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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 09:19

 

http://bio-creative.fr/images/logo-ab-de-communication.jpg

 



Un jour, une épicerie bio a ouvert dans mon quartier.

J'ai ricané : « ha ha, ça va même pas duré deux ans, ce machin-là ! ».



Et bien entendu, je ne m'y rendis point.

En bon stal, j'étais forcément contre les produits bio. A mes yeux, le bio était un réflexe élitiste de gauchiste réactionnaire. « Hé attends je vais pas payer 5 € pour un putain de sachet de riz complet bordel ! »

Quand je passais devant le magasin, je ne daignais même pas lui condescendre d'un regard.



Sauf que, six mois ou un an plus tard, j'ai voulu faire du popcorn moi-même.

Pour cela, il me fallait du maïs à popcorn, une espèce bien précise.

Je fais une recherche sur internet : où trouver du maïs à popcorn dans les environs ?

La réponse se présenta, péremptoire, vengeresse – je vous le donne en mille : à l'épicerie bio.

Fait chier.

Je découvre que l'épicerie bio a un site web, avec les prix de tous les produits en vente. C'est pas cher du tout. Le sachet de riz complet est très loin d'être à 5 €.

Du coup, je prends sur moi et j'ose franchir la porte de cette infâme antre gauchiste (maladie infantile du...).



L'épicerie est une sorte de joyeux bordel bigarré où, le truc, c'est de vendre les produits en vrac. Le client amène ses propres emballages (bocaux, sachets, boîtes...), ou bien achète des sachets de papier à quelques centimes, et fait son petit marché. Il y a des distributeurs de céréales, de riz (pas à 5 € les 100 grammes donc), de pâtes, d'amandes, etc.

Franchement, c'est très agréable. Les employés sont jeunes et adorables. Cependant, moi, je reste sur mes gardes. Quand mon entrée est saluée par un irrésistible « saluuuut », je manque brandir ma carte du Parti, histoire de faire comprendre que, décidément, attention, je ne joue pas dans leur camp.

(D'ailleurs on voit bien là l'obsolescence de ma stalitude. Comme si le Parti était contre le bio. N'importe quoi. Depuis le Front de Gauche, le Parti, c'est ATTAC kif-kif-bourricot. Je vis en 1952 ma parole. Enfin, fi de digressions).



Bref, j'avance en cette terre ennemie, à la recherche de mon maïs et puis je me casse, promis juré.

Mais, j'aime bouffer, et je me rends compte que, putain, leurs produits, ils ont l'air bon. Le pire, c'est qu'ils coûtent moins cher qu'en supermarché.

Je m'attarde. Je regarde. Un tas d'épices. Leur parfum embaume la boutique. Alors, je prends plusieurs petits sachets en papier et je me fais avoir comme un bleu (ou un vert en l'occurrence, "mdr").

Du riz complet. Y'a même du nutella en vrac, merde ! Et du vin. Un employé me le fait goûter. Même pas 3 € le litre.



En sortant, je révise mon analyse matérialiste-dialectique-historique.

« Bon, ok, c'est pas si mal que ça, en fait, cette épicerie bio. Enfin, quand même, je suis sûr qu'ils financent EELV, cette bande de gauchistes réacs ! »



Or ! Le riz complet qui a du goût, le popcorn fait maison pas cher, le vin qui coûte rien et les petits gâteaux bio trop bons, ben, je dois te l'avouer : on s'y habitue grave.



J'y retourne.

Une fois.

Deux fois.

Trois fois.



Toutes les semaines.



A force, j'apprends à mieux connaître les employés. On discute. Ils s'investissent corps et âme dans une certaine image qu'ils ont du monde. Proposer de bons produits à tous. Eviter le gaspillage, faire travailler les agriculteurs et les producteurs français.

Leur opinion sur le nucléaire, les OGM ou la FNSEA n'est pas la mienne, mais on partage malgré tout.

Ils sont polis, souriants. Jamais ils ne font de prosélytisme. Leur ouverture d'esprit me fascine.

J'en arrive même à leur dire que je suis communiste sans susciter de réaction hostile. Au contraire. Le truc de ouf.

Je fais de la pub auprès de mes amis.



Me voilà désormais pour l'épicerie bio à fond du ballon.

Quand je repense à mes rires stupides et méchants, au moment de l'ouverture de la boutique.

Bref.

J'ai encore manqué une belle occasion de fermer ma gueule.

Mais, pour respecter ma stalitude, je viens de signer ici une énième et honteuse auto-critique.

 


 

 

 

 



 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 14:31

 

 

 

 

 

Attention : cet article sera peut-être uniquement compréhensible aux membres du Parti. Si vous ne comprenez pas cet article, ne vous inquiétez point, cela signifie simplement que vous avez eu la grande intelligence de ne vous être engagé dans AUCUN parti politique. Quelle sagesse de votre part ! Je vous admire.

 

 

 

 

 

 

« Il ne faut pas tant médire du militantisme.

Il nous offre des déceptions

que rien d'autre ne procure. »

Trofimov, 2010

 

 

 

 

Je suis membre du Parti. Depuis 2009 (les élections européennes), je m'inscris pour le réseau interne « Faire vivre et renforcer le PCF » qui souhaite l'abandon du Front de Gauche afin d'éviter la liquidation du PCF dans une nouvelle entité (telle Die Linke). Ma section est 100 % à l'inverse : pro-Front de Gauche à fond du ballon. Malgré tout, je soutiens publiquement le réseau, essaie de convaincre des camarades – bref, je me grille en beauté. On m'appelle Joseph, le Stal ou Goulag n°1. Mais je me dis « ha ha, c'est nous qui avons raison, pas eux ». Résultat des courses : le réseau change tout d'un coup d'avis, pendant la campagne des présidentielles. Il faut soutenir le Front de Gauche. Désormais, les sympathisants du réseau sont priés de retourner bien gentiment au sein de leur section et de militer pour Mélenchon comme si de rien n'était. Après avoir distribué pendant presque trois ans de grandes leçons de « marxisme-léninisme authentique », j'aurais pas l'air con, tiens. Merci les mecs du réseau, franchement, merci. C'était bien la peine de faire chier le monde.

 

VDM.

 

 

 

 

Désolé pour ce billet de néo-stal chiant. La semaine prochaine, retour aux articles intéressants avec : « comment savoir si mon roman est publiable ? ».

 

 

 

 

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 13:09

 

 

 

Je sais pas vous. Mais moi, j'ai des périodes où tout ce que j'ai fait, tout ce que je dis, eh bien, rien ne va. Je commets boulette sur boulette, gaffe sur gaffe, connerie sur connerie. Toutes mes initiatives (mondaines) se soldent par des échecs retentissants.

La question est : quand est-ce que cette période va finir.

 

Je dis quelque chose qui rend les gens mal à l'aise. Je fais un geste, le pensant amical, qui contrarie fortement la personne à qui je l'avais adressé. Les atomes ne se crochètent pas. Je dois dégager de mauvaises ondes. J'en reçois tout autant. Il y a une dominante chaotique dans ma vie (artistico-professionnelle). En termes purs de communication, les messages que j'émets ne sont pas correctement interprétés. De la friture parasite la ligne.

 

Au début, j'ai insisté.

J'ai essayé de réparer mes torts.

Je n'ai fait qu'empirer les choses.

 

Le mieux à faire, selon moi, est de m'isoler en attendant que ça passe. Ou que ça ne passe pas.

 

 

Ah ! Pourquoi m'a-t-on fait ainsi ? Je suis un bien piètre politico-mondain !

 

 

 

 

 

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 14:06

 

 

 

Cette nuit, j'arrête pas de me réveiller, en sueur, tout englué encore dans mon cauchemar.

 

Et à chaque fois, quand j'ouvre les yeux dans un sursaut infâme, une seule pensée me vient à l'esprit : « putain le texte sur lequel je bosse est complètement nul ».

 

Je n'ai cessé de fabriquer des rêves alambiqués, poisseux et pénibles, sur l'édition, mes romans et les livres en général.

 

Et je me réveillai.

 

« Putain mon roman est complètement à chier, mec ! »

 

Jusqu'à cette nuit, je le trouvais pas mal, ce nouveau texte.

 

Désormais, je doute. J'y pense. Je monologue avec moi-même. « Il est nul. Non, il est pas nul. Si il l'est. Non j'aime bien l'écrire et c'est tout ce qui compte. »

 

Ce matin, devant mon petit-déjeuner : « en fait, ça ferait un bon roman jeunesse ». NON MAIS PUTAIN JE N'ECRIS PAS DE ROMAN JEUNESSE ! J'ai rien contre les romans jeunesse mais c'est pas mon putain de secteur. Et puis, quoi ? Un bon roman jeunesse ? Avec à peu près une scène de cul toutes les vingt pages ? « Maintenant, les jeunes sont plus ouverts d'esprit... » Ta gueule, à la fin.

 

« Faudrait que je reprenne toute l'histoire depuis le début. Euh non, en fait, je devrais plutôt aller jusqu'au bout de ce premier jet et ensuite seulement tout reprendre depuis le début. »

 

« Ça fait pas adulte, comme histoire. »

 

« Ça pourrait être mieux. »

 

« J'aurais dû vérifier la pression de mes pneus avant de partir... »

(oui parce que des fois y'a des pensées utiles qui s'insinuent dans les monologues avec soi-même)

 

« Ça pourrait même être beaucoup mieux. »

 

«  Tu me fais chier, la putain de ta mère. Laisse-moi vivre ma journée normale. »

 

« Merci. »

 

« Enfin, quand même, à partir de la page 52, tu... »

 

« … … … Mais ta gueule, putain de bordel ! »

 

 

 

Comme je suis communiste et que je suis censé vouloir la démocratie directe, je te laisse voter, camarade lecteur.

 

1) Mais non, si tu kiffes ton texte, continue-le à écrire, il est très bien.

2) T'as un grain mon pauvre vieux.

3) Regarde plutôt Zorro avant de te coucher, ça te changera les idées et tu feras moins de cauchemars.

4) Ton texte est à chier, y'a rien à dire.

 

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 11:21

 

 rousseau-couleur.jpg

 

 

 

 

La philosophie rousseauiste à l’épreuve des nouvelles technologies.

 

 

Un pote m’envoie un SMS.

 

JJ Rousseau cété 1 suisse ?

 

Je réponds :

 

Oui ! mdr

 

Mon pote :

 

Ah merci pask je comprené pa prkoi son comba été françé

 

Moi :

 

Parsk cété 1 ancien SDF ki a émigré en France ! Il été povr !

 

Mon pote :

 

Ok mé é alor il oré du se batr pr la Suiss ?

 

Moi :

 

2 toute fason cété 1 universalist républic1 te cass pas je texplikré 1 jour

 

Mon pote :

 

& c koi le rapor entr Rousseau & le marxism ?

 

Moi :

 

Euh prkoi tu m demand tousa ?

 

Mon pote :

 

Je veu impresioné 1 persone ki sy coné en Rousseau

 

Moi :

 

Ah alor le rapor c plein 2 choz. Mé bon exempl : la lettr a d Alembert sur lé spectacl. 1 pur truc 2 stal.

 

Mon pote :

 

Ok merci si jembal pa avec tou sa jme pen

 

Moi :

 

2 ri1

 

 

 

 

Autre considération hautement philosophique.

 

Je prends d’immenses distances avec le merveilleux monde de l’édition et de la littérature, en ce moment (je ne supporte plus « toute cette vanité » - non mais c’est vrai en plus).

 

Du coup, une fois je parlais à quelqu’un des autres écrivains et j’ai employé le mot « confrères ».

 

Là-dessus, j’ai pensé : dans le mot « confrère », c’est le « frère » qui me gêne. Le « con », il me gêne beaucoup moins.

 

Bref.

 

 

 

 

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 21:53




Parfois, camarade lecteur, je me remets en question.
Mais si. (j'ai un certain goût pour la casuistique marxiste)

Et, me remettant ainsi en question, j'ai trouvé que je continuais à entretenir des mythes complètement réactionnaires. Genre, la beauté. J'ai déjà écrit tout un article pour dire que la beauté (humaine surtout) est totale réac. Mais tu parles. Je continue à faire comme si de rien n'était (normal avec un tel matraquage idéologique hé hé hé).


Récemment, j'ai écouté l'album Sea change de Beck. Et j'ai laissé le boîtier posé sur ma table. Je l'ai pas rangé. Non. Parce que dessus il y a la tête de Beck en gros, et elle me plaît assez, sa tronche.

Genre.

Je regarde le boîtier à peu près quatre-vingt-douze fois par jour et je pense « il est trop fort ce keum ».
J'entretiens depuis longtemps des mythes au sujet de Beck. Beck, c'est l'homme le plus fort du monde. Beck, il fait jamais caca. Beck, il élève des escargots dans des moellons mais les escargots ils meurent pas (oui car quand j'étais petit j'élevais des escargots dans des moellons mais ils mourraient tout le temps, c'était nul).

Il est grand temps de mettre un terme à ces errances : décapitons le mythe !

 

 

 

beckseachange.jpg

Le physique de Beck n'a rien à voir
avec mon vif intérêt pour cet homme

 

 

 

 

 

Le Mythe : Beck fait de la super bonne musique.

La Réalité : Pour tout jeune connard occidental colonisé par la « hypitude » américaine, oui, en effet, Beck fait de la super bonne musique. Enfin, à la fois, il pond toujours une ou deux chansons super bourrines par album, et donc relativement chiantes (genre « Black tambourine » ou « It's all in your mind »). Beck représente avant tout la Californie comme tout jeune connard élevé par des hippies en a rêvée : contre-culturelle, cool, décontractée, bohème. Ouais et mon cul c'est du poulet. Ça existe pas, ça. Ça existe plus. Et quand ça existait, ça conduisait fatalement à consommer de l'héroïne : LES GENS ATTENTION L'HEROÏNE A TENDANCE A COMME RALENTIR NOS ELANS REVOLUTIONNAIRES PROLETARIENS !!! Et puis l'héroïne ça a un peu comme tendance à tuer ceux qui la consomment. Non mais juste un peu, quoi.


 

 

 

 

 

beckhansen1.jpg

Non je n'ai jamais témoigné
le moindre goût esthétique
pour les crevettes blondasses

 

 

 

 

 

 

 

Le Mythe : Beck est un mec simple et sympa. Ça se voit sur les photos.

La Réalité : Beck est une crevette blondasse qui pèse à peu près cinquante kilos pour un mètre soixante-quinze. Ça lui donne forcément un air sympa. Même en Norvège, il passerait difficilement pour un modèle de virilité. Et il a pas l'air simple, il a l'air un peu malade, en fait. J'espère qu'il se drogue pas trop.

 

 

 

 

 

beckhansen2

Pfff comment il se la pète grave

genre trop normal je marche dans la rue

comme si de rien n'était

 

 

 

 

 

Le Mythe : Beck est un type débordant de talent, c'est fou, c'est un des derniers grands musiciens à faire des trucs toujours différents.

La Réalité : tu parles. Beck est un scientologue qui claque tout le fric que tu lui as filé en achetant ses disques dans des stages de scientologie.
Parce qu'il faut que je t'explique ce que c'est, quand même, la scientologie. Faut le voir pour le croire. C'est une religion créée par un mec bizarre qui écrivait des romans de SF et qui avait des relations chelous avec les enfants. En gros ça dit que les extra-terrestres vont venir chercher les scientologues le jour de la fin du monde pour les emmener dans un grand vaisseau spatial où un écosystème terrien sera recréé. Mais ça, le truc des extra-terrestres, c'est le clou de la religion. C'est le secret ultime. Tu n'es initié au secret ultime que lorsque tu as dépensé 1 578 477 dollars de stage. Donc tu dépenses 1 578 477 dollars pour lire un scénario digne de Steven Spielberg (et puis du Spielberg dernière période, pourrie quoi, pas les premiers films bien rigolos et bien efficaces, non!).

 

 

 

 

 

 

beckhansenpastop.jpg

Voilà une photo qui prouve
que le Mythe n'a pas toujours
été au top de la coolitude !
Aux chiottes le Mythe !

 

 

 

 

 

Le Mythe : d'abord Beck fait ce qu'il veut, c'est son problème s'il est scientologue, ça nous regarde pas !

La Réalité : ouais moi après tout je suis bien communiste, je ferais mieux de fermer ma gueule. Sauf que Beck, il dépense des tas de pognon pour ses stages (qui ont pour finalité d'apprendre le secret avec les Roswell, là). Et en vue de financer ces conneries, ben il fait le mercenaire de luxe et écrit des albums pour ceux qui sont incapables de le faire, genre Charlotte Gainsbourg. D'un côté ça casse le mythe, hein. Je sais pas. Moi j'ai rien contre Charlotte Gainsbourg. Mais je pensais que Beck, il était au-dessus de tout ça.
Ben non.

 

 

 

Donc voilà.
Je sais pas à qui je m'attaque la prochaine fois.

Mais là on lui a fait sa fête, à cette petite crevette californienne scientologue prétentieuse.

 

 

 

 

 

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 15:25



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En ce jour du 219ème anniversaire de l'exécution du gros Louis Capet, je me sens obligé de procéder à un véritable mea culpa.

Quelques mois auparavant, je surpris mon aimable et fidèle Aniki (c'est mon mec, pas mon chien – cela dit il est réellement aimable et fidèle) devant l'ordinateur. Il était en train de remplir le formulaire de contact d'un site d'agence immobilière. Je fus pour le moins surpris :
 – Mais euh c'est nouveau tu veux acheter un appart ???
 – Non.
 – Bah alors kestu fous ???
 – Je fais de fausses réponses à des annonces de ventes d'appartements sur Paris. Je fais croire que je suis intéressé pour que les agents perdent du temps à rappeler quelqu'un qui n'existe pas. Surtout je tape des messages mi-ironiques mi-sérieux. Regarde, je vais te lire celui-là : très intéressant ce 30 m² à 400 000 €, une véritable affaire ! C'est de l'humour. J'essaie de lutter avec mes maigres moyens contre l'inflation immobilière et la spoliation de la classe laborieuse.
 J'en restai pantois. Passée la stupéfaction, j'éclatai de rire :
 – Mais c'est n'importe quoi putain !
 – Quoi ?
 – C'est ridicule ! Comment tu fais comme les Anonymous, là ! Vous faites des petites actions sur internet alors que la vraie lutte, la vraie guérilla, dois-je le rappeler, c'est l'entrée dans un parti d'avant-garde marxiste-léniniste pour aboutir à la collectivisation des moyens de production et...
 – T'es en train de parler du PCF, là, ou tu déconnes ?
 – Ouais, bon, d'accord, le PC c'est pas tout à fait ça, mais normalement ça devrait l'être !
 – Moi j'aime bien les Anonymous et je le soutiens !
 – Pff ! C'est une attitude typiquement gauchiste, apolitique et, quelque part, profondément réactionnaire !

Voilà en quels termes, à l'époque, je désignai les Anonymous, sale petit communiste arrogant que j'étais.

Et depuis hier...

Hier, le FBI interdit l'accès à Megaupload pour tous les internautes du monde entier. Ben ouais. Le FBI, ils ont que ça à foutre, genre. C'est sûr que les trafics de drogue et les trafics de personnes, à côté, c'est vachement moins important.
Pour ceux qui ne connaissent pas, Megaupload était un site où l'on pouvait entre autres voir en streaming, donc en direct sans téléchargement, des films et des séries.
Autant t'avouer du cash, camarade-lecteur, que Megaupload, c'était toutes mes soirées. Les Tudors, Sons of anarchy, Glee, Columbo, Lie to me... Toutes ces séries que je suivais ! C'était toute ma vie télévisuelle – je n'ai pas la télévision.
J'ai aussi pu découvrir de grands films soviétiques en streaming : Moscou ne croit pas aux larmes, Tchapaïev, Opération planète terreur, L'enfance d'Ivan, etc.

Et là, d'un coup, à cause du putain de FBI ? Plus rien ! Plus de séries !

J'étais estomaqué. Désespéré. Je errai dans les rues, sans plus de repère ni de confiance en la vie.
Ok j'exagère un peu. N'empêche ça me faisait grave chier.
Et là, j'apprends que les Anonymous du monde entier ont riposté, bloquant les sites de la justice américaine, du FBI, et même de l'Elysée (Sarkozy s'étant « réjoui de la fermeture de Megaupload »).
Le soir, Aniki rentre du travail.
 – T'as vu pour Megaupload ? fais-je, aux abois.
 – Ouais...
 – Ah ça fait chier putain de sa race !!! J'aurais trop aimé aider les Anonymous dans leur riposte pour...
 – Ah bon ? C'est nouveau ? Tu soutiens les Anonymous, maintenant ? Je croyais que c'était de l'infantilisme gauchiste ? Ou que c'était profondément réactionnaire ?
 – Euh ouais mais... Je veux dire, le matérialisme historique, c'est aussi savoir s'adapter aux changements de paradigmes, enfin, sérieusement, j'ai dû réviser mon analyse marxiste que...
 – Ce que t'es en train de me dire, en fait, c'est que tu admets que t'as dit des grosses conneries sur les Anonymous par le passé, hein ?
 – Euh... Ouais... Mais de toute façon, ça règle pas le problème de ce qu'on va regarder ce soir !
 

Donc voilà.
Je présente officiellement toutes mes excuses de communiste stalinien borné et méprisant aux Anonymous. Les mecs je suis désolé. J'admire sincèrement ce que vous avez fait hier.

Enfin, faut quand même aussi bien voir que le problème de la propriété intellectuelle, ça serait vite réglé si on passait au communisme de la propriété intellectuelle, non ?
Je sais pas.
Je dis ça comme ça, hein.

Je veux pas faire de propagande, surtout.

 

 

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 17:28




L'autre jour je me disais : putain c'est vache que le voile intégral soit réservé aux êtres humains de sexe féminin. Il faut inventer le voile intégral pour voiture ! C'est une honte que les voitures, objets universels de convoitise masculine, se baladent comme ça sans aucune protection !
Car, qu'est-ce qu'un mec mate dans la rue ? Les nanas et les belles bagnoles (et souvent aussi les autres mecs, mais là faut pas trop en parler car sinon ça voudrait dire qu'on doit aussi voiler les mecs et je sais pas si vous avez suivi mais les mecs c'est eux qui dirigent le monde donc ils sont pas voilés).

Voici donc : le premier voile intégral pour voiture.
Avec deux trous pour les phares.

voile-integral1.jpg


Ce voile pour voiture a néanmoins grandement choqué la communauté internationale.

Donc, l'islam modéré a inventé : le voile pas intégral pour voiture modéré.
Ben ouais. Il est pas vraiment intégral. Y'a un autre trou situé au niveau des yeux du conducteur. Signe d'ouverture et d'émancipation humaine !

 

 

voile-integral-2.jpg

 

 

La communauté internationale s'est réjouie de l'arrivée de ce voile modéré et salue cette grande innovation qui fait suite aux « printemps arabes ».

C'est beau le progrès.

 

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:58

 

 

Dans deux ans, j’aurai trente ans.

C’est bizarre, le temps qui va. J’ai l’impression que, quand j’avais vingt ans, c’était juste hier. Ou à des centaines d’années lumière. Je me dis que j’habite mon appartement depuis six ans. Merde, six ans ? C’est pas possible.

Ben si.

 

Je vieillis.

 

Avant de me voir moi-même prendre réellement de l’âge, ce sont mes parents que j’ai vus changer. Mon père commence à avoir des soucis articulatoires et d’hypertension… Ma mère a de l’arthrite et prend des trucs pour sa ménopause. Ils sont devenus… différents. J’ai l’impression que plus le temps va, plus ils sont chiants…

Il y a seulement dix ans, ils avaient quarante et cinquante ans à peu près…

 

Rien n’est passé plus vite que la décennie qui a séparé mes dix-huit et vingt-huit ans. D’une, j’ai rencontré Aniki. Tout au début. C’est mon année zéro. Avant, préhistoire. Après, histoire.

Excepté cela, j’ai l’impression de n’avoir rien fait (si, j’ai juste édité plusieurs romans, pauvre connard que je suis…). D’avoir laissé filer tout ça. D’avoir bousillé ces précieuses années à rester inerte, contemplatif, les oreilles du côté des enceintes de ma chaîne hi-fi… Je n’ai jamais été à un concert, je ne suis plus sorti nulle part, j’ai, en fait, beaucoup travaillé sur mes livres.

 

Un jour un de mes meilleurs potes m’a annoncé qu’il allait avoir un enfant.

J’étais en colère. Je l’ai engueulé, « pour de faux », au téléphone. Je m’en souviens comme si c’était hier… Non, c’était il y a trois ans. Je marchais dehors, il m’avait appelé et m’avait dit : « Elle va avoir un bébé. On va avoir un bébé. Elle va le garder. Je vais être papa. Il va naître à tel moment… ». J’avais hurlé à la trahison. Je riais et je lui disais : « putain t'abuses, on va être obligés d’être des adultes responsables maintenant que t'as un putain de chiard ! ». En vérité, j’étais vraiment hors de moi. Je voulais lui dire : « Non, attends là, c’est pas possible… Rappelle-toi la semaine dernière nous étions au lycée, on faisait les cons, putain je faisais vraiment n’importe quoi et, comment je vous faisais marrer ! mais si c’était la semaine dernière, t'as eu ton bac au rattrapage, après on a galéré les années qui ont suivi, et on s’est maqués, d’accord, je le sais, mais non c’était justement la semaine dernière le lycée, alors t'as pas le droit de nous faire ça, de nous trahir, on est encore des gosses, on sera des gosses toute notre vie, et un gosse ça fait pas de gosse, non, si ? ».

 

Je vois son bébé grandir.

Il marche et il parle. Il danse. Je veux dire, il danse. Vous vous rendez compte ? C’est déjà une petite personne.

Très vite, il sera en primaire. Il apprendra à lire et à écrire. Je lui achèterai tous les Roald Dahl que j’ai aimés quand j’étais petit.

 

Je ne vois pas mes potes vieillir. Pour moi, ce sont toujours les visages d’il y a dix ans.

Ce qui est dur, c’est de voir, en revanche, que la plupart d’entre eux sont toujours entre deux CDD, entre deux formations, au chômage ou au RSA…

 

Je constate les dates de naissance qui s’écartent de la mienne, petit à petit, chez les sportifs, les chanteurs, les acteurs de cinéma… 1985. 1988. 1990. 1992…

Wallah, c’est quoi ces conneries, là ?

Je vois les jeunes, dans la rue, dans les transports en commun.

Les jeunes.

Je n’en fais plus vraiment partie.

J’ai quitté le tarif 12/25 de la SNCF depuis un petit moment.

Si j’étais étudiant, je n’aurais plus droit aux bourses…

 

Les jeunes qui me semblent bien différents de ceux que nous avons été, dix ou quinze ans en arrière.

Nous, on était des pauv’connars, des pauv’ clampins, des pauv’perdus. On était à sec, on était mal habillés. Quand on avait des portables, c’était des modèles tout pourris.

Maintenant, ils ont tendance à être élégants, vachement bien fringués. Ils ont des portables que je n’y comprendrais rien. Avec quel argent ?

 

Je les trouve aussi, pour ceux qui sont de mon milieu social, violents, arrogants, méchants avec les filles.

Nous, j’ai l’impression qu’on était cool. Débiles, idiots, mais cool. On était la génération qui, minots, avait écouté Alliance Ethnik : Respect yourself, respect the funk, respect the ladies… Après on est passé à NTM, mais même NTM, franchement, si mes souvenirs sont bons, c’était tout de même assez digne, il n’y avait pas de messages haineux, homophobes… NTM, je le vois aujourd’hui plutôt comme une sorte de rébellion idiote pour ados, mais ça ne disait pas d’exclure les pédés, ou de taper des nanas. Je ne parle même pas de IAM… Maintenant, quand je tombe par hasard sur des articles sur tel ou tel rappeur, je suis stupéfait par la bêtise qu’il peut représenter.

Bien sûr, c’est là un réflexe de vieux con, j’en suis conscient. Parce que je me fais une idée d’après des articles de presse, parce qu’en vérité, je ne connais pas ce qui se fait maintenant, et je ne vois que ce qui sort dans les médias…

 

 

Souvent, en tant qu’écrivain, on me dit que je « représente ma génération », que je parle « de la jeunesse », que mes romans « font parler ceux qui n’ont pas encore eu le temps de prendre la parole », ce genre de conneries.

Et ce qui est terrible, c’est, en toute réaction, de se sentir malhonnête, coupable, et de penser quelque part dans sa tête « non ce n’est pas vrai, je ne suis plus un jeune, la jeunesse je n’y comprends rien, je suis passé de l’autre côté, si vous saviez la vérité… ».

 

Bref.

 

C’était donc mon mode vieux con.

 

 

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 11:41

 

 

eclope.jpg

 

 

 

 

 

Le nombre improbable de visites d’internautes sur mes deux articles à propos de la cigarette électronique (le premier ici, le deuxième là) m’a incité à vous tenir au courant de mon sevrage tabagique.

 

 

« Sept mois plus tard… il ne fumait toujours plus. »

 

 

 

Le contexte

 

J’ai arrêté de fumer fin avril 2011. Pourquoi ? Je devais subir, fin juin, une opération bénigne mais mon chirurgien m’avait fermement interdit de fumer dans les trente jours précédents l’opération. Je m’y suis pris en avance et j’ai stoppé la clope soixante jours avant l’échéance de l’anesthésie générale.

 

Je fumais entre dix et quinze clopes par jour (Gauloises rouges).

Et je me rendais compte que, plus le temps allait, plus je fumais… Il y a quelques années, j’arrivais encore à me limiter à sept clopes par jour. Je tapais alors dans les dix par jour vraiment très rarement… Et, petit à petit…

 

Autre chose qui augmentait : le prix du paquet.

 

Je m’étais donc dit que, si j’arrivais à arrêter de fumer, ce serait bien, tout de même, de ne pas reprendre…

 

Je raconte mes débuts difficiles et mon apprentissage de la e-clope dans les liens donnés au début de cet article.

 

Où en suis-je sept mois plus tard ?

 

 

 

Sept mois sans une seule cigarette

 

Eh oui ! Sept mois ! « un truc de ouf » !!!

 

J’utilise toujours la e-clope. Mais, par rapport au début, je la fume beaucoup moins souvent.

 

En vérité, j’utilise deux sortes de e-clopes.

 

Une rechargeable pour chez moi.

Une jetable pour l’extérieur (qui traîne toujours dans les poches de ma veste).

 

Et la vraie clope ?

Elle me manque sans me manquer.

C’est difficile à exprimer.

Il y a une chose avant toutes les autres qui me manque : le plaisir exceptionnel de la clope. La e-clope ne te procurera jamais ce plaisir là. C’est comme un mini-mini-mini shoot d’héroïne. Tu prends ton briquet, tu grilles ta clope, tu tires une première bouffée… Ce plaisir, je ne le retrouverai jamais ailleurs.

Il me manque tant que, la nuit, je fais régulièrement des rêves où je fume une vraie clope – pendant quelques secondes je trouve ça génial puis je culpabilise comme un malade…

Autre chose, moins importante, qui me « manque » : la sociabilité générée par la clope. C’est con, mais ça joue. Fumer, c’est proposer aux collègues, aux potes : on sort fumer ? C’est partager quelque chose – surtout en ces temps de répression anti-tabac. Bien sûr, rien ne m’empêche de sortir avec les autres qui fument, mais bon. C’est pas pareil.

 

Soyons optimistes ! Passons aux avantages de la e-clope.

Si nombreux…

Mais pour être honnête, ce plaisir exceptionnel de la vraie clope, dont j’ai parlé quelques lignes plus haut, est si fort, si profond, que, je le crains, il pourrait un jour être capable d’annihiler, à me yeux, tous les bienfaits de la cigarette électronique. Traduction : j’espère que je ne le referai jamais, mais ça ne m’étonnerait pas que je refume des vraies clopes un jour.

 

Les avantages (parmi ceux qui me viennent à l’esprit, il y a en tant que j’en oublie forcément !), donc.

 

L’argent. Une fois la e-clope rechargeable achetée (comptez entre 50 et 100 €), je dépense à peu près 20 € tous les deux trois mois pour mes recharges de liquide…

Plus 10 € tous les trois mois pour ma e-clope jetable…

Avant, je dépensais au minimum 100 € par mois (deux cartouches de Gauloises).

Cela dit, il est vrai que je fume beaucoup moins souvent qu’avant. Enfin quand même c’est moins cher.

 

Pouvoir fumer aussi longtemps qu’on le veut. Fini l’œil angoissé braqué sur le contenu du paquet : putain il m’en reste que trois… Je prends ma e-clope et je fume quand j’en ai envie. Il faut juste recharger la batterie, ou changer la cartouche, si besoin est.

 

Pouvoir se mettre à l’intérieur d’un café, en hiver, sans être traumatisé par l’envie de sortir fumer une clope toutes les cinq minutes… Alors ça, ça a changé ma vie. J’ai pas mal de potes qui ne fument pas. Avant, je les saoulais pour qu’on se mette en terrasse, même par moins trente degrés. Maintenant, on est tranquilles bien au chaud. Je peux discuter des heures sans avoir envie de fumer ! Du bonheur.

 

Ne plus courir au seul bureau de tabac qui est ouvert le dimanche, ouais il est à trois kilomètres de chez toi mais faut absolument que t'y ailles vu que t'as plus de clopes…

 

Ne plus sentir mauvais… Je ne m’en rends pas compte mais je me sens plus propre.

 

Avoir les poumons plus légers (si on fait du sport c’est mieux non ?).

 

Se sentir sain (pour moi c’est assez important, j’aime bien manger des trucs naturels).

 

Pouvoir fumer chez les non-fumeurs (la e-clope n’a pas d’odeur, sinon un très léger parfum de caramel, pas désagréable).

 

Et petit plaisir personnel : pouvoir fumer à l’hôtel… sans être penché à la fenêtre genre en loucedé.

 

 

 

 

Mes e-clopes au quotidien

 

 

 

Mes Cigaltern jetables

 

Je les utilise uniquement à l’extérieur, ce qui m’évite de me trimballer ma rechargeable.

Je trouve le goût très bien. Rien à redire. Je les apprécie beaucoup.

En fin de vie elles ont moins de goût, mais franchement je les kiffe.

 

 

 

Ma Janty Dura 510 automatique

 

Camarade lecteur, tu trouveras sur ce lien la description de la e-clope rechargeable que j’ai achetée.

 

Une e-clope rechargeable, ça marche un peu comme un téléphone portable : il y a une partie dévissable que tu branches sur un chargeur et en une heure ou deux c’est marre.

 

Une autre partie est jetable : c’est la cartouche de liquide destinée à être transformé en vapeur. Je change mes cartouches tous les trois quatre jours je pense. Voire moins pour les semaines où je fume très peu.

Ces cartouches ont différents goûts et différents dosages en nicotine (nul, faible, moyen, fort).

 

Là, cette e-clope Dura 510, je dois dire que c’est ma seule source d’insatisfaction.

 

Je ne la trouve pas assez puissante, quand je tire (contrairement aux jetables). Je n’ai pas assez de fumée, et parfois je ne peux tirer qu’une toute petite bouffée, des fois encore rien du tout, puis des fois ça marche très bien. Globalement, elle me suffit assez pour que je ne l’ai pas encore changée, mais sincèrement je préfère mille fois les sensations obtenues avec les jetables.

 

En outre, je suis très mécontent du fournisseur. Je commande de temps en temps de nouvelles cartouches, en essayant de nouveaux goûts. Sur les deux ou trois commandes que j’ai passées, à chaque fois, il y avait des erreurs. Exemple : je commande un boîte de cartouche goût pomme nicotine fort. Je reçois à la place une boîte goût pomme nicotine faible. Je commande une boîte goût Ryan4 nicotine fort. A la place, j’ai une boîte Polarmint nicotine fort. La première fois, on se dit, bon, ils se sont trompés, c’est pas grave. Quand c’est systématique, c’est super relou… Surtout que je l’avais signalé par email…

Donc voilà, à ce niveau, pas content du tout le Stoni.

 

L’année prochaine, je voudrais m’acheter un autre modèle, plus puissant, chez un autre fabriquant.

 

Hélas !

 

Voilà un gros désavantage des e-clopes : parmi tous les modèles existants et leurs caractéristiques techniques, je ne m’y repère pas ! Jetez un coup d’œil à un site de distributeur, franchement, pour le non-initié, c’est du chinois… Y’a bien des forums d’utilisateurs, mais là encore, la plupart sont passés expert et parlent un jargon que je ne déchiffre pas (genre : « forcément j’ai transformé mon carbo en le faisant passer à 300 Hz, niveau cartouche j’ai pris du liquide directement NTP, ça donne ! » - oui mais encore monsieur ??? ).

J’ai cru comprendre que les modèles « ego » sont plus puissants – et forcément plus cher – je crois que bientôt je m’y intéressais sérieusement.

Difficile de faire un choix parmi tous les modèles et marques disponibles sur le web…

 

 

Comment tu fumes des cigarettes électroniques ?

 

Eh bien, on fume différemment.

 

Au niveau du goût, beaucoup m’ont dit que ça ressemblait au narguilé. Je suis d’accord. Et ça se fume un peu comme un narguilé : moins souvent que des clopes, mais plus longuement…

 

Je ne fume plus le matin avant d’aller au taf. Je ne fume plus après manger.

 

En revanche, je fume quand je travaille, et parfois quand je lis et réponds à mes mails (les seuls rituels que j’ai sauvegardés).

Je fume aussi, parfois (mais pas automatiquement comme avant), devant la télé.

Je fume quand je discute avec des amis.

Je fume sur deux ou trois heures, une taffe ici et là. Ce n’est pas comme une clope qui, une fois allumée, doit être finie. La e-clope n’a pas de début ni de fin. Elle s’allume quand on tire dessus, point barre (enfin, normalement, parce qu’avec la 510 Dura Janty c’est pas à tous les coups qu’on tire dessus – eh oui pas content le Stoni !).

 

J’ai toujours beaucoup beaucoup beaucoup de mal à me concentrer lorsque j’écris (c’est mon métier d’écrire)… C’est très dur de tenir sur de longues plages d’écriture comme avant, soit quatre cinq heures de suite. Maintenant, j’écris pendant deux heures grand maximum…

Mais je suppose que c’est juste une autre façon de travailler, sans stimulant nocif. En effet, le tabac me boostait à fond quand j’écrivais, je m’en rends compte maintenant.

 

 

Conclusion

 

Trop d’avantages pour laisser tomber la e-clope et reprendre les vraies clopes.

Mais une autre façon de procéder qui fait du bien à mon compte bancaire.

 

Et si jamais, lecteur, par hasard tu étais un pro de la e-clope, s’il te plaît donne-moi une idée de nouveau modèle plus performant dans les commentaires, ce serait super cool…

 

 

 

 

 

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