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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 13:27

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Eh bien ! Voilà une question que vous, lecteurs de ce blog, avez dû me poser au bas mot deux cents quarante fois.

 

Cette interrogation revient sous différentes formes. Qu’est devenue la littérature de nos jours ? Un roman exigeant / intellectuel / onirique peut-il être publié en dépit du diktat du marché ? Pourquoi les éditeurs ne publient-ils que de la merde ?

 

Ainsi ce lecteur, la semaine dernière :

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Bonjour Stoni,

 

Une question qui n'a peut-être pas de réponse mais qui me paraît importante. C'est la grande "rentrée littéraire" et je suis atterré de voir le type de premiers romans qu'on nous propose. Franchement, il n'y en a pas un dans le tas que j'ai envie de lire, et ce n'est pas de la jalousie professionnelle, c'est simplement pas intéressant du tout. Des auto-fiction sur le deuil ou la sexualité, de l'auto-nombrilisme, des trucs sur la pluie, les enfants, des romans que tu te dis tout de suite que ça va te barber d'un bout à l'autre. Je ne comprends pas. Est-ce un choix délibéré des éditeurs de faire leur rentrée avec des titres aussi apparemment chiants, est-ce un choix "littéraire" ou est-ce simplement qu'ils ont trop peur de faire de la concurrence à leurs auteurs vedettes? Ils ont un death-wish ou bien ça leur assure des subventions parce que ces trucs-là, personne ne va les lire ? Perplexe suis-je....

 

Signé : un fidèle adorateur

 

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Une première chose. L’édition est un secteur culturel relativement peu subventionné, si on le compare au cinéma par exemple (pour ce que j’en connais).

De toute façon, les maisons d’édition font leur beurre sur d’autres produits que la littérature. Gallimard doit gagner bien davantage avec ses manuels scolaires qu’avec la collection blanche.

Un livre n’est pas publié, en France, à coup de subventions. Je parle bien entendu d’un cadre éditorial classique, correctement distribué. Peut-être que les petites maisons d’édition de terroir sont subventionnées par les collectivités locales : je n’en sais rien et ce n’est pas le sujet de ce blog.

Les éditeurs peuvent parfois obtenir des bourses du CNL pour une traduction, ou ce genre des trucs. Mais ça n’est pas leur principale source de financement.

 

Bon. C’était donc le premier point.

 

Maintenant, passons à la cruciale question : quid du niveau de la littérature aujourd’hui ?

 

Je vais vous donner mon avis personnel. Je n’ai pas prétention à en faire une vérité générale. Voici donc l’opinion de Stoni sur la qualité littéraire française en 2013.

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Mon avis : je n’en ai aucun.

 

Eh oui ! Ha ha ! Vous ne vous y attendiez pas à celle-là, pas vrai ?

 

Je n’ai aucun avis sur la qualité de la littérature française, parce que je trouve cette problématique inutile et stérile.

 

Les romans qui sortent, je ne les lis pas.

Je ne lis plus que des traductions, et pratiquement plus de nouveautés.

D’ailleurs je lis de moins en moins de romans.

 

C’est une question de goût et de préoccupations.

Ce qui est publié ne m’intéresse pas trop, et pour être honnête, je ne fais rien pour m’y intéresser à la base.

 

Je me fous complètement de ce qui est publié aujourd’hui. Et vous feriez peut-être mieux de suivre mon exemple.

 

Beaucoup d’entre vous considèrent que « aujourd’hui on ne fait plus que de la merde ». C’est peut-être vrai. Comme je vous l’ai dit, je ne lis pas les nouveautés, donc je ne peux pas vous dire si vous avez raison ou tort. Mais, quand bien même vous auriez vu juste, quel intérêt à penser de la sorte ? Vous rongez votre frein, vous êtes écœuré par ce monde matériel « qui ne publie que de la merde », et vous cultivez une frustration, un dégoût, qui ne vous fera pas grandir. Ce genre d’attitude ne mène à rien.

Si vous n’aimez pas ce qui est publié, ne vous y intéressez pas.

 

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Certes, je vous conseille toujours de « regarder ce que publient les éditeurs » avant d’envoyer vos romans, histoire de cibler un minimum et de sélectionner des adresses.

Toutefois, quand vous « regardez ce qui se fait » de la sorte, rien ne vous oblige à acheter les bouquins et à les lire ! Feuilletez-les, en librairie ou en bibliothèque. Regardez rapidement les chroniques sur internet.

 

Quand je cherchais un éditeur, je n’ai pas lu un seul roman français contemporain. En contemporain, je lisais uniquement des traductions. Par contre, je regardais un peu qui éditait du français, quel style, quel genre, voilà.

 

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Si vous commencez à vouloir évaluer, en termes de qualité, d’intérêt, d’exigence littéraire, ce qui est édité, vous ne vous en sortirez plus.

La production française actuelle vous plaît, vous attire, vous séduit ? Tant mieux ! Faites-vous plaisir, lisez des contemporains, ne vous privez pas.

Mais si vous avez tendance à trouver ça « chiant », ne vous forcez pas !

Après, cela ne vous empêchera pas, possiblement, d’être édité à votre tour. Et ce sera votre bouquin que les gens trouveront chiant quand il sortira !

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 08:39

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Le jour de la rentrée, dans le métro, les passagers descendent tous au même arrêt. L'arrêt des entreprises. Ceux qui travaillent dans les bureaux prennent la sortie nord, ceux qui travaillent dans les ateliers la sortie est. J'en fais partie. On regarde par terre. On est fatigués. On a la tête dans le cul. On marche vite, quand on descend de la rame. Résonne ce battement des pas sur le sol caractéristique des matins de boulot. Le bruit des pieds et le silence des langues. Personne ne parle. On fait la gueule.

Puis, au milieu, une vieille et son petit-fils avancent selon un autre rythme. Les gens les dépassent. Indifférents. Altiers. Agacés par le détour que ce couple boiteux leur a fait exécuter. La vieille et le gosse, main dans la main, lents, traînassent. Le gamin veut voir le métro repartir. Ses yeux s'éclairent.

Nous sortons tous de la station. Il y en a qui courent après leur bus. Un homme attend devant les tourniquets, exception vestimentaire, le maillot de corps mal lavé, le short de vacances et les sandales aux pieds. Il gêne les gens pressés, lui aussi. Il faut le contourner. Le gosse lâche la main de sa grand-mère, se précipite sous le tourniquet, quitte la station en ouvrant les bras et se jette contre la bedaine de cet homme, qu'il étreint. Il crie : "tonton". Le gars sourit. La joie simple, pleine et désintéressée, du petit garçon. Le laps d'une errance mentale, j'imagine la journée qu'il va passer, chez cet oncle, peut-être une sortie à la piscine municipale, des promenades au centre commercial et le jeu de football dans la cour de l'immeuble.

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Et nous, les autres, qui rejoignons nos boulots.

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J'avais oublié qu'il se passait des choses intéressantes, dans le reste du monde.

 

 

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