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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 17:18

 

max_dorra.jpg


Les fidèles lecteurs du blog de Stoni le savent : entre Max Dorra et moi, c'est une longue histoire, non pas d'amour, mais d'épistémologie.


Déjà, Maxou (eh oui, je l'appelle par son petit nom) fait partie des très officiels parrains de mon blog. Vous comprenez, il m'a subventionné en m'offrant un livre de lui. Ce qui est très sympathique et généreux de sa part, je tiens à le rappeler.

Maxou et moi échangeons de brèves correspondances quand la fantaisie m'en prend.

Vous saurez tout sur notre aventure duale grâce à la catégorie d'articles : Affaire Max Dorra.


Tout avait commencé par un article signé par Maxou, paru dans Le Monde, ce splendide quotidien qui me permet de me tenir au courant des états d'âme de la bourgeoisie.


Eh bien, Maxou a récidivé.

Le 2 mars dernier, Le Monde publie son « point de vue » : La maladie de la valeur, moderne épidémie. Oui parce que Maxou, il fait comme les anglophones, il met l'adjectif avant le nom. Moderne épidémie, et non pas épidémie moderne, donc.


La dernière fois, Maxou nous avait fait le coup « la télé c'est pas bien et les gens ils sont pas gentils de la regarder ».

Je ne sais pas ce qui lui est arrivé entre temps (même si j'ai ma petite idée, ha ha ha), mais Maxou a changé de chaîne. Désormais, il nous fait le coup « les gens ils se prennent pour des tables, à trémousser leurs culs ».

Ben ouais. C'est la nouvelle thèse de Maxou. Il est original, notre Maxou national.


Je vais restituer l'intégralité de cet article, en précisant une bonne chose : j'en ai pas compris la moitié.

La première fois que je l'ai lu, j'étais au taf. Y'a des moments où j'ai rien à faire, alors je vais sur Internet et tout. Quand je l'ai lu au taf, l'article de Maxou, j'ai pensé que j'avais pigé que dalle parce qu'il y avait du bruit autour de moi. Je l'ai relu à la maison, avec une petite tisane, bien installé. Rien n'a changé : toujours pas pigé.


Je vais donc mettre les passages que je n'ai pas compris en gras, en lançant un appel à mes lecteurs, voire même à Maxou : mais nom de Dieu, qu'est-ce qu'il veut nous faire comprendre ?



Compétitivité, rentabilité à court terme, évaluations individuelles, suppressions de postes. Suicides à France Télécom, Renault, PSA, Thales...

"Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés." Nulle maladie n'a été si longtemps méconnue. Aucun traité de médecine, aucun manuel de psychiatrie n'en a jamais parlé. Elle se présente en effet comme une forme de la "normalité", celle que nous recommande l'idéologie régnante relayée par les grands médias. Difficulté supplémentaire : cette pathologie met à mal l'opposition objectif-subjectif, bref, les cloisonnements universitaires (sociologie, psychologie...).

 

 


(Alors là, je dois quand même avouer que ça commence très mal, mais je comprends.)




La maladie de la valeur, si contagieuse, est due à une sorte de virus qui attaque l'être en son noyau. Pour en contrecarrer les effets, ou même simplement en parler, la plus grande prudence s'impose. D'autant que cette peste s'accompagne d'une sorte de déni collectif si puissant, qu'il faut prendre bien garde de ne pas être considéré soi-même comme fou, face à cette folie dont on se croit épargné.

Dans un chapitre du Capital, Marx dépeint le tableau clinique saisissant de cette impressionnante affection. C'est une table qui en est atteinte. Devenue marchandise elle a instantanément oublié, dès que le virus l'a infectée, le travail humain nécessaire à sa fabrication et s'est alors mise à danser, face aux autres marchandises, tout en se contorsionnant comme si elle cherchait à les séduire.



(Ça y est, ça part total en cacahuètes. De l'aide ??)




La possibilité d'une transmission à l'homme fait tout le danger de cette maladie de la table folle. Des mimétons, sortes de prions idéologiques, provenant de ces objets endiablés, peuvent en effet se diffuser à la quasi-totalité d'une population. Ils font alors, d'hommes et de femmes atteints sans le savoir, de simples marchandises capables dans une sorte de cécité (un des signes de la maladie) de se rendre spontanément au marché pour s'y tortiller à leur tour. Jouant ainsi le jeu que l'on attend d'eux, celui d'une concurrence libre et non faussée, ils font l'objet d'échanges dans une atmosphère de "fête", sur une musique de bazar. Le spectacle est indescriptible, et d'autant plus inquiétant que, dans cet univers où tout est classé donc classant, la violence n'est jamais très loin. D'autant que certains de ces humains-marchandises, laissant croire qu'ils ont plus de valeur que les autres, en profitent pour les dominer et les exploiter impunément.



(Oh putain, je crois qu'il nous fait du Debord, là.)



On a le plus souvent affaire, d'ailleurs, à des associations de malades, groupés autour d'un chef - en général le plus atteint. Chacun de ces réseaux a sa "langue" propre, dont les mots, infectés, sont porteurs de ségrégation sociale, de mépris - source d'humiliation et de haine. Le désir même, dans le monde de la valeur, est dévoyé, réduit, par une sorte d'addiction, à se chercher des substituts. N'importe quoi pourvu que l'on y trouve l'estampille, la "griffe" d'un groupe prestigieux parce que dominant.



(Euuuh ????)



Cela seul fait mesurer l'appauvrissement engendré, dans le monde de la valeur, par l'idéologie de la "performance", de la "communication", du "management", une idéologie scientiste (qui n'a rien à voir avec la scientificité véritable) fétichisant le chiffre, objectivant les êtres, supprimant l'affect, interdisant le rêve : un monde dépourvu de sens. "C'est mon n + 1, mon n + 2", dit-on dans certaines grandes entreprises pour désigner ses supérieurs hiérarchiques.

Ainsi le moi, ce carrefour, lorsqu'il est atteint par la maladie de la valeur, devient lui-même une valeur d'échange. Cette valeur d'échange, liée à sa propre image aux yeux des autres, à leur regard évaluateur, signifie au moi un rôle dans lequel plus ou moins de sens parviendra tant bien que mal à se couler -, ce dont dépendra sa force d'exister.



(Euh ????? Quoi ???? Pardon ???)



C'est dire que la pensée elle-même n'est pas épargnée. D'où l'importance d'une action de prévention. Apprendre, très tôt, à penser autrement. A résister.



(Là je comprends, Maxou est obsédé par le rôle prégnant des intellectuels dans ce qu'il aimerait être une révolution. On avait déjà vu ça dans son inénarrable Contre la cécité volontaire.)



Pourquoi parler de maladie, de virus, à propos de la valeur ? Un virus ne se reproduit qu'en parasitant le noyau d'une cellule dont il subvertit le génome en y greffant son propre code. La valeur, de même, introduit au coeur d'un être, de sa substance - à son insu - une signification étrangère, infantilisante, trompeuse parce qu'elle est vécue comme un sens. D'autant que toujours s'enchevêtrent la valeur vénale et le mythe de la "force virile", la violence symbolique qu'induit la domination masculine. "En avoir ou pas."



(Ha ha ha. C'est marrant.)




L'intérêt de la métaphore biologique tient à la nature même des virus - des filaments d'acide nucléique - qui en fait des écritures vivantes. Les virus peuvent avoir pour origine, en effet, des fragments d'acides nucléiques "échappés" d'un noyau cellulaire. D'où leur capacité de s'y réintroduire grâce à cette similarité, à la faveur d'une sorte de faux en écriture. Dans un monde où les mots deviennent des virus, certaines phrases peuvent tuer dans la mesure où leur contenu, le ton, l'attitude, la position symbolique de celui qui les profère leur permettent, parce qu'ils affectent, d'envahir la mémoire d'un individu.



(Hein ? Ça me rappelle mes pires cours de biologie en sixième, sur la mitose.)



Allant droit à l'enfance, ces mots, ces représentations, en dictant leur loi et en l'imposant font douloureusement revivre le rôle ancien qu'ils ont réveillé. Ils inscrivent un faux destin : "C'était écrit ." Touché à l'enfance, on se sent alors - étrange certitude qu'apporte l'angoisse - "nul", "coupable", "exclu". On croit être, et on s'est fait avoir. Un tour d'illusion à la fois ontologique et politique.



(Le pauvre, il a été traumatisé dans son enfance ? Enfin c'est ce que j'ai cru comprendre.)



Il n'est ainsi guère étonnant que, sous un masque ou un autre, lorsque se perpétuent, se reproduisent les inégalités sociales les plus insolentes, une déprime puisse frapper les humains stigmatisés par un jugement de valeur. Cette déprime peut être due à l'effondrement d'un moi, de son image, de sa cote, l'origine du krach étant souvent multiple : souffrance au travail, chômage, mais aussi discrimination quelle qu'elle soit, liée à l'ethnie, par exemple, ou à l'âge. Y aurait-il - horreur ! - un marché du désir ?



(Ha ha ha !! Marché du désir !! Nous savons très bien où t'as piqué ça, Maxou ! Vieille canaille ! )



Lorsqu'il en arrive à croire qu'il ne suscitera plus le désir, qu'"au-delà d'une certaine limite son ticket n'est plus valable", que la source de sa force d'exister lui est désormais inaccessible, un être peut en venir à se supprimer. On serait autorisé à parler de destruction d'âme déguisée en suicide. On est loin, ici, des considérations hypocrites sur "le stress au travail" et les remèdes dérisoires que l'on prétend y apporter. La maladie de la valeur tue parce qu'elle prive de sens des êtres. Isolant les individus, elle leur dissimule la réalité : un autre monde est possible.



(J'ai pas compris la conclusion, sauf que Maxou voudrait qu'on passe au communisme. Là dessus, on est d'accord.)




Euh voilà, c'est fini.



Y A-T-IL QUELQU'UN POUR M'EXPLIQUER LE RESTE ???

 

 

 

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 16:37


Pour le meilleur et pour le pire, vous saurez tout sur l'affaire épistémologique Dorra - Stoni en cliquant ici.

 

 

 


 

Quelle petite phrase bouleversante au cœur d’un être ? c’est l’histoire d’un mec, ça lui a troué le cul. La musique.

 

 


 

Au début, il y avait Spinoza.

Et ce qui lui a troué le cul, à Spinoza, c’est qu’il avait un corps. Genre, son corps, c’était pas sa tête. Du coup, il a essayé de se mettre la tête dans le cul. Vous voyez, le problème, avec Spinoza, c’était qu’il faisait de la poésie. Il dira à l’humanité (occidentale) : putain, là, Dieu, il me fait chier dans ce que je suis en train de faire (c'est-à-dire, se foutre la tête dans le cul).

 

 

 


Après, il y a eu Freud.

Et ça lui a troué le cul aussi. Son corps, et ses rêves. Illico presto, il se fout la tête dans le cul. Vous voyez, le problème, avec Freud, c’était qu’il faisait de la psychanalyse. Il dira à l’humanité (occidentale) : non pas tu vas niquer ta mère !, mais tu veux niquer ta mère (c'est-à-dire, se foutre la tête dans le cul).

 

 


Et puis, il y a eu Proust.

Ça lui a troué le cul, à la fin. Le corps, ses rêves, et sa mémoire. En fait, il élabore la synthèse des deux premiers termes : corps + rêve = roman introspectif. Il se fout la tête dans le cul, à son tour, et ça donne A la recherche du temps perdu. Vous voyez, le problème avec Proust, c’était qu’il faisait du roman. Il dira à l’humanité (occidentale) : la seule solution, c’est l’enfance (c'est-à-dire, se foutre la tête dans le cul).

 

La petite phrase bouleversante au cœur d’un être, c’est le truc qui a poussé ces trois gus à se foutre la tête dans le cul, si vous voulez bien.

 

 


Sauf que, lorsqu’on se fout la tête dans le cul, on ne voit plus rien, et on ne dit pas tout (c'est-à-dire, la lutte des classes).

 

Spinoza avait une excuse : à son époque, Marx n’était pas encore né.

Freud et Proust n’ont pas cette excuse.

 

Ces deux-là se sont sûrement foutu la tête dans le cul pour, justement, ne pas avoir à tout dire.

 

 


Là-dessus, Max Dorra écoute de la musique. Il lit Spinoza, Freud et Proust. Ça lui troue le cul, tout ça ajouté.

 

Max Dorra, nous l’appellerons Maxou. Maxou est médecin et accessoirement freudo-marxiste.

Son défaut, c’est qu’il kiffe Guattari et Deleuze.

Ses qualités, c’est qu’il a les sens de l’écriture (Proust), de l’humour (Freud)  et de la poésie (Spinoza).

 

Tous, nous savons à peu près ce que sont l’écriture et l’humour.

Mais la poésie ?

La poésie, c’est un certain laisser-aller idéologique, m’a dit un copain.

Mon copain a raison.

 

Ensuite, se radine un petit connard avec un sac en papier sur la tête, qui prétend écrire des romans (ce qui est vrai, j’ai des preuves).

Le petit connard, c’est Stoni.

 

Stoni lit une tribune de Maxou dans le Monde, ça s’appelait Contre la cécité volontaire.

 

S’étant marré un bon coup – il aime se marrer (Freud) – Stoni rédige (Proust) une réponse à Contre la cécité volontaire, sur sa connerie de blog à la manque (Spinoza).

 

Une réponse dérisoire en tout point.

 

Les autoroutes de l’information fonctionnant à plein, Maxou débarque sur le blog de Stoni et glisse : moi aussi ça me fait marrer (Freud), j’aime la poésie (Spinoza), tiens faudrait que je t’envoie un de mes bouquins (Proust).

 

Dès lors, Stoni tâche de gratter Maxou d’un bouquin, comme il est pauvre (un peu radin, aussi) et qu’il préfère investir dans du Engels.

 

Après avoir publiquement relancé Maxou, par un beau mercredi de septembre, Stoni ouvre sa boîte aux lettres prolétarienne pour trouver : Quelle petite phrase bouleversante au cœur d’un être.

 

Une dédicace inaugure la lecture de ce livre ô combien digne de notre Maxou national.

 

Quant à notre Stoni municipal, il est encore tout chaviré par la gentillesse de ce grand homme. Mais, franchement, Guattari et Deleuze… il a du mal. (Stoni est un hyperréaliste radical qui relève la lunette des chiottes lorsqu’il va pisser.)

 

 


Sans compter que, se foutre la tête dans le cul, ça fait mal au dos (et au cul).

 

N’empêche, c’était marrant, assez poétique et bien écrit.

 

Conclusion qui coule de source, puisque Spinoza, Freud et Proust…

 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 18:06


Pour le meilleur et pour le pire, vous saurez tout sur l'affaire épistémologique Dorra - Stoni en cliquant ici.

Tel qu’il me l’avait promis, j'ai enfin reçu le livre de Maxou !

Avant de vous en dévoiler davantage sur le contenu même du bouquin, voici la dédicace très gentille du bonhomme.

 

 



MERCI MAXOU !!!!!

 

 


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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 11:49


 

Après ma relance de Max Dorra, j’ai reçu une réponse !

 

Fidèle à lui-même, Maxou me promet qu’il me dégotera un bouquin, et que je ne dois surtout pas désespérer !!

 

De ce fait, nouveau mail pour Maxou !

 

 

De: stoni < …@….com>

 

Objet: Re: Quelle petite phrase bouleversante au coeur d'un être

 

À: "Maxou" <….@…..fr>

 

Date: Vendredi 28 Août 2009, 11h04

 

Franchement ce serait sympa.

Comme je te l'ai dit je n'ai plus de quoi acheter du carburant littéraire d'ici le 15 septembre, alors que je lis plusieurs livres par semaine - situation craignos, non ?

 

Ah oui, tu ne verras pas d'inconvénient à ce que je t'ai placé dans les "parrains de mon blog".




Cela dit tu y figures aux côtés de Marx, Robespierre et Rousseau. C'est à prendre tel un compliment.

 

Ne serait-ce point trop abuser d'espérer découvrir une dédicace lorsque je recevrai le livre ?

 

Bien à toi et fraternellement,

 

Stoni.


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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 11:46

 

Pour comprendre l’affaire épistémologique qui m’a lié à Max Dorra, pour le meilleur et pour le pire, lisez les articles suivants :

 

Réponse par sérieuse à l’article « Contre la cécité volontaire » de Max Dorra

 

Intervention de Max Dorra sur mon blog

 

 

 

Bon, en gros, Max Dorra, intellectuel freudo-marxiste, avait parlé de m’envoyer un bouquin gratos, et ne l’a (jusqu’ici) point fait.

 

Aujourd’hui, j’ai donc relancé l’animal.

 

 



 

- En date de : Jeu 27.8.09, stoni <stoni    .....@.... > a écrit :

 

 De: stoni …..@….com

 

 Objet: Quelle petite phrase bouleversante au coeur d'un être

 

 À: maxou…@….fr

 

 

 

 Max,

 

 tu m'avais parlé de m'envoyer ton dernier livre, et je ne  l'ai toujours pas reçu.

 

 Je te rappelle mon adresse postale :

 

Stoni .…

 

ADRESSE CENSUREE

 

 Cela me ferait grand plaisir, car, malheureusement, je n'ai plus de quoi m'offrir le moindre bouquin avant ma prochaine paye.

 

 

 Fraternellement,

 

 Stoni.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:11

 

DU PEOPLE SUR MON BLOG !

 

 

Attention, le blog de Stoni c’est le BUZZZ !

 

Dimanche soir dernier, je postai un article dérisoire sur une tribune signée par Max Dorra, publiée dans le Monde.

 

En gros, Max Dorra s’y plaignait beaucoup de la télévision, tel un vrai freudo-marxiste.

 

De mon côté, je fanfaronnai avec des répliques pseudo-marxistes où je tournais le pauvre Maxou en dérision – inaugurant la chose par une interpellation directe à l’auteur : avez-vous le sens de l’humour, monsieur Dorra ?

 

Plouc à ma façon, j’ignorais que Maxou était un intellectuel des familles, et ce depuis longtemps.

 

J’appris dernièrement qu’il fait partie du comité de rédaction de la revue Chimères, un truc d’intellos où tu te prends la tête à fond, lancé par les inénarrables « anti-œdipiens » Guattari et Deleuze (mes grands potes d’un point de vue … épistémologique).

 

Maxou a aussi écrit nombre de livres aux titres improbables, dont voici les échantillons les plus croustillants :

 

Nuit blanche avec reflet fauve.

 (à ne pas confondre avec Les nuits fauves,

pas tout à fait le même genre)

 

La qualité du silence.

 

La machine à déplier le temps.

 

Heidegger, Primo Levi et le séquoia (la double inconscience).

 

Quelle petite phrase bouleversante au cœur d’un être ? Proust, Freud et Spinoza.

 

Je dois ici préciser qu’il ne s’agit pas d’un coup monté : je ne connais point du tout Max Dorra.

 

J’ai déjà, dans les pages de ce blog, avoué côtoyer des « intellectuels marxistes », mais Maxou n’en fait pas partie.

 

 

Eh oui les enfants, vous en avez rêvé, Stoni l’a fait : Max Dorra est venu, ici, poster une réponse !!!!

 


LA REPONSE DE MAX DORRA


Visible dans les commentaires ici.

 

 


Va, il a une

bonne gueule

bien sympathoche !

 


« Merci d’avoir mis en musique et consacré tant de mots, tout ce temps, à mon modeste article.


Même si je ne suis pas d’accord à 100% avec votre dernière phrase, j’y vois, malgré tout, un intérêt auquel je suis sensible.


Je pense même que mon dernier bouquin, cité dans la petite présentation du Monde, « Quelle petite phrase bouleversante au cœur d’un être ? »vous intéresserait. Je n’en n’ai plus, sinon je vous l’aurais envoyé. Le petite phrase en question est, vous l’avez déjà deviné, musicale.


Sympathie et humour ? Ça me va. »



 

REPONSE DE STONI

 

 


Stoni porte toujours

un sac en papier sur la tête

(ça vous épargne sa tronche de connard)

 

 

Mon cher Max Dorra,

 

Je vous ai envoyé un courriel, dont vous avez pu apprécier la saveur, et que je résumerai ici à mes fidèles lecteurs : je vous remerciais bien bas d’avoir vous aussi consacré de la musique et des mots à mon non moins modeste article.

 

D’ailleurs, je vous ai aussi sollicité pour quand même recevoir un bouquin gratuitement, sait-on jamais, votre éditeur ayant d’aventure des exemplaires abîmés que j’accepterais volontiers.

 

Taper des bouquins gratos à un camarade n’ayant jamais fait de mal à un communiste, comme chacun le sait.

 

Vous dites « n’être pas d’accord à 100 % » avec la dernière phrase de mon article.

 

Or, je crois que vous vous êtes trompé.

 

La dernière phrase étant :

 

«  C'est de bonne guerre, tu me diras ! »

 

Ne visiez-vous pas plutôt l’avant-dernière phrase :


« Monsieur Dorra, je suis certain que vous êtes de bonne foi, et très sympathique, mais quand même : vous en écrivez, des conneries. »

 

Je puis, après la lecture de votre réponse, le confirmer aujourd’hui : vous êtes très sympathique.

 

Et oui, j’ai été intéressé par votre tribune, l’ayant trouvée fort humoristique, et étant d’un naturel rigolard.

 

Restons sur ce que nous avons la chance de partager : la poésie et l’humour sont surdéterminants.

 

 

J’espère, dans un futur proche, avoir l’honneur de vous tutoyer, comme deux bons cocos se croisant au détour d’une manifestation du 1er mai, près du stand sandwich-merguez de la CGT.

 

A l’image d’un grand sportif, votre sens du fair-play me chauffe le cœur.

 

Bien fraternellement.

 

 

 

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:07

 

Des fois, je lis Le Monde – pour me tenir au courant des états d’âmes de la bourgeoisie.

 

Je suis tombé aujourd’hui sur cette tribune, signée par un « auteur d’essais et de fictions », Max Dorra, que je présume être communiste devant l’éternel.

 

Monsieur Dorra, si jamais vous lisiez ces lignes, répondriez-vous à cette question : avez-vous le sens de l’humour ?

Je l’espère.

Moi, votre tribune m’a bien fait rire.

Je n’ai rien contre vous.

On peut bien se permettre de rire un peu : un article dans le Monde, c’est un bel honneur superstructural.

 

Dans l’infrastructure, pendant ce temps, ouais, on se marre. Il faut bien.

 

Contre la cécité volontaire, par Max Dorra

LE MONDE | 27.06.09 | 15h42  •  Mis à jour le 27.06.09 | 15h42

 

 

Ecrivain et professeur de médecine

Auteur d'essais et de fictions, a reçu en 2001 le prix Psyché pour son livre "Heidegger, Primo Levi et le séquoia. La double inconscience" (Gallimard). Ses derniers ouvrages, "La Syncope de Champollion, entre les images et les mots" et "Quelle petite phrase bouleversante au coeur d'un être ?", sont parus chez Gallimard respectivement en 2003 et 2005


(Tout un programme ! Heidegger, Primo Levi et le séquoia… Gallimard expliquant la Tribune dans le monde, bien évidemment)


En ce temps-là - premières décennies du XXIe siècle -, l'absurdité le disputait à la barbarie. En France, dans les écoles, les classes de plus de trente élèves rendaient l'enseignement quasi impossible, sauf pour quelques privilégiés. Les ouvriers vivaient sept ans de moins que les cadres, et lorsqu'une canicule un été survint, 15 000 vieux, parmi les plus pauvres, moururent parce que personne n'était là pour leur donner à boire ; cela fut vite oublié.

Peu de jours se passaient sans que l'on annonçât un suicide parmi les détenus (et parfois même leurs surveillants) dans les prisons surchargées. Les hôpitaux gérés comme des entreprises, et se devant d'être "rentables", étaient l'objet d'évaluations, de classements, dont l'effet pervers ne se faisait pas attendre : les "meilleurs" services étaient ceux où la durée de séjour était le plus courte, ce qui incitait à une sélection des patients.


(Vous aurez compris que Max Dorra fait un exercice rhétorique imparable : il écrit son article comme s’il nous communiquait un message du futur.

Musique : bande originale du film Retour vers le futur.)

 

A la même époque, les Africains vivaient trente ans de moins que les Européens, 200 millions d'enfants sur la planète travaillaient comme des esclaves, 6 millions d'entre eux mourant chaque année de dénutrition. De tout cela, bien des citoyens certes s'indignaient mais la plupart, comme atteints de cécité volontaire, préféraient - tels les biologistes soviétiques qui jadis avaient nié les données de la génétique - vivre dans la méconnaissance de faits qui auraient pu les déranger.


(Il est bien connu que les citoyens – les travailleurs – sont des salauds égocentriques qui n’ont rien à foutre des problèmes des écoles surchargées, de canicule, de suicides de prisonniers – et même de surveillants, notez la hiérarchisation des drames – des hôpitaux, des Africains : tout ça, c’est de leur faute, ces enfoirés de prolétaires devraient passer leur temps à se flageller !!!

 

Musique : le Requiem de Mozart.)

 

Concernant le "déni de réalité", il est de nos jours, on le sait, un sujet souvent posé au bac : "commentez les phrases historiques prononcées par la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, Christine Lagarde, le 10 juillet 2007 à l'Assemblée nationale : "Entre l'égalité de tous sur la ligne de départ et les performances de chacun à l'arrivée, le travail fait de l'individu le seul responsable de son propre parcours (...). Cessons d'opposer les riches et les pauvres (...). La lutte des classes, cette idée n'est plus d'aucune utilité pour comprendre notre société.""


(Quelle impertinence, madame Lagarde doit en trembler ! Que vient foutre le « déni de réalité » là-dedans ? Formule accrocheuse de publicitaire, matinée d’une caution pyscho-sociologique fumeuse. Si Lagarde a prononcé ces mots-là, elle n’a jamais dénié la réalité, au contraire, elle a servi ses intérêts de classe, sa seule réalité subjective possible.

 

Musique : God save the queen, des Sex Pistols.


Passons.)

 

La population vivait ainsi dans une sorte d'anesthésie entretenue par les quatre heures quotidiennes que chacun consacrait aux grands médias. A la télévision notamment, "l'arme absolue" disait Georges Pompidou. Elle était partout, offrant - et pas seulement aux esseulés - un groupe imaginaire, une famille à laquelle on appartiendrait à condition d'en respecter les règles, le ton. Sur les plateaux, un sourire permanent était de rigueur, le temps de parole était bref, impliquant une simplification appauvrissante des sujets les plus complexes.


(Ah voilà, encore ces salauds de prolétaires qui s’abrutissent devant leur télévision. Mais la télévision n’est-elle pas le repos bien mérité du travailleur, qui rentre chez lui fatigué, et cherche un minimum de divertissement ? Non. Les prolétaires seraient plus excusables si, à sept heures du soir, ils se rendaient dans des sauteries mondaines culturelles, déblatérant sur le « déni de réalité » avec dix heures de boulot dans les pattes.

Brûlons nos télévisions, retournons à l’âge de pierre, mes amis !


Le problème, ce n’est pas la télévision en tant que telle, mais ce qu’on y diffuse, et comment on l’utilise. Pier Paolo Pasolini.


Vous remarquerez le grand cas fait à l’intelligence des travailleurs : influençables au point de gober une simplification appauvrissante des sujets les plus complexes. Merci, nous apprécions.


Musique : Obladi Oblada des Beatles, générique de la série sur le pauvre mongolien Corky)

 

Une débilité lisse en somme, la plupart du temps, qui pouvait entraîner à la longue, on le découvrit après une enquête médicale, un risque accru d'apparition d'une maladie d'Alzheimer. Dans ces médias, les informations essentielles étaient rendues quasi imperceptibles parce qu'elles étaient précédées par un fait divers bouleversant et suivies par des résultats sportifs, d'autant plus excitants que partout régnait l'idéologie du "gagneur".


(On nous ressort le coup du chien de Pavlov !!!! Et arguments médicaux à l’appui : regarder la téloche vous fait attraper Alzheimer. Tous aux abris, camarades !!! Qu’est-ce qu’on est cons, les pauvres, de continuer à regarder la télé, franchement, on a aucune excuse.


Musique : When I’m 64, des Beatles)

 

Ce dont la personnalisation du politique était d'ailleurs imprégnée. Le visage, la mimique des présentateurs parachevaient le détournement d'attention indispensable à ce numéro d'escamotage. Un procédé assez proche de ce qu'Eisenstein nomme "un montage pathétique". Et c'est bien dans une sorte de montage que chacun était ainsi enfermé, où les affects jouaient, entre les plans, le rôle de joints, de raccords innombrables et inapparents.


(Là, nous entrons bientôt dans la phase de l’article « analyse du montage à la Eisenstein ».  J’ai toujours été sidéré de voir à quel point les intellectuels soi-disant contestataires étaient fascinés par les images : lieu du signe, du signifiant, mais non du référent, s’y attarder reste une incroyable perte de temps.  Le référent se trouve dans les rapports de production, dont on ne parlera d’ailleurs jamais dans cet article : le référent est l’infrastructural, le travail.


Musique : Bande originale du film Le Cuirassé Potemkine)

 

Autant de serrures assurant la séquestration dans un piège où même les plus avertis se laissaient prendre. Car l'idéologie dominante est un montage subtil, insidieux, à la fois objectif et producteur de subjectivité. Une prison sans paroi visible qui se donne pour indépassable. Or, de cela, certains avaient si peu conscience que l'on parlait à l'époque de "fin de l'histoire", alors qu'on n'était pas encore sorti de la préhistoire.


(Et oui, vous êtes tous des cons ! Petite digression gramscienne : idéologie dominante insidieuse – jugement de valeur, rien à en foutre ! – à la fois objectif et producteur de subjectif : galimatias qui ne signifie (et ne réfère à) rien.


Musique : L’Internationale.)

 

Les conservateurs traitaient donc les progressistes d'idéalistes, de rêveurs, voire d'utopistes dangereux, puisque bien des révolutions avaient jusqu'ici dramatiquement échoué. Pour se délivrer de ce boulet qu'ils traînaient depuis près d'un siècle - le stalinisme, le maoïsme -, les responsables de la gauche se décidèrent à en faire une analyse diagnostique de fond pour que jamais plus ne se renouvellent ces dérapages meurtriers.


(Moment d’émotion en la mémoire de toutes les victimes du « socialisme réel ».


Musique : le Requiem de Mozart, bis.)

 

La difficulté était que les partis progressistes, auxquels le suffrage universel aurait dû, étant donné la réalité sociale, apporter de légitimes victoires, étaient stupidement divisés. Une certaine vision du monde, pourtant, un discours clair, auraient pu les réunir au-delà de leurs querelles stériles. Celle, par exemple, entre "révolutionnaires" et "réformistes", le premier de ces vocables, appelant immanquablement l'image de désordres sanglants, bien sûr terrifiait, tandis que le second, synonyme de mollesse, voire de trahison, suscitait volontiers le mépris.


(Et voilà, les communistes sont « stupidement divisés ». Non seulement les prolétaires sont proches de la débilité mentale, mais les communistes « stupides ». Merci mille fois. Ne pas vouloir s’allier avec 6 000 trotskystes étant bien entendu l’impardonnable erreur tactique des 130 000 communistes français qui, ne serait-ce que d’un point de vue numéraire, en ont vraiment besoin. Tout ça, c’est de la faute du PCF, qu’on lui jette la première pierre !


Musique : L’Internationale, bis.)

 

La réalité était en fait que tout changement véritable est radical, et que cette radicalité ne suppose nullement la violence mais exige à coup sûr une conviction forte, rigoureusement argumentée. Donc mobilisatrice. Obtenus ainsi grâce à un vigoureux mouvement social, les acquis du Front populaire en 1936, la Sécurité sociale en 1945, avaient apporté un réel changement de la vie même, qui aurait pu n'être qu'une première étape.


(Les deux premières phrases de ce paragraphe restant une magnifique déclinaison de baratin, je dois admettre ne pas les avoir comprises.


Musique : Don’t Understand de Coldplay.)

 

La sortie de ce mauvais film dans lequel on était malgré soi incarcéré avait commencé lorsque, la gauche étant redevenue de gauche, pugnace et imaginative à la fois, les pauvres avaient cessé de voter à droite - ou de s'abstenir. Marx, posthume Prix Nobel d'économie en 2012, avait eu raison en ce qui concerne le capitalisme et ses crises : on ne moralise pas une logique, celle des vautours. Il avait sans doute eu tort en revanche quand, évoquant avant tout le rôle des infrastructures économiques, il semblait sous-estimer la force des mots (et par exemple des siens propres...).


(Cette fois, l’auteur est sincère : les pauvres votent à droite, cette bande de salauds ! Pire encore, ils s’abstiennent ! Un mauvais film, avec de cruels méchants ignorants abrutis par la télévision !


Le Prix Nobel posthume de Marx est tout simplement grotesque, mais assez marrant.


Musique : Bande originale du film Rocky.)

 

Agnès Guillemot, la monteuse de Godard, lorsqu'on l'appelait au secours d'un film abîmé par un montage médiocre et qu'elle cherchait à retrouver un sens perdu, visionnait soigneusement tous les rushes, et récupérait même parfois ceux qui avaient semblé inutiles. Le travail du rêve, de même, invente des agencements inédits à partir de possibles avant lui inaperçus. On découvrit ainsi que le cauchemar vécu par les humains jusque dans les premières décennies du XXIe siècle était dû à une maladie non encore diagnostiquée.


(Signe de reconnaissance mondaine : Godard. Cette histoire insipide sur sa monteuse va nous conduire au grand diagnostic opéré par l’auteur – j’en tremble – qui nous fait sa coupure épistémologique en direct live, attention, roulement de tambours !


Musique : Bande Originale du film A bout de souffle.)

 

La maladie de la valeur vénale qui à partir de marchandises devenues folles avait contaminé les humains, envahissant leurs pensées, leurs désirs et jusqu'à l'image qu'ils avaient d'eux-mêmes, dans un univers triché, insolemment inégalitaire, exclusivement voué au profit et régi par l'argent. Tout y était évalué, classé et classant, ce qui résumait le sens même, pauvre à pleurer, de ce montage délirant. On n'a pas bien compris à vrai dire, rétrospectivement, comment cette abomination avait pu prendre fin. La seule chose dont on soit sûr, c'est que l'éducation et les médias devinrent l'objectif résolument prioritaire. Le but d'un projet éducatif qu'on ne peut ici qu'esquisser était que l'école ne soit plus une machine à déprimer, mais qu'on y trouve au contraire les concepts et les mots qui permettent de résister à la violence symbolique, à la manipulation.


(Des marchandises devenues folles ? Où ? Quand ? Comment ? Parlerait-on des machines à café de George Clooney rappelées massivement chez leur fabricant, pour risque d’explosion ?


Eh bien, non – dommage, ça serait marrant – c’est juste ces salauds de pauvres qui vénèrent leurs paires de Nike et qui écoutent de la musique anglo-saxonne.

Quelle bande de vendus ! On savait que la classe ouvrière s’étaient vendue, en 68, en arrêtant « la révolution en marche ». Encore une fois, c’est tout de sa faute.


Remarquons que la révolution se produit « dans l’éducation et les médias », et surtout pas dans les rapports de production.


En voilà un qui s’entendrait bien avec le gras du bide Robert Hue et son rêve de communisme Jospinien.


Bande originale : Get rich or die tryin’ de 50 cents.)

 

Bref, de se libérer d'une angoisse en en démontant le mécanisme. On convint également d'enseigner l'histoire des innovations scientifiques et artistiques, chacune illustrant à sa manière le courage requis lorsque, minoritaire, on s'oppose à la pensée d'un groupe. Quant aux médias, leurs rythmes, leurs montages illusionnistes finement analysés par le cinéaste anglais Peter Watkins, il fut décidé de n'en laisser passer aucun plan, aucun raccord. Les informations, si souvent erronées mais enrobées dans un jargon intimidant, assénées avec aplomb par des "experts" conservateurs, devaient être soumises au crible d'une analyse serrée par les journalistes eux-mêmes, ce à quoi certains "observatoires des médias" avaient déjà ouvert la voie.


(La coupure épistémologique qui va sauver ces salauds de pauvres ingrats, c’est : « se libérer d’une angoisse en démontant le mécanisme ». Puissant.


Je crois, naïf, que l’auteur va nous servir une analyse magistrale, l’Etre et le Code décodés justement, la révélation du non-dit… du lourd quoi !


Ah bah nan, en fait, le truc c’est d’apprendre à analyser les images. Comme Peter Watkins. J’avais oublié que l’émission Arrêt sur images avait déclenché révolutions sur révolutions, idiot de travailleur pauvre que je suis.


Musique : générique de Arrêt sur Images.)

 

Ce détricotage patient, sans doute fut-il essentiel pour contrecarrer la fabrication de l'opinion par les médias, médias dont il fut unanimement convenu - pour en finir avec l'autocensure apeurée - de défendre, bec et ongles, l'indépendance à l'égard de tout pouvoir, financier ou politique. C'est alors seulement que reprit un sens le passage dans des isoloirs : il ne s'agirait plus désormais de cautionner par un vote apparemment libre des idées imposées au fil d'un formatage entretenu pendant des années.


(Ouh là là, ça veut dire qu’il va couper les subventions publiques aux télévisions, aux journaux, au cinéma, à la musique ?


Non mais il est de droite, ce mec-là !


Levées de bataillons chez les intermittents du spectacle.

Mais que ces derniers se rassurent : il ne s’agit que d’une critique pépère contre un berlusconisme fantasmé, et au passage, la stigmatisation des pauvres, idiots « formatés pendant de longues années ».


Musique : Anarchy in the UK, des Sex Pistols.)

 

Tout le monde, et notamment les intellectuels, avait participé à ce travail obscur, obstiné, inflexible, de déverrouillage de la pensée. L'indispensable préliminaire.


 (N’oublions pas que les intellectuels sont les seuls aptes à guider les masses incultes : indispensable préliminaire, certes.)

 


Monsieur Dorra, je suis certain que vous êtes de bonne foi, et très sympathique, mais quand même : vous en écrivez, des conneries.

 

  C'est de bonne guerre, tu me diras !

 

 

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