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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 14:16

 

sommet1

 

En haut du col, avec mon vélo. Le coeur battant. Le souffle court.

 

Voir la vallée, d'où l'on est parti, en bas. Qui se déroule comme un rouleau de papier.

Quelques rayons de soleil dardent leur ligne jaune, entre les nuages.

 

Nulle littérature n'égalera l'inouï de l'instant.

 

L'envie de continuer, malgré la nuit qui vient, de franchir les montagnes, de se dissoudre de l'autre côté des crêtes.

 

Exister. Disparaître. Enfin.

 

 

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 14:02

 

 

 

 

Quelques semaines auparavant, je vous avais déjà parlé du superbe annuaire 1989 de l'URSS : un document exceptionnel émis chaque année par la patrie des travailleurs, destiné à faire oeuvre de propagande.

 

Au chapitre sur le PCUS, la légende d'une photo m'a vraiment fait délirer. Je partage cela avec toi, adoré lectorat.

 

 

un-depute-vote-contre.jpg

 

 

"lol" ..... "mdr" .....

 

 

 

Pour en savoir plus sur l'humour d'extrême-gauche, il y a aussi cet article ma foi fort croustillant.

 

 

 

Bon, sinon, vu que les Fêtes de Noël Super Chiantes arrivent à grand pas, la fréquentation sur le blog va comme qui dirait chuter lourdement, et moi j'ai plus trop envie de me faire chier à rédiger des vrais articles pendant cette période.

 

Je posterai comme d'hab deux fois par semaine, mais peut-être pas des trucs de ouf (parce que, oui, d'habitude, je poste des trucs de ouf qui me demandent beaucoup de boulot - MAIS SI, DIS-LE !).

 

En plus, en ce moment, je dors mal et je suis crevé. Je fais des cauchemars à propos de Rihanna, des trucs comme ça, c'est tout bonnement affreux.

 

Je compte bien profiter des jours fériés pour pratiquer le vélo. Peut-être que je verrai encore un truc de malade sur la route, et je vous raconterai ça.

 

Possiblement, je ferai un bilan de cette année dans les jours qui viennent. Une année de merde. Je n'ai toujours pas réussi à pécho le sémillant Thomas Hollande.

 

 

 

Voilou les petits enfants. A ceux qui fêtent Noël Super Chiant, ben amusez-vous bien avec Jésus.

Aux autres, faites du vélo.

 

 

 

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:40

 

 

 

Lukacs.jpeg

 

 

Je discute avec un gars qui a été doctorant il y a peu. Il déclare qu'il n'a jamais présenté sa thèse. Je lui demande pourquoi.

- Mais parce que mon directeur de thèse n'a pas voulu être président du jury, il m'a dit que mon travail allait trop loin, que je le dépassais intellectuellement.

Je reste pantois.

Puis, je me reprends et tente un aventureux :

- Tu as essayé de chercher un autre directeur de thèse ?

- Tous ont refusé pour la même raison. Mon travail dérangeait trop et aurait pu remettre en question leurs compétences.

 

Que l'histoire soit vraie ou pas, là n'est pas la question.

 

Je ne sais pas comment font les gens qui sont prétentieux. Bien sûr, comme tous les artistes, je suis très intéressé par moi-même, mais bon, j'essaie de ne pas trop le laisser paraître.

 

Dans l'exemple du doctorant, ce qui m'a stupéfait, c'est le naturel avec lequel le mec m'a sorti ça. Pour lui, c'était normal. Il y avait une autre personne avec nous, qui a autant bloqué que moi. Mais notre doctorant n'a pas cillé.

 

Se rendait-il compte de sa prétention ?

 

 

J'ai toujours été fasciné par mes confrères écrivains. Dans leur vie, il n'y a pas beaucoup de place pour quelqu'un d'autre qu'eux-même. Ils sont très intéressés par leur oeuvre, par leurs livres. Les gens qui gravitent autour d'eux ne font que graviter, justement. Ils sont le soleil de leur système. Je ne sais pas. Je trouve ça bizarre.

 

A la fois, ce doit être confortable. Prendre définitivement le parti de l'égoïsme.

 

 

 

 

 

 

Une question ?
Envie de partager ? (ton argent, ton corps... non je déconne)
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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 13:30

 

 

L'autre jour, pour dépanner, j'ai dû garder ma nièce.

 

Ma nièce, c'est le prototype même de la gosse chiante qui te casse les pieds. Du coup, comme il faisait froid, je me suis dit qu'une petite balade dehors la calmerait. Tu parles. Autant dire que mon cul, c'est du poulet !

 

Pour ceux qui n'ont pas la chance de connaître la Guerre des Etoiles, un stormtrooper est un soldat des troupes de l'Empire. Leur uniforme est caractéristique. Ils n'ont aucune importance dans les films (sinon celle de se faire tuer par les gentils), mais un Starwars sans stormstrooper ça n'est pas un Starwars.

 

Voilà donc une petite bande dessinée confectionnée avec mes mignonnes mimines, tout seul comme un grand, au boulot (d'où le modeste niveau du "graphisme").

 

 

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 13:50

 



Quand j’étais petit, je n’aimais pas Walt Disney à la télé.



A cette époque, il y avait deux catégories de gamins à mes yeux : ceux qui aimaient Disney Parade, et puis les autres.



Disney Parade passait tous les dimanches après-midi sur TF1. Cette émission présentait des dessins animés courts Disney (Picsou, Dingo, Mickey…).



Je n’ai jamais compris les gamins qui mataient Disney Parade. Je trouvais ce programme  d’un glauque absolu.



Déjà, quand t'allumais la télé un dimanche après-midi, ça voulait dire que dehors il faisait un temps de merde. En plus, tu commençais à déprimer léger car qui dit dimanche après-midi, dit dimanche soir imminent, dit lundi matin menaçant, ce qui pour moi signifiait : horreur extrême. Je haïssais l’école. Personne ne peut concevoir à quel point je m’y suis ennuyé (et cela jusqu’à la terminale).

 

 

 

 

 

Rien que le générique il sentait la naphtaline.

 

 

 

Bref, non seulement tu déprimais, mais en plus tu tombais sur cette émission sordide, tournée dans un vieux studio miteux, animée par un vieux croûton bizarrement versé dans le monde des enfants… Ce vieux, c’était Jean-Pierre Foucault, mais moi je ne savais pas qui c’était, à l’époque, Jean-Pierre Foucault. Je ne voyais qu’un adulte mielleux et gâteux, et je me demandais pourquoi il traînait comme ça dans un univers de mioches : ça sentait le soufre, à mon avis, cette histoire.




http://annethology.free.fr/image/archives/articles/jdm2045artp29.jpg



 

Le bouquet, c’étaient les dessins animés en eux-mêmes. Franchement de quoi te plomber.

Les personnages Disney sont d’un sinistre !



Mickey. Je le trouvais louche. Je pensais qu’il était un peu homo, voire beaucoup, et sa relation avec Minnie (sa femme barbe) puait l’hypocrisie. Pourquoi ne s’assumait-il pas, merde à la fin ? Bordel de merde, Bugs Bunny, lui, s’assumait ! Parce que, à cette époque, je pensais que Bugs Bunny était bi (d’ailleurs j’en suis toujours persuadé). Et puis ce Mickey poltron, toujours en train de se plaindre avec sa petite voix nasillarde… C’était vraiment la bonne poire de service. Ce type me faisait franchement de la peine. Aucune autorité sur les autres, aucun aplomb, aucune épaisseur, aucune dignité.



Minnie. Cette potiche n’avait aucun intérêt, sinon de servir de femme barbe à Mickey : une femme barbe a pour rôle de cacher (barbe) l'homosexualité de son partenaire. En outre, la longueur de sa jupe me travaillait. Plus court, tu meurs. Cette jupe, elle aurait mieux fait de ne pas la porter, ça aurait été plus rapide. Les implications sociales de ce vêtement me poussaient à l’interrogation. En gros, je n’ai jamais su si, dans le monde Disney, tous les autres personnages voyaient sa chatte et son cul, ou bien s’il n’y avait rien à voir, genre elle avait pas de sexe. C’était pas clair.



http://3.bp.blogspot.com/-hgEnQIZFNpY/TzqYfsUJTnI/AAAAAAAADec/jAxAVLafprs/s1600/tij06.jpg



Je crois que cette image répond à la question.

 

 

 

Dingo. Un abruti pathétique, plus ou moins clochardisé, dont tout le monde se moquait. C’était un peu l’ancêtre du clodo marginal à chien, vu qu’il se baladait partout avec Pluto. Sauf que lui, il passait pour le dernier des imbéciles. Quelle cruauté de la part des scénaristes ! Le spectacle de la pauvreté crasse et de l’idiotie désinvolte de ce pauvre mec m’embarrassait sincèrement.



Picsou. Je le détestais. D’une, il se baignait dans de l’argent, ce qui était répugnant. Ma mère passait son temps à me dire « touche pas la monnaie, c’est sale ! » ou bien « lave-toi les mains après avoir touché de l’argent, c’est plein de microbes ! » (ouais, elle était un peu control freak ma daronne). Alors, voir ce vieux mec qui plongeait dedans… Physiquement, je n’aimais pas sa gueule ni son habit. Ça faisait trop collet-monté. Je n’aimais pas davantage ses neveux - des lèche-culs de première. Pour revenir à l’oncle, sa dépendance par rapport à l’argent me semblait elle aussi d’un glauque profond.



Et dans le genre dépendance obscène, saluons Winnie l’Ourson. Quel affreux dessin animé ! Autant j’appréciais les graphismes, qui relevaient le niveau par rapport à Mickey, Dingo et Picsou. Mais bonjour l’ambiance chez Winnie !

On a donc cet ourson amorphe, passif, qui ne pense qu’à une chose : bouffer du miel. Le mec, ça dirige toute sa vie, pire encore, ça vire à l’obsession. Et cette sorte d’extase orgasmique qu’il éprouve lorsque, à la fin de l’épisode, il se vautre dans son pot de miel… Le mec se serait piqué à l’héroïne, ça m’aurait pas choqué plus que ça. D’ailleurs mes parents faisaient souvent des allusions sur la drogue quand je regardais Winnie l’Ourson. Et les amis de mes parents aussi. Je trouvais ça terrible d’être autant dépendant d’un truc. Ça me faisait peur. Je n’aimais pas le fait que Winnie trouve son bonheur dans un acte aussi solitaire, aussi peu social, que la consommation de miel. Il n’avait pas d’amoureuse ni d’amoureux. Il subissait davantage la présence de ses « amis » qu’il ne la savourait. Tout ce qui comptait, c’était le miel. Ce scénario me traumatisait grave.

 

 

http://www.cotygonzales.com/wp-content/uploads/2010/08/denimage.jpg



Bourriquet n'arrangeait rien. Le type même du dépressif ! Deux de tension, toujours à chialer, à maugréer, à rechigner… Qu’est-ce que je pouvais avoir envie de lui foutre un coup de pied au cul, à cette grosse feignasse !

 

 

http://unrealitymag.com/wp-content/uploads/2011/02/pooh3333.gif



Porcinet, je le voyais un peu comme le stéréotype du pauvre gars qui ne part pas avec toutes ses chances dans la vie. Gentil, volontaire, mais un peu con. Un peu beaucoup con, en fait. C’est le type dont tu te doutes très bien qu’il va toucher le fond un jour ou l’autre, que le sort s’acharne contre lui. Non mais rien que sa tronche, déjà. Il faisait pitié, meskin. Je me disais que c’était le genre de personne qui pouvait péter un câble du jour au lendemain. Vous savez, votre voisin de palier, ce mec fluet, palot, trompé par sa femme, renié par ses enfants… vous le verriez bien prendre tout un bureau de poste en otage, non ? Ben Porcinet, c’était pareil.



Je ne parlerai même pas des feuilletons télévisés Disney joués par de mauvais acteurs et doublés à la sauvette : je n’en ai jamais regardé un seul.



Voilà pourquoi je détestais Disney Parade.



Les enfants qui aimaient Disney Parade m’étaient aussi étranges et incompréhensibles que des martiens. Pourquoi ? Comment ? Dire qu’il y en avait qui réclamaient de mater ce machin, voire, suprême abjection, de s’abonner au Mickey Magazine…



Non, vraiment, je ne saisissais pas.

Surtout quand on sait que, à la même période, t'avais les dessins animés japonais du Club Dorothée, les cartoons sur Canal, les Simpsons, Renard, Batman…



Non, vraiment, je ne saisissais pas du tout.



 

 

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 14:24

 

 

 

http://download.lardlad.com/framegrabs/9F15/107.jpg

 

 

Tout a commencé avec des douleurs aux machoires.

Au début, je me disais : ça passera.

Mais ça n'est pas passé. Pire, ça s'est empiré.

 

Le paracétamol n'agissait plus.

Je me rendis chez le dentiste.

 

Le verdict fut douloureux. Ma bouche, c'est Beyrouth (sauf mon respect pour les Libanais). Mes dents se sont toujours chevauchées. Quel rapport avec des douleurs de mâchoire, bordel de topinambour ? En vérité, c'est parce que j'ai une malformation de la mâchoire, un truc de malade, il faut tout remettre en ordre, un travail qui durera des années.

 

Le plan purement cool, quoi.

 

J'ai consulté plusieurs dentistes. Tous m'ont dit la même chose. Si je ne faisais rien, ça allait finir comme ça :

 

http://25.media.tumblr.com/tumblr_mbau0ylc2W1qd127co1_500.jpg

 

Je me suis résigné. Je dus choisir un dentiste parmi les trois ou quatre que j'avais consultés.

 

Je sélectionnai celui que j'avais trouvé le plus humain et le plus compréhensif. Le contact était bien passé. Question pognon, il restait abordable.

 

A la fin de l'été, nous entamâmes ensemble ce processus qui promettait d'être long et pénible – comme tous les processus dentaires.

 

J'avais remarqué, dans sa salle d'attente, des magazines un peu droitistes. Le Figaro Madame, des trucs comme ça. Mais bon. Quel dentiste, quel médecin, n'est pas de droite ?

 

Ainsi, jusqu'à hier, tout allait bien.

 

Jusqu'à hier.

 

Je viens pour une nouvelle consultation. Dans la salle d'attente, je remarque le journal La Croix. Ah ouais. Quand même. Bon, il est catho, je veux dire, pourquoi pas. Je ne tique pas davantage que ça.

 

Le dentiste me fait entrer dans son cabinet. Je m'assois devant son bureau. Nous commençons à discuter sur le traitement, comment ça s'est passé depuis la dernière fois, tranquillement, paisiblement.

Et puis, je remarque une petite pile de tracts sur le bureau, disposés de façon à ce que les patients puissent se servir.

 


C'était un truc qui ressemblait à ça mais sans la marque "institut civitas" : 

 

http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/media/01/01/3121721456.jpg

 

 

 

 

 

Je bloque. Mais grave.

 

 

http://www.topito.com/wp-content/uploads/2012/05/operation.gif


Puis je me dis "il va voir que tu bloques, arrête de regarder ça". Le mec continue à causer. Il est en train de manipuler une radio.

 

J'en profite pour jeter un deuxième coup d'oeil sur le tract. Pour être sûr que je n'ai pas rêvé.

Je n'ai PAS rêvé.

 

Le dentiste m'interpelle.

- Il y a un problème, monsieur Stoni ? Vous avez l'air embêté. Ce ne sera pas douloureux, vous savez.

Il me montre une zone sur la radio. Putain mais je m'en fous de ton truc, là. Moi je bloque sur ton tract, mon pote. Je sourcille et force un sourire.

- Non non, ça va.

Je dois lui dire. Que c'est déplacé. Que c'est offensant. Je sais pas. Que c'est chiant, quoi.

 

Sans déconner, on est en démocratie. Eh oui : je n'ai pas encore été hissé au pouvoir au gré d'une révolution stoniste-léniniste. Donc, comme nous sommes toujours en démocratie, je considère que les gens, ils pensent bien ce qu'ils veulent. Le mec, il est contre le mariage et l'adoption des couples d'homos, c'est son problème. Moi, je m'en bats allègrement les steaks.

Mais putain, il n'a pas à faire de la propagande dans son cabinet !

 

 

Mon embarras atteint des sommets. C'est complètement inapproprié ! C'est comme si je lui distribuais un tract du Parti ! On est dans un cabinet de dentiste, pas sur la place publique. JE NE VEUX PAS CONNAITRE LES OPINIONS SEXUELLO-POLITIQUES DE MON DENTISTE !

 

 

Je dois protester. Pour l'honneur. Je dois lui dire "vos tracts peuvent gêner certains de vos patients, je suis mal à l'aise".

 

Il me demande de m'installer sur le fauteuil.

 

Je m'étends. Super crispé.

Le dentiste bloque à son tour.

- Vous avez peur ?

Oui. J'ai super peur d'un mec capable de foutre des tracts aussi débiles sur son bureau, COMME SI J'ETAIS SUSCEPTIBLE DE LES PRENDRE. C'est une véritable insulte.

- Non, ça va. Mais, vous savez, je... comment vous dire, je...

Si je lui dis, il va me niquer les dents.

 

Putain, je viens tout juste d'y penser.

Si je proteste, ou si je lui dis que ces putains de tracts me gênent, il va m'en vouloir à vie et il va me niquer les dents.

Ce gars, je dois le voir pendant au moins trois ans.

Je ne suis pas sûr de vouloir être suivi pendant trois ans par un mec qui me hait.

A chaque rendez-vous, il va se débrouiller pour me faire mal, histoire de se venger. Un dentiste détient tous les pouvoirs sur son patient. C'est horrible. Juste horrible.

 

- Ouvrez la bouche.

Je ne réagis pas.

- Ouvrez la bouche, voyons.

- Eh bien, écoutez docteur...

 

Si ça se trouve, c'était lui qui faisait " 'loiseau " pendant les manifestations contre le mariage et l'adoption des homos. C'était mon dentiste qui se pavanait en combinaison moulante lycra, au milieu de clampins qui braillaient "papa" et "maman".

 

 

 

 

 

 

Cette idée m'est proprement intolérable.

 

Le dentiste attend la suite.

- Oui, qu'est-ce qu'il y a ?

- Euh... Non rien.

- Mais vous voulez me dire quelque chose ?

 

C'est vous qui faisiez " l'oiseau ", docteur ?

 

- Non, rien...

- C'est la canine gauche qui vous fait toujours souffrir ?

- Non, la canine gauche elle est ok. Excusez-moi, je suis fatigué. Allez-y.

 

Pendant qu'il fait des trucs dans ma bouche, je cogite sévère. Franchement, je suis en colère. J'avais établi une relation de confiance avec ce gars. J'appréhendais bien le traitement – et pourtant c'est vraiment un truc que t'as pas envie de bien appréhender. Et là, il vient de tout casser. C'est dégueulasse. Il a trahi ma confiance.

 

Quand nous arrivons au terme de la consultation, j'ai vraiment envie de lui dire :

- Vous savez docteur, je trouve ça particulièrement fourbe et mesquin de votre part d'avoir attendu que je m'engage pour trois ans de travail dentaire à vos côtés, pour ensuite me foutre vos tracts sous le nez et me plonger dans un embarras aussi immonde vis-à-vis de vous.

 

Mais je ne dis rien.

 

Je me contente d'aller voir sa secrétaire pour régler, soulagé d'être sur le point de sortir. Et là, sur le bureau de la secrétaire, je découvre une nouvelle pile de tracts.

 

Je soupire.

 

Putain, je dois le voir une fois par mois pendant au moins trois ans, ce mec.

 

Y'a qu'à moi que ça arrive. Sérieux.

J'en ai marre. Sérieux.

 

 

 

 

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 16:31

 

 

 

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Stoni allant à la

bibliothèque municipale

 

 

 

Un jour, Aniki (mon mec) m'a dit :

- On a trop de livres.

J'étais alors en train de plancher sur un énième bouquin sur une énième thématique, cerné par des piles de volumes, le stylo à la main, le dictionnaire sous le coude.

Je le dévisageai et répliquai :

- Comment ça, on a trop de livres ?

- On a plus de places pour les ranger.

- Mais non, voyons.

- J'en ai trouvé derrière le frigo.

- C'était un accident.

- On peut plus ouvrir les fenêtres, à cause des livres.

Je jetai un coup d'oeil interloqué aux rebords des fenêtres reconvertis en étagères de fortune.

- Mais si on peut ouvrir les fenêtres, il suffit de pousser les livres, puis de les replacer.

- Stoni, j'ai quelque chose à t'annoncer.

Il se suçota les dents, baissa les yeux, détourna le visage, puis enfin, cracha le morceau.

- Je crois qu'on... que... que tu devrais prendre un abonnement à la bibliothèque.

- Impossible !

- Mais il le faut !

- Je ne fréquente pas les bibliothèques.

 

Oui, je sais reconnaître mes erreurs, tel Stephen Hawking admettant qu'il s'était planté sur les trous noirs.

Oui, j'avoue, j'ai eu autrefois le mépris altier du bibliophile envers les bibliothèques municipales.

 

Pour échapper à l'ultimatum que me posa Aniki ("c'est moi ou la bibliothèque"), je fis le tri dans mes bouquins et en expulsai une certaine partie chez Gibert Joseph. Cette cure d'amaigrissement ne porta guère ses fruits. Nos rebords de fenêtres étaient toujours encombrés.

L'ombre de la bibliothèque municipale revint planer sur notre foyer.

 

J'eus une expérience traumatisante des bibliothèques.

Quand j'étais adolescent, je fréquentai une bibliothèque municipale immonde. D'un point de vue architectural, ou technologique, rien à redire. Mais, l'aspect humain ! Jamais je n'ai côtoyé de gens aussi méprisants et sinistres que ces bibliothécaires. Les gugusses tiraient une gueule de dessous de pied vingt-quatre vingt-quatre. Quand un malheureux abonné se présentait à eux pour emprunter des documents, une sorte d'épreuve éliminatoire s'instaurait. Les bibliothécaires inspectaient tous les documents, puis faisaient des commentaires.

- Anna Gavalda ? Mouais...

- Encore un film de Clint Eastwood ? Pff...

Non mais, je vous jure, c'est vrai. Putain mais de quoi ils se mêlaient, ces types-là ? Pour qui ils se prenaient ? Moi, j'étais outré. Enfin, merde, qu'est-ce que les gens empruntent dans les bibliothèques, sinon des livres d'Anna Gavalda et des films d'Eastwood ? Je ne comprenais pas leur mépris, comme si les bibliothécaires s'étaient attendus à autre chose. Quelle arrogance !

Les abonnés redoutaient le moment de l'emprunt. Je vis des mères de famille trembler dans la file d'attente !

Quant à moi, quand je me pointais avec des bouquins de Villon et de Proust, les mecs me reluquaient d'un oeil méchant puis marmonnaient des sons de gorge bizarroïdes. Je suppose que c'était aussi une forme de mépris, je ne sais pas.

 

Ces atroces souvenirs ne m'engageaient pas à reprendre un abonnement dans toute bibliothèque qui soit.

 

Aniki me répondit qu'il avait déjà fréquenté la bibliothèque de notre ville et qu'il n'en gardait pas une si triste mémoire.

- Là où tu allais quand tu étais jeune, Stoni, c'était spécial. Je t'assure qu'ici, c'est différent. Tu verras.

- Mais j'aime bien gribouiller mes livres. Et les abimer, aussi.

 

Oui, j'entretiens un rapport étrange avec les livres. Je les use, je les "fais vivre". Je les traîne avec moi un peu partout, au fond de mes poches ou dans mes sacoches. Je les tords, je les feuillette à la hâte, je les déchire parfois.

J'aime bien ça.

- Eh bien, maintenant, tu vas cesser d'abimer tes livres.

- Mais je dois avoir tous mes livres sous la main ! Comment je fais, moi, si j'ai besoin de vérifier un truc dans un livre que j'ai emprunté six mois plus tôt à la bibliothèque ? Hein ? Comment je fais ?

- Tu le réempruntes une seconde fois.

- Mais si j'ai besoin de l'information tout de suite ?

- Tu patienteras. Ecoute, allons faire un petit tour à la bibliothèque, tu verras bien s'il y a des choses qui t'intéressent.

- Je suis sûr qu'ils ont rien pour moi ! Je lis des livres trop spécifiques ! Et l'Etat contrôle leurs fonds, je parie qu'ils n'ont aucun bouquin marxiste vraiment intéressant.

 

Nous allâmes donc à la bibliothèque.

Je gardai une certaine distance avec les rayonnages. De loin, je jaugeai les tranches des bouquins d'histoire.

- Mouais... Bof... Que des trucs de Max Gallo.

- Mais non, regarde, ils ont un livre de Vovelle.

Je fis semblant de ne pas avoir entendu. Aniki me tira vers les ordinateurs de recherche. Je poussai un grognement las.

- Mais ils ont rien, rentrons à la maison...

- Combien tu dépenses, par mois, en livres ?

- Pas autant que je le voudrais...

- Eh bien, regarde ! Le dernier livre que tu as acheté. Ils l'ont !

Il venait de faire la recherche. Je vis le résultat s'incrire sur l'écran.

Dans les minutes qui suivirent, Aniki s'amusa à chercher des livres de Lénine, de Mao... Je finis par accepter la vérité.

- D'accord, leurs fonds ne sont pas totalement contrôlés par l'Etat.

- T'as de ces réflexes de gauchiste, parfois.

- Mmh.

- Ils ont même les romans que tu as écrits...

- C'est normal ! Je suis pas un écrivain au rabais !

- Bon, tu le prends cet abonnement, bordel ?

 

Je cédai.

 

Pour m'abonner, nous nous confrontâmes aux bibliothécaires. Rien à voir avec les fantômes contempteurs de ma jeunesse. J'ai rarement rencontré des travailleurs aussi serviables et courtois.

 

D'abord, j'accompagnai Aniki. Il emprunta quelques bouquins, je les feuilletai à la maison, l'air dégagé, la lèvre boudeuse.

Puis, je fis mes propres recherches et dus convenir que la bibliothèque regorgeait de bons titres. Des livres épuisés que je n'avais jamais trouvés en occasion.

Pire encore, je finis par trouver un certain plaisir à me rendre à la bibliothèque. Le calme, les tables de travail, le chauffage en hiver (chez moi les radiateurs sont en grève)...

J'y revins. Seul.

 

J'y passe un après-midi par semaine au minimum, désormais.

Certains jours, je reste jusqu'à la fermeture. Je regarde les employés baisser les rideaux, passer dans les rayons, ramasser les bouquins qui traînent sur les tables.

Bien au chaud au fond de mon fauteuil, je renâcle à enfiler mon manteau. Mesdames, messieurs, la bibliothèque va fermer. Ce petit ballet de clôture de journée, je le savoure et le regrette à la fois. J'aime ce rituel, car j'aime les choses qui se répètent et qui ne changent pas, mais je suis triste de devoir partir. Je ne sors jamais parmi les derniers, je ne veux pas voir les couloirs vides. Je sors avec le gros des lecteurs. Dehors, je détache les antivols de mon vélo. Et je rentre chez moi.

 

 

Ainsi, tel Stephen Hawking avec les trous noirs, je sais reconnaître mes erreurs.

 

Hélas, la différence, c'est que Stephen Hawking, personne ne comprend rien quand il cause trous noirs – erreur ou pas. Du coup, c'est moins grave lorsqu'il se plante. Quant à moi, tout le monde sera bien obligé de constater à quel point j'ai été idiot, par le passé. Mais, que voulez-vous ! Ainsi suis-je fait !

 

 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 13:45

 

 

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Au lycée, je dessinais des jolies nanas pour mes collègues.

Sans être un génie, j'avais un bon coup de crayon.

 

Mes potes me demandaient des meufs plus ou moins habillées, parfois ils m'apportaient des photos de magazine pour que je m'en inspire.

Je dessinais en cours, au fond de la classe. J'avais besoin d'un petit miroir de poche car je décelais uniquement les défauts dans le reflet. Pourquoi ? Je ne sais pas.

 

Mes dessins étaient populaires.

Plus tard, j'eus une phase samouraï et tout un gang ninja se dissémina, sur leurs feuilles de papier machine blanc, ici et là, dans les agendas de mes camarades. Je dessinais des rappeurs, enfin, tout ce qu'on me demandait et que j'étais capable de reproduire.

 

Les filles de la classe réclamaient aussi des dessins.

Jamais elles ne me demandèrent des samouraïs, ni des beaux gosses – et pourtant j'étais doué pour les beaux gosses...

Elles demandaient des pin-up, exactement comme les mecs. Moins vulgaires, mais les poses lascives en bikini ne les dérangeaient pas. Au contraire.

 

Je leur proposais, parfois, des beaux gosses – parce qu'au bout d'un moment, les bonnes femmes en bikini et les samouraïs, j'en avais ma claque.

Mais non. Elles voulaient des belles meufs. Je m'exécutai.

 

Je n'ai jamais compris pourquoi les mecs demandaient des femmes, et les femmes demandaient également des femmes.

La probabilité que je sois toujours tombé dans des classes totalement lesbiennes défie toute statistique...

 

Même à l'âge adulte, le phénomène se poursuit. Des nanas (plutôt hétéros à ma connaissance) de mon entourage me demandent de grands dessins de meufs pour les épingler au mur de leurs appartement.

 

 

 

 

 

Alors, le mystère demeure. Pourquoi ?

 


 

 

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 14:22

 

 

http://img.izismile.com/img/img5/20120613/1000/kids_failing_hard_34.gif 

Ils nous font graver chier ces gosses ! Bien fait !

 

 

 

 

 

 

Quand j’étais un chiard, ben nous les chiards, on faisait pitié.

 

Avez-vous mon âge ? Rappelez-vous. Dans les années 80, les chiards, ils se la ramenaient pas, ni n’en menaient large. Nous portions des survêts informes en coton molletonné, des baskets sans marque. Dans mon cas particulier, mes vieux volaient les baskets chez Carrefour. Ils nous faisaient chausser des nouvelles pompes dans le magasin, abandonnaient les anciennes trouées, et puis c’était marre, on quittait le supermarché (le contexte familial explique, chez moi, beaucoup de choses, vous savez). Je me souviens de mes potes : eux aussi faisaient pitié. Des pauvres gamins qui jouaient en bas des immeubles, tous les mercredis, au foot et au ballon prisonnier, la morve au nez, le pantalon trop grand, les bretelles en vrille.

 

 

photo-classe-1988.jpg

Une photo de classe en 1988

Quand je vous disais qu'on était des pauv' perdus...

survêts en coton flashy, salopettes, dégaine à deux balles :

tout y est !

 

 

 

 

 

 

On était franchement pathétiques.

Gamins d’une petite banlieue comme une autre, trop maigres, trop grands, trop petits, parfois timides, parfois casse-cou, gamins qui regardaient le club Dorothée.

 

 

Et puis, vous savez comment va la vie : le temps passe.

J’ai grandi.

Et je vois les chiards d’aujourd’hui.

 

Le contraste me sidère. Et m’effraie.

Maintenant, les chiards, je les trouve plutôt bien fringués. A notre époque, c’est vrai, H&M, Zara et consorts, ça n’existait pas. Physiquement, ils sont beaucoup moins pathétiques. Tant mieux pour eux, quelque part.

Mais c’est pas tout à fait ça le problème.

Le problème, c’est que je les trouve insupportables.

 

Parce que nous, on était peut-être des pauvres chiards pathétiques, mais on était bien élevés.

Aujourd’hui, je ne sais franchement pas ce qui se passe. Ça part en cacahuètes.

 

Moi, les sanctions, les punitions, je n’en ai jamais vraiment eues. Mes parents – quand ils ne s’adonnaient pas au vol à l’étalage – prônaient une certaine éducation « à la Dolto ». Je peux compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où j’ai reçu une claque.

Mais je les respectais, mes vieux, j’étais poli et je fermais ma gueule quand il fallait la fermer.

Aujourd’hui, les gosses passent leur temps à hurler. Je veux dire : ils passent réellement leur temps à hurler. Dans les transports en commun, dans la rue, chez leurs parents. Quand je suis chez des potes qui ont des chiards, limite si j’emporte pas les bouchons d’oreille. Les gosses sont toujours dans le salon et hurlent. Les parents encaissent. Ça me rend dingue. Au bout d’une heure ou deux, tout d’un coup, un des parents glisse « ça suffit Maxence, va jouer dans ta chambre ». Et mon cul c’est du poulet, qu’il pense, le Maxence, parce que sa chambre il y foutra pas les pieds de l’après-midi. Il demeure avec ses pokémons, dans le salon, à hurler. Puis il apporte tous les jouets électroniques bruyants que ses vieux ont eu la bonne idée de lui offrir. Non mais, je sais pas, réfléchissez juste cinq minutes, les gens. On offre pas un putain de pin-pon stridulant à son gamin. On offre des jouets en bois, des Lego, tout ce que vous voulez, mais pas une fausse guitare électrique qui fait brrrouuup et koumkoumkoumkoum.

 

Moi, si j’avais fait ça, mon père il m’aurait décalqué.

 

Quand mes parents recevaient des amis, soit avec ma sœur nous nous installions à côté – parce que la conversation nous intéressait – mais nous jouions alors discrètement, soit on restait dans notre chambre, soit on allait en bas de l’immeuble.

Dans l’hypothèse peu probable où nous aurions squatté avec les adultes en jouant de la fausse guitare électrique, mon père nous aurait traînés dans notre chambre après avoir poussé une bonne gueulante.

 

Et j’écris bien dans l’hypothèse peu probable, car nous avions compris depuis fort longtemps que notre daron, c’était la loi.

Quand il était au travail, nous obéissions aussi bien à notre mère – si nous avions déconné, dès le retour de notre père du travail, on aurait morflé.

 

 

Les chiards d’aujourd’hui n’ont visiblement pas le même statut. On leur accorde des passe-droits sonores.

 

Matériellement, ils sont bien mieux lotis que nous. Les poussettes sont plus grosses – et plus coûteuses. Les bébés sont remorqués dans des engins qui confinent, parfois, aux quatre roues motrices. Ils ont même leurs propres médecins. Nous, on était comme tout le monde : on était soignés par le médecin généraliste des familles. Les chiards de nos jours ont leur pédiatre. Ça rigole pas.

 

 

 

poussette-gti.jpg

 


 

Le statut privilégié qu’on leur accorde se répercute, hélas, dans leur comportement.

 

Partout, des chiards qui savent à peine marcher et qui répondent aux adultes. Putain mais qu’il ferme sa gueule, le petit con ! On m’a déjà obligé à parler avec un bébé au téléphone. 

Téléphone, bébé, pour moi, je sais pas, y'a un truc qui cloche : UN CHIARD DE SIX MOIS NE PARLE PAS BORDEL DE MERDE !

J’ai refusé et cela a provoqué un scandale. Stoni ne veut pas parler avec le bébé au téléphone. Je suis navré, mais les bébés ne m’intéressent pas. Pire encore : je déteste les bébés. Il n’y a rien de plus laid, de plus sale et de plus crapuleux qu’un bébé. Pourtant, il ne faut pas contrarier le bébé. Il faut écouter le petit gniard de cinq ans qui vient vous claironner, ravi : « la cigarette ça fait des cancers hé hé hé ! ». Il faut le remercier. Il faut écraser sa cigarette.

Je ne suis plus fumeur depuis un an, mais je vous jure, je me péterais volontiers une clope devant ce genre de chiard moralisateur rien que pour le titiller.

 

Lors du réveillon d’une fête immonde bien connue en occident – et célébrée exprès pour les enfants, ces affreux salauds arrogants qui nous font subir de tels calvaires – je me retrouvai dans un appartement de 90 m² occupés entre autres par trois enfants.

90 m², pour moi, c’est grand. J’ai grandi dans un deux pièces. Mes parents dormaient dans le salon.

Eh bien, malgré l’espace dont ils disposaient, sachez que ces gamins ont réussi à s’installer dans le salon et à générer un boucan infernal. Je n’en pouvais plus. Ils sautaient, hurlaient, bavaient, pleuraient. Lorsque j’allai m’isoler dans une chambre, je réalisai que leur bruit était tout aussi assourdissant dans cette pièce qu’une autre.

A un moment, j’ai pensé « qu’on me donne une carabine et je plombe le premier qui passe ». Non mais sans déconner, sur le coup, je le pensais vraiment.

 

 

Le plus idiot dans cette histoire, c’est que ces gamins dotés du droit de polluer notre environnement, n’ont même pas celui de regarder des films « un peu violents », n'ont pas non plus celui de manger un biscuit avant le goûter, n’auront pas celui de fumer du tabac, ni de fumer des joints, ni de sortir avant leurs dix-huit ans.

Toutes choses que j’avais le droit de faire, et que j’ai faites : ma foi, j'en suis pas mort, et surtout, j’aurais pas fait autant fait chier le monde, moi.



 

 



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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 13:55

 

 

 

Rappelle-toi, camarade lecteur : en un jour maudit d'août, je découvris, oscillant entre la consternation et la terreur, l'existence de l'infâme « psychanalyse historique » de Robespierre par Jean Artarit, publiée chez CNRS Editions.

 

Mieux vaut relire l'article en question pour saisir toute la subtilité de ma nouvelle pérégrination.

 

Cet affront honteux à Robespierre, Parrain De Mon Blog, ne pouvait en demeurer là.

 

Je pris la décision de le venger par le biais d'un humour, ma foi ! fort second degré qui ne fera de mal à personne.

 

Voici le courrier que j'ai envoyé en ce jour même aux CNRS Editions.

 

 

 

 

A l’attention de Madame Blandine GENTHON, Directrice éditoriale aux CNRS EDITIONS.

 

 

 

Le 25 septembre 2012

 

 

 

Madame,

 

Piqué d'un vif intérêt et d'une incommensurable curiosité, j’ai découvert que votre maison d’édition publiait des œuvres de « psychanalyse historique », classées dans votre collection Histoire moderne.

 

En effet, l’ouvrage intitulé « Robespierre », de Jean Artarit, paru en mai 2009, est présenté comme une analyse psychanalytique effectuée plus de deux cents ans après la mort de cet homme.

 

Je suis resté perclus par ce nouveau genre d’étude historique auquel j'ose appliquer la célèbre formule de Danton : de l’audace, de l’audace, de l’audace - pour demeurer dans le contexte historique prisé par monsieur Jean Artarit.

 

Voilà pourquoi, par la présente, je me propose de rédiger des ouvrages d’astrologie historique pour votre maison d’édition.

 

Etant un écrivain passionné par l’Histoire, réputé pour mon célèbre blog sur l’édition et la littérature, le livre de Jean Artarit m’a inspiré cette glorieuse idée d’astrologies historiques.

 

Comme lui, je n’ai aucune compétence en tant qu’historien mais je salue votre ouverture d’esprit, vous qui publiez de simples amateurs dans la collection « Histoire  moderne».

 

Je connais depuis ma tendre enfance les rudiments de l’astrologie et sais calculer, ainsi qu’interpréter, un thème astral. Ma mère, qui appartenait au mouvement sociologique dit « hippie », m’a enseigné en personne cette para-science – ainsi que les dangers liés aux drogues dures, mais je m'égare.

 

Le principe de ces ouvrages me semble évident : je dresserai le thème astral d’une grande figure de l’histoire et interpréterai sa vie selon le cruel verdict des astres.

 

D’un point de vue scientifique, cela n’a rien à envier à l’analyse post-mortem que monsieur Jean Artarit a pratiqué sur le cadavre de ce pauvre Robespierre.

 

Je suis convaincu que ces astrologies historiques s’inscriront à la perfection dans la nouvelle ligne éditoriale, plus aventureuse, que vous avez inaugurée avec le « Robespierre » de Monsieur Jean Artarit.

 

En revanche, je ne consentirai à réaliser ce travail qu’en échange d’un à-valoir conséquent (2 000 € minimum par essai – j'imagine que vos tirages ne dépassent pas les 2 000 exemplaires).

 

Une prompte réponse m’obligerait.

 

Dans cette attente,

 

Veuillez recevoir, Madame, mes sincères salutations.

 


 

Stoni

 

http://stoni1983.over-blog.com/

 

 

 



Quand j'aurai une réponse, je vous la poste sur-le-champ.





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