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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 15:47

 




Suite de l'article L'aventure de ton manuscrit dans une maison d'édition (ou : le critère de sélection, c'est la nature de la partouze)


 

editeur telephone



Vous avez envoyé votre manuscrit en trente-six exemplaires, inondant la France et la Navarre de votre prose.



Et, au bout d'un délai fort variable (une semaine à un an, voire plus...), un éditeur (ou un directeur de collection) vous appelle.


C'est là que les emmerdes vont commencer sérieusement, pour vous.

Croyez-moi, vous vous êtes foutu dans une belle merde. Et vous allez morfler joliment dans les mois, les années, qui suivront.


Je vous explique tout, bien entendu. Retrouvons notre ami Oussamo Bonladon et ses pérégrinations en compagnie de son manuscrit Le Grand roman champêtre.



Le coup de fil de l'éditeur


Oussamo est tranquille dans son bunker, en train de jouer au bridge.

Là, son téléphone portable sonne.

Oussamo jette un coup d'œil à l'écran du téléphone : 01 88 99 44 55. Mais qui donc peut l'appeler de Paris ?


- Allô ?

- Bonjour j'aimerais parler à Oussamo Bonladon.

- Mais c'est moi ! Bonjour.

- Je suis ravi de vous parler, Oussamo. Je suis Monsieur l'Editeur, j'ai reçu votre manuscrit Le Grand roman champêtre. Avez-vous trouvé un éditeur depuis ?


Bien sûr, Oussamo, en candide jeune écrivain inexpérimenté, répondra « non ».


- Ah c'est une bonne nouvelle pour moi, Oussamo ! Je suis très intéressé par votre manuscrit ! Quel talent ! C'est la première fois que je lis un manuscrit avec une partouze entre humains et lombrics. C'est très original ! Je suis enchanté.

- Ah oui, vraiment ?

Oussamo sue tout ce qu'il peut, le pauvre homme.

- Oui, c'est magnifique ! Vingt-cinq ans de métier, jamais vu ça ! Dites-moi sérieusement, vous n'avez pas eu d'autres retours d'éditeurs ? Peut-être que vous êtes en train de négocier, ou en train de travailler avec quelqu'un d'autre...

- Non, j'ai eu aucun retour... mis à part votre appel, bien sûr...

- Ah ah ! (très enthousiaste) Vous savez, ça m'a fait penser à Mouchaï Tsètsèv, votre roman. Le même genre d'écriture, percutante, la même exploration sans concession des vanités humaines... Vous connaissez Mouchaï Tsètsèv ?

- Euh... Oui... Enfin non...



Interrompons ici cette première conversation téléphonique.

Des choses très importantes sont à dire.


Premièrement, dans cette situation-là, vous allez tomber de votre chaise, vous mettre à trembler et à respirer par la bouche.

Votre élocution aura ainsi de fortes chances d'être désastreuse, vos propos incohérents, vos réponses stupides.


Ce n'est pas grave. L'éditeur est habitué à terroriser des auteurs débutants. Nous réagissons tous de la même manière, ou presque.

Les réponses monosyllabiques ne le refroidiront pas.


Il y en a même qui sont incapables de parler, au premier appel.

- Oussamo ?

- …..

- Oussamo je ne vous entends pas ?

- ….. Peux pas. …...... parler......

- Ah ah ! Vous êtes émotif, mon cher !

- …....

- Reprenez vos esprits, je vous rappelle demain !

- …..

- Au revoir.

- …...........


Là encore, ce n'est pas la fin du monde. L'éditeur – s'il est sérieux et réellement intéressé – vous rappellera.


Vous allez être tout chose, car vous considérez l'éditeur comme une sorte de thaumaturge capable de transcender votre vie.

Dans un sens, vous avez raison, mais il va surtout la transcender pour y foutre la merde.


Ne voyez jamais un éditeur comme un mec « sympa », qui « veut vous aider ». C'est plus facile à écrire, à dire, à conseiller, qu'à faire, j'en conviens. Mais essayez de vous mettre ce fait dans votre petite caboche, dès l'instant où vous envoyez des manuscrits par la poste : l'éditeur cherche son intérêt. Il ne va pas vous « sauver la vie », vous « faire sortir de l'anonymat », vous « prendre par la main ». Il va démolir votre vie, renâcler à vous faire sortir de l'anonymat et avant tout jalouser votre main, celle qui écrit.

Il faut réellement envisager la chose comme si vous cherchiez un travail. Moi, quand je cherche du travail, je pars du principe que j'organise un mariage de raison, et non pas un mariage d'amour. Je cherche un mec qui a besoin de moi. De l'autre côté, l'employeur cherche un salarié qui a besoin de lui. Je me méfie de l'employeur comme de la peste, étant donné que le rapport de forces est nettement à son avantage (c'est lui qui a les moyens de production et l'argent de mon salaire, et en plein chômage de masse, j'aurais du mal à mettre en œuvre mon seul moyen de pression : la grève). S'il me respecte, et que je le respecte, les choses devraient à peu près bien se passer. Nous sommes capables d'une collaboration un tant soi peu fructueuse.


Avec un éditeur, c'est exactement pareil. Il a besoin d'auteurs pour publier des livres. Vous, l'auteur, avez besoin d'un éditeur pour faire éditer votre livre et être rémunéré. Bien sûr, le rapport de forces est à son avantage. Il détient les moyens de production et l'argent de votre salaire. Quant à vous, vous êtes un auteur évoluant dans un contexte de chômage de masse littéraire intensif. Sur le marché du travail de l'écriture, l'offre en écrivains est de loin supérieure à la demande. Ok, vous en êtes conscient, mais rappelez-vous que vous officiez dans une industrie – qui est certes une industrie de la création, mais une industrie quand même. Vous n'êtes pas là pour ériger un autel dévoué à l'éditeur qui vous a rappelé. Il a besoin de vous. Très bien. Voyons un peu ce qu'il vous propose. En gardant toute votre méfiance.


Lors du premier appel, l'éditeur va vous faire quelques compliments (« magnifique », « jamais vu ça », « original », « jamais lu ça ailleurs ») et parfois quelques critiques (« c'est un peu trop long », « trop d'adverbes », « le style est quelques fois lourd »).

Je vous conseille de prendre un papier et un stylo, puis de tout noter ce que vous entendez.

Ne vous défendez pas sur les critiques négatives.

L'éditeur a besoin de vous critiquer. Il y a tout à parier qu'il ne pense même pas ce qu'il dit, en réalité. Ça lui fait plaisir, de vous trouver des défauts. Ça le rassure.

Contentez-vous de dire « oui oui », « d'accord », « ah bon ».


L'éditeur va aussi avoir tendance à vous comparer avec des auteurs que vous ne connaissez pas.

Ne faites pas semblant de connaître.

Oui, il vous prendra pour un plouc, mais il sera tout flatté d'avoir une culture littéraire supérieure à la vôtre.

Donc, quand il vous cite Mouchaï Tsètsèv et vous demande si vous connaissez, n'hésitez pas à répondre : non.

- Il faut que vous lisiez Mouchaï Tsètsèv ! s'enhardira-t-il.

Répondez oui et l'éditeur passera ensuite à autre chose.


Immanquablement, l'éditeur vous demandera si vous avez eu d'autres retours (positifs, on s'entend).

L'idéal, c'est de pouvoir répondre « oui ». Ça lui fout la pression.

Quand l'auteur répond très sincèrement « non personne ne m'a rappelé excepté vous, et comme vous pouvez l'entendre à ma voix, je suis quasiment prêt à vous tailler une pipe sur-le-champ tellement je suis plein de reconnaissance », l'éditeur est pénard. Sa première pensée, c'est « super, je suis pas obligé de le signer tout de suite. »

Et là, vous êtes grave dans la merde (voir plus loin le paragraphe sur l'option 2).

C'est à vous de voir.

Soit vous avez l'aplomb pour mentir, et vous pouvez répondre :

- Oui je suis en effet en contact avec une maison d'édition, mais leur proposition ne me semble pas très en adéquation avec ce que je souhaite et je suis donc toujours à la recherche d'un éditeur...

Auquel cas l'éditeur vous demandera :

- Je peux savoir qui est cet éditeur ?

- Eh bien, il m'a demandé une certaine discrétion, car ce serait pour le lancement d'une nouvelle collection dont le projet n'est pas, pour l'instant, rendu public. Mais parlons plutôt de vous...

Là il faut avoir des couilles, c'est vrai.


Soit vous n'avez pas l'aplomb pour mentir, et vous répondrez par la vérité.

Ce n'est pas très grave, encore une fois.

Mais l'éditeur pourra en profiter pour faire traîner les choses.


Le paradis, c'est quand en effet vous avez déjà eu un retour positif.

Ne serait-ce qu'un petit bristol avec une gentille appréciation du livre.

N'ayez aucun scrupule à « arranger » la vérité. Dites tout simplement :

- Oui, Monsieur Bidule des Editions Machin est intéressé par le roman. Je travaille sur une nouvelle version, plus en adéquation avec sa ligne éditoriale. Mais je suis libre comme l'air ( = je n'ai pas signé de contrat d'édition) et je reste ouvert à d'autres propositions.

Et si « la nouvelle version » n'existe pas, Monsieur Bidule ne vous l'ayant jamais réclamée, on s'en fout ! L'éditeur ne va pas aller vérifier. Et s'il le fait d'aventure, vous pourrez toujours plaider avoir mal compris le message griffonné sur le petit bristol de Monsieur Bidule.



Si, mieux encore, vous avez déjà eu un appel d'un éditeur intéressé, n'hésitez pas à le dire ! En arrangeant la vérité, s'il le faut, bien entendu.




Si au terme de l'entretien téléphonique, l'éditeur ne vous a pas donné ses coordonnées (numéro de ligne directe fixe, email, voire numéro de portable s'il n'est pas parano), ça sent très mauvais.





A ce stade du coup de téléphone, trois options s'offrent à vous.


1 / L'éditeur vous a appelé parce que vous êtes une jeune femme de 24 ans, et qu'il n'a pas réellement envie d'éditer votre livre. Ou bien, l'éditeur vous a appelé sur un coup de tête, mais il n'a pas les moyens d'éditer votre livre (typique des petites maisons d'édition).


2 / L'éditeur est réellement intéressé par votre livre, et a les moyens de l'éditer. Seulement, il ne peut pas éditer votre livre en l'état. Et il n'est pas près de vous faire signer un contrat d'édition. Il cherche plutôt un poulain à rajouter dans son écurie.


3 / L'éditeur vous propose directement un contrat d'édition.


L'option 3, c'est le jackpot (jackpot souvent pourri, mais jackpot quand même). Vous avez une chance sur dix pour que l'appel de l'éditeur relève de cette option.


Je me concentrerai donc sur l'option 3 dans le prochain article « Au secours, je vais signer un contrat d'édition ! ».


Pour l'instant, explorons les options 1 et 2.


 

 

 


Option 1 : ce connard d'éditeur se fout trop de ma gueule !

 

 


L'éditeur pervers


Au téléphone, l'éditeur insiste gravement sur votre âge, votre sexe, vous demande votre situation maritale, j'en passe et des meilleures.

Il vous donne ses coordonnées. Dans la foulée, il fixe un rendez-vous dans un café avec des rideaux très épais derrière la vitrine.

Comme vous êtes naïf et que vous n'avez rien senti venir, vous le rencontrez. L'éditeur vous déshabille du regard sans jamais parler de votre manuscrit. Il vous fait des avances.


FUYEZ.

Cet odieux personnage cherche un(e) amant(e), pas un auteur.



L'éditeur pas sérieux


Cas très fréquent des petites maisons d'édition dirigées par un mec qui se croit chez Gallimard (ou « DC » - directeur de collection – au Seuil).

L'éditeur vous appelle donc pour la première fois et commence à déblatérer n'importe quoi.

- Oui alors malheureusement je ne peux pas vous proposer de contrat d'édition... Enfin je ne suis pas sûr... Nous n'avons pas assez de financement pour cette année... Mais l'année prochaine ? Pourquoi pas ? Qu'en pensez-vous ?

Après quoi, pour noyer votre méfiance, il part dans une grande tirade sur les résultats de la Ligue 1 de football en Biélorussie.


FUYEZ.

Ce mec-là ne vous éditera jamais.

Et son petit jeu, il peut le faire durer longtemps – je connais des gens qui se sont accrochés à ces types-là pendant des années ! Sans avoir jamais vu le bout d'un contrat d'édition, il va de soi...


Un éditeur sérieux ne parle pas de son financement à un auteur. Quelle que soit la taille de la maison d'édition. Le financement d'un livre n'est pas votre problème, vous n'êtes pas concerné par ce domaine-là, et vous n'avez rien à savoir à ce sujet.


Acquiescez poliment, promettez de réfléchir à la situation et ne recontactez pas ce grossier personnage.

S'il propose une rencontre, vous pouvez toujours y aller, si cela ne vous coûte pas d'argent et que vous avez envie de vous marrer. Face à vous, il répétera le même baratin sur son impossibilité financière de vous éditer dans l'immédiat. Acquiescez poliment, promettez, etc...


Continuez à chercher ailleurs.



L'éditeur qui vous demande du pognon


- Alors oui, j'aime beaucoup votre manuscrit. Vous savez, nous sommes une petite structure et nos fins de mois sont difficiles... Vous serait-il possible d'avancer les frais d'édition et blablabla...


FUYEZ.


Un contrat à compte d'éditeur n'exige aucune implication financière de la part de l'auteur. C'est dit, c'est retenu et c'est appliqué une bonne fois pour toutes.






Ah, l'âcre goût d'échec qu'éprouve l'auteur tout juste réchappé de l'option 1 !

Vous vous sentez nul, vous êtes anéanti.

Vous aviez placé tant d'espoirs en cet être qui s'est : soit avéré être un pervers, soit un incompétent, soit un arnaqueur.

Vous songez à abandonner l'écriture.


Ne vous inquiétez pas. On est tous passés par là.

Tous les auteurs que je connais ont eu des débuts chaotiques. Editeur pervers, éditeur pas sérieux, éditeur arnaqueur, nous avons tous tâté de la chose, avons tous mordu la poussière un jour ou l'autre.


Vous vous en remettrez.

Continuez d'envoyer vos manuscrits. Ces viles personnages n'auront pas la joie de vous avoir poussé au hara-kiri littéraire, tout de même !




Option 2 : ce connard d'éditeur croit que je vais bosser gratuitement (et le pire c'est que je vais le faire) !



Reprenons notre premier appel téléphonique.


- Mais c'est magnifique, votre manuscrit, ça me rappelle Mouchaï Tsètsèv ! Pour ce style très percutant... Vous connaissez Mouchaï Tsètsèv ?

- Oui... Euh enfin, non...

- Il faut absolument que vous lisiez Mouchaï Tsètsèv !

- Oui oui...

- Bon, écoutez Oussamo, je suis bien embêté. J'ai pensé à éditer votre manuscrit dans ma collection mais...

Là, le cœur d'Oussamo fait un grand bond dans sa cage thoracique.

- En fait, ça ne correspond pas tout à fait à mes critères de collection... Eh oui... Je dois respecter certaines petites choses qui font tout le sel de mes bouquins, hé hé ! Mais je suis sûr qu'en le travaillant un peu, « on » pourrait arriver à en faire un roman tout à fait publiable pour moi. Ça vous dit ? Je ne veux pas vous forcer, mais bon...


Nous sommes là dans le cas de figure le plus récurrent : l'éditeur qui va vous faire réécrire plusieurs fois votre livre sans vous avoir fait signer de contrat d'édition.


Sachez-le définitivement : s'il ne vous le fait pas signer tout de suite, c'est parce qu'il y a de fortes chances qu'il ne le fasse jamais.


Lui, de cette cruelle vérité, il en est tout à fait conscient.


Vous, vous ne l'étiez pas, jusqu'à ce que vous deveniez un lecteur émérite du blog de Stoni.


Il y en a qui vous l'annonceront très sincèrement : « changeons le roman, peut-être que ça marchera, peut-être pas ».

Vous comprenez très vite qu'on vous demande de réécrire votre livre, sans vous rémunérer.


Il y en a qui vous le diront avec moins d'honnêteté : « vous devriez changer ceci, et cela, et ceci dans le manuscrit » – la somme des « ceci » et « cela » équivalant ni plus ni moins à réécrire entièrement votre livre.


Si l'éditeur qui vous propose ce petit jeu-là – car c'est un jeu, rien d'autre – est un éditeur d'une grande maison d'édition, ou d'une maison d'édition modeste mais bien réputée, ou un éditeur dont vous admirez particulièrement la ligne éditoriale, j'ai envie de vous dire : faites-le quand même.


Il est à savoir que l'option 2 est une spécialité des grandes maisons d'édition.


Si c'est Les Editions du Berry Bucolique qui vous le proposent, fuyez.


Bien entendu, ne jouez pas à ça si un autre éditeur (sérieux) vous a proposé un contrat d'édition !




Acceptez l'option 2 à la condition obligatoire que l'éditeur vous ait donné ses coordonnées (ligne directe fixe, email, portable), gage d'un minimum de sérieux, et d'autant plus s'il vous propose de vous rencontrer physiquement.




Ensuite, c'est votre choix d'auteur. Voulez-vous réécrire votre livre ? Acceptez-vous de travailler pour quelqu'un qui ne vous éditera certainement pas ? A vous de prendre la décision.


Dans tous les cas, quoi qu'il en soit, vous êtes grave dans la merde.





Pourquoi, moi, je conseille d'accepter ce genre de collaboration ?


D'une, vous allez apprendre plein de choses.


De deux, vous avez désormais un contact, qui prétend être votre mentor. Voyez-le comme un pion qui pourra vous servir.


De trois, on vous demandera presque toujours de retoucher le livre, même quand vous signerez un contrat d'édition.

Cela vous habitue à triturer votre œuvre.



L'éditeur vous propose donc de réécrire un livre « plus en conformité avec les exigences de sa collection ».

Vous avez une chance sur cent pour, qu'au terme de votre périple (ça peut durer trois ans, avec quinze réécritures), il vous édite pour de bon – malgré tout ce qu'il pourra vous promettre.


N'empêche, ça vous occupe et ça vous évite de déprimer.


Et pendant ce temps, vous continuez IMPERATIVEMENT à inonder la France et la Navarre de votre prose.

Envoyez vos nouvelles versions travaillées avec l'éditeur, au fil des réécritures, en changeant le titre de temps en temps.


Ne mentionnez jamais votre travail avec l'éditeur dans votre lettre d'accompagnement. Ne parlez pas de lui non plus (sauf si on vous rappelle, là, vous pouvez enfin répondre que vous avez quelqu'un d'intéressé, et c'est vrai ! ).


Si entre temps vous trouvez un autre éditeur prêt à vous faire signer un contrat d'édition, courrez vous jeter dans ses bras !


Il faut être aussi conscient que, dans l'option 2, l'éditeur peut tout à coup se désintéresser de vous.

Vous travaillez sur la réécriture du roman, et vous lui l'envoyez.

L'éditeur est capable de vous faire parvenir en toute réponse UNE LETTRE DE REFUS SIGNEE PAR LE SERVICE MANUSCRITS ! Ultime humiliation ! Paroxysme de mépris !




Il faut vraiment vous attendre à tout, avec ces gens-là.


Mais, l'option 2, c'est un bon entraînement et une certaine manière de poser le pied dans la fourmilière.






La prochaine fois, nous verrons à quel point vous êtes encore plus dans la merde quand on vous sort le grand jeu (soit, le menu Potatoes chez McDonald) : le contrat d'édition.





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commentaires

Adriana 25/01/2020 22:28

Am sorry for doing this, I want to share a testimony with this great tears of joy and happiness in my heart today I want to give an unlimited thanks to this man Called Dr Fayosa, I am happy today because my wife is now back with full of love, My wife left me for another man because we had a little misunderstanding, she left me and promise she will never come back to me again, i felt bad and think of commenting a suicide but thanks to a friend who introduce me to a genuine spell caster that help me bring her back, The first time i contacted Dr Fayosa and tell him all my problems with my ex wife and he promise to bring her back home within 48hours and indeed he
is wonderful he help me and he kept his words and within 48hours which he promise and my wife return to me and promise to love me forever and pleaded for forgiveness on the pains she caused me, I will forever be grateful to you Dr Fayosa and i will not stop in publishing his good name on the internet for more people to see how truthful he his i never believe there are still good people, I want to say to everyone on this site that I will always remain thankful to this man Dr Fayosa for all he
has done for me, My wife is back with love caring and truth and she promise to love me forever, I have made a promise that every body I know will never have a relationship problem ever again, don't die in silence no bad repercussion, if you need any assistance from him you can contact him via: email: (fayosasolusionhome@gmail.com)or directly on whatsapp +2348151918774

Olivia Jayden 25/01/2020 01:29

HOW I GOT MY EX HUSBAND BACK WITH THE HELP OF REAL AND EFFECTIVE SPELL FROM DR Osasu My name is Olivia Jayden, I never thought I will smile again, My husband left me with two kids for one year, All effort to bring him back failed I thought I'm not going to see him again not until I met a lady called Jesse who told me about a spell caster called Dr. Osasu , She gave me his email address and mobile number and I contacted him and he assured me that within 48hours my husband will come back to me, In less than 48hours my husband came back started begging for forgiveness saying it is the devils work, so I'm still surprise till now about this miracle,i couldn't conceive but as soon as the spell was cast,i became pregnant and gave birth to my third child,if you need any assistance from him you can contact him via:email: drosasu25@gmail.com Or WhatsApp or call him now:
+2347064365391 . Dr.Osasu also cures: 1. HIV / AIDS 2. HERPES 1/2 3. CANCER 4. ALS (Lou Gehrig’s disease) 5. Hepatitis B

Olivia Jayden 25/01/2020 01:20

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Olivia Jayden 25/01/2020 01:20

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Olivia Jayden 25/01/2020 01:20

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