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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 13:35

 

 

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Ce week-end j’ai reçu un courrier de lecteur ô combien intéressant. Le voici :

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Bonjour Stoni,

 

J’ai 36 ans, et je suis en train d’écrire un roman. C’est difficile, mais j’y mets beaucoup de moi-même. Je me suis procuré un livre: Comment écrire son premier roman, de Pascal Perrat. J’ai commencé à le lire mais j’ai été pris d’effroi lorsque je suis arrivé à un passage disant que « les chances de se faire éditer après 40 ans sont faibles ».

Je suis vraiment décidé à aller au bout du livre que j’ai commencé à écrire, mais pour moi la finalité est d’être édité! Je veux voir ce livre, ou un autre peut-être, sur les étagères d’une librairie un jour.

Est-ce que je me leurre en me donnant cet objectif? Mes chances d’être édité après 40 ans sont-elles si minces que ça?

 

 

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Alors ça, c’est nouveau, ça vient de sortir : maintenant il y aurait un âge limite pour décrocher son premier contrat d’édition !

 

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Ce message tombe à pic car il me permet de vous dire ce que je pense des livres « de conseils pour se faire éditer ou pour écrire des romans ».

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : la plupart sont de la merde.

Bon, y’a à prendre et à laisser. Y’a peut-être des conseils de présentation du manuscrit, ou des conseils pour améliorer son style, qui seront intéressants.

Mais, sans vouloir me vanter, vous trouverez dix mille fois plus de trucs sur mon blog (gratuit) que dans ces machins qu’on vous fait payer minimum dix euros !

 

Parce que, si en plus de vous coûter du fric, ces livres vous disent n’importe quoi, on s’en sort plus !

Et c’est le cas avec ce livre de Pascal Perrat (je me demande qui c’est ce loustic, pour sortir des trucs pareils ?).

 

Non, je vous rassure, les chances de se faire éditer après quarante ans ne sont pas faibles !

Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire !

 

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Les chances de se faire éditer sont faibles A N’IMPORTE QUEL AGE !

 

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A quarante ans, vous êtes encore considéré comme un « jeune auteur ».

Je sais pas à quel âge le basculement se fait. Des fois je lis des trucs du genre « ce jeune auteur de 44 ans… »…

 

Peut-être que, après cinquante balais, vous ferez tout de même moins bander les éditeurs. Je ne dis pas que vous êtes vieux après cinquante ans, mais bon, c’est vrai, vous avez moins un profil « djeuns ».

Mais ça ne vous empêchera pas non plus d’être édité ! Faut pas déconner !

Si vous avez le bon manuscrit, ça ne freinera pas un éditeur !

 

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A ceux qui ont peur d’être refusés à cause de leur âge, voici quelques infos à retenir.

 

Relisez mon article sur les critères de sélection des manuscrits par les éditeurs. Seul le manuscrit compte, rien d’autre ne compte ! Dites-vous que avez cent fois plus de chances d’être refusé uniquement « à cause »de votre manuscrit ! Votre âge on s’en bat les couilles !

Pour que vous soyez refusé à cause de votre âge, il faudrait déjà que votre manuscrit ait convaincu l’éditeur, ce qui, sans vouloir vous déprimer, a peu de chances de se produire (mais qui peut se produire néanmoins, sans quoi ce blog n’existerait pas…).

 

De plus, si vous avez peur que votre âge « refroidisse » un éditeur, ne l’indiquez pas dans votre lettre d’accompagnement ! Tout simplement ! Ainsi, vous êtes sûr que cela n’influencera pas les éditeurs quand ils recevront votre prose !

 

Enfin, vous pouvez aussi tout à fait vous rajeunir. On ne m’a jamais demandé ma carte d’identité quand j’ai signé des contrats d’édition. Vous pouvez bien vous enlever cinq ans. Franchement, personne ne s’en rendra compte.

 

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Après, c’est vous qui voyez !

Choisissez la formule qui vous convient le mieux !

 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 13:41

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L’éditeur bourré (anecdote)

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Un jour, j’ai rencontré un éditeur bourré.

On se connaissant d’avant.

Je veux dire, il était vraiment beurré, quoi. Ce type carbure pas mal à l’alcool. Moi, je ne bois presque pas. Je ne suis pas du tout issu d’une famille « typiquement française », y’a jamais eu d’alcool chez mes vieux. Quand je vois des mecs qui s’enfilent trois demis à la suite, à quatorze heures, alors qu’ils viennent de se lever, ça me fait toujours assez bizarre.

...

Enfin, l’éditeur était bourré, quoi.

Il m’a demandé comment j’allais. J’ai pas répondu grand-chose. Et là, il est parti dans un grand soliloque sur l’édition. Texto, il m’a dit :

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L’édition c’est un monde de merde, tu sais. C’est un monde où tout le monde est méchant. Toi Stoni, t'es un gentil alors fais attention, protège-toi.

...

Puis il a ajouté :

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Moi je suis pas un méchant, je suis le seul je crois.

...

J’ai halluciné mais je n’ai rien dit.

...

Moi je suis un type bien, je suis gentil. Fais attention aux autres. Ils vont vouloir te briser et te casser. Parce que t'es un écrivain qui sort du lot.

 

Ça aurait duré à peu près une heure sur ce sujet-là, si je m’étais pas cassé (en toute politesse cela dit).

...

Bon, vous savez ce qu’on dit : in vino veritas.

Cette anecdote m’est revenue car je pensais au truc « l’auteur est un caca ». Je sais que vous êtes nombreux à avoir du mal à réellement le croire.

L’histoire de l’éditeur bourré vous prouve que je ne suis pas le seul à penser ça.

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 10:39
Comment fonctionne l'AGESSA, la Sécurité sociale des auteurs

  

 

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Une écrivaine lectrice de mon blog, Sonia Ristic, m'a fait part d'un courrier qu'elle a envoyé à l'AGESSA après la modification de leurs règles d'admission.


 

En effet, tous les auteurs cotisent à un système de protection sociale.

Or, pour en bénéficier, il faut justifier de.... 8 000 € de droits d'auteur annuels. C'est tout bien expliqué sur le site de l'AGESSA.


 

Evidemment, seule une minorité d'auteurs touche ces revenus (voir mon article sur la rémunération des écrivains).


 

Jusqu'à présent, certains se débrouillaient pourtant en intervenant en bibliothèque, sur des salons, etc : ces prestations pouvaient être rémunérées en droits d'auteur.

Or, l'AGESSA n'acceptera plus ces revenus dans le calcul des droits d'auteur.


 

Personnellement, je n'ai jamais bénéficié de l'AGESSA (bien que j'y aie cotisé) puisque je suis salarié du privé et donc couvert par le régime général de la sécurité sociale.


 

Pour les écrivains qui font le choix de ne pas avoir d'emploi salarié "à côté", la situation va devenir très difficile.


 

Ceux qui sont en couple pourront être couverts par leur conjoint... mais les autres ?


 

Voici le courrier de Sonia Ristic.

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Chère Madame,

 

Je sais bien que vous n'êtes pas législatrice et que vous ne faites qu'appliquer la loi, mais permettez-moi de vous dire que tous ces changements, c'est un gros « porte nawak » qui pourrait avoir comme sous-titre « comment rendre les auteurs encore plus précaires » (auteur précaire étant déjà un pléonasme).

 

Pour pouvoir adhérer à l'Agessa et avoir des revenus d'auteur annuels de 8000 euros et des brouettes, heureusement que jusqu'à présent, nous pouvions compter sur les salons, les festivals, les rencontres avec le public autour de nos oeuvres, rémunérés en notes de droits, car atteindre 8000 euros de revenus en « droits purs » (= droits de représentation ou droits de ventes) est impossible pour, allez, à vue de nez, disons 95% d'auteurs. Ca équivaut à vendre annuellement 8000 exemplaires pour un romancier (vous avez déjà vu les chiffres moyens de ventes de romans?) ou avoir 80 représentations annuelles dans des salles combles pour les auteurs dramatiques (à entendre ces chiffres, lesdits auteurs dramatiques sont juste pétés de rire pour ne pas s'effondrer de désespoir).

 

Bref, j'en comprends que vous ne me considérez plus comme autrice et écrivaine, peu importe le fait que mes oeuvres soient publiées, créées, qu'on m'invite dans des salons et festivals littéraires pour parler de mon écriture, que certains professeurs de français mettent mes textes au programme du Bac Français, que je bénéficie de bourses de résidence, etc. Selon vous, tout cela est « accessoire » et ne m'établit pas comme autrice et écrivaine. Ce qui est vachement rassurant dans cette histoire, c'est que Marc Lévy et autres Musso demeureront considérés comme écrivains, ouf, la littérature est sauve.

 

Ces activités « accessoires », me dites-vous, doivent dorénavant être déclarées en salaires. On va bien s'amuser, quand établissements scolaires, médiathèques, municipalités, associations organisant des festivals, etc, vont devoir établir fiches de paye et tout le tintouin pour inviter un auteur, puisqu'ils ne pourront plus les rémunérer en notes de droits. Je suis peut-être parano, mais j'ai comme le pressentiment qu'ils ne vont plus les inviter tant que ça, nombres d'entre eux n'ayant tout simplement pas de service comptable apte à gérer un service de paye important, ou ce qui ne rentre pas dans les cases de leurs activités principales.

 

Vous m'expliquez que c'est pour mon bien, qu'au régime général je cotise mieux pour ma retraite (c'est de l'humour, rassurez-moi) et que je suis mieux protégée contre les accidents de travail. Merci, de tout coeur, je suis touchée. Vous m'expliquez également que c'est plus logique, que quand je vais parler à une classe ou à un tout public de mes livres, je suis « employée » de l'association/théâtre/festival/médiathèque qui me propose de le faire. Excusez-moi, mais la logique de l'écrivain-salarié m'échappe.

 

Le seul intérêt de pouvoir facturer ces différentes activités en notes de droits, en dehors du fait que ça simplifiait considérablement la paperasse pour les structures qui nous invitaient, est que nous, auteurs, nous touchions plus en net. A vue de nez encore, nous allons perdre dans les 40% du net, lorsque ces mêmes activités seront salariées au régime général. J'imagine que vous n'allez pas poussez l'absurde jusqu'à me répondre qu'ainsi nous pourrons prétendre aux indemnités chômage – vous avez déjà rencontré des auteurs qui ont pu cumuler dans les 910 heures de travail en 18 mois ? (c'était le seuil nécessaire pour pouvoir prétendre au chômage au régime général la dernière fois que je me suis renseignée, mais il se peut que ça ait changé).

 

J'ai fait ce choix fou il y a quelques années de me dire que j'étais écrivaine et que j'allais en vivre. Il y a eu des années fastes grâce à quelques bourses importantes et des années maigres, mais aux trois-quarts, j'ai vécu de l'écriture et des activités ASSOCIEES à celle-ci, nullement « accessoires ». Il m'arrivait parfois de travailler comme metteuse en scène ou comédienne pour compléter mes revenus faibles, jamais assez pour pouvoir prétendre au statut d'intermittente du spectacle et ce n'était pas un problème, je me considère comme autrice d'abord. A présent, vu que mes activités associées à mon travail d'écrivaine ne pourront être que salariées au régime général et que par conséquent je vais gagner 40% en moins en revenus nets, le calcul est simple, je vais devoir travailler 40% en plus si je veux maintenir le très fragile équilibre de mes revenus. Du coup, c'est quand que je vais écrire ?

 

Et dans tout cela, il y a un deuxième élément kafkaïen : vous avez décidé qu'à partir de la déclaration de revenus 2012 (concernant les revenus de 2011), les bourses d'écriture et/ou de résidence seraient soumises aux cotisations sociales ! C'est génial, surtout que je n'en ai jamais été avertie en amont par aucun courrier et que ça ne figure pas dans ma convention de résidence. Il se trouve qu'en 2011 j'ai bénéficié d'une bourse de 7000 euros pour une résidence de trois mois et demi. Bourse que j'ai déclarée et sur laquelle j'ai payé des impôts. Et pour laquelle vous me faites un appel à cotisations de plus de 1000 euros, plus d'un an après avoir touché cette bourse et l'avoir dépensée entièrement (c'est à ça que ça sert non, à pouvoir vivre?), sans jamais avoir eu vent en amont qu'elle serait soumise aux cotisations sociales, vous me réclamez une somme considérable que tout bonnement je n'ai pas. Pardon, je dois pas être très futée, mais : si un(e) bénéficiaire de bourse d'écriture ne peut prétendre au statut d'écrivain-auteur comme vous le dites sur votre site, pourquoi doit-il/elle payer des cotisations sociales d'auteur sur ladite bourse ? Excusez-moi, mais vraiment, la logique m'échappe.

 

Alors, chère Madame, on fait comment ?

Bien à vous,

Sonia Ristic, autrice (ou peut-être pas)

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:45

 

 

 

 

 

Ça y est. Ton chef d'oeuvre est terminé. Tu es prêt à l'envoyer à moult maisons d'édition, après une (plus ou moins) longue période d'auto-corrections. T'es tout jouasse. Je comprends.

 

Avant la phase réjouissante des duplications chez COREP et des envois postaux qui te coûtent trois boules à chaque fois, tu dois néanmoins protéger un minimum ta prose des pilleurs d'idées qui sévissent ici et là.

La protection d'une oeuvre est-elle réellement indispensable ?

 

Ouais, c'est mieux de le faire.

Après, je vais pas te cacher la réalité. Si jamais, par malchance, on te piquait des idées, ça serait très dur de prouver la chose. Mais bon, disons qu'il s'agit d'une sorte de petit rituel qui valide cette première version "achevée".

Comment procéder pour protéger mon manuscrit ?

 

L'autre jour sur Facebook un lecteur du blog m'a demandé s'il fallait déposer un "brevet". Non, inutile, puisque tu n'as pas inventé la bombe atomique ni mis au point un nouveau vaccin révolutionnaire contre l'acné. Tu t'es contenté d'écrire un roman.

 

Pour protéger son roman, il existe plusieurs solutions.

Qui coûtent plus ou moins cher.

Je ne vous conseillerais pas celle-ci plutôt qu'une autre, je dirais simplement qu'il vous faut agir selon votre porte-monnaie.

 

 

 

Pour les fauchés : l'envoi du manuscrit à soi-même en recommandé avec accusé de réception.

 

Evidemment, il est interdit d'ouvrir le pli sinon ça fausse tout... Tu le gardes dans un coin de ton armoire cacheté.

Compte un peu moins de dix euros, selon mes souvenirs.

C'est pas le top, mais c'est mieux que rien et c'est illimité dans le temps.

Personnellement, en bon smicard-chômeur, c'est ce que je faisais.

 

Dans le même genre, on m'a parlé de l'envoi d'un courriel à soi-même (avec le texte en pièce jointe). Je ne suis pas certain de la valeur légale de la chose, il faudrait demander à un avocat. Mais pourquoi ne pas faire les deux : recommandé et courriel ? Là vous êtes sûr de votre coup (pour pas cher).

 

 

Pour les un peu moins fauchés : les espaces d'archivage.

 

Genre tu paies un site pour qu'il archive ton manuscrit et atteste que c'est bien toi qui le lui as fourni à telle date et tout.

A condition que le site ne fasse pas faillite...

Inconvénient : certains sites proposent ce service pour une durée limitée (un an, deux ans). C'est un peu nul tout de même, vu que la recherche d'un éditeur va probablement durer plus longtemps...

 

Coût : 10 ou 20 euros selon mes sources.

 

 

Le dépôt chez un syndicat d'auteur.

 

C'est un moyen de preuve fiable et de qualité. La Société des Gens de Lettres propose, entre autres, ce service pour environ 10 €.

 

Hélas, cela est souvent limité dans le temps et comme je vous ai dit, chercher et trouver un éditeur en un an tient du miracle... Je comprends mal pourquoi un syndicat d'auteurs propose un service aussi peu adapté à la réalité de l'édition...

 

 

 

Pour les très bons revenus : le dépôt chez un notaire.

 

Le truc le plus top et qui est illimité dans le temps. Coût : environ 150 boules. Ouais. Quand même.

Mais si tu as tendance à être parano, ou si tu es riche, c'est le truc à faire car le plus sûr.

 

 

Moi, auteur encore jamais édité, ai-je vraiment des chances d'être plagié ?

 

La réponse est dure, et en étonnera plus d'un : oui, ce risque existe.

Et ce qui peut te sembler contradictoire, c'est que la protection de l'oeuvre ne changera pas grand chose à l'affaire.

Je vais t'expliquer pourquoi.

 

Beaucoup d'auteurs arrondissent leurs fins de mois en lisant (et en sélectionnant) des manuscrits pour leurs éditeurs : on appelle cela des lecteurs d'édition.

Et, comme ils lisent vos manus, eh bien, quand ils voient un truc sympa, une bonne idée, une bonne trame, ils font ce qu'ils ne devraient pas faire : ils vous plagient.

 

Cela arrive, certains de mes lecteurs m'en ont déjà fait part.

 

Il n'y a pas grand chose à faire si, par malheur, tu es victime de ce phénomène.

Car, en général, l'auteur qui vous pique des trucs n'est pas idiot : il se contente de vous piquer des trucs, justement. Pas tout le bouquin. Juste des petits trucs.

Et là, pour prouver que ce n'est pas un hasard, ou une simple "inspiration", bon courage... Laissez tomber l'affaire.

 

J'appelle cela "le petit plagiat", j'ai même écrit un article dessus et quand on est édité, tout le monde y passe.

 

En conclusion, je te conseille toutefois de bien protéger ton oeuvre car cela pourra toujours te servir en cas de gros plagiat ou de conflit avec un éditeur.

 

 

 

Une question ?

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:24

 

 

http://www.topito.com/wp-content/uploads/2012/12/anigif_enhanced-buzz-6380-1355938680-9.gifUn bon distributeur,

c'est comme un chouette cadeau d'anniversaire.

 

 

 

 

 

 

 

Oui, je sais ce que tu vas penser, ami lecteur.

Tu vas penser que je bloque sur les distributeurs, voire que je suis totalement obsédé par ça.





Ne lis cet article que si, auparavant, tu as lu mon billet qui explique tout bien ce que sont un distributeur et un diffuseur. Sinon tu vas rien piger.





Je vais encore me faire des amis chez les « petits éditeurs » pourritos mal distribués… Vu le nombre de messages d’insultes qu’ils m’envoient et tout l’intérêt qu’ils me portent… A croire que je suis devenu leur cauchemar numéro un. Cela, je le dois à mon dossier spécial sur les éditeurs pourris (à lire de toute urgence si ce n’est déjà fait !).

Ils ont raison de me détester, quelque part. En révélant aux auteurs en quête d’un premier éditeur toute l’importance d’un bon distributeur, je ne vais absolument pas dans leur sens : je vais dans celui des auteurs.





En gros, il existe quatre sortes d’éditeurs que l’on va classer selon leurs distributeurs.



  • Le gros éditeur distribué par lui-même via sa propre filiale de distribution : Flammarion, Gallimard, La Martinière-Seuil, etc.

  • L’éditeur indépendant, moyen ou petit, qui est distribué par la filiale d’un géant de l’édition (donc qui est bien distribué) : Stock, Actes Sud, Editions Rue Fromentin, etc.

  • Le petit éditeur « Pourrito » distribué par un tout petit distributeur (donc mal distribué) : y’en a trop, je ne peux pas les citer.
  • Le petit éditeur « Pourrito » distribué par lui-même (donc mal distribué) : idem.



A ce stade, je rappelle que ce que j’écris aujourd’hui sur les distributeurs ne s’applique (comme tout ce qui se trouve sur mon blog) qu’à la LITTERATURE ADULTE.

Ne me demandez pas des trucs sur les essais, la BD, ou les livres de cuisine, je ne sais pas, je ne connais pas.





La liste des bons distributeurs.



Nous en arrivons à l’instant critique : cette fameuse liste des bons distributeurs.



Il n’y en a pas quinze mille. Mais il est très probable que j’en aie oublié. Dans ce cas n’hésitez pas à me le dire, je les rajouterai.



Vous savez, pour vérifier si un distributeur est un bon distributeur, c’est simple : faites une recherche sur Google et regardez s’il est lié à un grand éditeur. Si ce n’est pas le cas, laissez tomber.

Des fois les noms des distributeurs ne sont pas très parlants (exemple la Sodis de Gallimard), d’où l’intérêt de faire cette recherche qui vous prendra cinq minutes.



D’ailleurs je vous propose un petit jeu. Tapez dans Google le nom des éditeurs « réputés » que vous connaissez et cherchez leur distributeur. Vous verrez que, souvent, les noms de ma liste vont ressortir. Et peut-être que comme ça, nous pourrons la compléter ensemble pour ceux que j’ai omis.



Allez, balançons les noms.



VOLUMEN = filiale de la Martinière-Seuil

SODIS = filiale de Gallimard

UNION = filiale de Flammarion

HACHETTE DIFFUSION = filiale de Hachette

INTERFORUM = filiale de Editis





Et voilà.



Si un éditeur distribué par un de ces types-là vous propose un contrat, ça semble assez bien parti et il ne s’agit pas d’un Pourrito.



ATTENTION : ça ne veut pas dire que cet éditeur sera sympa avec vous, ni que vous allez faire un best seller. Il y a des primo-romanciers qui font du 300 exemplaires chez Gallimard…

Mais avec un tel distributeur, vous mettez toutes les chances de votre côté. Et c’est vraiment ça l’important dans l’édition.

Avec un Pourrito mal distribué, vous n’en mettez aucune.







Comment connaître le distributeur d’un éditeur ?



C’est très simple.



Soit c’est écrit sur son site web (en général dans « contact » ou « à propos »).

Soit vous passez par Google (requête : Bidule éditions distributeur).

Soit vous demandez directement à l’éditeur (y’a pas de honte à ça, au contraire !).



Voilà une chose intéressante à faire avant d’envoyer vos manuscrits à n’importe qui…





Et le diffuseur dans tout ça ?



C’est important aussi, et souvent le distributeur et le diffuseur vont de pair.

Pour vous rappeller ce qu'est un diffuseur, voici la définition que je donne dans mon article qui explique tout bien la distrib et la diffusion :

 

 

 

Couramment, le distributeur possède un organe de diffusion.

La diffusion, dans l'édition, c'est l'aspect commercial. Des gus nommés « les représentants » (alias « les repré »), avant même l'impression du roman, sont chargés de démarcher les libraires pour que ceux-ci commandent le bouquin.

Durant le travail de préparation éditoriale, l'auteur est invité à rencontrer les représentants afin que ceux-ci le connaissent et soient tout contents de fréquenter le gratin de la littérature française.

Après quoi, les représentants sillonnent les librairies de France avec leur catalogue.

Face aux libraires, ça se déroule de la sorte :

- Voici mon nouveau catalogue, j'ai plein de titres super croustillants à vous proposer !

- Oh oh ! Voyons voir ça.

- Alors là nous avons le nouveau Stoni, c'est tout à fait graveleux et subversif.

- Je vous en commande dix, dans ce cas !

- Adjugé vendu ! Passons à la suite...



Voici la liste des structures de diffusion en rapport avec les distributeurs que j'ai cités :

 

VOLUMEN DISTRIB = VOLUMEN DIFFUSION (Seuil)

SODIS = CDE (Gallimard)

UNION = FLAMMARION DIFFUSION (Flammarion)

HACHETTE DIFFUSION (Hachette)

INTERFORUM (Editis)

 

 

 

 

Comme vous pouvez le voir certaines structures ont le même nom pour les deux volets distribution et diffusion.

Vérifiez donc bien que le diffuseur d’un éditeur est attaché à une bonne structure : là encore Google vous aidera à vous en assurer.

 

 

 

Le cas du distributeur Harmonia Mundi



J’ai reçu plusieurs messages d’auteurs qui me demandaient ce que je pensais d’Harmonia Mundi.



Harmonia Mundi distribue (en littérature, je répète - encore une fois – que je ne peux me prononcer que sur la littérature) beaucoup d’éditeurs  dont les noms pourront parfois vous sembler familiers.



Vous remarquerez cependant que dans la liste des éditeurs distribués par Harmonia Mundi, il n’y a aucun géant : c’est mauvais signe.



Je pourrais résumer le cas Harmonia Mundi avec cette anecdote.



Un jour je parlais avec un éditeur dans un salon du livre. Une jeune personne est venue se présenter à cet éditeur et lui a dit qu’elle avait édité son premier roman chez un éditeur indépendant mais qu’il s’était très mal vendu. L’éditeur ne connaissait pas cette maison indépendante, et lui a demandé qui la distribuait. La jeune femme a répondu Harmonia Mundi. L’éditeur a grimacé et a dit « mouais, Harmonia Mundi quoi : ça explique votre problème de ventes ».



Bon, c’est pas hyper pourri non plus, mais c’est très très limite d’un point de vue littérature.

Après peut-être qu’ils distribuent très bien les essais, la philo, la musique, j’en sais rien, et pour être honnête, je m’en tape.





Le cas des éditeurs « à niche »



Grâce à vous chers lecteurs, j’ai découvert le monde de l’édition « à niche ».

Il s’agit d’éditeurs qui publient un genre de littérature si spécialisée qu’elle passe par des réseaux tout à fait différents. Je ne connaissais pas du tout.

Par exemple, des lecteurs m’ont fait découvrir l’existence de la littérature zombie. Ce sont des romans qui tournent autour des zombies, avec des histoires de zombies, des trucs comme ça. C’est très particulier et cela se vend surtout par du bouche-à-oreille. Le truc super super super underground.



Dans ce cas mes conseils ne s’appliquent pas, évidemment… Mais ai-je besoin de vous le préciser ?





En résumé : non, je ne suis pas contre les petits éditeurs !



Je profite de cet article pour glisser une mise au point.



L’autre jour sur Facebook une lectrice du blog m’a dit que j’étais « contre les petits éditeurs ». J’en ai soupiré de dépit !

Non, je ne suis pas contre les petits éditeurs : je suis contre ceux qui sont mal distribués ! Ca n’a strictement rien à voir !



Je suis pour les petits éditeurs compétents bien distribués !

Il y a des tas de petits éditeurs – la liste serait trop longue – qui font du bon travail, qui sont très correctement distribués par les entreprises dont je vous ai donné la liste, et qui existent donc dans l’édition française.

Ce sont de petites structures, avec parfois seulement un ou deux salariés, mais qui ont fait le choix d’un bon distributeur, et qui vous donneront une chance d’être présent dans un vaste réseau de librairies en France : ce choix c’est le bon !







J’espère que cet article vous aura aidé à mieux comprendre ce qu’est un bon distributeur.

Si des questions subsistent, vous savez par où passer…

 

 

 

 

Toi aussi, raconte ta life à Stoni

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:38

 

 

http://www.copie-double.com/copies/le-brame-du-cerf.jpg

 

 

 

Plusieurs lecteurs m'ont demandé mon avis sur les sites – ou les blogs – qui proposent aux auteurs de mettre à disposition leur manuscrit afin d’être lus et corrigés par de gentils volontaires.

 

Il en existe deux sortes : des payants et des gratuits.

 

 

 

 

Concernant les sites payants.

 

Une chose primordiale :

 

NE LE FAIS PAS SI C’EST PAYANT

 

On m’a averti de l’existence de quelques gougnafiers, dotés de titres ronflants du genre « superviseur en écriture », « conseiller en écriture », qui proposent de lire et arranger ton manuscrit moyennant rémunération.

Vraiment, ne le fais pas, c’est juste de l’arnaque.

On peut très bien se débrouiller sans avoir à bourse délier.

 

 

 

Concernant les sites gratuits.

 

Où, en gros, tout est basé sur le bénévolat… par exemple ce site-là.

 

Pourquoi pas ?

 

Je ne suis ni pour ni contre, même si j’ai plutôt tendance à être contre.

 

Dans mon article où je donne de petits tuyaux pour améliorer son manuscrit, je dis qu’il est très important d’être relu par le maximum de personnes.

 

Voilà exactement ce que j’écris :

 

Le truc, ce n'est pas que vos amis vous fassent une critique littéraire. Ni qu'ils vous disent s'ils ont aimé ou pas. On s'en bat les couilles, qu'ils aiment votre roman.

Ce qui nous importe, c'est qu'ils lisent votre chef d'œuvre avec un point de vue extérieur ET REPERENT LES PASSAGES OU ILS N'ONT RIEN COMPRIS.[...] 

 

Donc, confiez votre manuscrit à vos premiers lecteurs en expliquant clairement vos motivations :

 

« Je ne veux pas que tu me dises si ça t'a plu ou pas. Je vais te demander de souligner ou d'entourer les phrases, les mots, les paragraphes, voire même les chapitres que tu n'as pas compris, ou qui ne t'ont pas paru clairs. »

 

Si vos lecteurs sont doués en orthographe et en grammaire, ils peuvent aussi vous aider en vous corrigeant.

 

 

 

Je maintiens mes propos à ce sujet, plus que jamais.

 

Le problème quand on demande à quelqu’un de lire notre manuscrit, c’est que le lecteur se sent tout flatté et veut jouer au critique littéraire, donner son avis, ce qu’il a aimé, ce qu’il n’a pas aimé, etc.

Mais nous, ça ne nous intéresse pas. Ce qui nous intéresse, c’est ce qui a gêné, ralenti, entravé, la lecture du manuscrit. Et bien entendu la correction des fautes de français si besoin est.

 

Sur les sites de relecture, je crains que la plupart des bénévoles ne s’inscrivent pour jouer au critique littéraire. A mon avis, ce sera très dur de leur soutirer seulement les éléments qui les ont ralentis dans leur lecture.

Tu risques aussi de tomber sur des profs de français refoulés ou des écrivains ratés, qui n’auront qu’une envie : te démolir ou te trouver plein de défauts (syndrome du jury « citoyen » des Nouveaux Auteurs).

 

 

 

Pourquoi j’insiste tant sur le fait qu’on se fiche de l’avis proprement dit des lecteurs ?

 

Je vais te donner un exemple parlant : le mien.

 

J’écris des romans qui ne sont pas forcément « grand public ». Beaucoup de lecteurs sont dérangés par mes livres, enfin, ils n’aiment pas, quoi. Je n’ai pas un style qui fait l’unanimité.

Pour mon premier manuscrit, je ne sais pas trop ce que m’auraient dit des « lecteurs bénévoles » trouvés sur internet… probablement n’auraient-ils pas été très emballés par ce que je fais… et pourtant j’ai été édité.

 

Cela est probablement le cas de beaucoup d’auteurs, de tous les auteurs. J’aime bien les bouquins de Philip Roth dans sa grande période (jusqu’à l'année 2000 je crois). Je le trouve vraiment très fort, c’est un putain de roublard malin comme un singe, qui t'emmène où il veut par le bout du nez. Mais il y a des tas de gens qui détestent, vu que ça parle souvent de cul de façon assez crue, qu’il a un style particulier avec des phrases plutôt longues (ça ne se fait plus trop aujourd’hui), que ses livres sont très épais avec ce que certains appellent « des longueurs », l’histoire met toujours un certain temps à s’installer...

 

Il y aura toujours des gens qui n’aimeront pas ce que vous faites.

 

Mais si on te balance ça sur ton premier manuscrit, de la part de types que tu ne connais même pas, bon, je ne suis pas certain que ça va te donner une grande confiance en toi…

 

Quand j’ai confié mon premier manuscrit à des proches, j’ai pu prendre le temps de leur expliquer que je ne voulais pas obtenir leur avis, que je voulais seulement qu’ils me signalent ce qui les avait ralentis. Quand on connaît les gens, on peut se permettre de bien les informer, de leur expliquer pourquoi on leur demande ça.

 

Avec des correspondants sur internet, c’est autre chose.

 

Mais si vous y tenez vraiment, faites-le, peut-être que ça vous fera du bien.

 

 

    A propos du site « comite-de-lecture.com », je suis très dubitatif quant à son utilité.

Dans leur présentation, les animateurs disent en gros : quand vous voulez être publié, les éditeurs vous refusent sans donner d’argumentation, mais nous, nous allons vous donner notre avis.

Oui, c’est bien, mais comme je l’ai dit plus haut, on s’en branle de leur avis. Je ne dis pas ça méchamment, je dis ça sincèrement. On s’en branle vraiment de ce qu’ils en pensent, ils ne sont pas éditeurs, alors qu’est-ce qu’on s’en fout ?

En outre, comme je l’ai souventes fois expliqué ici, vous vous trompez sur les motivations secrètes des éditeurs. Vous croyez qu’ils ne veulent pas vous dire leur avis sur votre manuscrit. Non ! Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas, c’est qu’ils ne peuvent pas : ils n’en ont probablement lu que trois ou quatre lignes ! Comment voulez-vous qu’ils vous fassent une critique ?

 

Relisez bien mon article où je (ré) explique tout ça (pour la dixième fois au moins, mais bon c’est pas grave).

 

 

 

En conclusion, à mon humble avis, il reste préférable de t'adresser à des personnes de ton entourage. Ce sera plus facile de leur expliquer tes exigences sur leur relecture.

 

Ces sites me semblent être des solutions « de dernier recours » si tu ne trouves aucun volontaire autour de toi, ou si tu as cruellement besoin d’être rassuré sur ton roman (ce qui ne sera peut-être pas du tout le cas…).

 

 

 

 

Toi aussi, raconte ta life à Stoni

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 13:37

 

 

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Tout l’attrait de tenir un blog, donc de compter un certain lectorat, réside dans la constitution d’une super bande d’indics.

 

Une fois, deux fois, puis régulièrement, j’ai reçu des messages de lecteurs qui m’interrogeaient sur les pratiques de la maison d’édition baptisée « le Dilettante ».

 

Cet éditeur envoie à nombre d’auteurs en quête d’un premier contrat d’édition des lettres de refus mi-sarcastiques mi-méchantes, avec des remarques du genre :

 

 

« Pourquoi avoir bousillé tous ces arbres pour imprimer pareil manuscrit ? »

 

« La lourdeur de votre style n’atteint tout de même pas celle de la psychologie de vos personnages – c’est dire. »

 

« Pour le salut de la littérature française, nous vous prions instamment d’abandonner l’écriture. »

 

 

J’ai restitué ces extraits de mémoire. En vérité, ces lettres de refus sont truffées de fautes de français (accord, orthographe…) et sont assez mal rédigées, d’un point de vue stylistique justement (pléonasme, pompiérisme…).

 

Des lecteurs vraiment très blessés m’ont demandé ce que je pensais de ces lettres de refus.

 

D’une, je pense que l’éditeur agit ainsi pour se donner une petite image de marque impertinente, insolente, voire primesautière. Je ne pense pas qu’il soit vraiment « sérieux » dans le jugement qu’il porte sur vos manuscrits.

 

De deux, je trouve ça gonflé de la part d’un éditeur qui, entre autres chefs-d’œuvre de la littérature française, publie Anna Gavalda. Je n’ai rien contre les gens qui lisent Anna Gavalda, chacun ses goûts, chacun ses moments de détente. Mais donner de grandes leçons – même ironiques – de littérature quand on édite ces bouquins… Le reste du catalogue est à l’avenant, bien sûr.

Le genre du Dilettante me semble être « le roman de gare qui sera chroniqué dans Elle parce que ça mange pas trop de pain et bon ça reste léger quoi ».

Chacun son truc.

 

De trois, je ne suis pas très amusé par ce qui se veut probablement une « petite coutume » à prendre au second degré. Ces lettres démoralisent et blessent certains auteurs – je le sais, ils me l’ont écrit.

Pourquoi se moquer des auteurs en quête d’un premier contrat d’édition ? Quelle fierté à faire cela ? Si le Dilettante s’en prenait, je ne sais pas moi, aux critiques du Monde littéraire, à son distributeur (c’est-à-dire à Flammarion), ça serait couillu. Genre les mecs ils font vraiment un truc courageux. Mais là ? Insulter des anonymes ? Quel intérêt ?

 

 

Je serai assez bref sur le cas de cette maison d’édition.

N’envoyez pas vos manuscrits au Dilettante.

De toute façon, ils publient très peu de bouquins chaque année, et ça m’a l’air d’être un éditeur à copains (qui ne publie que des manuscrits arrivés par une autre voie que la poste).

 

Ne perdez pas votre temps et ne courrez pas la chance de recevoir une lettre à la con rédigée par un éditeur à petite bite (ou à petite chatte, je sais pas).

 

 

 

 

 

A lire : la réponse d'une auteure au Dilettante !

 

Retrouve le Stoni, le vrai,

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 13:29

 

 

 

 

 

La semaine dernière, je vous donnais mon avis sur l’utilité de posséder un blog lorsqu’on est un auteur en quête d’un premier éditeur.

 

Aujourd’hui, je vous donne mon avis sur le cas des auteurs édités.

 

Avant tout, je tiens à préciser qu’il s’agit de mon avis personnel, il n’engage que moi et beaucoup d’auteurs édités ne le partageront certainement pas.

 

Mon avis ne concerne que les auteurs édités par des maisons correctement distribuées, qui font de la littérature pour adulte. Pourquoi ? Parce que c’est l’univers que je connais. Je ne me prononce pas sur les auteurs jeunesse, ni sur les auteurs édités chez de micro-éditeurs, édités en numérique ou auto-édités.

 

Bref. Venons en au fait.

 

 

Est-il indispensable pour un auteur d’être présent sur internet afin d'exister dans l’édition aujourd’hui ?

 

Ma réponse est NON. Bien au contraire.

Un site web, un blog, un compte facebook, ne feront pas gagner davantage de lecteurs à un auteur.

Ce qui donne des lecteurs à un auteur, c’est un bon éditeur (dans la mesure du possible), un bon distributeur – diffuseur, un bon attaché de presse, un bon bouche à oreille.

Autant de choses qui n’ont strictement aucun rapport avec le blog ou internet.

 

Je ne suis pas contre le petit site ou blog avec seulement une bio et une bibliographie. Pourquoi pas ? Si cela n’est pas prévu sur le site web de l’éditeur, ça aidera à sortir sur Google quand des gens cherchent des infos sur vous.

 

En revanche, j’éviterais à tout prix le blog, le site ou la page facebook « 3615 MYLIFE ».

C’est pourtant ce que je fais avec le blog et le facebook de Stoni, allez-vous me répliquer. Oui mais non. Stoni, on ne sait pas ce qu’il publie, ni qui il est. Ce n’est pas officiel. Je peux tout me permettre.

Je pense qu’un auteur édité ne peut pas s’autoriser ce genre de publicité.

 

L’expérience m’a donné cette opinion.

Parce que, avant, j’avais un compte facebook « officiel » d’auteur. Je l’ai fermé depuis.

 

Dans mes contacts facebook, je comptais nombre d’autres écrivains que je connaissais de près ou de loin.

Voir leurs publications facebook au jour le jour m’a dégoûté de cette pratique, m’a ouvert les yeux sur la mienne, et m’a poussé à fermer ce compte.

Sur un blog d’auteur, sauf exception, le même phénomène se vérifie.

 

Je m’explique.

 



Le blog et le facebook officiels d’auteur virent très vite à l’autosatisfaction permanente.

Moi aussi, au début, sur Facebook, je postais des liens vers les (bonnes) critiques de mes bouquins. Oué trop bien chanmé le monde m’adore regardez la preuve. Je n’écrivais pas cela, mais au fond, c’était bien l’esprit. Et puis je me suis rendu compte que c’était parfaitement ridicule. Que tous les auteurs faisaient la même chose. Que des mecs de cinquante balais continuaient à poster des liens : oué trop bien chanmé le Figaro m’adore comment je me fais une personal branlette là.

C’est ça le problème. C’est que c’est de la pure branlette. Vous avez déjà vu le tumblr « personal branling » ? Franchement, si les mecs qui s’en occupent s’attardaient un peu sur les blogs ou facebook d’auteurs, ils auraient de quoi poster des conneries jusqu’à la fin des temps.

 

Au personal branling, succède très rapidement le branling mondain. C’est-à-dire la branlette mondaine du petit milieu de la littérature. Tu postes une photo prise au salon du livre avec tel journaliste à la con : ouah trop cool, je connais trop du monde mon pote ! Photo avec une brochette de « potes » auteurs (en vérité, des types qui n’attendent qu’une chose : que ton prochain roman soit un bide) : je connais trop des auteurs connus on est trop amis je fais partie de ce milieu formidable qu’est l’édition ha ha ha !

Ça aussi, je l’ai fait au début. MEA CULPA.

En voyant les autres le faire, j’ai réalisé là aussi combien cela puait l’autosatisfaction, j’ai eu honte et j’ai cessé.

 


 

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  Branlette entre copines : peut-être sont-elles écrivains !

 

 

Vous savez, je ne suis jamais contre une bonne petite branlette, que ce soit tout seul ou en groupe. Mais ça ne se fait pas en public, et encore moins sur internet. Sans déconner.

 

La branlette n’est pas encore le pire.

Le pire est le phénomène « mon avis aussi compte ».

Sur son compte facebook ou son blog, l’auteur donne son avis. Sur quoi ? Sur tout. Sur les livres de ses amis écrivains trop mes potes trop chanmé le milieu de la littérature waooouh. Bon, ça, encore, ça va. Il a le droit de branler ses copains, l’auteur édité.

Mais il donne aussi son avis sur des sujets de société. Sur la politique.

Je vous préviens : en général, si un écrivain c’est très bien quand il fait de la fiction, c’est beaucoup moins bien quand il s’essaie à l’analyse socio-politique. Ouais, je sais, le droit de l’écrivain à donner son avis, le rôle du prescripteur d’opinion, machin truc.

Sauf que, dans 99 % des cas, l’avis de l’écrivain sur un sujet de société c’est l’avis de monsieur tout le monde à tendance gaucho-rebelle ou à tendance droito-humaniste. Mais à la différence de monsieur tout le monde, l'écrivain croit que son avis, c'est trop original, trop profond, trop sérieux – bref, il se la pète grave.

C’est méchant à dire, et je vous rappelle qu’il s’agit seulement de mon opinion personnelle, mais je juge cela ridicule. Vraiment.

Exemple. Pendant les élections présidentielles, tous les auteurs se lâchaient sur Facebook ou sur leurs blogs pour dire pour qui ils allaient voter. PUTAIN MAIS QU’EST-CE QU’ON S’EN BRANLE ? COMME SI QUELQU’UN EN AVAIT QUELQUE CHOSE A FOUTRE ?

Vos lecteurs s’en foutent. Je vous jure. Ils s’en foutent grave. Tout le monde s’en fout. Les gens lisent vos romans, c’est tout.

Je pense que les auteurs ne s’en rendent pas compte. Mais la terre entière s’en bat allègrement les steaks, de pour qui ils votent.

Je suis un auteur communiste, quand on me pose la question je dis que je suis communiste, je ne le cache pas, voilà. Mais comme si j’étais assez important pour déclarer pompeusement sur facebook à dix jours des élections pour qui j’allais voter, cela de mon seul fait ! On me pose la question ? Ouais, je le dis. On me pose pas la question ? Je ferme ma putain de gueule.

 

 

En résumé.

 

Le blog ou le facebook d’auteur, oui, si cela vous permet de rester en contact avec vos lecteurs, d’annoncer les dédicaces, le strict minimum, ok.

 

En revanche, je suis contre le 3615 MYLIFE d’écrivain. Je pense qu’un auteur a tout à gagner à se faire le plus discret possible. Question d’humilité et de crédibilité. Après ça n’engage que moi.

 

 

 

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 13:58

 

 

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Un auteur doit-il posséder un site web ou un blog ?

 

C’est la question ô combien sidérante que me posa, récemment, une sémillante camarade-lectrice.

 

Elle voulait également savoir si, pour un auteur en quête d’un premier éditeur, un site web (ou un blog) pouvait aider à attirer l’attention du monde éditorial – d’ordinaire indifférent et cruel, comme chacun le sait.

 

Ma réponse à cette question s’articule en deux points.

 

Premièrement, mon avis sur les sites web d’auteurs pas encore édités. C’est ce que nous allons découvrir aujourd’hui.

 

Deuxièmement, mon avis sur les sites web d’auteurs édités. Mais ça, on le verra une prochaine fois.

 

 

 

 

 

 

Le site web ou blog d’auteurs pas encore édités.

 

Je crois que cela tient seulement à la motivation de l’auteur, ou au temps libre dont il dispose ! Pourquoi pas ? Personnellement, j’adore tenir mon blog. Il me force à écrire, même quand je n’en ai pas envie. Par rapport à mes romans, j’y soigne peu – voire pas du tout – mon style, et justement de temps en temps ça fait du bien de se lâcher un peu.

J’y écris en style oral, j’aime bien, ça me détend.

 

 

En revanche, un blog ne vous aidera pas à attirer l’attention des éditeurs si votre objectif est d’éditer un premier roman.

Seul votre manuscrit pourra éventuellement décider un éditeur : rien d’autre que le manuscrit ! Combien de fois l’écrirai-je sur ce blog ? Seul le manuscrit compte, rien d’autre ne compte.

Vous aurez beau avoir le plus beau blog d’auteur du monde, si votre manuscrit ne plaît pas, ça ne changera rien.

 

Voir mon article : l'aventure de ton manuscrit dans une maison d'édition...

 

 

 

Je crois très moyennement à l’hypothèse du blog littéraire bien branlé, pourvu de nouvelles, de textes en prose, et de l’éditeur qui vous remarque par ce biais. Ça a probablement déjà dû arriver. Mais les chances me semblent si minimes… ne commencez pas un blog littéraire avec une telle intention. Faites-le pour vous faire plaisir, pour avoir des lecteurs sur le web.

Attirer l’attention des éditeurs ne doit pas être votre but. A la limite, si cela se produit, ce sera la cerise sur le gâteau. Vous pouvez toujours essayer de vous faire remarquer… Mais ne misez pas gros là-dessus.

 

Le seul éditeur qui vous remarquera « via un blog » sera peut-être un éditeur pourri : ceux-ci ont en général le temps de surfer sur la blogosphère en quête d’une nouvelle victime à se mettre sous la dent…

Méfiez-vous des « propositions d’édition » que vous recevrez par email, quand vous bloguez. Ce sont souvent des éditions à compte d’auteur, de l’auto-édition ou des éditeurs pourris. A la moindre approche d’un éditeur, faites-lui passer le test de l’éditeur pourri prévu dans mon dossier spécial hyper polémique.

 

 

Concernant la protection de vos textes et leur publication via un blog, tant que vous n’éditez pas votre roman en entier sur internet en accès gratuit, selon moi vous ne prenez pas de gros risques.

Oui, il se peut que des quidams éhontés vous piquent des extraits, des formulations, des idées. Mais que voulez-vous ! Si vous vous contentez de poster des nouvelles ou des extraits, ce n’est pas très grave. Au mieux, cela vous préparera pour le petit plagiat que tout écrivain édité connaîtra au moins une fois dans sa vie...

Dans mon propre cas, mon blog est souvent copié, et mes idées reprises dans d’autres sites sur l’édition sans que, bien entendu, votre ami Stoni soit nullement cité. Mais c’est comme ça. Je m’en fous, c’est juste un blog.

 

 

Donc, je résume.

A mon avis, pour un auteur pas encore édité, un petit blog perso doit rester un terrain de jeu, un espace de plaisir. Ne l’entamez pas dans une perspective « carriériste » : cela n’aurait pas grand intérêt…

 

 

 

La prochaine fois : mon avis sur les sites ou blogs d’auteurs édités.

 

 

 

 

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 13:34

 

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Je suis bloqué dans mon bouquin. Ça arrive, parfois. Je sais que ça arrive. Il n'empêche, on s'installe tous les jours à sa table, l'esprit vide, sans rien faire, toujours prisonnier de sa machine à écrire. Chacune des journées ainsi passées est un enfer d'un genre bien particulier. Chaque question qu'on se pose est une petite blessure en soi. Pourquoi est-ce que j'écris ce livre ? Est-ce si important ? Est-ce que j'y crois ? Alors, on se lève, on allume une cigarette. On range un peu. Impossible de se concentrer suffisamment pour lire un livre. Le journal ? On n'y comprend rien. Voilà. Alors, on ressort. On va faire un tour dans les librairies du quartier. Que de livres, que de livres ! Qui les écrit ? Comment ? Pourquoi ? On revient devant la machine à écrire. On repart du début, on lit la première page... Moi, je crois que l'art, ou essayer d'en faire, c'est le fruit du désespoir, oui, du désespoir, bien plus que de la vanité, ou de la conscience que nous sommes mortels.

 

Moi, je pense que le succès, ça n'existe pas (il va sans dire que la publication d'un livre, ce n'est jamais que le franchissement d'un obstacle social, que ça n'a strictement rien à voir avec l'écriture). Toute écriture aboutit à un échec, plus ou moins grand. Rien jamais ne décolle vraiment. Non. Ce n'est pas exactement ça que je voulais dire...

 

Ce que je veux dire, c'est qu'une fois qu'on part à la recherche d'une vérité, on peut s'en rapprocher, oui - un peu plus près hier qu'aujourd'hui, ou la semaine prochaine que cette semaine. MAIS la vérité, on ne l'atteint jamais, il n'y a jamais d'orgasme. On espère toujours cette fièvre, on y touche, parfois (c'est peut-être ça, l'inspiration ?), mais jamais on atteint ces sommets de la mort, de la naissance...

 

 

Avant qu'on n'accepte mon premier bouquin, et jusqu'à ce que je commence le deuxième, ce que je recherchais, c'était la gloire, une place au soleil. Qu'on parle de moi. Tout ça, quoi. Mais, aujourd'hui, ça ne m'intéresse plus, je n'y pense plus guère. Ce sont des choses en soi dérisoires. Pire encore : toute la célébrité, tout l'argent du monde ne valent pas tout ce qu'on souffre pour mettre au monde un roman (même la joie impure de le voir publié, c'est rien du tout, des aspirines à un cancéreux). Alors, pourquoi est-ce que j'écris ? Eh bien, vraiment, je n'en sais rien. Je peux donner plein de raisons, mais elles seraient trop "réfléchies", à demi vraies seulement. Ce que je peux dire de plus sincère, c'est : " Parce qu'il le faut ".

 

 

 

 

 

Mordecai Richler

Survivre, etc....

Traduit de l'anglais par Béatrice Dunner

 

 

 

 

 

 

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