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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 11:05

 

 

 

L’automne est là.

 

En fin d’après-midi, les lumières crépusculaires. L’horizon orange froid. Je m’imagine être en Norvège. Ou en Finlande. Ou au Groenland.

Loin, en tout cas.

 

Douceur de la saison. La nature s’endort. Mélancolie des jours qui meurent si tôt. La nuit froide et humide. Quand je me concentre, j’arrive presque à éprouver la présence des graines, dans la terre, sous nos pieds, qui vont bientôt germer, en janvier, ce sera là si vite.

Janvier me semble être la période du grand éveil. Les jours se rallongeront.

 

Au fond, j’aime bien l’hiver.

 

Les légumes sur les étals du marché. Potiron, potimarron. Pomme de terre. Pomme. Roquette. Mâche. Navet. Poireau. Brocoli. Les belles vitrines des charcutiers.

Je vais en vélo au marché du soir. Je prends le temps de bien regarder. Les gens. La bouffe. La viande. La volaille. Les fromages.

Soupe de navets asiatique. Tarte au potiron et graines de pavot. Poêlée à ma façon avec de la poitrine de porc.

 

Je fais traîner. Je n’ai pas tellement envie de bosser sur… le texte que….

 

J’écris.

Mal.

Difficilement.

 

Je travaille, je me documente.

Beaucoup plus exaltant.

 

Je n’ai toujours pas repris la clope.

 

 

 

 

 

PS : Je ne sais pas pourquoi, le site « pcfbassin » m’a viré de ses liens. J’en étais fier, pourtant. Et puis je continue à mettre des trucs politiques, quand même. Exclusifs.

A ma connaissance, personne d’autre n’a parlé des sculpteurs sur glace du Front de Gauche.

 

 

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 16:42

 

 

 

 

Bonjour Stoni,

 

Comme je te connais bien, si tu le permets, je vais dresser la liste de tes innombrables défauts – à croire que tu n'as aucune qualité, d'ailleurs.

 

Idiot. Stupide. Faible. Inutile. Fainéant. Trop fainéant. (Faux) psychorigide. Ambitieux. Egoïste. Méchant. Envieux. Tenté par l'oisiveté. Aurait tout pour être heureux. Déçu. Amer. Désespéré. Arrogant. Prétentieux. Vide. Vain. Intellectuellement poseur. Stérilement provocateur. Complaisant. Imbécile. Léger. Hypocrite. Dégoûté. Menteur. Blasé. Altier. Insignifiant. Artiste raté. Ecrivaillon. Auteur commercial. Raté. Misogyne. Misanthrope. Hargneux. Frustré. Revanchard. Communiste. Etroit. Borné. Limité. Spirituellement vieux. En quête ridicule d'un équilibre intérieur. Intéressé. (Mauvais) calculateur. Faux érudit. Ignare. Inculte. Triste. Sombre. Clown triste. Seul. Arnaqueur. Imposteur. Dissimulateur. Menteur. Obsédé sexuel. A des amis si gentils, parfois chiants mais si bons au fond, dont il ne prend pas assez soin. Rétrograde. Révolutionnaire de pacotille. Etourdi. Flanqué du plus mauvais jugement et du plus mauvais discernement au monde. N'écoute pas ce qu'on lui dit. Obstiné. Tête à claques. Chiant. Ennuyant. Répète toujours les mêmes choses. Ecrit toujours les mêmes livres. Etouffé par trop d'amour-propre. Orgueilleux. Ne se prend pas pour la moitié d'une merde. Ferait mieux de réfléchir avant de parler ou de se confier. S'ouvre trop facilement aux autres. Choisit mal certains de ses prétendus amis. Anti-gauchiste. Anti-altermondialiste. Beau parleur. Séducteur. (Mauvais) manipulateur (sauf pour le sexe là tu es bon pour embobiner les gens). Petit enfoiré de merde. Con. Connard. Salaud. Dérangé question propreté. Lassant. Conformiste. Trouve intéressantes certaines personnes de droite. Opportuniste. Fourbe. Superficiel. Axé sur l'apparat. On se demande tous pourquoi tu ne renonces pas à ton putain de métier insipide, que tu ne te consacres pas totalement à ton mec (qui est parfait et ne te mérite pas), et que tu cesses pas de nous les briser avec tes putains de livres à la con.

Change de vie, pauvre type.

Jeune con.

 

Voilà je crois que j'ai fait le tour. J'espère que cette liste t'aidera à corriger tes défauts.

 

 

Crois-moi

Ton bien dévoué,

 

 

Stoni.

 

 

 

 

caca stoni 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 18:45

 

 


 

 

Ah ! Le mois d'août. Ses plages, ses congés payés, ses travailleurs qui ne profitent pas des plages, ses prolétaires qui ne profitent pas des congés payés, ses canicules, son jour férié, ses cartes postales et... ses petites péripéties sur Internet ! Eh oui ! Car Ericou Poindronou, lui, ne prend pas de vacances !

 

Rappelle-toi, ô camarade-lecteur, comment, la semaine dernière, je postai un article dérisoire sur un homme qui ne l'était pas moins ! Cela s'intitulait : définition de vieux goujat.

J'y déplorai les agissements d'un gus du nom d'Eric Poindron, qui avait osé s'en prendre à une dame, c'est-à-dire ma pote Clopine (il vaut mieux lire l'article incriminé pour comprendre – conseil d'ami comme ça en passant).

 

Rapidement, je rebaptisai l'homme Ericou Poindronou, suffixes affectifs que, j'en ai bien peur, il ne mérite pas !

 

Eh bien ! Par le chien, comme se serait écrié Socrate ! Ericou Poindronou est venu lui-même réagir dans les commentaires de mon article !

 

Je vous restitue ici le message au complet (vous allez voir, pour ne toujours pas changer, c'est goûteux). Quel malheur ! Il y a encore moult fautes dans ce nouveau texte. Mais je n'ai plus le cœur à les corriger, car cela nourrit une certaine pitié en mon sein.

 

 

 

 

Voici donc le message d'Ericou Poindronou laissé sur le blog de Stoni (visible dans son contexte ici).

 

 

poindron-copie-1.jpg

 

Pour illustrer ce message la rédaction du blog de Stoni

(constituée par Stoni et personne d'autre)

a choisi cette photographie d'Eric Poindron

et tient à préciser que ce choix a été accompli

de façon aléatoire et totalement neutre

et qu'il ne vise pas à discréditer quiconque

ni à déclencher le moindre rire

 

 

 

 

" Espèce de petit clown raté et caché derrière son ordianteur,  clown-computing.jpg

Ceci est vrai message de Eric Poindron, avec ou sans faute.

Comme avec la triste Clopine me voilà très honoré et amusé par tout ce temps perdu à s'interesser à ma petite persone...

Et ça fait fait des recherchez sur Wikipedia, et ça fouine du côté de facebook ! En voilà une petite bande de détectives. mais vous n'avez que ça à faire, bien planquérrière vos anonymats. Moi j'existe, on peut me rencontrer et me dire les chose en face. Et c'est quand vous voulez...

Continuez, continuez et pendant ce temps, j'écris des livres... Et pour votre inculture j'en profite pour vous rappeler que les fnacs ne sont pas des librairies et que les petits éditeurs que vous ne semblez pas connaître existent depuis plus de trente ans et ont plus de mille titres au catalogue. 

Apprenez aussi, les autres que Riccardo Freda était bien vivant à l'instant du tournage de La Fille de d'Artagnan et que je n'ai jamais été jardinier en Picardie. Vous devriez un peu retirer le sac de votre tête vous y verriez plus juste. 

Ludovic, qui ne me connaît pas, tout comme les autres, n'hésitez pas à venir me traiter de filou en face, afin que l'on s'muse un peu. Du courage diantre, au lieu de tous vous cacher derrière votre ordianteur...

Allez je vous laisse mes petits poussins, je retourne à ma campagne, loin de chacun et surtout de vous autres.

Et Pour les plus courageux : C'est quand vous voulez pour une rencontre.

Et pour les plus curieux (???) c'est ici : http://curiosaetc.wordpress.com/category/m-«-de-legarement-a-travers-les-livres-»/

Le vrai Eric, qui ne vous félicite pas pour tant de mesquinerie. 

Commentaire n°19 posté par Eric Poindron aujourd'hui à 10h55"

 

 

 

Diantre !

Ericou m'a donc interpellé !

 

Il est grand temps que je lui réponde.

 

 

 

 

LA REPONSE DE STONI

A ERICOU POINDRONOU

 

 

 

 

Mon cher Eric,

 

Je te trouve bien injuste. Moi qui t'avais gratuitement, et avec force magnanimité, distribué quelques conseils sur la façon dont tu pouvais gérer ton image « d'homme public », voilà comment tu me traites ! Telle une vieille chaussette trouée, dont tu n'aurais même jamais voulu, préférant la vouer aux ordures pestilentielles d'une poubelle de coin de rue dans la province champenoise !

 

Je me sens absolument outré, dorénavant.


clown-sex.jpg

 

Il est vrai que je suis une bien clownesque personne, et ça ne m'a jamais gêné que l'on me qualifie de raté. J'ai  toujours été du côté des perdants, des petites gens, des humbles, des pauvres, des cacas écrivains et des incultes. Mes miséreux parents, quoique bourrés de défauts, à moitié dingos et pas mal ravagés par l'expérience des années soixante-dix, m'ont élevé dans le respect des valeurs simples. Que suis-je, moi descendant d'immigrés, par rapport à  un grand représentant de la culture française tel que toi, qui as eu l'heur inestimable de poser au côté de l'immense Président de la république que fut Jacques Chirac ? Tu as bien raison de me tancer et de me ramener à ma position sociale, celle d'un sale prolétaire compromis avec la canaille rouge. MEA CULPA !

Cela dit je m'interroge sur ta notion de « raté » : qu'est-ce  qu'un raté dans la conception d'un homme dont les livres ne sont plus correctement distribués depuis pas mal de temps ?

 

 

 

 


A ce propos, le Castor Astral, qui certes connut sa petite heure de gloire, devrait un peu engueuler son distributeur car franchement il bâcle le boulot je trouve. Vu ce que Volumen doit ponctionner sur les ventes de vos bouquins, ils se foutent de votre gueule, non ?

 

Sache cependant que Clopine est une personne très heureuse, oh non, elle n'est pas triste. Simplement, je pense que son humeur s'assombrit lorsqu'elle est confrontée à des bobos prétentieux, tout comme la mienne s'échauffe lorsqu'un butor s'en prend à une dame.

Nous avons tous de ces défauts, tu sais ! Ainsi est fait l'être humain.

 

De même, si tu te trouves « honoré et très amusé » du temps que nous perdons à nous intéresser à ta pomme, je dois admettre que je suis non moins flatté par celui que tu perds à nous lire et à nous laisser des commentaires aussi pertinents.

 

Je note que tu ne m'as pas fait bénéficier des conseils d'écriture que tu avais eu l'audace de donner à Clopine ! J'en suis fort jaloux et réclame réparation. J'ai tant à apprendre d'un auteur de ta trempe !

 

En revanche je te sais gré de ta tentative de leçon au sujet de la petite édition et des librairies indépendantes. Eh bien, ma foi, je respecte tout à fait les auteurs qui acceptent une distribution effectuée sous le manteau. Pour ma part, j'ai envie de vendre un minimum de livres et oui, ô suppôt maléfique du commerce que je suis, il m'importe d'être présent (et visible) en Fnac ! Je suis d'autant plus surpris par ta hargne contre les Fnac quand, il y a quelques jours, tu te félicitais d'être mis en avant dans un Virgin Mégastore (cf. http://curiosaetc.wordpress.com/2011/08/13/de-legarement-au-milieu-des-autres-livres/). Tes principes d'indépendance commerciale souffrent bien lorsqu'ils se confrontent à ton ego, ah, vieille canaille ! Mais, étant enclin au pardon, je ne t'en voudrai pas.

 

Je salue le rectificatif que tu nous as apporté au sujet de Monsieur Freda et je présente, au nom de tous mes lecteurs, des excuses pour avoir prématurément plongé ce monsieur dans la tombe. C'était là une bien dure punition pour la faute légère d'avoir voulu commettre le grand film « La fille de d'Artagnan ».

 

Néanmoins mes sources restent sûres sur ton métier de journaliste dans une émission de jardinage sur France 3 Picardie. M'aurait-on trompé ? J'ai trouvé cette archive où je crois bien te reconnaître.

 

Enfin, Ericou, je tiens, pour ton bien, à te conseiller de cesser tes harangues du type : « VIENS ME RETROUVER A LA SORTIE DE L'ECOLE ET TU VERRAS CE QUE TU VERRAS ! ».

Je crains que tu ne souffres du complexe de Rocky Balboa. En général, ce syndrome déclenche des saignements de nez lorsque ses sujets piquent des crises. Prends garde !

 

Pour le salut de tes fosses nasales, je t'en dis davantage. Le complexe de Rocky Balboa se présente chez les personnes qui ont rêvé d'être boxeurs et qui n'ont pu, hélas, réaliser ce rêve. De ce fait, à la moindre occasion, les voilà qui convient, au risque du ridicule, le premier quidam à les affronter lors d'un rendez-vous pugilatoire !

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=yAR4OfwZbbE&feature=related

 

Cette vidéo t'aidera à mieux appréhender ton problème.

(Mais comme tu souffres aussi d'une propension à tout prendre au premier degré, je dois bien te préciser que la pitoyable image de l'URSS véhiculée dans ces extraits ne se base pas sur des faits historiques, il s'agit d'une œuvre de fiction).

 

 

 

 

Eh non, je ne viendrai pas te rencontrer. C'est dommage n'est-ce pas ?

Eh non, je ne m'exprimerai pas sous mon vrai nom sur ce blog.

Tout à fait entre nous, tu devrais peut-être faire la même chose car là t'es quand même grave passé pour un rustre. Moi tu vois j'évite ce genre de trucs. Après chacun son affaire, mon pote.

 

 

Mais !

Fi de nos différends et de ta rudesse de comportement !

 

Fi des goujats !

 

Brisons les barrières de nos classes sociales, laisse-toi éclairer par le fanal du prolétariat !

 

Je suggère, afin d'honorer la mémoire de la Fondation Soviétique pour la Paix, l'amitié !

 

Ma main t'est tendue, et j'ose espérer que tu la serreras !

 

 

 

En rêvant de te compter parmi les lecteurs de mon blog,

 

Crois-moi bien

 

Ton dévoué

 

Et fraternel

 

 

Stoni.

 

 

 

 


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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 14:10

 


 

 

Il y a des jours, comme ça, où l'on se sent nul. Louzeur, comme on dit en bon français.

Dans ces cas là, mon fidèle Aniki (non c'est pas mon chien mais mon mec, or c'est vrai qu'il est fidèle – enfin je crois) me remonte le moral.

 

Mais que faire lorsque nous sommes deux à nous sentir louzeurs ?

Lui et moi ?

 

L'autre jour, j'étais au trente-sixième dessous. Quelqu'un (d'inintéressant et de pas important, qui plus est) m'avait dit que « j'écrivais toujours les mêmes livres ». Ses arguments n'étaient pas idiots et je me suis senti comme une merde, après coup.

Quant à Aniki, il lui était arrivé une saloperie au boulot. Genre le truc assez chiant.

 

Pendant le week-end, nous nous sommes retrouvés amorphes, tout piteux, désespérés de nous-mêmes et prompts à nous lamenter sur notre sort.

- Chuis un écrivain de merde... J'écris toujours les mêmes histoires... Tu te rends compte... ça craint...

- Mais non.

- Je vais arrêter d'écrire...

- De toute façon vaut mieux être un écrivain de merde qu'un con.

- Pourquoi ?

- Parce que moi je suis un con.

- Mais non !

- Mais si. T'as vu au boulot je m'en sors pas. C'est parce que je suis un con.

 

La journée déprime était officiellement inaugurée.

 

Nous avons décidé de la consacrer en restant devant la télé toute la journée (enfin, devant le streaming sur ordinateur, car on n'a pas de télé).

On a regardé des programmes en différé et des séries télé.

- On est des vraies loques...

- Ben ouais mais on déprime... T'as envie de faire quelque chose, toi ?

J'aperçus mon reflet dans l'écran de l'ordinateur :

- Pff j'ai honte de montrer c'te putain de gueule de connard au monde entier, je te jure. Vaut mieux pas qu'on sorte !

On se marre.

- C'est vrai que t'as une sacrée gueule de connard.

- Oh je t'emmerde putain !

- Non t'es beau en vrai.

- Même. J'ai honte de montrer ma belle gueule de connard d'écrivain qui écrit toujours le même livre.

- De toute façon tous les écrivains écrivent toujours le même livre... Regarde ton idole Philip Roth.

- Oué mais c'est Philip Roth. Il a le droit, lui.

Nous nous forçons à nous rendre dans la cuisine, où nous nous réfugions sur la nourriture. Je prépare des hamburgers maison.

- Oh t'as la force de faire à bouffer, toi ?

- Ben en fait c'est juste pour pouvoir me goinfrer comme un putain de gros, tu vois. Chuis juste bon à me goinfrer.

Tout en cuisinant, je cogite grave :

- Mmh, j'aurais pas dû regarder toutes ces séries télé nulles comme Glee. Je suis sûr que ça m'a fait régresser. Et après j'écris des livres de merde.

- C'est pas toi qui penses, de toute façon, que la littérature c'est réactionnaire et que le roman n'est pas révolutionnaire ?

- Tout à fait. Le roman ne sera jamais révolutionnaire.

- Ben alors qu'est-ce tu t'en fous d'écrire des livres de merde ?

- C'est par amour-propre. Je veux qu'on me respecte.

Aniki soupire.

Les hamburgers sont plutôt réussis.

 

J'essaie de revaloriser Aniki, puisque en ce qui me concerne, je me considère comme une cause perdue.

- T'inquiète bébé, t'es un très bon travailleur et tu fais honneur au prolétariat. Tout va s'arranger.

- Nan...

- Mais si.

- Mais nan !

Bon.

J'abandonne.

Exploit, on part se promener. Notre pas est lent.

- Si ça se trouve, on s'entend bien parce qu'on est deux boulets.

J'acquiesce.

- Toi un écrivain de merde, moi une sorte de branleur chiant qui pige que dalle au boulot. Je suis sûr que tous mes collègues me détestent, en vrai.

- Au moins dans ton cas t'as un salaire qui tombe tous les mois...

- Et puis, comme on est deux boulets, y'en a toujours un qui va tirer l'autre vers le bas. On s'aide pas, tu vois ? Un cercle vicieux.

- Possible.

- Et notre tendance à nous trouver exceptionnels et à être autant fusionnels, c'est juste pour échapper à la dure réalité du monde extérieur, où, tout compte fait, la plupart des gens sont supérieurs à nous. D'ailleurs, si tu es communiste, c'est parce que tu veux niveler par le bas.

- Le pire c'est que t'as raison, probablement.

- A la fois, tu lis des livres drôlement compliqués pour un type inférieur à la norme.

- Mmh. Des livres qui n'intéressent que moi...

 

On a ruminé toute la journée.

 

La nuit est passée.

 

C'est marrant, parce que le lendemain en se réveillant, on s'est sentis vachement mieux. Optimistes, confiants en nos propres capacités, pleins d'énergie.

Comme quoi ça doit faire du bien, d'être un louzeur, de temps en temps.

 

 


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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 13:59

 


 

 

A l'instar du commun des mortels, je regarde, de temps en temps, des séries américaines débiles.

Eh oui. On est humain ou on ne l'est pas.

 

L'autre jour j'ai regardé un épisode avec une scène dans les douches du stade de foot d'un lycée. Il ne s'y passait rien d'extraordinaire. Juste deux lycéens qui discutaient entre autres de leur corps et de comment ils l'entretenaient. Il y avait bien un petit côté « je te mate en douce », mais alors super gentillet.

 

Là j'ai pensé : « tiens c'est marrant en France on a pas de douches au lycée ».

 

Bon, voilà, l'action s'est déplacée ailleurs, et je n'y ai plus pensé.

 

 

Et puis cette nuit je fais un rêve érotique.

Attention vous allez voir c'est du chaud.

 

 

 

J'étais dans les douches d'un lycée, tout seul. L'endroit était beaucoup moins propre que dans la série, mais bon, je suppose que mon inconscient, dans un souci de crédibilité, avait transposé l'action en France... C'était pas dégueu non plus. Je me lavais les cheveux. L'eau était chaude, c'était agréable. Je me suis rendu compte que j'étais seul, et j'ai regardé autour de moi : les autres douches étaient vides.

Je me suis alors dit (dans le rêve, toujours) : DOMMAGE QU'IL N'Y AIT PAS D'AUTRES GARCONS QUI VIENNENT J'AURAIS PU LES MATER A POIL.

 

Puis, boum. Là-dessus je me suis réveillé tout émoustillé, enfin je vous passe les détails.

 

 

Genre.

 

La.

 

Honte.

 

 

 

Ok. Camarade lecteur, je vais me montrer honnête.

 

Je suis pas un sexomane de ouf, j'ai une sexualité tout ce qu'il y a de plus classique, monogame et old school. Mais quand même. J'AI DEPASSE LE STADE DE « OH LA LA JE VAIS VOIR DES GENS TOUT NUS » DEPUIS A PEU PRES 1992 !

 

Alors c'est quoi ce rêve érotique de merde ?

 

Attends, quand même, j'ai une libido un peu plus construite et complexe, dans mes rêves érotiques, d'habitude. Quoique j'en aie eu fait des chelous. Oui, mais chelous, c'est pas gnangnans non plus.

 

 

Je ne vois qu'une explication : l'influence néfaste de cette série américaine, visionnée le jour précédent le rêve, avec sa scène idiote de douche entre garçons qui se matent.

 

 

Il est à peu près évident, selon moi, que l'impérialisme anglo-saxon, via ses programmes télévisuels, a entrepris une colonisation efficace de ma libido prolétarienne qui avait été, jusqu'à présent, tout à fait acceptable d'un point de vue dialectique.

 

 

 

Je compte rééquilibrer mon inconscient par une lecture intensive de Lénine dans les jours à venir.

 

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 15:16

 

Pour tous ceux qui se demandent qui je suis "en vrai", voilà peut-être une piste.

 

 

 

 

 

 

margarine.jpg

 

 

 

 

Une marque de margarine serbe porte mon nom...

 

Hasard ou causalité ?

 

Rêve ou réalité ?

 

Fou ou génie ?

 

 

Je vous laisse sur cet indice et vous promets un nouvel article (consistant) en début de semaine !

 


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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 13:47

 


 

albertofist.jpg

 

Quand tu t'appelles Alberto Contador

Et que tu grimpes l'Alpe d'Huez

Et qu'un Hollandais déguisé en médecin, brandissant une fausse seringue en carton

T'agresse

Et manque de te faire tomber

Ben tu lui fous ton poing dans la gueule

 

 

 

 

Le Tour de France, c'est comme la Coupe du monde de football : quand c'est fini, t'es trop triste.

 

Or l'avantage, avec le vélo, c'est que c'est tous les ans.

 

Sans déconner d'habitude, faut bien le dire, le Tour de France c'est plutôt chiant. Mais là la dernière semaine c'était du bonheur.

 

Pour fêter ça, je t'invite à relire mon article exceptionnel sur le dopage (datant de 2009).

 

 

 

http://stoni1983.over-blog.com/article-34249174-6.html

 

 

 

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 15:35

 

 


 

 

Il y a quelque temps, Aniki m'engueulait méchamment pour que je cesse d'écrire (j'en parlais dans mon dernier article, sommet de pathétisme, où j'avais le culot de me comparer à Stakhanov).

A la fois en ce moment je n'écrivais pas vraiment non plus donc bon. Disons que je m'entraînais à écrire, ce qui est une chose différente.

Ensuite un pote écrivain, avec beaucoup plus d'expérience que moi, m'a dit que je ferais mieux de marquer une pause. Ça fait au moins deux ou trois ans que je n'ai pas cessé d'écrire. Mon pote pense qu'en passant au moins un mois loin de mon traitement de texte, je reviendrai à la littérature en ayant salement progressé et tout.

 

Ce dernier argument m'a bien plus convaincu que celui d'Aniki, je dois l'avouer (Aniki ne pensait qu'à mon bien-être, pas à mon magnifique style littéraire).

 

Bon, alors, depuis hier, j'essaie de ne rien faire.

 

Le problème c'est que je m'ennuie.

 

Je pourrais dessiner un peu.

Je pourrais me remettre à la bande dessinée.

Je pourrais lire des livres très intéressants (j'ai trouvé Platonisme et sexualité dans une brocante, ça a l'air marrant : « Pour tout dire, la métaphysique est l'alibi où la différenciation sexuelle, vécue fantasmatiquement par un Platon malade de ses « rapports » avec Socrate - [??!!! mdr] – est déportée dans le système platonicien vers une ontologie de la différenciation... etc).

Je pourrais louer des films.

Je pourrais regarder le Tour de France.

 

Je m'étais même dit, dans un grand moment d'enthousiasme, que je pourrais aller faire des croquis dans un parc (chose que j'adorais faire quand j'étais plus jeune)...

 

Eh bien non.

J'ai pas envie.

 

J'ai envie de rien faire sinon de travailler.

 

Alors je glande sur internet.

Tu sais, camarade lecteur, je n'ai pas l'habitude de glander sur internet (mis à part quand je suis au boulot et que je n'ai rien à faire).

C'est quand même fou le nombre de conneries qu'il y a sur internet. On s'en rend pas compte.

Et ça te bouffe du temps, mine de rien.

 

J'ai passé vingt minutes à lire le début de l'article Wikipédia sur Les Simpsons.

Après j'ai valsé de lien en lien... Tu tombes sur de ces trucs. Tout à l'heure, lorsque j'ai échoué sur un « article de presse » sur une actrice qui se botoxait je ne sais pas quoi, je me suis dit qu'il y avait un souci, tout de même.

 

En fait, j'ai envie d'être avec Aniki, de regarder avec lui le vélo. D'aller nous promener.

 

Putain qu'est-ce que j'aimerais qu'il soit prof, des fois (en plus le prof ça a toujours été un fantasme pour moi – un fantasme inventé car dans la vie réelle j'ai toujours eu des profs moches ou physiquement inintéressants). Bien sûr je me vois davantage avec un prof d'une matière technologique, parce qu'un prof d'une matière générale je sens que ça me saoulerait à fond. Le prof de matière technologique il t'apprend plein de trucs que tu ne sais pas (sur le plastique, la menuiserie, la mécanique, etc.). Prolétaire, style genre. Le prof de matière générale il t'apprend plein de trucs que tu ne veux pas savoir - immense nuance (sur le français, Baudelaire, les maths, les déclinaisons allemandes, etc.)

Enfin, t'imagines le truc de malade ? Deux mois pour nous !

On partirait avec nos vélos, genre on se ferait la Hollande, la Belgique et tout...

 

(entre parenthèses vu que moi je suis loin d'avoir deux mois de vacances je ne vois pas comment on pourrait disparaître tout juillet et août en terre batave mais bon c'est pas grave ça fait du bien de rêver des fois)

 

J'en ai parlé à Aniki. Il ne veut pas être prof, évidemment.

 

 

Bon tu vas me dire ça ne résout pas mon problème, cette histoire de prof.

 

Mouais.

 

Je crois que je vais regarder le Tour de France tout seul, en fait.

En outre, j'ai lu dans l'Equipe, aujourd'hui, qu'Alberto Contador risquait de se casser bientôt, alors si je veux profiter de sa présence vaut mieux le faire maintenant, non ? (j'aime bien Contador il a un côté psychorigide qui me pousse à me sentir proche de lui)

 

Et puis demain ça sera encore plus chouette car y'a la demi-finale du foot féminin à dix-huit heures.

 

 

 

 

 

P.S. :

Ok promis si j'ai une meilleure inspiration pour un autre article dans les jours qui viennent je vous en fais profiter... J'ai honte.

 


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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 11:12

 

Pourquoi t'écries-tu camarade lecteur ?

 

Keskil fout ce Stoni kel branleur pourquoi il poste pas son petit billet hebdomadaire ?

 

Serait-il tout tourneboulé par les rebondissements de l'affaire DSK ?

 

Serait-il dépêché à Monaco pour couvrir le mariage du siècle ?

 

 

Ben non.

 

Juste que là, j'ai chopé une putain de grippe de merde et que, vraiment, j'ai pas pu écrire. Déjà un miracle que j'ai pu aller bosser...

 

 

Je reviens la semaine prochaine.

 

 

Alors pour vous faire patienter je vous raconte une blague.

 

 

 

- Bonjour monsieur, vous connaissez l'histoire du communisme qui sauve le monde ?

 

- Non, c'est quoi ?

 

- Ah merde, j'espérais bien que vous seriez capable de me la raconter.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 13:09

 


 

 

 

 

 

Il y a quelques années, j’ai travaillé comme enquêteur dans un centre d’appels.

 

Je faisais des enquêtes par téléphone, quoi.

 

Comme tu t'en doutes, ami lecteur, ce travail était extrêmement pénible, mais là n’est pas l’objet de mon article.

 

Une chose à savoir : le téléenquêteur est un être profondément voué à la productivité. Je n’ai jamais compris pourquoi nos supérieurs nous fliquaient autant pour s’assurer que nous faisions bel et bien notre travail.

 

Figure-toi ce à quoi ressemble le quotidien d’un téléenquêteur : pendant quatre à sept heures d’affilée, il est assis dans un box, face à un écran d’ordinateur et compose des numéros de téléphone.

 

70 % des téléphones sonnent dans le vide.

35 % des gens qui répondent t'envoient te faire foutre d’une manière ou d’une autre.

5 % acceptent de répondre.

 

Donc, la plupart du temps, on attend.

 

On attend que le téléphone sonne six fois avant de raccrocher et de composer un nouveau numéro.

Certaines entreprises nous donnaient l’autorisation de lire un bouquin ou un magazine, pour combler ce temps d’attente.

Mais, rapidement, tu t'ennuies – même avec un bouquin ou magazine. Il y a trop de bruit dans la salle pour se concentrer sur sa lecture pour de vrai. On ne lit pas correctement. Et le magazine, c’est bien gentil, mais au bout de deux heures, tu l’as complètement lu.

 

En revanche, quand tu fais ton sondage avec l’interlocuteur, tu t'occupes, tu ne vois pas le temps passer (surtout qu’un sondage peut bien durer 15 minutes) et t'es content grave !

Tous les téléenquêteurs que j’ai connus voulaient réussir à faire des sondages. Je n’ai jamais connu personne qui bâclait le boulot !

 

Et, comme tu t'en doutes toujours, camarade lecteur, le gentil répondant qui accepte de répondre se fait rare.

Aussi, on trichait un peu.

On appelait des gens de notre connaissance.

Cette astuce a fonctionné, jusqu’à ce que les entreprises se modernisent et commandent des programmes informatiques qui composaient à notre place le numéro de téléphone…

 

Nous n’avions pas le droit d’appeler des gens de notre entourage, car le répondant ne doit pas connaître quelqu’un qui travaille pour un institut de sondage.En effet, dans ce cas les instituts considèrent que le sondage est biaisé.

Alors, on prévenait nos proches, et on les faisait mentir quand on leur posait la question initiale « Quelqu’un dans votre entourage travaille-t-il pour un institut de sondage, une société de marketing ou de communication ? »

Bien entendu, le proche appelé devait se comporter comme s’il ne nous connaissait pas, et nous de même, comme nous étions régulièrement écoutés par nos supérieurs.

C’était plutôt rigolo à faire. Comme un jeu de rôle, quoi.


 

C’est pourquoi, un jour, je proposai à mon frère de jouer le jeu.

Nous étions chez mes parents, qui étaient présents.

- Tu veux répondre à un sondage sur l’électro-ménager, frérot ?

- Ah ouais volontiers, j’adore ça en plus !

- Ok, alors je t'appelle demain soir et on le fera ensemble. Attention, TU DOIS ABSOLUMENT TE COMPORTER COMME SI TU NE ME CONNAISSAIS PAS…

- Pas de problème !

J’orientai un œil dubitatif sur le couple parental.

Mon frère habite chez eux, et ce sont toujours eux qui décrochent le téléphone.

- Je vais appeler et me présenter comme un membre d’un institut de sondage, faudra réagir comme si vous me connaissiez pas, c’est clair ? Et vous me passez le frangin, ensuite. C’est pigé ?

Mes vieux, outrés :

- Mais ouais on est pas débiles on a compris !

- Non mais je suis sérieux, sinon je peux me faire virer, moi !

- On a compris bordel de merde ! tonna mon père (chez moi, on parle mal).

 

 

Et le lendemain, me voici dans mon box dans le centre d’appels, en train de composer le numéro de téléphone de mes parents…

Mon père décroche.

Là je me dis, ça craint. J’aurais préféré ma mère. Elle est plus vive d’esprit.

J’y vais tout de même de mon petit récital :

- Bonsoir, je suis Stoni de l’Institut Bidule, nous menons actuellement une enquête sur l’électro-ménager et l’équipement hi-tech, auriez-vous quelques instants à m’accorder ?

Silence de mon père. Puis :

- Pipou, c’est toi ?

Wo putain.

Pipou c’est le surnom honteux dont mes parents continuent de m’affubler, malgré mon passage patent à l’état adulte.

Je lance un coup d’œil affolé du côté du superviseur (toujours un être horriblement perfide qui adore vous enfoncer), enfermé dans son aquarium, le casque sur les oreilles. Il ne me regarde pas. Mais on ne sait jamais.

- Pardonnez-moi monsieur, mais je suis STONI de L’INSTITUT BIDULE et je FAIS UN SONDAGE…

Mon père, mode vieil immigré qui pige que dalle (je le connais, je sais que c’est une feinte) :

- Pipou ? C’est quoi ce bordel ? Attends j’appelle ta mère, j’y comprends rien. MAMOUR !

Mamour c’est le surnom idiot dont mon père affuble ma mère depuis longtemps, mais ça on leur en veut pas, c’est normal.

- MAMOUR y’a le canard qui a dû prendre de la drogue, je sais pas…

Eh oui « le canard », deuxième surnom honteux pour ma pomme.

J’entends ma mère derrière :

- Mais tu sais bien qu’il touche pas à ça, il est communiste.

Petite note de regret dans cette dernière parole…

- Ecoute Mamour, prends le téléphone, il me fait chier avec ses conneries.

Je patiente le temps que ma mère récupère le téléphone.

Mon père augmente le volume de la télé, en bruit de fond :

- Pourquoi il appelle juste au moment où il passe Palettes ?

Putain des fois je me pose vraiment des questions sur mes origines. Mes vieux, c’est vraiment l’alliance de tout et n’importe quoi. Trop chelou.

Ma mère au téléphone :

- Oui canard ?

ARRETE DE M’APPELER CANARD PUTAIN.

- Bonsoir Madame, je travaille pour l’INSTITUT BIDULE et JE FAIS UN SONDAGE, il me semble que JE VOUS EN AVAIS DEJA PARLE, enfin, que nous vous avions déjà contacté à ce sujet et on m’a donné le prénom de…

- Pipou, ça tombe bien que t'appelles. Tu viendras avec nous chez mamie ce week-end ?

Non mais ils le font exprès.

- Dis-lui qu’on s’en fout qu’il soit là, grogne mon père derrière. Mais ils nous servira à garder la voiture.

Putain. Garder la voiture. C’est quoi cette nouveauté. Qu’est-ce que ça veut dire. Je ne sais pas. Et je ne veux pas le savoir.

- ECOUTEZ JE FAIS UN SONDAGE MADAME…

- Oui d’accord, je vais te passer ton frère, mais avant, si samedi tu pouvais venir avec nous chez Mamie, parce que, je t'explique, on a un problème avec la voiture, elle se verrouille plus et…

J’allais réclamer mon frère une dixième fois quand je réalise ce qu’elle est en train de me dire.

Ils veulent. Que je passe. La journée. Dans une voiture. Parce qu’elle. Ne se. Verrouille. Plus.

Je suis un chien de garde, en gros.

J’en ferme les yeux de consternation et soupire.

Mon voisin de box glousse :

- Wallah t'as pioché des bons boulets toi, je crois.

- C’est mes parents, je murmure.

- Ah mon pauvre !

Ma mère continue son truc :

- Alors tu viendras samedi ?

Non mais ils se foutent de moi.

Je cherche le superviseur du regard. Dans son aquarium. En train de discuter (= démolir) avec un autre enquêteur. Super. Il ne m’écoute pas.

J’en profite pour articuler :

- MAMAN JE VEUX PARLER A MON FRERE TU ME LE PASSES OU JE RACCROCHE.

- Oh ça va, hein !

- Il est con ce Pipou, râle mon père derrière.

- Je vais chercher ton frère !

Silence. J’entends mon père ronchonner :

- Quel ingrat, ce gamin.

Et la télé, branchée sur Palettes, égrener d’une voix calme comment Matisse il a découpé la composition de sa toile.

Mon frère arrive.

- Ouais ?

- Bonsoir, je suis Stoni de l’Institut Bidule, je vous appelle pour un sondage sur l’électro-ménager. Vous avez quelques instants à m’accorder ?

- Ah ouais bien sûr.

Enfin, un être doué d’un entendement commun.

Nous commençons le sondage.

Ma mère crie :

- Quand ce sera fini tu me repasseras canard, faut que je lui explique pour samedi.

 

Dans ces cas-là, je me dis…

Je me dis je sais pas…

 

Je me dis que mes vieux, c’est un mélange des parents de Jerry Seinfeld et des parents de George Costanza (faut connaître le sit-com Seinfeld pour comprendre).

 

Je me dis…

 

Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi.

 

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