Blog d'un jeune écrivain... en direct depuis les tréfonds de la praxis. Ma vie matérialiste, ma cigarette électronique, du marxisme-léninisme et tous mes malheurs d'auteur publié.
C’est quoi, l’épistémologie ?
C’est l’étude du savoir et de la connaissance.
Comment vas-tu interpréter le réel, analyser le concret et anticiper le métaphysique (= ce qui n’est pas sensible, ce que l’on ne peut pas voir, expérimenter) ?
C’est ça, l’épistémologie.
Langage philosophique, aventure d’intellectuels, voilà l’épistémologie avec un grand E.
VA TE FAIRE EPISTEMOLOGUER, DUCON !!!
Ton balai de chiottes, acceptes-tu qu’il existe, déjà ?
En tabula rasa, tu dis non, le balai de chiottes n’existe pas.
(exemple de rasage de table sur l’article « Rien à en foutre de Home »)
Epistémologie cartésienne.
Ton balai de chiottes, crois-tu pouvoir un jour l’expérimenter pour de vrai ?
Non, le balai de chiottes n’est pour toi ce que tu peux en expérimenter, avec tes cinq sens. Le vrai balai de chiottes, tel qu’il existe en soi, en dehors de tes sens, tu ne l’expérimenteras jamais.
Le balai de chiottes que tu n’expérimenteras jamais, le vrai balai de chiottes, c’est le noumène.
Epistémologie kantienne.
Ton balai de chiottes, que représente-t-il en lutte des classes ?
Par qui a-t-il été produit ? Comment est-il consommé ? De quels rapports de production surgit-il, le balai de chiotte en plastique que t’as acheté chez Carrefour ?
Et avec quel argent tu l’achètes ?
Que cristallise-t-il, en tant que marchandise, comme capital objectif et intersubjectif ?
Epistémologie marxienne.
Plusieurs fois dans l’histoire de l’humanité, des gens sont arrivés et ont dit :
« Oh putain, j’ai trouvé, j’ai compris… je sais un nouveau truc sur le balai de chiottes que personne n’a trouvé avant ! »
Ces gens-là ont suscité une coupure épistémologique.
La coupure épistémologique est l’eurêka philosophique.
Tu coupes l’épistémologie en affirmant :
« Je sais et intègre un nouvel élément. »
C’est l’épistémologie du pionnier.
Ou en contestant :
« Tout le monde s’est trompé sur le balai de chiottes. Moi, j’ai compris. »
C’est l’épistémologie du rebelle.
L’épistémologie appartient à la bourgeoisie, comme classe dominante.
En faculté de philosophie, tu ingères et intègres l’épistémologie bourgeoise.
D’aucuns crieront : « mais on y étudie Marx ! »
Ma foi, je n’en sais rien. Je n’ai pas été à la faculté de philosophie.
Mais l’épistémologie bourgeoise, quand bien même permet-elle l’étude de Marx, le récupère en fonction de ses intérêts.
Concrètement, ça donne Althusser, ou les freudo-marxistes (vieillerie soixante-huitarde).
Mais toi, tu t’en fous pas mal d’Althusser et des freudo-marxistes, et t’as tout juste.
Tu restes à t’interroger sur le balai de chiottes.
Ton épistémologie, c'est tout ce que tu sais, aujourd'hui, du balai de chiottes.
SUR MON EPISTEMOLOGIE PERSONNELLE
Je tâche de pratiquer la tabula rasa, par goût de l’aventure.
De ce processus, je retire une seule réalité : la lutte des classes.
En fouillant un peu, j’admets que l’humour et la poésie sont à garder.
La paix, aussi. Parce qu’on me l’a conseillée.
J’ai des tendances guerrières.
J’essaie de provoquer ma grande coupure épistémologique : ne plus croire en la beauté du type humain que je qualifie de beau gosse.
On y croit tous.
On y travaille.
ENVOYEZ VOS DONS POUR FINANCER CETTE MONUMENTALE ŒUVRE EPISTEMOLOGIQUE.