Blog d'un jeune écrivain... en direct depuis les tréfonds de la praxis. Ma vie matérialiste, ma cigarette électronique, du marxisme-léninisme et tous mes malheurs d'auteur publié.
Fumeur de longue date dans sa courte existence (douze ans de clope sur vingt-sept années vécues), Stoni te dévoile ses premiers pas dans le monde moins difficile de la cigarette électronique. Suite du journal de sevrage.
Aujourd'hui, cela fait une semaine que j'ai arrêté de fumer.
Dans mon précédent article, je te racontais mon adoption de la cigarette électronique. Ce que j'y décrivais s'applique aux tout premiers jours de vapotage (c'est le terme pour désigner l'emploi de la cigarette électronique !). Car à partir de ce week-end les choses ont changé.
Lorsque j'ai fini ma première e-clope jetable Cigaltern, je ne me suis pas rendu compte que le goût et le dosage en nicotine, en fin de vie de la clope, s'étaient drôlement amoindris.
Du coup j'enchaîne sur une nouvelle et putain je me prends un sacré coup en pleine gueule ! C'est fort, c'est bon, c'est puissant ! Comme une vraie clope !
De toute façon, j'ai de moins en moins besoin d'une vraie clope. J'y pense à des moments réflexes : je pense au geste, au pouce qui appuie sur la pierre du briquet, au claquement de ce dernier, à la flamme... Et puis, en quelques secondes, le souvenir s'efface.
Je viens de saisir ma e-clope et de tirer dessus.
Désormais je suis « dépendant » de la e-clope et j'en suis très content ! Elle me fournit mon ratio de nicotine et autant de plaisir qu'une Gauloise. Bien sûr le plaisir est différent, et on apprend très vite à aimer le goût au caramel (alors qu'au début je le trouvais infect). Il faut apprendre à fumer différemment. C'est tout.
La e-clope a bien des avantages.
Sa fumée ne sent pas – sinon un très vague parfum de caramel.
Finies les cendres puantes et les cendriers à vider et les corbeilles qui schlinguent et les mégots écrabouillés.
Aniki apprécie beaucoup que je ne sente plus le tabac. Personnellement je ne m'en rends pas compte évidemment.
Le plus appréciable : le sentiment de liberté. Avant, j'étais toujours en train de compter mes cigarettes : combien j'en avais fumées, combien je m'autorisais à en fumer encore dans la journée, etc. Et putain, avec le recul, c'était stressant. Désormais, je ne compte plus. La e-clope n'a pas de début ni de fin. Je crois que ça encourage à fumer un peu moins. Quand tu allumes une vraie clope, tu es censé la finir – et tu la finis vu le prix que ça coûte. Avec la e-clope, il m'arrive souvent de la prendre pour ne tirer que trois ou quatre lattes, puis de la reposer.
A l'inverse, si je veux tirer dessus toute l'après-midi tandis que je travaille, eh bien je peux le faire. Je dois simplement faire attention à la surdose de nicotine : cela dit le corps n'est pas idiot et tu n'as plus envie de fumer quand tu as eu ta dose. Il faut savoir que la nicotine consommée avec une e-clope est vraiment inférieure à celle d'une vraie clope. En outre, dans le cas d'une e-clope rechargeable et non pas jetable, on peut acheter des recharges de liquide en baissant petit à petit le taux de nicotine, jusqu'à éventuellement s'en délivrer un jour. Pour l'instant je n'y songe même pas...
Question « effets secondaires », je constate toujours la gorge sèche mais je bois en conséquence. Je ne trouve pas ça très gênant.
La fatigue que j'ai ressentie dans les premiers jours d'arrêt de la clope m'a duré quatre ou cinq jours. Je pense que, dans mon cas, c'est comme si j'arrêtais d'un coup le café alors que j'en aurais bu une dizaine par jour.
Au réveil, le matin, j'avais le nez très encombré, et j'avais tendance à saigner. Je ne sais pas si c'est dû à un rhume, à l'arrêt de la clope, à la e-clope. Mais ce matin ça allait beaucoup mieux.
Je suis vraiment pressé de recevoir ma e-clope rechargeable. J'ai pris du liquide goût tabac avec un haut dosage en nicotine. J'espère d'ailleurs qu'il ne va pas être trop fort (16 mg) car celui de ma e-clope est de 10 mg...
Beaucoup de gens sont étonnés de voir avec quelle rapidité j'ai cessé de fumer. J'étais connu pour être un pro-tabac à la limite du fanatisme (et chacun savait aussi que la cigarette était la base de toute ma structure narcissique). On me demande souvent si « on est sûr que la e-clope n'est pas dangereuse ». Je réponds que non, on n'est pas sûr à cent pour-cent, mais qu'une chose me paraît certaine : je préfère fumer de la vapeur d'eau plutôt que du tabac, si je dois penser à ma santé...
Pour l'instant, l'opération sevrage est plutôt une réussite.
Je suis fier de moi car je ne pensais pas que ce serait « aussi facile ».
Au bout d'une semaine d'arrêt complet de vraie clope, je recommande vivement à tous ceux qui veulent lâcher d'investir dans une e-clope jetable.
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un bilan sept mois plus tard !