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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 17:18

 

max_dorra.jpg


Les fidèles lecteurs du blog de Stoni le savent : entre Max Dorra et moi, c'est une longue histoire, non pas d'amour, mais d'épistémologie.


Déjà, Maxou (eh oui, je l'appelle par son petit nom) fait partie des très officiels parrains de mon blog. Vous comprenez, il m'a subventionné en m'offrant un livre de lui. Ce qui est très sympathique et généreux de sa part, je tiens à le rappeler.

Maxou et moi échangeons de brèves correspondances quand la fantaisie m'en prend.

Vous saurez tout sur notre aventure duale grâce à la catégorie d'articles : Affaire Max Dorra.


Tout avait commencé par un article signé par Maxou, paru dans Le Monde, ce splendide quotidien qui me permet de me tenir au courant des états d'âme de la bourgeoisie.


Eh bien, Maxou a récidivé.

Le 2 mars dernier, Le Monde publie son « point de vue » : La maladie de la valeur, moderne épidémie. Oui parce que Maxou, il fait comme les anglophones, il met l'adjectif avant le nom. Moderne épidémie, et non pas épidémie moderne, donc.


La dernière fois, Maxou nous avait fait le coup « la télé c'est pas bien et les gens ils sont pas gentils de la regarder ».

Je ne sais pas ce qui lui est arrivé entre temps (même si j'ai ma petite idée, ha ha ha), mais Maxou a changé de chaîne. Désormais, il nous fait le coup « les gens ils se prennent pour des tables, à trémousser leurs culs ».

Ben ouais. C'est la nouvelle thèse de Maxou. Il est original, notre Maxou national.


Je vais restituer l'intégralité de cet article, en précisant une bonne chose : j'en ai pas compris la moitié.

La première fois que je l'ai lu, j'étais au taf. Y'a des moments où j'ai rien à faire, alors je vais sur Internet et tout. Quand je l'ai lu au taf, l'article de Maxou, j'ai pensé que j'avais pigé que dalle parce qu'il y avait du bruit autour de moi. Je l'ai relu à la maison, avec une petite tisane, bien installé. Rien n'a changé : toujours pas pigé.


Je vais donc mettre les passages que je n'ai pas compris en gras, en lançant un appel à mes lecteurs, voire même à Maxou : mais nom de Dieu, qu'est-ce qu'il veut nous faire comprendre ?



Compétitivité, rentabilité à court terme, évaluations individuelles, suppressions de postes. Suicides à France Télécom, Renault, PSA, Thales...

"Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés." Nulle maladie n'a été si longtemps méconnue. Aucun traité de médecine, aucun manuel de psychiatrie n'en a jamais parlé. Elle se présente en effet comme une forme de la "normalité", celle que nous recommande l'idéologie régnante relayée par les grands médias. Difficulté supplémentaire : cette pathologie met à mal l'opposition objectif-subjectif, bref, les cloisonnements universitaires (sociologie, psychologie...).

 

 


(Alors là, je dois quand même avouer que ça commence très mal, mais je comprends.)




La maladie de la valeur, si contagieuse, est due à une sorte de virus qui attaque l'être en son noyau. Pour en contrecarrer les effets, ou même simplement en parler, la plus grande prudence s'impose. D'autant que cette peste s'accompagne d'une sorte de déni collectif si puissant, qu'il faut prendre bien garde de ne pas être considéré soi-même comme fou, face à cette folie dont on se croit épargné.

Dans un chapitre du Capital, Marx dépeint le tableau clinique saisissant de cette impressionnante affection. C'est une table qui en est atteinte. Devenue marchandise elle a instantanément oublié, dès que le virus l'a infectée, le travail humain nécessaire à sa fabrication et s'est alors mise à danser, face aux autres marchandises, tout en se contorsionnant comme si elle cherchait à les séduire.



(Ça y est, ça part total en cacahuètes. De l'aide ??)




La possibilité d'une transmission à l'homme fait tout le danger de cette maladie de la table folle. Des mimétons, sortes de prions idéologiques, provenant de ces objets endiablés, peuvent en effet se diffuser à la quasi-totalité d'une population. Ils font alors, d'hommes et de femmes atteints sans le savoir, de simples marchandises capables dans une sorte de cécité (un des signes de la maladie) de se rendre spontanément au marché pour s'y tortiller à leur tour. Jouant ainsi le jeu que l'on attend d'eux, celui d'une concurrence libre et non faussée, ils font l'objet d'échanges dans une atmosphère de "fête", sur une musique de bazar. Le spectacle est indescriptible, et d'autant plus inquiétant que, dans cet univers où tout est classé donc classant, la violence n'est jamais très loin. D'autant que certains de ces humains-marchandises, laissant croire qu'ils ont plus de valeur que les autres, en profitent pour les dominer et les exploiter impunément.



(Oh putain, je crois qu'il nous fait du Debord, là.)



On a le plus souvent affaire, d'ailleurs, à des associations de malades, groupés autour d'un chef - en général le plus atteint. Chacun de ces réseaux a sa "langue" propre, dont les mots, infectés, sont porteurs de ségrégation sociale, de mépris - source d'humiliation et de haine. Le désir même, dans le monde de la valeur, est dévoyé, réduit, par une sorte d'addiction, à se chercher des substituts. N'importe quoi pourvu que l'on y trouve l'estampille, la "griffe" d'un groupe prestigieux parce que dominant.



(Euuuh ????)



Cela seul fait mesurer l'appauvrissement engendré, dans le monde de la valeur, par l'idéologie de la "performance", de la "communication", du "management", une idéologie scientiste (qui n'a rien à voir avec la scientificité véritable) fétichisant le chiffre, objectivant les êtres, supprimant l'affect, interdisant le rêve : un monde dépourvu de sens. "C'est mon n + 1, mon n + 2", dit-on dans certaines grandes entreprises pour désigner ses supérieurs hiérarchiques.

Ainsi le moi, ce carrefour, lorsqu'il est atteint par la maladie de la valeur, devient lui-même une valeur d'échange. Cette valeur d'échange, liée à sa propre image aux yeux des autres, à leur regard évaluateur, signifie au moi un rôle dans lequel plus ou moins de sens parviendra tant bien que mal à se couler -, ce dont dépendra sa force d'exister.



(Euh ????? Quoi ???? Pardon ???)



C'est dire que la pensée elle-même n'est pas épargnée. D'où l'importance d'une action de prévention. Apprendre, très tôt, à penser autrement. A résister.



(Là je comprends, Maxou est obsédé par le rôle prégnant des intellectuels dans ce qu'il aimerait être une révolution. On avait déjà vu ça dans son inénarrable Contre la cécité volontaire.)



Pourquoi parler de maladie, de virus, à propos de la valeur ? Un virus ne se reproduit qu'en parasitant le noyau d'une cellule dont il subvertit le génome en y greffant son propre code. La valeur, de même, introduit au coeur d'un être, de sa substance - à son insu - une signification étrangère, infantilisante, trompeuse parce qu'elle est vécue comme un sens. D'autant que toujours s'enchevêtrent la valeur vénale et le mythe de la "force virile", la violence symbolique qu'induit la domination masculine. "En avoir ou pas."



(Ha ha ha. C'est marrant.)




L'intérêt de la métaphore biologique tient à la nature même des virus - des filaments d'acide nucléique - qui en fait des écritures vivantes. Les virus peuvent avoir pour origine, en effet, des fragments d'acides nucléiques "échappés" d'un noyau cellulaire. D'où leur capacité de s'y réintroduire grâce à cette similarité, à la faveur d'une sorte de faux en écriture. Dans un monde où les mots deviennent des virus, certaines phrases peuvent tuer dans la mesure où leur contenu, le ton, l'attitude, la position symbolique de celui qui les profère leur permettent, parce qu'ils affectent, d'envahir la mémoire d'un individu.



(Hein ? Ça me rappelle mes pires cours de biologie en sixième, sur la mitose.)



Allant droit à l'enfance, ces mots, ces représentations, en dictant leur loi et en l'imposant font douloureusement revivre le rôle ancien qu'ils ont réveillé. Ils inscrivent un faux destin : "C'était écrit ." Touché à l'enfance, on se sent alors - étrange certitude qu'apporte l'angoisse - "nul", "coupable", "exclu". On croit être, et on s'est fait avoir. Un tour d'illusion à la fois ontologique et politique.



(Le pauvre, il a été traumatisé dans son enfance ? Enfin c'est ce que j'ai cru comprendre.)



Il n'est ainsi guère étonnant que, sous un masque ou un autre, lorsque se perpétuent, se reproduisent les inégalités sociales les plus insolentes, une déprime puisse frapper les humains stigmatisés par un jugement de valeur. Cette déprime peut être due à l'effondrement d'un moi, de son image, de sa cote, l'origine du krach étant souvent multiple : souffrance au travail, chômage, mais aussi discrimination quelle qu'elle soit, liée à l'ethnie, par exemple, ou à l'âge. Y aurait-il - horreur ! - un marché du désir ?



(Ha ha ha !! Marché du désir !! Nous savons très bien où t'as piqué ça, Maxou ! Vieille canaille ! )



Lorsqu'il en arrive à croire qu'il ne suscitera plus le désir, qu'"au-delà d'une certaine limite son ticket n'est plus valable", que la source de sa force d'exister lui est désormais inaccessible, un être peut en venir à se supprimer. On serait autorisé à parler de destruction d'âme déguisée en suicide. On est loin, ici, des considérations hypocrites sur "le stress au travail" et les remèdes dérisoires que l'on prétend y apporter. La maladie de la valeur tue parce qu'elle prive de sens des êtres. Isolant les individus, elle leur dissimule la réalité : un autre monde est possible.



(J'ai pas compris la conclusion, sauf que Maxou voudrait qu'on passe au communisme. Là dessus, on est d'accord.)




Euh voilà, c'est fini.



Y A-T-IL QUELQU'UN POUR M'EXPLIQUER LE RESTE ???

 

 

 

 

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commentaires

stoni 23/09/2012 09:28


oui, en effet, vu tes axes de recherche je pense que ce qu'il reste des freudo-marxistes devrait pouvoir te lire. tu peux peut-être contacter Max Dorra via son éditeur (gallimard) ou via la revue
Chimères à laquelle il participe.


en fouinant sur le site de Chimères tu devrais trouver des mecs intéressants pour ta recherche.

Hari Seldon 22/09/2012 20:37


C'est gentil de répondre.


Bon, j'ai essayé de présenté en 3 points un développement de 110 pages A4 qui m'ont amenées à redéfinir le temps (opposé à l'espace comme diachronique synchronique), revoir le principe
d'incertitude, revisiter lacan (et Lévi-Strauss bien entendu). Je discute de chaque point particulier auprès de quelques rares personnes en recherche elles-mêmes... Pas facile avec les
physiciens, mission pratiquement impossible avec les lacaniens (mais il y a des exceptions) alors, lorsque j'arrive en final sur des propositions proches du quotidien, en parler de but en blanc
relève du délire. Il m'apparaît impossible de m'en ouvrir à des appareils de combats, déjà en possession de leurs systèmes explicatifs du monde. Exit donc toute idée de m'adresser à des
institutions politiques.


Par contre, merci pour les pistes individuelles, je vais suivre le fil. J'aurai aimé un contact avec Max peut être ? je te laisse juge (je n'ai lu que ce passage de lui, qui semble intéressant).


Pour la relecture, j'ai ce qu'il faut, tout au moins je le pense (mais l'éventuel éditeur tend désiré tranchera). En cas de sorite, promis, je t'envoie copie (sur internet bien sûr, pour
respecter ton anonymat).

stoni 22/09/2012 17:44


d'une, l'instinct sexuel ne se limite à l'accès aux femmes : et cela SURTOUT dans les sociétés dites "primitives" où l'homosexualité, comme rituel initiatique, était justement la première forme
de sexualité expérimentée...


 


je pense que tu as tort de postuler que le capitalisme est déconnecté des instincts primaires. pour moi, le concept opératoire de base étant "population subsistance" (tout s'analyse et s'explique
par le prisme du rapport existant entre population et subsistance), aussi la situation économique du néolithique peut être rapprochée de celle d'aujourd'hui. soit : les gens baisent, font des
enfants, il faut nourrir ces enfants.


 


bien sûr, sur d'autres champs, les économies d'antan et celles d'aujourd'hui n'ont plus rien à voir, je ne dis pas le contraire.


 


de deux, tu te butes à la formule de Marx qui dit qu'on arrive à "A-A" argent-argent. donc tu tombes dans le gouffre de l'intersubjectif.


fais une recherche google : capital intersubjectif. tu tomberas, mis à part sur mon blog, sur le site d'un ou deux gugusses qui sont partis dans la même direction que toi mais sur d'autres bases.
contacte-les.


 


quand aux partis politiques, ils ont des sites internet de nos jours, il suffit de fouiner un peu, tu devrais bien dénicher des groupes de pensée liés au PC, au NPA ou à LO.


 


parce que moi, tu sais, je suis gentil et je donne plein de conseils, mais je ne lis pas les manuscrits de mes lecteurs !

Hari Seldon 22/09/2012 13:47


Pour en revenir au coeur du sujet développé par Max Dorra; j'en suis arrivé à la thèse suivante en 3 temps (désolé, faire court amène quelques distorsions, des effets de perspective un peu
abruptes):


1/ Depuis les primates (il y a des études), jusqu'à l'avènement du capitalisme (à très gros  traits bien sur), la pulsion qui pousse à s'organiser, c'est l'instinct sexuel (l'accès aux
femmes)


2/ Le capitalisme est une régression: la pulsion est ici limitée à la survie individuelle (comme des sauterelles qui bouffent tout jusqu'à leur propre extinction).


Dans ces deux cas, on reste dans ce qu'en sciences on appelle la conservation de l'énergie.


3/ A un moment donné (on peut fixer arbitrairement le 15/07/1975 date à laquelle Nixon annula la convertibilité dollar/or) on a encore régressé d'un cran: l'argent n'avait plus d'autre rapport
qu'à lui-même (je parle en gros; bien sûr que j'échange toujours une botte de poireaux contre sa contre-valeur en monnaie, mais ce rôle est accessoire dans le mécanisme qui nous occupe).


Cette dernière étape est une régression à un stade complêtement déconnecté de tout rapport au Réel, un simple jeu de langage, en particulier, pas de conservation de l'énergie; c. à d. que je peux
"faire" de l'argent avec strictement parlant rien. Exemple: je vends aujourd'hui des titres que j'achèterais demain, si le cours de l'action baisse, j'ai fait de l'argent, avec rien. Autre
exemple: ma banque me prête 100 lorsqu'elle a 5 dans ses coffres, et je lui redonnerais 105 dans un an, détruira 100 et gradera 5, pour elle. Elle est pas belle la vie.


Je pense que l'article de Max Dorra se rapporte précisément à cette dernière phase de dégénéressence. Qu'illustre très bien cette blague juive, que fait ici Attali :
http://www.youtube.com/watch?v=RKCxtEdQMEU


Le plus "drôle", si l'on est un peu cinique, c'est que nos graves capitalistes entrepreneurs de la première révolution industrielle, pensent encore, pour certains, qu'ils jouent dans la même
cours que les financiers. S'ils vont dans les même restaurants, c'est qu'ils y sont leur plat de résistance, tout comme le prolo (définition maxiste) l'ai pour l'entrepreneur: c'est une cascade.
Comme l'ours qui bouffe la saumon qui vient d'avaler une libellule.


Ce qui n'empêche pas le prolo, en bout de chaîne alimentaire, de se représenter la scène dans son entier, l'avantage d'être humain est de se savoir mortel, non ? ou bien...


Comme on dit ici.

Hari Seldon 22/09/2012 12:47


Je ne connais pas le blog "le fermaton", qu'est-ce ?


Merci pour l'idée. Je vis en Côte d'Ivoire la plupart du temps. Les questions qui se posent ici tournent autour de l'idée d'identité nationale: qu'est-ce qu'être ivoirien. Ce n'est pas question
facile pour mes amis d'ici; ce n'est pas non plus une question qui peut être abordée sous un angle européen; mais c'est une bonne question.


Ce qui ne fait pas trop avancer mon problème: je suis pratiquement limité à des échanges par internet.


Le meilleur angle d'attaque est sans doute que mon livre soit lisible, en faire quelque chose d'agréable à lire, et pas seulement une thèse soporifique. Merci en tout cas pour tous les conseils
et le vécu que tu nous fait partager sur ton blog. J'ai effectivement déjà reçu une lettre de l'Harmattan....Ouf, merci Stoni!

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