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Blog d'un jeune écrivain... en direct depuis les tréfonds de la praxis. Ma vie matérialiste, ma cigarette électronique, du marxisme-léninisme et tous mes malheurs d'auteur publié.

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Le phallus marxiste (ou un rêve dialectique)

 

 

L’autre nuit, j’ai fait un rêve magnifique.

Je dirais même : un des plus beaux rêves de ma vie.

 

 

J’étais retourné à l’école, en cours d’arts plastiques. Néanmoins les autres élèves et moi-même étions adultes.

Le sujet du cours d’arts plastiques était totalement libre. Nous devions juste faire passer un message via une expression artistique, quelle qu’elle soit.

 

Tout le monde se lançait dans des trucs super compliqués.

 

De mon côté, comme je suis nul en arts plastiques, je cherchais à faire quelque chose de simple. En dessin je ne cassais pas des briques. Bien que j’aie un coup de crayon correct, je n’ai jamais su utiliser autre chose qu’un feutre noir. Les joies des fusains, sanguines, encres de Chine, aquarelles, pastels, gouaches, huiles…. me sont restées inconnues.

 

Alors, il me faut quelque chose de percutant en trois coups de crayon. Mais quel message faire passer.

Et puis, ça me vient d’un coup, c’est même évident.

 

Je dois signifier la position surdéterminante de l’ordre de la production sur celui de la consommation (voir à ce sujet l’article « La lutte des classes aux chiottes » où tout est bien expliqué). En gros, je dois dire que le travail est plus important que tout le reste (y compris l’art) car il n’y a pas superstructure (entre autres les arts au pluriel) sans infrastructure (les mecs qui bossent).

 

Et pour ça, une image me vient, splendide, puissante, révélatrice, apothéotique.

 

 

 

La voilà :

 

 

 

 phallus-marxiste.jpg

 

 

 

Pour toi, camarade lecteur, ce dessin n’est peut-être pas très parlant.

 

Alors je te raconte le truc.

 

Au centre, nous voyons une cheminée d’usine. Sur les côtés, des petites baraques d’ouvriers. Le faire et la classe ouvrière réunis dans un même dessin.

 

Cependant, le tout forme une silhouette phallique (la verge en érection – cheminée et les testicules – baraques).

 

Eh oui ! En m’emparant du phallus, organe génital, je montre que l’ordre de la production est séminal, qu’il est à l’origine de la praxis, de même que l’érection est à l’origine de la vie.

 

 

 

Putain c’est trop beau.

 

Dans le rêve je suis parfaitement conscient de ce montage idéologique et n’en suis pas peu fier.

 

Quand je me suis réveillé, j’ai aussitôt fait ce croquis pour NE JAMAIS OUBLIER CE MONUMENT DE POESIE.

 

 

Bon.

 

 

 

 

Le truc qu’on pourra me reprocher, c’est d’avoir inconsciemment choisi le phallus plutôt que la vulve.

Celui ou celle qui voudra bien me donner une idée similaire de dessin « idéologiquement symbolique » avec une vulve est le bienvenu.

 

 


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J
<br /> <br /> Le grand Jean-Jacques comparait déjà le phallus à une cheminée, alors quoi de surprenant que de retrouver la même métaphore sur le blog de Stoni ? <br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> ah, pour une belle jambe, c'est une belle jambe.. de bois! Celle dont on fait les langues de ..bois! Et je ne parle pas de l'âge tendre et tête de ... bois!<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Plutôt freudien, mais sachant que Freud s'est buté à l'interdit épistémologique inhérent à sa classe sociale et qu'il n'a pas pu exprimer l'inconscient de l'inconscient.<br /> <br /> <br /> hé hé. ça nous une belle jambe pas vrai.<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Stoni, camarade Stoni, es-tu lacanien? Freudien? Millertien? poils aux mains...<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Cette prof m'a tout l'air d'être encore une partageuse-socialo-communiste !<br /> <br /> <br /> <br />
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