé. Du coup, je bois davantage (de l'eau, hein !) et ça ne peut pas me faire du mal. Peut-être est-ce aussi dû à mon arrêt de la vraie clope ?

 

Donc voilà... Le but du jeu est de tenir avec ces jetables jusqu'à ce que je reçoive la e-clope qui se conserve...

 

 

 

La cigarette faisait partie intégrante de ma personne. Sur elle reposait toute ma structure narcissique (donc artistique). Je ne me sens pas pour autant comme une merde, mais je suis dans l'incapacité complète de me consacrer à n'importe quel acte créatif (sauf écrire pour ce blog visiblement). Je décide de m'accorder des vacances pendant quelques jours, sinon je vais craquer. Je lis doucement, à un tout petit rythme, je fais des choses qui me plaisent, et je mange beaucoup.

 

 

 

 

J'espère ne pas craquer...

 

Je vous tiens au courant.

 

 

 

 

  Lire la suite : comment j'ai appris à kiffer ma e-clope

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 15:38

 


 

 

 

J'aime :

 

 

fils du peuple CHECK

 

 

Le communisme

 

La Révolution française

 

Lire des livres (sur le communisme et la Révolution française, donc, mais pas que)

 

Ecrire

 

Faire des rêves où je deviens un de mes personnages (trop rare hélas)

 

Prendre le train, et surtout le TGV (chauvinisme), et penser « putain les infrastructures d'Etat en France c'est la classe » (re-chauvinisme)

 

Manger des bons trucs simples

 

FUMER MES GAULOISES

 

Regarder un bon film pas trop long (je trouve que les films sont trop longs de nos jours et je ne tiens pas en place)

 

Prendre mon petit-déjeuner avec Aniki

 

Faire l'amour (évidemment)

 

Etablir une complicité avec un inconnu (aujourd'hui j'ai discuté dix minutes avec le propriétaire d'un chien que je trouvais trop cool – le chien, pas le maître – mais lors de la discussion j'ai constaté que le maître aussi était cool)

 

Rencontrer des lecteurs qui me disent qu'ils ont trop kiffé mon bouquin

 

Aider les gens (sadisme refoulé)

 

Ecouter ma musique en fumant une clope avant d'aller au boulot

 

Les soirées électorales à la télé

 

Regarder Glee (oui j'ai honte mais j'aime la musique et on ne fait plus de bonnes comédies musicales de nos jours)

 

Quand il fait chaud et beau

 

Les chiens

 

Les tortues

 

Les dinosaures

 

Mes parents les jours où ils saoulent pas

 

Traîner au lit avec Aniki après le petit-déjeuner en lisant le journal (week-end je t'aime)

 

La levrette

 

La série H (c'est trop marrant)

 

 

 

 

 

 

 

Je n'aime pas :

 

 

diabolo-classic-de-jonglerie.jpg

 

Etre invité à une émission de radio, lorsqu'on me pose une question incompréhensible ou débile, dire « euh ça va être monté ? », le journaliste répondant « non c'est du direct » et moi de lâcher un rire idiot

 

Entretenir des pulsions de mort à l'encontre de mon éditeur

 

Aller dans un salon du livre pourri où je me fais chier

 

Ne pas écrire, me retrouvant au terme du processus d'écriture d'un roman et étant abandonné à moi-même, bringuebalant, hagard, toute ma sensation d'inutilité sociale en geignant « putain je sers à rien quand j'écris pas » (et enchaînant sur un épisode de Glee)

 

Quand il fait froid et gris (le bouquet : et il pleut)

 

Proposer un manuscrit que je sais être pourri uniquement pour espérer racler un peu de fric

 

Etre malade (car je ne peux plus fumer)

 

Me rendre compte que je n'ai plus rien à lire (alors j'erre dans l'appartement en gémissant « mais j'ai plus rien à lireeeeuh » et Aniki de rétorquer «tu nous fais chier putain, pourquoi tu lis pas les Mémoires de Poulidor que j'ai achetés y'a pas longtemps »)

 

Me disputer avec Aniki (heureusement très rare)

 

Trop fumer dans la journée (j'ai honte)

 

Les gens qui traînent dans les transports en commun et qui créent des embouteillages, genre ça fait boulet putain

 

Les jeunes qui parlent fort dans les transports en commun (à l'approche de la trentaine je vire réac ma parole)

 

Prendre la voiture car je la supporte mal

 

Les mecs qui portent des pantalons bouffants et qui font du diabolo (si je dois un jour devenir un dictateur communiste sanguinaire, je crois que je ferai le premier pas vers ce statut en promulguant une loi qui interdira le port de pantalon bouffant associé à l'utilisation d'un diabolo – guettez ça les mecs, si ça se produit on est mal !)

 

Mes parents les jours où ils saoulent

 

Mépriser des gens (je trouve cela fatigant à la longue et je n'aime pas ce sentiment)

 

Quand les gens disent n'importe quoi sur des sujets auxquels je tiens (le communisme, la Révolution française, les dinosaures, voir plus haut, etc.)

 

Les gens qui s'y croient

 

Les gens qui se complaisent dans quelque chose de vain

 

Etre dans un salon du livre devant mes piles de bouquins, voir un badaud s'arrêter, me dévisager et me demander sérieusement « Où est l'auteur qui aurait écrit ces livres ? », alors que je porte un badge avec mon nom mais bon c'est pas grave, et quand je lui dis « ben c'est moi », entendre le mec répondre « non mais vous n'êtes pas sérieux » (ben si connard)

 

Etre dérangé dans mon travail hautement intellectuel d'écriture par ma propriétaire qui veut s'assurer que non je n'ai pas eu de dégâts des eaux récemment et qui me tient la jambe pendant une heure alors que je me tue à répéter « écoutez madame je suis désolé mais je suis en train de travailler et... »

 

Gad Elmaleh (j'en ai marre que les gens me saoulent avec lui). Putain les gens il est pas drôle ce mec faut arrêter

 

Qu'on me pose la question au boulot « qu'est-ce que tu as fait ce week-end » ? Réponse réelle : oh pas grand-chose. Réponse fantasmée : samedi je me suis levé à huit heures, j'ai déjeuné, je me suis lavé et nous sommes allés faire des courses. Bien sûr entre temps nous avons longuement fait l'amour au lit comme tous les matins où nous ne travaillons pas. A midi nous nous sommes fait des sandwichs. L'après-midi j'ai travaillé sur mon roman et j'ai lu. Nous avons refait l'amour. Le soir j'ai préparé des sushis. A vingt heures nous sommes allés louer un film. Dimanche, après avoir fait l'amour, j'ai fait le ménage et les vitres, car ça faisait longtemps que je ne les avais pas faites et c'était la honte, l'après-midi je... etc. Putain le week-end c'est la vie privée c'est une question qui ne se pose pas bordel de merde !

 

Passer la nuit sans Aniki (une infamie ineffable)

 

Les sketches de Coluche car je ne comprends pas ce qu'il dit

 

 

 

 

 


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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 11:18

 

 

 

Le blog de Stoni (ou, pour les intimes : le Blog Populaire du Camarade Stoni premier prétendant au Soviet Suprême) attire de plus en plus l’attention.

Et cela n’est-ce pas grâce à toi, camarade lecteur, qui te décarcasses afin que ma parole marxisante soit connue de par le monde ?

 

Bref, l’autre jour, j’ai reçu ma première proposition de service de presse.

 

Qu’est-ce qu’un service de presse, me demanderas-tu, ami lecteur ?

 

Un service de presse, couramment abrégé en SP, est un exemplaire gratuit d’un livre que son éditeur envoie à des critiques.

Avec l’arrivée des blogs, le service de presse s’est démocratisé et il n’est pas rare que de simples particuliers, qui tiennent un petit site de lecture, reçoivent eux aussi des bouquins gratos.

 

Alors voilà le message que j’ai reçu l’autre jour et, pour ne pas changer, « vous allez voir c’est goûteux ».

 

 

De: Editeur Concon editionsconcons@mail.fr

Objet: OverBlog : Vous avez reçu un message

À: stoni@mail.com

 

Bonjour,

 

Lisant régulièrement votre blog, je voulais savoir si vous seriez intéressé par un roman au format numérique qui pourrait me semble-t-il vous plaire. J’ai fondé une petite maison d’édition spécialisée dans le livre numérique et cherche à faire connaître notre troisième roman, « XXXX » de Machin Trucmuche. Résumé du roman blablablabla. Je peux vous envoyer l’intégralité du texte en PDF (186 pages) et, qui sait, vous en toucherez peut-être un mot à l’occasion, sur votre blog ou ailleurs, si le contenu vous plaît.

Cordialement,

 

Editeur Concon.

 

 

 

Alors là, autant te le dire camarade lecteur, j’hallucine.

 

Moi qui passe ma vie à vous rabâcher que JAMAIS UN AUTEUR NE DOIT SIGNER UN CONTRAT D’EDITION TOUT POURRI AVEC UN FAUX EDITEUR QUI NE PRODUIT PAS DE VRAIS LIVRES, voilà qu’un éditeur « spécialisé dans le livre numérique » (c’est une spécialité, ça ??? une voie de garage, plutôt, ouais) prétend « lire régulièrement mon blog » et me soumettre, pour critique, un de ses romans !

 

Sale petit menteur !

 

Voici donc ma réponse à ce nouveau trublion de l’immense univers des faux éditeurs qui se prennent pour de vrais éditeurs.

 

 

 

Salut poteau,

 

Si t'y vois pas d'inconvénient je vais te tutoyer, mon vieux.

 

Etant donné que je ne poste jamais de critiques de livres sur mon blog, je me demande si ton petit message ne vient pas d'un robot ou d'un truc comme ça.

 

Et ce qui m'étonne encore plus, c'est que tu viennes te présenter comme éditeur "format numérique" alors que je passe mon temps à saouler mes lecteurs pour qu'ils signent de vrais contrats d'édition (et pas du numérique).

 

Je doute que tu sois un de mes lecteurs réguliers...

 

Bon je suis désolé si je semble agressif, mais je suis prêt à parier que ta maison ne paye pas ses auteurs avec un à-valoir d'un montant honnête - je ne vois pas comment c'est possible pour toi de le faire, puisque tu n'édites pas sur papier, donc tu n'as pas de marché.

Eh bien moi je ne cautionne pas les éditeurs comme ça.

 

Tu peux poster de la pub dans les commentaires de mon blog, aucun souci.

Je ne prends pas de "service de presse" et n'en veux pas. J'ai un blog, ok, mais je ne suis pas critique.

 

Désolé, je veux pas t'en foutre plein la gueule, c'est pas personnel, j'ai rien contre toi, mais les mailings c'est bon ça saoule. Et je viens de m'attraper avec mon éditeur (un vrai bien chiant celui-là) alors t'encaisses le contrecoup, toutes mes excuses.

 

Fraternellement,

Crois-moi bien ton fidèle

 

Stoni

 

 

 

 

 

Fallait pas me chercher, merde à la fin.

 

 

 

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 13:45

 

 

 

 

 

 

J'ai retrouvé ce devoir écrit pour le cours de français tandis que j'étais en seconde.

 

 

Fiche de lecture

 

 

Titre : ALEXIS ZORBA

 

Auteur : Nikos Kazantzakis

 

 

 

Résumé :

 

Ce roman raconte l'histoire d'un intellectuel minable, assez lourd et coincé qui fait plein de projets mais qui ne les réalise jamais. Il s'agit du narrateur. Comme il fout rien il rencontre un mec appelé Alexis Zorba. Comparé à Alexis Zorba le narrateur n'est pas du tout énervant. Il paraît presque sympathique. Alexis Zorba est un vieux qui fait on-ne-sait-pas-quoi au juste. Le narrateur l'engage pour travailler pour lui – chose que tout homme sensé n'aurait jamais faite. En effet Alexis Zorba est un gros relou qui n'a pas envie de se fatiguer. Tout du long du livre, il prêche et raconte des généralités sur la vie qui n'ont absolument aucun intérêt. En réalité, il appartient au type du « grand con bienheureux », genre de personnage que je croyais jusqu'alors réservé au cinéma hollywoodien. Sa naïveté voudrait nous faire croire que l'homme du petit peuple (en l'occurrence grec) est un sommet de sagesse pontifiante. Pâle excuse pour saouler le lecteur pendant au moins 400 pages.

Le narrateur et Alexis Zorba ne font pas grand-chose sinon discuter. A un moment ils vont dans un hôtel pourri, tenu par une grosse bonne femme vulgaire. Cette femme noue une relation sexuelle avec Alexis Zorba. Qui se ressemble s'assemble. Le couple est très cohérent par sa stupidité. Bien entendu le narrateur, petit-bourgeois refoulé, est tout admiratif devant le soi-disant naturalisme populaire qui émane de ces deux personnages. La grosse bonne femme vulgaire est en réalité une ancienne prostituée. Maintenant, elle n'est plus qu'une matrone défraîchie sur le retour.

A la fin le narrateur et Alexis Zorba se perdent de vue. Le narrateur veut écrire un livre sur je-ne-sais-plus-quoi tellement le sujet est inintéressant. Il reçoit des nouvelles d'Alexis Zorba qui est décédé. Voilà qui confirme l'adage : pas de nouvelles, bonnes nouvelles !

 

 

Mon avis personnel :

 

J'avais lu La Dernière tentation du Christ du même auteur et comme j'avais bien aimé, j'ai choisi de lire ce livre. J'ai rarement lu un roman aussi énervant. Quand on apprend qu'Alexis Zorba est mort, j'étais près de faire péter le champagne (heureusement ma religion m'interdit la consommation d'alcool). Une chose est sûre : ce livre ne m'a pas donné envie d'aller en Crête ou en Grèce.

 

 

 

Note reçue : 10/20

 

Appréciation du professeur :

 

Fiche de lecture déplorable mais au moins avez-vous fait l'effort de lire le roman en entier.

 

 

 

 

Mon point de vue, dix ans après :

 

Sur la forme, j'étais un vrai petit con. Sur le fond, j'avais raison.

 

 

 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 12:43

 


 

 

Hier, le maire écologiste de Sevran proclamait à la face d'un monde oscillant entre la perplexité et la terreur qu'il souhaitait la « dépénalisation » du cannabis.

 

Eh bien, cela m'a fait penser que, depuis fort longtemps déjà, j'ai bâti tout un programme sur la drogue, que j'appliquerai lorsque je serai hissé au pouvoir (soviétique) après une révolution marxiste-stoniste-léniniste.

 

Bien entendu, amis lecteurs, comme vous constituez le fort de mon noyau militant (je pense notamment à tous ceux qui relaient mes articles via facebook), je vous mets dans le secret. Cette mesure qui révolutionnera la France, et j'ose même dire, le monde, doit cependant rester entre nous. Je crains que cela n'effraie les Français.

 

 

 

 

 

Stéphane Gatignon n'a pas de couilles (et moi si !)

 

 

gatignon.jpg

 

 

Le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, s'est monté un super coup de pub avec son bouquin (pondu par un nègre en six semaines) « Pour en finir avec les dealers ».

Moi je connaissais « Pour en finir avec le jugement de dieu », d'Artaud, qui est tout de même autrement plus marrant et dialectique. Mais passons.

 

En gros, Stéphane joue son gros rebelle de la téci en baragouinant « ouais il faut dépénaliser le cannabis meeeec » (et il t'envoie un nuage de fumée cannabique en pleine gueule, histoire de ponctuer la fin de sa phrase).

 

Sauf qu'il y a un problème.

Stoni est toujours là pour déceler les problèmes.

 

Le problème c'est que Stéphane Gatignon est un renégat de premier ordre. Ancien membre du PCF, il se casse en novembre 2009 pour rejoindre la clique super rigolote de Europe Ecologie. Bon déjà ça porte à la méfiance.

 

En outre, son petit refrain de dépénalisation ça fait au moins quarante ans que des soi-disant progressistes nous cassent les couilles avec.

Ce que j'aime pas, dans cette proposition, c'est son côté pas fini. Putain ça sert à rien de dépénaliser le cannabis ! Il faut vraiment être has been, ou complètement à côté de la plaque, bref, ignorant tout de la réalité des drogues, pour suggérer un truc pareil.

 

Moi, je suis du genre : tout ou rien.

J'aime pas faire les choses à moitié.

 

Avec Stéphane, ce qui se passerait, c'est ce qui s'organise à Amsterdam depuis une sacrée paye : un petit bordel généralisé permettant avant tout d'arroser l'Europe entière en came illégale. Chanmé ! Ou comment servir, par instinct de classe, les intérêts du capital.

 

Si tu dépénalises mais que tu ne nationalises pas, ça devient un marché. Et avec ce genre de substance, vaut mieux pas que ce soit un marché !

 

Autre souci : le cannabis, c'est la drogue idéale pour faire sa pub avec le coup de la dépénalisation, puisque ce n'est pas tout à fait une drogue. J'attends le mec qui aura les couilles de proposer la dépénalisation de l'héroïne ou du crack (de belles saloperies frelatées au possible qui tuent).

 

 

 

 

 

Stoni propose une vraie solution au problème des drogues !

 

 

 

La drogue, c'est de la merde, on est d'accord. Pourquoi ? Parce que c'est illégal et que c'est de mauvaise qualité.

 

Je propose donc :

 

LA NATIONALISATION DES DROGUES,

DE LA PRODUCTION A LA MISE A DISPOSITION GRATUITE

 

 

 

A la base de cette mesure, un constat : il y a des gens qui veulent se droguer. Et on les en empêchera jamais. Comme avec l'alcool, ils ne se font du mal qu'à eux-mêmes. A la limite, pourquoi les en empêcher ? Au lieu d'interdire, aidons ! Au lieu de prohiber, produisons !

 

Camarades, allons au-devant du socialisme de demain !

 

 

 

Fi de propagande.

Mon programme se déroulera donc en plusieurs temps.

 

1 / Toutes les drogues (cannabis, ecstasy, héroïne, cocaïne, crack, LSD, etc) sont dépénalisées.

 

2 / Les stocks de came saisis par la police et les douanes sont nationalisés et constituent notre premier fonds.

 

3 / Je prononce l'amnistie générale des « travailleurs de la drogue » non encore emprisonnés (dealers, grossistes, pourvoyeurs, importateurs, etc.). J'appelle ces gens à rejoindre, s'ils le souhaitent, la Structure d'Etat des Drogues (la SED), où je leur accorde un statut de fonctionnaire.

En effet, ces gens-là sont les mieux formés et les plus au courant des drogues. Et j'ai besoin de gus pour distribuer la came.

 

4 / La SED ouvre dans chaque canton administratif un Centre de Distribution. Ces établissement comporteront également un psychiatre, un médecin, une infirmière, une aide-soignante, des salles de shoot et un salon pour fumer tranquillou.

 

5 / Les drogués sont invités à se déclarer auprès de leur Centre de Distribution local, où ils s'enregistrent, déclarent la quantité de came quotidienne dont ils ont besoin (cela quelle que soit la came) et se font fournir à la fréquence minimum d'une fois par semaine (sinon ils empochent trop d'un coup et peuvent la revendre à l'étranger). Dans un premier temps nous leur donnons donc les drogues saisies par les autorités. Le personnel amnistié est présent pour les accompagner, sous la surveillance de professeurs de l'Education Nationale ou de fonctionnaires de police (et comment ça crée des emplois en même temps !).

 

Là, chose très importante : LA DROGUE EST GRATUITE.

 

Eh oui. Sinon ça sert à rien. Si la came est gratuite, tu annules toute possibilité de trafic en France.

 

L'âge minimum pour s'inscrire est de 13 ans.

 

6 / Je lance un grand programme agricole pour implanter des champs de came en France et je fais monter des labos pour produire la drogue de synthèse.

Putain en même temps je relance l'agriculture et la chimie. Trop fort.

 

L'objectif : une drogue de fabrication française, propre, calibrée pour une super défonce, sans produits de coupe dangereux pour la santé.

 

 

7 / L'exportation est totalement interdite. Tu veux te droguer ? Ok. Alors viens en France et aide-nous à construire le socialisme !

 

8 / Les visites régulières des drogués au Centre de Distribution ne nécessitent aucune prescription médicale. En revanche les médecins du Centre suivront les drogués jour après jour pour mieux les soigner.

 

9 / Toute production, importation, exportation, vente ou mise à disposition de drogues dans un cadre privé, échappant à l'Etat, est formellement interdite et durement sanctionnée.

 

A la fois, en distribuant gratuitement la came, le trafic privé devrait rester rare.

 

10 / Les drogues seront testées en laboratoire, puis par des volontaires soucieux d'épauler la mise en place du socialisme stoniste.

 

 

 

COMME TU LE VOIS, CAMARADE,

LA FRANCE ET LE MONDE COMPTENT SUR TOI

 

SOUTIENS STONI !

 

ET IGNORE LES MALANDRINS DE LA VEINE DE GATIGNON !

 

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:01

 

 

 

 

 

J'ai toujours trouvé Hemingway profondément chiant (dans ses romans, dans la réalité j'en sais rien je l'ai pas connu).

Il faut quand même bien lui reconnaître un truc.

 

 

Quand un mec lui faisait un coup bas, à Hemingway, ce dernier n'en avait rien à branler et se jetait un petit verre de whiskey.

Genre, la classe, comme réaction.

 

 

Cela dit Hemingway s'est tiré une balle dans la tête.

Ok.

N'empêche, le coup du whiskey après un coup bas, je trouve ça élégant, dialectique et tout.

 

 

 

 

 

J'ai tant à apprendre.

 

 

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Published by stoni
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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 11:20

 

Tu lui suces la bite bien comme il faut. Tu pars des couilles avec la langue, puis tu remontes vers la base de son membre, ensuite tu le gobes et tu pompes, pompes, parce que ça fait du bien et que tu veux lui faire plaisir. A ta guise tu lui masses le clito, je te jure elle va kiffer, pas directement sur son petit bout de chair, nan t'es pas un sauvage, tu fais ça correctement à travers son capuchon de peau, quand elle est bien chauffée tu lui passes un doigt entre les lèvres. Moi j’aime toutes les positions tant qu’elles se présentent spontanément, je vous le dis avec franchise, quoique j’aie un faible pour la levrette, je trouve qu’esthétiquement (d’un point de vue cohérence des formes et composition du cadre) c’est la plus aboutie. Et j’adore le bruit des cuisses qui tapent, celles de celui qui nique contre celles de celui qui est à quatre pattes. C’est beau d’être à quatre pattes. Je n’ai jamais aimé les accessoires ou les trucs compliqués, alors culbuter comme ça sur le lit comme des gentils animaux, c’est plutôt sympa, une bonne façon de commencer ou de terminer la journée, non ? Après je le laisse m’embrasser de la bouche jusqu’au sexe, descends avec ta langue, descends, descends. Je me tiens à l’oreiller. Elle s’accroche à tes épaules. Tu prends ses seins parce qu’elle est belle et que tu la veux, tu la prends à califourchon, bien vissée sur ta bite, parce que c’est bon et qu’on ne vit qu’une fois après tout. Je veux être nu sur mon lit, vidé repu en bonne santé jeune amoureux moi plein de toi toi plein de moi.

 

 

 

Le prolétariat veut l’amour, le prolétariat ne veut pas la guerre.

 

 

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