Blog d'un jeune écrivain... en direct depuis les tréfonds de la praxis. Ma vie matérialiste, ma cigarette électronique, du marxisme-léninisme et tous mes malheurs d'auteur publié.
Je discute avec un gars qui a été doctorant il y a peu. Il déclare qu'il n'a jamais présenté sa thèse. Je lui demande pourquoi.
- Mais parce que mon directeur de thèse n'a pas voulu être président du jury, il m'a dit que mon travail allait trop loin, que je le dépassais intellectuellement.
Je reste pantois.
Puis, je me reprends et tente un aventureux :
- Tu as essayé de chercher un autre directeur de thèse ?
- Tous ont refusé pour la même raison. Mon travail dérangeait trop et aurait pu remettre en question leurs compétences.
Que l'histoire soit vraie ou pas, là n'est pas la question.
Je ne sais pas comment font les gens qui sont prétentieux. Bien sûr, comme tous les artistes, je suis très intéressé par moi-même, mais bon, j'essaie de ne pas trop le laisser paraître.
Dans l'exemple du doctorant, ce qui m'a stupéfait, c'est le naturel avec lequel le mec m'a sorti ça. Pour lui, c'était normal. Il y avait une autre personne avec nous, qui a autant bloqué que moi. Mais notre doctorant n'a pas cillé.
Se rendait-il compte de sa prétention ?
J'ai toujours été fasciné par mes confrères écrivains. Dans leur vie, il n'y a pas beaucoup de place pour quelqu'un d'autre qu'eux-même. Ils sont très intéressés par leur oeuvre, par leurs livres. Les gens qui gravitent autour d'eux ne font que graviter, justement. Ils sont le soleil de leur système. Je ne sais pas. Je trouve ça bizarre.
A la fois, ce doit être confortable. Prendre définitivement le parti de l'égoïsme.
Une question ?
Envie de partager ? (ton argent, ton corps... non je déconne)
Retrouve Stoni sur Facebook