Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 15:47

 




Suite de l'article L'aventure de ton manuscrit dans une maison d'édition (ou : le critère de sélection, c'est la nature de la partouze)


 

editeur telephone



Vous avez envoyé votre manuscrit en trente-six exemplaires, inondant la France et la Navarre de votre prose.



Et, au bout d'un délai fort variable (une semaine à un an, voire plus...), un éditeur (ou un directeur de collection) vous appelle.


C'est là que les emmerdes vont commencer sérieusement, pour vous.

Croyez-moi, vous vous êtes foutu dans une belle merde. Et vous allez morfler joliment dans les mois, les années, qui suivront.


Je vous explique tout, bien entendu. Retrouvons notre ami Oussamo Bonladon et ses pérégrinations en compagnie de son manuscrit Le Grand roman champêtre.



Le coup de fil de l'éditeur


Oussamo est tranquille dans son bunker, en train de jouer au bridge.

Là, son téléphone portable sonne.

Oussamo jette un coup d'œil à l'écran du téléphone : 01 88 99 44 55. Mais qui donc peut l'appeler de Paris ?


- Allô ?

- Bonjour j'aimerais parler à Oussamo Bonladon.

- Mais c'est moi ! Bonjour.

- Je suis ravi de vous parler, Oussamo. Je suis Monsieur l'Editeur, j'ai reçu votre manuscrit Le Grand roman champêtre. Avez-vous trouvé un éditeur depuis ?


Bien sûr, Oussamo, en candide jeune écrivain inexpérimenté, répondra « non ».


- Ah c'est une bonne nouvelle pour moi, Oussamo ! Je suis très intéressé par votre manuscrit ! Quel talent ! C'est la première fois que je lis un manuscrit avec une partouze entre humains et lombrics. C'est très original ! Je suis enchanté.

- Ah oui, vraiment ?

Oussamo sue tout ce qu'il peut, le pauvre homme.

- Oui, c'est magnifique ! Vingt-cinq ans de métier, jamais vu ça ! Dites-moi sérieusement, vous n'avez pas eu d'autres retours d'éditeurs ? Peut-être que vous êtes en train de négocier, ou en train de travailler avec quelqu'un d'autre...

- Non, j'ai eu aucun retour... mis à part votre appel, bien sûr...

- Ah ah ! (très enthousiaste) Vous savez, ça m'a fait penser à Mouchaï Tsètsèv, votre roman. Le même genre d'écriture, percutante, la même exploration sans concession des vanités humaines... Vous connaissez Mouchaï Tsètsèv ?

- Euh... Oui... Enfin non...



Interrompons ici cette première conversation téléphonique.

Des choses très importantes sont à dire.


Premièrement, dans cette situation-là, vous allez tomber de votre chaise, vous mettre à trembler et à respirer par la bouche.

Votre élocution aura ainsi de fortes chances d'être désastreuse, vos propos incohérents, vos réponses stupides.


Ce n'est pas grave. L'éditeur est habitué à terroriser des auteurs débutants. Nous réagissons tous de la même manière, ou presque.

Les réponses monosyllabiques ne le refroidiront pas.


Il y en a même qui sont incapables de parler, au premier appel.

- Oussamo ?

- …..

- Oussamo je ne vous entends pas ?

- ….. Peux pas. …...... parler......

- Ah ah ! Vous êtes émotif, mon cher !

- …....

- Reprenez vos esprits, je vous rappelle demain !

- …..

- Au revoir.

- …...........


Là encore, ce n'est pas la fin du monde. L'éditeur – s'il est sérieux et réellement intéressé – vous rappellera.


Vous allez être tout chose, car vous considérez l'éditeur comme une sorte de thaumaturge capable de transcender votre vie.

Dans un sens, vous avez raison, mais il va surtout la transcender pour y foutre la merde.


Ne voyez jamais un éditeur comme un mec « sympa », qui « veut vous aider ». C'est plus facile à écrire, à dire, à conseiller, qu'à faire, j'en conviens. Mais essayez de vous mettre ce fait dans votre petite caboche, dès l'instant où vous envoyez des manuscrits par la poste : l'éditeur cherche son intérêt. Il ne va pas vous « sauver la vie », vous « faire sortir de l'anonymat », vous « prendre par la main ». Il va démolir votre vie, renâcler à vous faire sortir de l'anonymat et avant tout jalouser votre main, celle qui écrit.

Il faut réellement envisager la chose comme si vous cherchiez un travail. Moi, quand je cherche du travail, je pars du principe que j'organise un mariage de raison, et non pas un mariage d'amour. Je cherche un mec qui a besoin de moi. De l'autre côté, l'employeur cherche un salarié qui a besoin de lui. Je me méfie de l'employeur comme de la peste, étant donné que le rapport de forces est nettement à son avantage (c'est lui qui a les moyens de production et l'argent de mon salaire, et en plein chômage de masse, j'aurais du mal à mettre en œuvre mon seul moyen de pression : la grève). S'il me respecte, et que je le respecte, les choses devraient à peu près bien se passer. Nous sommes capables d'une collaboration un tant soi peu fructueuse.


Avec un éditeur, c'est exactement pareil. Il a besoin d'auteurs pour publier des livres. Vous, l'auteur, avez besoin d'un éditeur pour faire éditer votre livre et être rémunéré. Bien sûr, le rapport de forces est à son avantage. Il détient les moyens de production et l'argent de votre salaire. Quant à vous, vous êtes un auteur évoluant dans un contexte de chômage de masse littéraire intensif. Sur le marché du travail de l'écriture, l'offre en écrivains est de loin supérieure à la demande. Ok, vous en êtes conscient, mais rappelez-vous que vous officiez dans une industrie – qui est certes une industrie de la création, mais une industrie quand même. Vous n'êtes pas là pour ériger un autel dévoué à l'éditeur qui vous a rappelé. Il a besoin de vous. Très bien. Voyons un peu ce qu'il vous propose. En gardant toute votre méfiance.


Lors du premier appel, l'éditeur va vous faire quelques compliments (« magnifique », « jamais vu ça », « original », « jamais lu ça ailleurs ») et parfois quelques critiques (« c'est un peu trop long », « trop d'adverbes », « le style est quelques fois lourd »).

Je vous conseille de prendre un papier et un stylo, puis de tout noter ce que vous entendez.

Ne vous défendez pas sur les critiques négatives.

L'éditeur a besoin de vous critiquer. Il y a tout à parier qu'il ne pense même pas ce qu'il dit, en réalité. Ça lui fait plaisir, de vous trouver des défauts. Ça le rassure.

Contentez-vous de dire « oui oui », « d'accord », « ah bon ».


L'éditeur va aussi avoir tendance à vous comparer avec des auteurs que vous ne connaissez pas.

Ne faites pas semblant de connaître.

Oui, il vous prendra pour un plouc, mais il sera tout flatté d'avoir une culture littéraire supérieure à la vôtre.

Donc, quand il vous cite Mouchaï Tsètsèv et vous demande si vous connaissez, n'hésitez pas à répondre : non.

- Il faut que vous lisiez Mouchaï Tsètsèv ! s'enhardira-t-il.

Répondez oui et l'éditeur passera ensuite à autre chose.


Immanquablement, l'éditeur vous demandera si vous avez eu d'autres retours (positifs, on s'entend).

L'idéal, c'est de pouvoir répondre « oui ». Ça lui fout la pression.

Quand l'auteur répond très sincèrement « non personne ne m'a rappelé excepté vous, et comme vous pouvez l'entendre à ma voix, je suis quasiment prêt à vous tailler une pipe sur-le-champ tellement je suis plein de reconnaissance », l'éditeur est pénard. Sa première pensée, c'est « super, je suis pas obligé de le signer tout de suite. »

Et là, vous êtes grave dans la merde (voir plus loin le paragraphe sur l'option 2).

C'est à vous de voir.

Soit vous avez l'aplomb pour mentir, et vous pouvez répondre :

- Oui je suis en effet en contact avec une maison d'édition, mais leur proposition ne me semble pas très en adéquation avec ce que je souhaite et je suis donc toujours à la recherche d'un éditeur...

Auquel cas l'éditeur vous demandera :

- Je peux savoir qui est cet éditeur ?

- Eh bien, il m'a demandé une certaine discrétion, car ce serait pour le lancement d'une nouvelle collection dont le projet n'est pas, pour l'instant, rendu public. Mais parlons plutôt de vous...

Là il faut avoir des couilles, c'est vrai.


Soit vous n'avez pas l'aplomb pour mentir, et vous répondrez par la vérité.

Ce n'est pas très grave, encore une fois.

Mais l'éditeur pourra en profiter pour faire traîner les choses.


Le paradis, c'est quand en effet vous avez déjà eu un retour positif.

Ne serait-ce qu'un petit bristol avec une gentille appréciation du livre.

N'ayez aucun scrupule à « arranger » la vérité. Dites tout simplement :

- Oui, Monsieur Bidule des Editions Machin est intéressé par le roman. Je travaille sur une nouvelle version, plus en adéquation avec sa ligne éditoriale. Mais je suis libre comme l'air ( = je n'ai pas signé de contrat d'édition) et je reste ouvert à d'autres propositions.

Et si « la nouvelle version » n'existe pas, Monsieur Bidule ne vous l'ayant jamais réclamée, on s'en fout ! L'éditeur ne va pas aller vérifier. Et s'il le fait d'aventure, vous pourrez toujours plaider avoir mal compris le message griffonné sur le petit bristol de Monsieur Bidule.



Si, mieux encore, vous avez déjà eu un appel d'un éditeur intéressé, n'hésitez pas à le dire ! En arrangeant la vérité, s'il le faut, bien entendu.




Si au terme de l'entretien téléphonique, l'éditeur ne vous a pas donné ses coordonnées (numéro de ligne directe fixe, email, voire numéro de portable s'il n'est pas parano), ça sent très mauvais.





A ce stade du coup de téléphone, trois options s'offrent à vous.


1 / L'éditeur vous a appelé parce que vous êtes une jeune femme de 24 ans, et qu'il n'a pas réellement envie d'éditer votre livre. Ou bien, l'éditeur vous a appelé sur un coup de tête, mais il n'a pas les moyens d'éditer votre livre (typique des petites maisons d'édition).


2 / L'éditeur est réellement intéressé par votre livre, et a les moyens de l'éditer. Seulement, il ne peut pas éditer votre livre en l'état. Et il n'est pas près de vous faire signer un contrat d'édition. Il cherche plutôt un poulain à rajouter dans son écurie.


3 / L'éditeur vous propose directement un contrat d'édition.


L'option 3, c'est le jackpot (jackpot souvent pourri, mais jackpot quand même). Vous avez une chance sur dix pour que l'appel de l'éditeur relève de cette option.


Je me concentrerai donc sur l'option 3 dans le prochain article « Au secours, je vais signer un contrat d'édition ! ».


Pour l'instant, explorons les options 1 et 2.


 

 

 


Option 1 : ce connard d'éditeur se fout trop de ma gueule !

 

 


L'éditeur pervers


Au téléphone, l'éditeur insiste gravement sur votre âge, votre sexe, vous demande votre situation maritale, j'en passe et des meilleures.

Il vous donne ses coordonnées. Dans la foulée, il fixe un rendez-vous dans un café avec des rideaux très épais derrière la vitrine.

Comme vous êtes naïf et que vous n'avez rien senti venir, vous le rencontrez. L'éditeur vous déshabille du regard sans jamais parler de votre manuscrit. Il vous fait des avances.


FUYEZ.

Cet odieux personnage cherche un(e) amant(e), pas un auteur.



L'éditeur pas sérieux


Cas très fréquent des petites maisons d'édition dirigées par un mec qui se croit chez Gallimard (ou « DC » - directeur de collection – au Seuil).

L'éditeur vous appelle donc pour la première fois et commence à déblatérer n'importe quoi.

- Oui alors malheureusement je ne peux pas vous proposer de contrat d'édition... Enfin je ne suis pas sûr... Nous n'avons pas assez de financement pour cette année... Mais l'année prochaine ? Pourquoi pas ? Qu'en pensez-vous ?

Après quoi, pour noyer votre méfiance, il part dans une grande tirade sur les résultats de la Ligue 1 de football en Biélorussie.


FUYEZ.

Ce mec-là ne vous éditera jamais.

Et son petit jeu, il peut le faire durer longtemps – je connais des gens qui se sont accrochés à ces types-là pendant des années ! Sans avoir jamais vu le bout d'un contrat d'édition, il va de soi...


Un éditeur sérieux ne parle pas de son financement à un auteur. Quelle que soit la taille de la maison d'édition. Le financement d'un livre n'est pas votre problème, vous n'êtes pas concerné par ce domaine-là, et vous n'avez rien à savoir à ce sujet.


Acquiescez poliment, promettez de réfléchir à la situation et ne recontactez pas ce grossier personnage.

S'il propose une rencontre, vous pouvez toujours y aller, si cela ne vous coûte pas d'argent et que vous avez envie de vous marrer. Face à vous, il répétera le même baratin sur son impossibilité financière de vous éditer dans l'immédiat. Acquiescez poliment, promettez, etc...


Continuez à chercher ailleurs.



L'éditeur qui vous demande du pognon


- Alors oui, j'aime beaucoup votre manuscrit. Vous savez, nous sommes une petite structure et nos fins de mois sont difficiles... Vous serait-il possible d'avancer les frais d'édition et blablabla...


FUYEZ.


Un contrat à compte d'éditeur n'exige aucune implication financière de la part de l'auteur. C'est dit, c'est retenu et c'est appliqué une bonne fois pour toutes.






Ah, l'âcre goût d'échec qu'éprouve l'auteur tout juste réchappé de l'option 1 !

Vous vous sentez nul, vous êtes anéanti.

Vous aviez placé tant d'espoirs en cet être qui s'est : soit avéré être un pervers, soit un incompétent, soit un arnaqueur.

Vous songez à abandonner l'écriture.


Ne vous inquiétez pas. On est tous passés par là.

Tous les auteurs que je connais ont eu des débuts chaotiques. Editeur pervers, éditeur pas sérieux, éditeur arnaqueur, nous avons tous tâté de la chose, avons tous mordu la poussière un jour ou l'autre.


Vous vous en remettrez.

Continuez d'envoyer vos manuscrits. Ces viles personnages n'auront pas la joie de vous avoir poussé au hara-kiri littéraire, tout de même !




Option 2 : ce connard d'éditeur croit que je vais bosser gratuitement (et le pire c'est que je vais le faire) !



Reprenons notre premier appel téléphonique.


- Mais c'est magnifique, votre manuscrit, ça me rappelle Mouchaï Tsètsèv ! Pour ce style très percutant... Vous connaissez Mouchaï Tsètsèv ?

- Oui... Euh enfin, non...

- Il faut absolument que vous lisiez Mouchaï Tsètsèv !

- Oui oui...

- Bon, écoutez Oussamo, je suis bien embêté. J'ai pensé à éditer votre manuscrit dans ma collection mais...

Là, le cœur d'Oussamo fait un grand bond dans sa cage thoracique.

- En fait, ça ne correspond pas tout à fait à mes critères de collection... Eh oui... Je dois respecter certaines petites choses qui font tout le sel de mes bouquins, hé hé ! Mais je suis sûr qu'en le travaillant un peu, « on » pourrait arriver à en faire un roman tout à fait publiable pour moi. Ça vous dit ? Je ne veux pas vous forcer, mais bon...


Nous sommes là dans le cas de figure le plus récurrent : l'éditeur qui va vous faire réécrire plusieurs fois votre livre sans vous avoir fait signer de contrat d'édition.


Sachez-le définitivement : s'il ne vous le fait pas signer tout de suite, c'est parce qu'il y a de fortes chances qu'il ne le fasse jamais.


Lui, de cette cruelle vérité, il en est tout à fait conscient.


Vous, vous ne l'étiez pas, jusqu'à ce que vous deveniez un lecteur émérite du blog de Stoni.


Il y en a qui vous l'annonceront très sincèrement : « changeons le roman, peut-être que ça marchera, peut-être pas ».

Vous comprenez très vite qu'on vous demande de réécrire votre livre, sans vous rémunérer.


Il y en a qui vous le diront avec moins d'honnêteté : « vous devriez changer ceci, et cela, et ceci dans le manuscrit » – la somme des « ceci » et « cela » équivalant ni plus ni moins à réécrire entièrement votre livre.


Si l'éditeur qui vous propose ce petit jeu-là – car c'est un jeu, rien d'autre – est un éditeur d'une grande maison d'édition, ou d'une maison d'édition modeste mais bien réputée, ou un éditeur dont vous admirez particulièrement la ligne éditoriale, j'ai envie de vous dire : faites-le quand même.


Il est à savoir que l'option 2 est une spécialité des grandes maisons d'édition.


Si c'est Les Editions du Berry Bucolique qui vous le proposent, fuyez.


Bien entendu, ne jouez pas à ça si un autre éditeur (sérieux) vous a proposé un contrat d'édition !




Acceptez l'option 2 à la condition obligatoire que l'éditeur vous ait donné ses coordonnées (ligne directe fixe, email, portable), gage d'un minimum de sérieux, et d'autant plus s'il vous propose de vous rencontrer physiquement.




Ensuite, c'est votre choix d'auteur. Voulez-vous réécrire votre livre ? Acceptez-vous de travailler pour quelqu'un qui ne vous éditera certainement pas ? A vous de prendre la décision.


Dans tous les cas, quoi qu'il en soit, vous êtes grave dans la merde.





Pourquoi, moi, je conseille d'accepter ce genre de collaboration ?


D'une, vous allez apprendre plein de choses.


De deux, vous avez désormais un contact, qui prétend être votre mentor. Voyez-le comme un pion qui pourra vous servir.


De trois, on vous demandera presque toujours de retoucher le livre, même quand vous signerez un contrat d'édition.

Cela vous habitue à triturer votre œuvre.



L'éditeur vous propose donc de réécrire un livre « plus en conformité avec les exigences de sa collection ».

Vous avez une chance sur cent pour, qu'au terme de votre périple (ça peut durer trois ans, avec quinze réécritures), il vous édite pour de bon – malgré tout ce qu'il pourra vous promettre.


N'empêche, ça vous occupe et ça vous évite de déprimer.


Et pendant ce temps, vous continuez IMPERATIVEMENT à inonder la France et la Navarre de votre prose.

Envoyez vos nouvelles versions travaillées avec l'éditeur, au fil des réécritures, en changeant le titre de temps en temps.


Ne mentionnez jamais votre travail avec l'éditeur dans votre lettre d'accompagnement. Ne parlez pas de lui non plus (sauf si on vous rappelle, là, vous pouvez enfin répondre que vous avez quelqu'un d'intéressé, et c'est vrai ! ).


Si entre temps vous trouvez un autre éditeur prêt à vous faire signer un contrat d'édition, courrez vous jeter dans ses bras !


Il faut être aussi conscient que, dans l'option 2, l'éditeur peut tout à coup se désintéresser de vous.

Vous travaillez sur la réécriture du roman, et vous lui l'envoyez.

L'éditeur est capable de vous faire parvenir en toute réponse UNE LETTRE DE REFUS SIGNEE PAR LE SERVICE MANUSCRITS ! Ultime humiliation ! Paroxysme de mépris !




Il faut vraiment vous attendre à tout, avec ces gens-là.


Mais, l'option 2, c'est un bon entraînement et une certaine manière de poser le pied dans la fourmilière.






La prochaine fois, nous verrons à quel point vous êtes encore plus dans la merde quand on vous sort le grand jeu (soit, le menu Potatoes chez McDonald) : le contrat d'édition.





Partager cet article

Repost 0

commentaires

Dickye 08/06/2015 19:55

Bonjour, option 2.1 ... et de quoi s'agit-il lorsqu'un éditeur (connu et bien coté) nous demande des sous pour nous corriger quelques bricoles, nous assurant qu'ensuite il va nous publier (avant de nous proposer un contrat) ? s'agit-il systématiquement d'une arnaque? la somme est peu importante, faut-il risquer ?

Dickye 19/07/2015 17:05

je suis au Québec, mais j'imagine que ce genre d'escroquerie n,existe pas qu'ici...

stoni 19/07/2015 12:22

Dollars ???? pourquoi des dollars ???

Dickye 17/07/2015 15:49

Eh bien voilà je confirme ! le bien connu et bien côté éditeur est en fait un arnaqueur de première ! Il m'a fait payer 250 dollars pour des corrections après m'avoir assuré avec un aplomb déconcertant (verbalement bien sûr) qu'il allait me publier ! et, six mois plus tard après avoir habilement évité de répondre à tous mes messages, m'envoie un banal refus comme si rien n'était jamais arrivé ! Me suis faite avoir comme un bleu !!!

stoni 13/06/2015 11:25

C'est impossible, c'est de l'usurpation d'identité...

Dickye 11/06/2015 18:55

oui, bien connu, justement c'est là tout le dilemme !

Toto 20/02/2015 13:21

Bonjour Stoni, qu'entends tu par "L'éditeur cherche plutôt un poulain à rajouter dans son écurie" ? Est-ce que l'éditeur a une petite cour d'écrivains dans lesquels il décèle un potentiel et se dit qu'un jour, ils écriront peut-être quelque chose qu'il aura envie de publier ?

stoni 21/02/2015 15:27

Euh ouais, c'est exactement ça ! Tous ne recourent pas à cette pratique, mais j'en ai connus qui entretiennent leur petite cour d'aspirants auteurs publiés.

bestetti philippe 13/02/2014 16:43

J'ai voulu editer plusieurs manuscrits concernant les deux guerres mondiales. Si l'un d'eux a été a peu près concluant avec un contrat de presse (fixe), d'autres m'ont été retournés. L'un d'eux s'intitulait "la bataille de verdun au jour le jour". L'éditeur me l'a retourné, non intéressé. Trois ou quatre ans après ce même éditeur sort un ouvrage du meme genre mais avec des témoignages différents.
Décidé, aujourd'hui soit je vend mon ou mes ouvages via internet , imprimés sur pc avec imprimante laser couleur pour les photos et fixation des pages par encoleuse ou je vend par annonces diverses.

Le Ripou 06/07/2013 10:00

Grandissime Stoni,
T'as oublié la question "Vous faites quoi comme métier?". la, c'est duraille. Tu peux pas dire "J'anime une émission télé" ou "ancien repris de justice" alors t'es obligé de dire "Oh, moi je vends des lingettes à lunettes chez Optic 2003". C'est quoi cette question qui te fait te demander si t'as pas choisi le mauvais métier alimentaire tout d'un coup? C'est trop marrant parce que dans un entretien d'embauche, ça me perturberait pas du tout comme question mais que ce soit un éditeur qui me la pose pour décider s'il va me prendre dans son écurie ou pas, j'sais pas, ça me dérange. C'est stupide comme réaction, j'peux pas expliquer pourquoi ça m'a mis mal à l'aise. Moi je vois un tableau d'un peintre amateur qui me plait et que je voudrais acheter, je ne vais pas demander à l'artiste qu'est-ce qu'il fait pour gagner sa croûte quand il vend pas des toiles. T'as une idée ?

Le Ripou 07/07/2013 09:56

Merci Stoni pour prendre le temps de répondre. J'te jure que ce gars m'a posé ces questions avec le ton du mec qui cogite dans sa tête. Et dans sa tête, je ne voyais rien. Je ne savais pas où il voulait en venir. Bon, moi je lui ai dit la vérité. J'allais pas prétendre, c'est pas mon style. Mais t'as sans doute raison, ça ne l'a pas refroidi pour autant, pas qu'il ait été très chaud de toute façon sur un autre sujet que sa propre vision des choses. Bon, je te laisse, une huitième re-lecture à faire. Merci encore.

Stoni 07/07/2013 09:04

T'inquiète y'a pas de mauvaises réponses à ce genre de question. Ton métier ou tes lectures n'auront aucune influence sur le choix d'un éditeur.
Seul le manuscrit compte. Uniquement le manuscrit.
Combien de fois devrais-je l'écrire ?

Tu sais je suis ouvrier et je ne lis presque pas de romans. Mais j'ai été édité. Donc bon. Je crois que n'importe qui peut y arriver.
Tu as très bien répondu, t'en fais pas.

Le Ripou 06/07/2013 12:08

Et pendant que j'y suis, une autre question qu'on m'a posé : "Vous lisez quoi en ce moment ? C'est quoi vos inspirations?" ou un truc du genre. Le Guide Bleu 1978 de l'URSS j'ai répondu, parce que mon roman, c'est là qu'il se déroule plus ou moins. Il s'attendait à quoi ? Est-ce que j'ai merdé ?
Stoni, tu sais pas à quel point partager ton expérience de jeune auteur nous aide. Merci.

Emilie Bouton 04/07/2013 10:56

Ca y est ! Dépucelée enfin ! Rappel de l'éditeur, grosse boîte, petite collection dont je n'ai jamais entendu parler, enfin c'est moi qui rappelle vu qu'on m'a passé le message que mon manu avait un gros potentiel et que je devais rappeler dare-dare le directeur de collection. Après une nuit assez courte, le gars m'explique que la première partie est très intéressante mais le reste c'est banal, déjà vu, déjà fait, par contre si je pouvais ré-écrire tout le roman basé sur les prémisses du premier chapitre et transformer mon thriller en roman d'amour, ça le ferait tout à fait pour sa nouvelle collection parce que les romans d'amour ça le fait kiffer et sa collection de thriller, elle ne fonctionne pas du tout et ils vont l'arrêter. M'est avis qu'il s'est planté grave avec sa collection et qu'il va se retrouver à Pôle Emploi d'ici peu s'il ne dégote pas des romans d'amour rapido, du coup, comme il a dû aimer mon style pénétrant, il s'est dit : cette petite va le faire. Très grosse boîte mais pas vraiment au top de sa forme vu que son site web très moche a été dernièrement mis à jour il y a deux ans. Dois-je avoir des regrets ?

Emilie Bouton 04/07/2013 14:33

Ouais, c'est ce que mon copain a dit aussi, sauf que comme je le vois venir, va me falloir un an pour ré-écrire un roman dans un style qu'est pas du tout le mien, me violenter ma petite cervelle pour ses beaux yeux et d'ici là le gars travaillera plus dans la boîte ou il m'aura oubliée ou on lui aura confié la rubrique mots-croisés et j'aurais l'air fine. J'vais sécher mes larmes, me refaire une beauté fatale et tenter ma chance ailleurs.

Stoni 04/07/2013 13:26

ben t'es dans l'option 2 c'est toi qui vois. tu as lu ce que je conseille à ce sujet dans l'article.

Présentation

  • : Le blog de stoni
  • Le blog de stoni
  • : Blog d'un jeune écrivain... en direct depuis les tréfonds de la praxis. Ma vie matérialiste, ma cigarette électronique, du marxisme-léninisme et tous mes malheurs d'auteur publié.
  • Contact

Aide des auteurs

  LE MEILLEUR DES ARTICLES SUR L'EDITION ET L'ECRITURE...

 

Commencer un roman : au secours !

 

Mon roman est-il publiable ?

 

Mes romans n'intéressent personne !

 

Y'a-t-il un âge minimum pour être édité ?

 

Trop vieux pour être édité ?

 

 

Préparer son manuscrit / la lecture des manus

 

Améliorer son manuscrit

 

 

Comment avoir un bon style

 

Les méthodes et ateliers d'écritures

 

Par qui se faire relire avant d'envoyer le manuscrit ?

 

Mon avis sur les coachs et conseillers littéraires

 

L'importance d'un bon niveau de langue

 

Protéger son manuscrit

 

A qui envoyer son manuscrit (la ligne éditoriale)

 

Faut-il rappeler les éditeurs ?

 

Comprendre l'édition : 1

 

Comprendre l'édition : 2 (le comité de lecture)

 

Premiers contacts avec l'édition

 

Arnaques : édition numériquel'Harmattan Léo Scheer et les Nouveaux Auteurs

 

Des noms de bons éditeurs ?

 

Le contrat d'édition

 

Comment repérer un mauvais éditeur avant de signer

 

L'importance de la distribution / diffusion


Combien gagne un écrivain ?

 

Négocier son à-valoir

 


Négocier les corrections demandées par l'éditeur

 

 

La dure réalité du monde de l'édition

 

Faire éditer des nouvelles

 

La promotion du roman : critiques et publicité

 

Je suis à la Fnac, et alors ?


Je suis passé sur France Culture, et alors ?


Les critiques négatives, que faire ?

 

 

 

 

Et bien sûr tous les articles sur ma vie d'écrivain au jour le jour.


 

 

 

POUR M'ECRIRE C'EST ICI SVP

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Contacter le Stoni 1983

Flux RSS

http://stoni1983.over-blog.com/rss