Blog d'un jeune écrivain... en direct depuis les tréfonds de la praxis. Ma vie matérialiste, ma cigarette électronique, du marxisme-léninisme et tous mes malheurs d'auteur publié.
Ah, Marie-George, et son petit rire mesquin un jour où, interviewée par la radio, on lui demanda ce qu’elle pensait de Karl Marx…
Le 24 août 2011, Marie-George Buffet, ex Stal Réformiste Suprême du Parti (remplacée depuis par le très compétent Pierre Laurent), déclara :
« Le refus de faire juger l'affaire dans laquelle l'ancien directeur du FMI est accusé de viol est une mauvaise nouvelle pour la justice et une mauvaise nouvelle aussi pour les femmes . Car à ce jour la vérité n'est pas dite, ni pour le présumé innocent ni pour la présumée victime. La décision du procureur fait courir de grands risques au droit des femmes en revenant au temps où les victimes de viols étaient à priori coupables, au temps où le viol n'était pas considéré comme un crime. Rappelons nous qu'en France le jugement de ces faits par une cour d'Assises n'est pas si vieux que cela! La vigilance s'impose pour que le refus de faire passer la justice aux USA ne donne pas des ailes en France aux pourfendeurs d'une justice implacable envers les violences- sexuelles ou non - à l'encontre des femmes . »
Source : l'Humanité (oui, vous savez, ce petit journal de centre gauche)
Bon, avant toute chose, je tiens à préciser que lorsqu'on est francophone on écrit « Etats-Unis » et non pas « USA », abréviation de « United States of America ».
Mais je chipote, là.
Non, si je te ressors cette déclaration, camarade-lecteur, c'est juste qu'elle m'a interpellé.
La question n'est pas le fond de la position de Soeur Marie-George.
Le truc, c'est que je me demande vraiment si cette courageuse femme politique aurait bravé ainsi un membre du Parti Socialiste, du temps où le PCF lui était encore entièrement inféodé, avant l'instauration du magnifique Front de Gauche (eh oui car maintenant nous sommes inféodés non plus au PS mais à quelques uns de ses renégats – je trouve que l'élégance se perd, au fil du temps).
Connaissant la bonne femme, le Parti et tout le tintouin, je nourris de sérieux doutes.
C'est pas cool de se la péter défenseuse des opprimées, alors qu'il y a quelques années, la cause de la Femme ça lui serait passé au-dessus de la tête tellement elle aurait eu peur de froisser ses copains socialistes.
Enfin.
Bon.
Tant pis, après tout.