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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 13:43

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Oui, je sais, j'ai écrit un article où je déclarais trouver ça totalement ridicule quand les auteurs partagent des liens vers les podcasts des émissions radio où ils ont eu le bonheur insigne d'être invités.

Voilà pourquoi, au début, je ne voulais pas poster de liens vers l'interview du Stoni 1983 où il livre plein de secrets sur l'édition.

Mais, que voulez-vous ! Vous avez été trop nombreux à me supplier de le faire. Oui, je pèse mes mots : SUPPLIER.

Etant bonne pâte par nature, je me suis plié à votre caprice.

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La meuf qui joue mon rôle est classe. Je suis fier qu'elle fût mon porte-parole.

La musique du début dure juste une ou deux minutes.

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 13:27

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Eh bien ! Voilà une question que vous, lecteurs de ce blog, avez dû me poser au bas mot deux cents quarante fois.

 

Cette interrogation revient sous différentes formes. Qu’est devenue la littérature de nos jours ? Un roman exigeant / intellectuel / onirique peut-il être publié en dépit du diktat du marché ? Pourquoi les éditeurs ne publient-ils que de la merde ?

 

Ainsi ce lecteur, la semaine dernière :

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Bonjour Stoni,

 

Une question qui n'a peut-être pas de réponse mais qui me paraît importante. C'est la grande "rentrée littéraire" et je suis atterré de voir le type de premiers romans qu'on nous propose. Franchement, il n'y en a pas un dans le tas que j'ai envie de lire, et ce n'est pas de la jalousie professionnelle, c'est simplement pas intéressant du tout. Des auto-fiction sur le deuil ou la sexualité, de l'auto-nombrilisme, des trucs sur la pluie, les enfants, des romans que tu te dis tout de suite que ça va te barber d'un bout à l'autre. Je ne comprends pas. Est-ce un choix délibéré des éditeurs de faire leur rentrée avec des titres aussi apparemment chiants, est-ce un choix "littéraire" ou est-ce simplement qu'ils ont trop peur de faire de la concurrence à leurs auteurs vedettes? Ils ont un death-wish ou bien ça leur assure des subventions parce que ces trucs-là, personne ne va les lire ? Perplexe suis-je....

 

Signé : un fidèle adorateur

 

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Une première chose. L’édition est un secteur culturel relativement peu subventionné, si on le compare au cinéma par exemple (pour ce que j’en connais).

De toute façon, les maisons d’édition font leur beurre sur d’autres produits que la littérature. Gallimard doit gagner bien davantage avec ses manuels scolaires qu’avec la collection blanche.

Un livre n’est pas publié, en France, à coup de subventions. Je parle bien entendu d’un cadre éditorial classique, correctement distribué. Peut-être que les petites maisons d’édition de terroir sont subventionnées par les collectivités locales : je n’en sais rien et ce n’est pas le sujet de ce blog.

Les éditeurs peuvent parfois obtenir des bourses du CNL pour une traduction, ou ce genre des trucs. Mais ça n’est pas leur principale source de financement.

 

Bon. C’était donc le premier point.

 

Maintenant, passons à la cruciale question : quid du niveau de la littérature aujourd’hui ?

 

Je vais vous donner mon avis personnel. Je n’ai pas prétention à en faire une vérité générale. Voici donc l’opinion de Stoni sur la qualité littéraire française en 2013.

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Mon avis : je n’en ai aucun.

 

Eh oui ! Ha ha ! Vous ne vous y attendiez pas à celle-là, pas vrai ?

 

Je n’ai aucun avis sur la qualité de la littérature française, parce que je trouve cette problématique inutile et stérile.

 

Les romans qui sortent, je ne les lis pas.

Je ne lis plus que des traductions, et pratiquement plus de nouveautés.

D’ailleurs je lis de moins en moins de romans.

 

C’est une question de goût et de préoccupations.

Ce qui est publié ne m’intéresse pas trop, et pour être honnête, je ne fais rien pour m’y intéresser à la base.

 

Je me fous complètement de ce qui est publié aujourd’hui. Et vous feriez peut-être mieux de suivre mon exemple.

 

Beaucoup d’entre vous considèrent que « aujourd’hui on ne fait plus que de la merde ». C’est peut-être vrai. Comme je vous l’ai dit, je ne lis pas les nouveautés, donc je ne peux pas vous dire si vous avez raison ou tort. Mais, quand bien même vous auriez vu juste, quel intérêt à penser de la sorte ? Vous rongez votre frein, vous êtes écœuré par ce monde matériel « qui ne publie que de la merde », et vous cultivez une frustration, un dégoût, qui ne vous fera pas grandir. Ce genre d’attitude ne mène à rien.

Si vous n’aimez pas ce qui est publié, ne vous y intéressez pas.

 

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Certes, je vous conseille toujours de « regarder ce que publient les éditeurs » avant d’envoyer vos romans, histoire de cibler un minimum et de sélectionner des adresses.

Toutefois, quand vous « regardez ce qui se fait » de la sorte, rien ne vous oblige à acheter les bouquins et à les lire ! Feuilletez-les, en librairie ou en bibliothèque. Regardez rapidement les chroniques sur internet.

 

Quand je cherchais un éditeur, je n’ai pas lu un seul roman français contemporain. En contemporain, je lisais uniquement des traductions. Par contre, je regardais un peu qui éditait du français, quel style, quel genre, voilà.

 

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Si vous commencez à vouloir évaluer, en termes de qualité, d’intérêt, d’exigence littéraire, ce qui est édité, vous ne vous en sortirez plus.

La production française actuelle vous plaît, vous attire, vous séduit ? Tant mieux ! Faites-vous plaisir, lisez des contemporains, ne vous privez pas.

Mais si vous avez tendance à trouver ça « chiant », ne vous forcez pas !

Après, cela ne vous empêchera pas, possiblement, d’être édité à votre tour. Et ce sera votre bouquin que les gens trouveront chiant quand il sortira !

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 13:38

 

 

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Au cours de cet été torride, que je passai dans quelque impensable libation éhontée (et dont je ne piperai mot), je reçus ce message d’une fidèle lectrice du blog.

 

 

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Cher et honorable Stoni,

 

Avant toute chose : bonnes vacances à toi, tu le mérites bien !

 

J’ai un problème.

Mon entourage est courageux, et j'apprécie sa franchise : c'est quelque chose d'assez rare je pense pour un écrivain. Il me signale gentiment qu'il n'aime pas ce que je fais, et certains n'hésitent pas à me faire comprendre que s'ils refusent de me lire, c'est que mes écrits sont trop chiants. Ouais. Carrément. Je préfère cela à une hypocrisie pourvoyeuse d'illusions.

Et pourtant, je fais des efforts : mon but n'est pas de faire de l'élitisme à deux balles ! Mais j'ai en moi des images, des effets, des thèmes, des messages que je veux rendre, et je m'astreins à m'en rapprocher toujours un peu plus : faut-il renoncer à ce qui me fait plaisir, aux thèmes et aux réflexions qui me touchent pour avoir un jour la chance d'être éditée ? Est-ce que ma manière d'écrire est plomblante par nature, car moulée dans une culture classique que je n'arrive pas à dépasser ? Ma capacité à faire chier le monde entier est-il un aveu de ma médiocrité ? Je ne sais pas, je t'avoue que je suis en plein doute. Et toi, qu'en penses-tu ?

 

Merci d’avance pour ta réponse, ô notre grand guide à tous.

 

Signé : une fidèle adoratrice

 

 

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Fichtre ! Ce message me sidéra.

Il y a peu, je vous révélais que je pensais avoir fait le tour des sujets « caca écrivain ».

 

Mais en voilà un, pourtant crucial, qui m’avait échappé : le douloureux problème intitulé « mes romans n’intéressent personne » (ou sa variante « les gens trouvent ça chiant ce que j’écris »).

 

Ce saumâtre sujet est à la hauteur d’un Stoni mode saint-bernard qui, tout à coup, retrouva sa verve bloguesque afin de voler au secours de cette charmante jeune personne.

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Quelle sera ma réponse à ce message ?

 

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Une première chose. J’ai expliqué dans plusieurs articles que, à mon avis, il ne sert absolument à rien de demander à vos lecteurs (entourage proche, amis, conjoint, etc) ce qu’ils pensent de votre roman. Ou s’ils ont aimé. ON S’EN BAT LES COUILLES. Vos lecteurs doivent vous servir à corriger LE ROMAN POUR QU’IL SOIT COMPREHENSIBLE, et éventuellement L’ORTHOGRAPHE, LA GRAMMAIRE. Voilà. Le reste on s’en fout !

 

 

J’en ai longuement parlé dans ces deux articles :

 

Des tuyaux pour mieux écrire

 

Les sites web participatifs de correction et de relecture

 

 

 

Voilà une chose que vous devez intégrer, vous les auteurs « débutants », sinon vous n’allez jamais vous en sortir.

 

Ô, lectorat incrédule ! Je vais te raconter une histoire : la mienne.

 

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J’ai commencé à écrire mes premiers romans « sérieux » vers 16 ou 17 ans.

 

Et tu sais quoi ?

 

Toute ma jeunesse, personne ne s’est intéressé à ce que j’écrivais. Mes amis ne lisaient pas, et quand ils faisaient une exception pour ma personne, ils abandonnaient mes œuvres romanesques au bout de dix ou vingt pages.

Je n’ai jamais connu un grand succès, adolescent, auprès de mon entourage.

Les caricatures que je dessinais en cours suscitaient bien plus d’intérêt !

 

Pourtant, j’aimais ça écrire, et j’étais assez frustré devant l’ennui qu’inspiraient mes textes !

 

J’ai ramé pendant des années à la recherche de lecteurs. Malgré tout, j’ai continué à écrire, car cela m’amusait.

Lorsque j’ai rencontré Aniki,  il a bien voulu lire mes magnifiques histoires enchanteresses. Voilà pourquoi j’ai décidé de vivre avec lui, d’ailleurs. Non je rigole, il y avait d’autres raisons. N’empêche, ça m’a fait plaisir. Enfin !

 

Aniki m’encouragea les années qui suivirent. Aniki et… Aniki et c’est tout.

 

Jusqu’à ce que je sois publié, pas grand monde ne s’est penché sur mes romans !

 

Malgré tout, j’ai été édité. Ben, je vous avoue, ça n’a pas changé grand-chose. Certains de mes amis ont daigné lire mon premier roman de bout en bout. Ils n’ont pas été très enthousiastes. Ce n’était franchement pas leur truc. Ensuite, ils ne sont plus donnés cette peine.

 

Et pourtant ! Pourtant j’ai été édité, pourtant j’ai eu mon lectorat, et vous connaissez la suite.

 

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Je ne sais pas quel genre de bouquin vous écrivez, mais vous devez être conscients que la plupart des gens lisent des choses pour se détendre.

Je ne critique pas cela. C’est un simple constat.

 

Si d’aventure vous écrivez des choses qui ne « détendent » pas, vous risquez d’avoir un peu de mal à débusquer des lecteurs bénévoles.

 

Ne croyez pas pour autant que vous ne serez jamais édités. Il existe un marché pour les romans « qui ne détendent pas ». Certes, vous vendrez probablement moins de bouquins qu’un auteur de romans à lire sur la plage, mais ça ne vous empêchera pas de faire votre petit bonhomme de chemin dans d’autres secteurs.

 

Méfiez-vous de ce que les gens peuvent penser de vos textes. Ce n’est pas du tout un indicateur de qualité.

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 13:12

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Message reçu l'autre jour :

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Cher Stoni,
Une question qui me turlupine depuis mon premier envoi de manuscrit, y-a-t-il un mauvais moment pour envoyer son manu aux éditeurs? Par exemple, là c'est les vacances. Au retour de vacances les éditeurs vont avoir un mois de retard (ou deux) de manuscrits empilés, surtout qu'ils vont être en pleine rentrée littéraire, puis les Prix et juste après la période de Noël et la rentrée d'hiver. Bref, une période très très chaude pour attirer leur attention. Est-ce que c'est une mauvaise idée de leur envoyer mon manuscrit maintenant ?

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Ma réponse : non, y'a pas vraiment de mauvaise période.

Par contre, j'aurais tendance à "déconseiller" d'envoyer en juillet et août, d'une parce que de toute façon les manus ne seront pas lus avant la rentrée, de deux parce que vous avez besoin de vous arrêter un peu et de vous couper de la recherche d'éditeurs. En faisant une pause de deux mois dans vos envois, vous vous faites du bien et vous en ressortirez avec plus de force pour affronter les hostilités dès la rentrée.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 13:53

 

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J'ai regardé un documentaire sur l'école orthogénique de Bruno Bettelheim. Tourné dans les années soixante-dix, ce film montre le quotidien du centre destiné aux enfants souffrant de troubles et maladies mentaux, fondé par Bettelheim.

 

Plusieurs fois, Bettelheim est interrogé par le réalisateur du documentaire.

A un moment, celui-ci lui fait remarquer que les enfants sont très attachés à leur vie privée. Ils cohabitent à plusieurs dans des chambres, mais ont chacun leur propre lit. Les éducateurs et les autres enfants ont interdiction de ranger leurs affaires, de les toucher, de s'asseoir sur leur lit, sans leur autorisation. Cette règle importe beaucoup aux enfants, qui ne manquent pas de la rappeler à quiconque ose l'outrepasser. Le documentariste est très étonné par ce trait de caractère, qu'il pense être une spécificité des enfants en souffrance. Bettelheim lui répond que l'importance de la vie privée, de son intimité, tient à coeur à tout le monde, même aux adultes. Personne n'a envie que n'importe qui vienne s'asseoir sur son lit. Il rappelle que, dans notre quotidien fait de fugaces bonheurs et de dures épreuves, la vie privée, l'intimité, le petit monde à soi est notre seul rempart constant et tangible.

 

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Quand j'ai regardé ce passage, j'ai tout de suite pensé à mon intimité, et surtout à mon univers à moi. Pour un romancier, cet univers est ce qui nourrit ses oeuvres. Depuis que je suis publié, ma relation avec ce continent fictif a changé.

Je ne dirais pas qu'elle a changé en mieux, ou en moins bien. Il n'est pas question de juger ce que je ressens.

Mais cela a changé.

 

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Comme probablement nombre d'auteurs, comme tous les auteurs, je dévoile beaucoup de mon univers dans mes romans.

Avant la publication, je me rendais volontiers dans ce monde, la nuit, avant de m'endormir. Je fabriquais mes histoires, en répétais certaines que je m'étais déjà raconté des milliers de fois. C'était un vrai plaisir.

Aujourd'hui, je ne suis plus aussi heureux dans ce monde, parce qu'il est souillé par ce que j'en ai fait. Je n'ai plus la primeur, l'exclusivité, le secret, de ces histoires ni le plaisir que je trouvais à les rejoindre, le soir venu.

Peut-être que cela est passager. Mon dernier roman m'a procuré beaucoup de problèmes. Il serait trop long de les énumérer ici. Je n'ai pas vécu des choses très positives avec ce bouquin, qui a pourtant eu son lectorat et qui, contrairement à ce que je craignais, n'a pas été un bide. Il a malgré tout suscité de la haine, vraiment de la haine, envers ce qu'il représentait, et en dommage collatéral, un peu envers moi.

J'aime toujours ce livre et j'ai pris un immense plaisir à l'écrire. Je l'ai rédigé dans les meilleures conditions qui soient. Mais je n'ai pas pu le feuilleter durant un long moment, en raison de toute la haine qu'il a inspirée. Aujourd'hui encore je suis mal à l'aise lorsque je le vois.

C'est dur à expliquer.

 

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Depuis, j'ai le sentiment que la haine a contaminé mon univers. Et c'est stupide de ma part, car mon univers romanesque, personnel, intime, laisse une grand part à la colère, à la violence. Je ne sais pas trop pourquoi je me sens ainsi souillé par la haine des autres.

 

Je n'arrive plus à me complaire dans mon imaginaire. Le soir avant de m'endormir, je suis obligé de me concentrer sur de simples sentiments imaginaires, des mises en scène rudimentaires, des instantanés, car toute idée de narration me renvoie à des souvenirs négatifs.

 

Vous savez, je me sens comme si j'avais pris un haut parleur et hurlé parmi le monde : " venez vous couchez avec moi dans mon lit ". Comme si je n'avais pas respecté ma propre intimité. Comme si je n'étais pas capable, au contraire des enfants soignés par Bettelheim, d'empêcher autrui de toucher mes affaires, mon lit, mes jouets.

 

Je me sens comme une insulte au bon sens de Bettelheim. Quand il dit " personne n'a envie qu'on vienne s'asseoir sur son lit " ... Je me sens risible, mi-putassier, mi-monstrueux.

 

Comme si j'avais bradé quelque chose de précieux.

 

J'aimerais avoir l'avis d'autres auteurs là-dessus. Je me demande si d'autres ont pu ressentir ça.

 

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 13:46

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Pour changer, parlons un peu de préparation éditoriale.

 

La préparation éditoriale concerne tout ce qui va se dérouler depuis la signature du contrat jusqu’à l’impression de votre bouquin.

 

Cette phrase comprend moult étapes qui vous feront suer sang et eau. Avec entre autres : les corrections demandées par votre éditeur.

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ATTENTION cet article concerne les ROMANS DE LITTERATURE ADULTE, dans le cadre d’un contrat d’édition à compte d’éditeur correctement distribué. Cela ne s’applique pas à la littérature jeunesse, ni à l’édition numérique, ni aux livres de cuisine ni à je ne sais quoi encore, COMME TOUT CE QUI SE TROUVE SUR MON BLOG…

 

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Lorsque vous avez signé un contrat d’édition, votre manuscrit va subir deux types de corrections.

 

1 : Les corrections, ou plutôt les modifications, demandées par votre éditeur, qui vont surtout viser le fond, le style, la structure du roman…

 

2 : Les corrections apportées par un correcteur professionnel qui vont être purement liées à la langue française.

 

J’ai déjà traité le deuxième type de corrections dans mon article sur l’orthographe.

 

Aujourd’hui nous nous concentrerons donc sur les corrections demandées par votre éditeur.

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Quand vous signez un contrat d’édition, je dirais que vous avez neuf chances sur dix pour que votre éditeur vous demande de changer des trucs dans votre texte.

 

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Mais quoi au juste ?

 

Ce qu’il va vous demander peut passer du simple au double, au triple, au quintuple.

 

Votre éditeur peut vous demander de changer le titre du roman. De modifier le dénouement.

De réécrire le texte avec un narrateur omniscient.

 

Bref, vraiment, ça peut être tout et n’importe quoi, et ça peut être très peu comme beaucoup.

 

 

Pourquoi ces modifications ?

 

J’ai déjà expliqué dans plusieurs articles que tout éditeur est fondamentalement jaloux de votre capacité à écrire des romans. Vous avez le pouvoir créateur : lui a le pouvoir financier.

Donc, trouver des défauts à votre livre lui permet de se rassurer et surtout de vous maintenir en état d’infériorité ( = vous êtes et resterez un caca, édité ou pas).

 

En outre, les modifications qu’il vous imposera lui promettent une certaine postérité : il aura laissé sa trace (à travers vos bouquins, mais c’est toujours mieux que rien).

 

Bon, ça c’était l’aspect psychologico-théorique.

 

En pratique, l’éditeur souhaite aussi améliorer votre texte et l’aligner sur les critères de sa collection, le rendre plus « lisible » et aussi plus « vendable ».

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Quand va-t-il me parler de ces modifications ?

 

S’il est un peu honnête, il le fera très tôt, dès votre premier échange téléphonique par exemple.

 

S’il est stupide, il attendra que vous ayez signé votre contrat pour vous en parler.

 

 

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Dois-je accepter toutes ces modifications ?

 

Toutes les accepter, je ne sais pas, mais les négocier, ça oui !

 

Sachez que, lorsqu’un éditeur vous parlera pour la première fois de votre livre, il va vous proposer un million de trucs à changer. Ça va vous faire peur. Vous allez penser : putain je dois tout réécrire !

Mais ne vous inquiétez pas : d’ici trois semaines, il aura oublié la moitié de ce qu’il vous suggère.

Il ne retiendra que les modifications qui lui tiennent vraiment à cœur.

 

Mon conseil sera donc le suivant.

 

Lorsque pour la première fois l’éditeur vous énumère toutes les modifications qu’il souhaite apporter au roman, écoutez-le et ne donnez pas votre avis.

S’il vous demande votre opinion, répondez : « il y a des choses qui peuvent en effet grandement améliorer le texte, je vais y réfléchir ».

 

Puis laissez-le revenir vers vous.

Vous verrez qu’il n’aura retenu que les choses auxquelles il tient vraiment.

 

A ce stade, je dois avouer que les « suggestions » d’un éditeur peuvent bel et bien améliorer votre texte. Tout n’est pas à jeter.

 

Voyez ce qu’il vous propose. Si vraiment des choses vous rebutent (changer le dénouement de tel chapitre ou du livre en lui-même, supprimer un personnage, un passage…), vous devez négocier, c’est-à-dire accepter des modifications pour pouvoir en refuser d’autres.

 

Il arrive que ces pourparlers soient assez violents, mais en règle générale l’éditeur connaît la règle tacite du « accepter pour refuser » et vous concèdera bien deux ou trois trucs que vous pourrez garder.

 

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Et si je refuse toutes ses propositions ? Que peut faire l’éditeur ?

 

N’oubliez jamais que, lorsque vous avez signé un contrat d’édition, rien n’est gagné tant que le roman n’est pas en librairie.

 

Ce que je veux dire, c’est que même si un contrat a été signé, votre éditeur a toute liberté de ne pas publier votre roman pour une raison ou pour une autre.

Ce cas de figure est prévu dans tout bon contrat qui se respecte.

 

Concernant les corrections et modifications, si vous ne vous mettez pas d’accord avec votre éditeur, ce dernier a parfaitement le droit de se retirer du projet. Vous récupérez vos droits (après un certain délai), vous conservez votre à-valoir, mais évidemment le roman n’est pas imprimé.

Vous devrez trouver un autre éditeur.

 

Vous comprendrez donc qu’il est très important d’être ouvert à des négociations.

 

Je ne vous dis pas de brader votre roman, de tout changer pour être absolument édité.

Mais vous devez vous préparer psychologiquement à changer deux trois trucs.

 

Franchement, je le répète, votre éditeur a sans doute raison concernant certaines modifications à apporter au roman, alors ne fermez pas la porte à ce qui peut vous aider à progresser dans votre métier : soit, apprendre à écrire.

 

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 13:09

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J’ai déjà donné mon avis sur l’édition « à comte d’éditeur numérique ». En gros : vous cédez les droits sur votre roman à un éditeur qui ne le diffusera pas en librairie, mais sur internet.

 

Lire mon article : mon opinion sur l’édition numérique.

 

Autant je ne suis pas contre l’auto-édition pour les auteurs qui décident de ne pas (ou ne plus) se tourner vers l’édition « traditionnelle », autant je condamne l’édition numérique car pour moi, c’est signer avec un éditeur tout pourri.

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Différence fondamentale entre auto-édition et édition numérique : l’auteur auto-édité garde tous ses droits sur son roman. Mais l’auteur édité « par un éditeur numérique » les cède à quelqu’un qui n’en fera aucun usage ! Pourquoi ? Mais parce que les éditeurs numériques n’ont aucune distribution en librairie, donc aucune existence.

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Lire mon article sur l’importance de la distribution – diffusion.

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Encore une fois, je vous conseille fortement de lire (ou de relire), si ce n’est déjà fait, l’article où j’explique plus précisément cette nuance entre auto-éditon et édition numérique, ainsi que l’article où j’explique pourquoi et comment il faut apprendre à repérer les éditeurs Pourris (qu’ils soient numériques ou papier).

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J’ai été dernièrement « démarché » via le formulaire de contact de mon blog par un éditeur numérique. Voilà comment ces gens débauchent des écrivains, par internet. Ils vous contactent via votre blog et vous, jeune auteur naïf et impressionnable, vous croyez qu’ils le font car ils ont lu et aimé votre blog.

 

Que nenni !

 

Ils bombardent tous les blogs de semblables messages, sans même avoir pris le temps de les lire, car ils ont besoin de victimes à se mettre sous la dent. Leur but : vous spolier de vos droits d’auteurs et bien vous arnaquer.

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Exemple, donc, avec cet éditeur qui me démarche avec des arguments qui prouvent qu’il n’a pas lu mon blog. Il est clairement écrit sur mon site que je suis déjà édité dans un cadre d’édition « classique », bien distribué et bien diffusé. Et ces gens-là viennent me vanter les mérites du numérique en partant du principe que je ne suis pas édité !

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En outre, vous pourrez mesurer la pure mauvaise foi de cet éditeur numérique, qui sans vergogne, ose m’assurer que j’ai tout à gagner à renoncer à mes à-valoirs pour bosser gratuitement avec lui !

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Voilà donc le premier mail que j’ai reçu :

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Bonjour stoni,

 

Je me permets de vous contacter afin de te proposer d'être publier d'une autre manière.

 

En charge du site www.FantasiaBook.com , je pense que notre concept pourrait vous intéresser.

 

En effet FantasiaBook vise à promouvoir et à commercialiser les 98% des publications qui ne voient jamais le jour par l'intermédiaire d'un réseau social connectant auteurs et lecteurs de façon plus directe et sans aucun coût pour l’auteur.

 

Comme vous avez le constater aujourd’hui, seul 1% ou 2% seulement des auteurs sont publiés auprès de « maisons d’éditions traditionnelles ».

 

Les auteurs ne perçoivent que 7% du prix de vente ( prix moyen de 10€ ) et n’impriment que 2000 exemplaires.

 

Soit 1 an pour se faire éditer et encore au moins 1 an pour vendre les 2000 exemplaire pour un gain total de 1400€.

 

Nous offrons ainsi une publication numérique GRATUITE, une visibilité via le réseau social mais aussi une campagne de promotion.

 

Les auteurs perçoivent 50% sur le prix de vente des livres numériques, soit 1,50€ sur le prix de 3€ pratiqué en 2013.

 

Nous nous engageons ensuite à éditer au format papier par la suite, les œuvres à succès du site.

 

De plus Grâce au réseau social, l’auteur est en contact direct avec ses lecteurs…

 

La promotion est virale grâce aux partage des livres sur les différents réseaux sociaux en un clique.

 

N'hésitez pas à me contacter si notre démarche vous intéresse ou pour toutes informations supplémentaires.

 

Cordialement.

 

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Je tiens à préciser que tout le discours tenu par ce soi-disant « éditeur » sur l’édition qu’il appelle « traditionnelle » est totalement faux.

 

J’ai décidé de lui répondre en jouant le jeu, histoire de bien vous démontrer à quel point ces éditeurs sont fourbes.

 

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Voici ma réponse :

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Chère Madame,

 

Je viens de lire votre message qui m'a intrigué.

 

Vous avez visiblement parcouru mon blog (stoni1983.over-blog.com) où il est indiqué que, en effet, je suis auteur de romans.

 

Or, comme cela est également indiqué sur mon site, je suis d'ores et déjà édité à compte d'éditeur. Mais je suis ouvert à d'autres propositions !

Vous avez l'air d'être orienté vers le confort de l'auteur : tant mieux !

 

Si je dois vous soumettre un manuscrit, je vous demanderai un à-valoir de 3 000 € minimum (je fixe ce montant en fonction de mes dernières avances et de mes ventes moyennes, mais je fais un geste puisque vous semblez être une "jeune structure").

 

Par ailleurs, j'aimerais connaître votre distributeur et votre diffuseur en librairie. Car, vous le savez comme moi, le livre numérique n'en est qu'à ses balbutiements et je souhaite garder ma présence en librairie !

 

J'attends avec impatience une réponse de votre part.

 

Bien fraternellement,

Stoni 1983

 

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La nana ne se dégonfle pas et va carrément me faire avaler que j’ai tout à gagner de perdre mes à-valoirs au profit de sa structure tout pourrie : comme quoi ces gens sont prêts à tout !

 

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Bonjour Stoni truant,

 

Actuellement, nous ne payons pas les auteurs, nous offrons un service gratuit où vous touchez 50% du prix de vente. Le contrat que vous avez avec nous est très souple, aucune durée minimale ou exclusivité requise pour la cession des droits d’exploitation de l’œuvre numérique ! C'est une solution simple pour gagner de l'argent et avoir un réel lien avec les lecteurs, nous avons aujourd'hui plus de 20000 membres. En ce qui concerne la diffusion en format papier ceci se fait que si vous atteigniez les 200 exemplaires numériques vendus.

 

Cordialement,

 

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Incroyable, que culot !

J’en rajoute une couche...

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Bonjour,

 

 

Sachant que je peux toucher minimum une avance de 2000/3000 € dans l'édition "classique" à compte d'éditeur et que je dispose d'un bon lectorat en librairie, pensez-vous que je trouve un réel intérêt à votre offre ?

 

Je m'interroge !

 

 

Je crois que ce que vous proposez n'est pas si intéressant pour moi !

 

 

Je ne sais plus quoi penser.

 

 

Frat.

 

Stoni1983

 

 

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Réponse de la meuf :

 

Je comprends bien vos doutes, mais notre offre peut vous permettre d'étendre votre lectorat et de créer un véritable lien avec eux. De plus vous bénéficierez d'une source de revenue complémentaire, sans pour autant quitter le circuit de l'édition "classique".Je ne sais pas si toutes vos œuvres sont publiées, vous en avez peut-être certaines qui vous tiennent à cœur et que vous voulez communiquer sans risques tout en bénéficiant de retours constructifs. C'est à vous de voir si vous voulez tenter l'aventure avec un nouveau vecteur de communication et !!!

 

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Je n’ai pas poursuivi plus loin ce petit jeu, les pièces à conviction suffisaient.

 

J’ai publié sur le blog cet échange de messages pour vous montrer que vous ne devez pas être sensible aux arguments de ces mauvais éditeurs qui ne feront rien de votre roman : ces types ont réponse à tout et vendraient des lunettes de soleil à un aveugle.

 

Quand vous tenez un blog et que vous êtes démarché, c’est presque toujours une initiative émanant d’un éditeur pourri, qu’il soit numérique ou papier.

 

Un éditeur sérieux ne vous démarchera jamais via un blog. Pour atteindre des éditeurs sérieux, vous devez leur transmettre vos manuscrits.

 

Donc prenez garde aux prétendues formules miracles à la con qu’on pourra vous vendre !

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 13:23

 

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Plusieurs lecteurs du blog m’ont alerté sur l’éditeur Léo Scheer et sa politique de traitement des manuscrits.

 

Je ne connais pas très bien cet éditeur, sa ligne littéraire ne m’a jamais touché et je peine à cerner leur « positionnement sur le marché » - si je puis m’exprimer en ces barbares termes économiques.

Voilà pourquoi je n’avais jamais été sur leur site.

 

Mais j’y ai été bien obligé.

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Il y a quelques années, Léo Scheer lançait une collection intitulée « m@nuscrit » où en gros, si j’ai tout suivi, les manuscrits étaient sélectionnés par des lecteurs lambda (et non par les employés de sa maison d’édition).

Bon, déjà, rien que le nom de la collection : « m@nuscrit », je trouve ça complètement naze. Enfin. Question de goût.

Léo Scheer avait donc préfiguré les comités de lecture « citoyens » des Nouveaux Auteurs : ce sont des quidams qui lisent et évaluent vos manuscrits.

J’ai déjà donné des liens vers le blog de Ludovic Mir, où il démonte avec minutie l’aspect soi-disant « démocratique » de ces pratiques.

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Tout comme lui, je juge cette idée ridicule.

Je ne vois pas pourquoi de simples quidams jugeraient les manuscrits d’auteurs candidats à une première publication. L’édition est un métier. Quand j’écris un roman, j’aspire à ce qu’il soit évalué par des professionnels. Pas par Madame Michu, assistante médicale de son état.

Non, je caricature, mais au fond le principe c’est ça.

Vous allez peut-être répliquer que, au final, c’est le lecteur lambda qui fait l’édition, car c’est lui qui achète les bouquins. Eh bien non, je ne suis pas d’accord. C’est comme si on demandait à des consommateurs d’évaluer les épreuves du CAP boulangerie, sous le prétexte qu’au final, c’est le client lambda qui va acheter sa baguette tous les matins. Ouais, mais les mecs qui se sont cassé le cul à apprendre le métier de boulanger, ben ils veulent être notés par des experts dans le domaine.

L’édition c’est pareil.

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Sans compter les dérives que promet inexorablement ce principe des « comités de lecture démocratisés ».

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Attardons-nous sur le cas de Léo Scheer.

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L’auteur qui soumet son manuscrit « numérique » doit payer la somme de 15 € afin de pouvoir lire les « commentaires » rédigés par les « lecteurs citoyens ».

15 €. Sans déconner. Autant dire de la pure arnaque. Je n’ai jamais entendu parler d’un éditeur qui faisait payer les auteurs pour que ceux-ci lui soumettent des manuscrits ! Même les éditeurs à compte d’auteur n’osent pas (eux, ils te font raquer pour publier le bouquin, pas pour le soumettre) !

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Certains vont sûrement répliquer : « ouais mais chez Léo Scheer tu soumets ton manuscrit par email, donc tu n’as pas de frais d’envois postaux, finalement ça compense ! ».

Ok, mais quand tu envoies un manuscrit par la poste, c’est LA POSTE QUI RECOLTE LE FRIC. PAS L’EDITEUR. Ça fait tout de même une grosse différence…

 

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En outre, des personnes qui ont participé à cette mascarade m’ont raconté que leur manuscrit s’est retrouvé aussitôt retranscrit en intégralité sur internet, et cela sans qu’on leur demande leur accord. En gros : ton texte est diffusé massivement à tous les « lecteurs citoyens » inscrits pour évaluer les manus, et voilà, fête du slip, n’importe qui a accès à ton texte et peut te piquer toutes tes idées.

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Bien sûr le « piquage de petites idées » dans les manuscrits se pratique également chez tous les éditeurs (j’en parle un peu ici), mais là, c’est une véritable incitation au vol et un irrespect complet des lois encadrant la propriété intellectuelle !

 

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En conclusion, vous aurez compris mon message : n’envoyez pas votre manuscrit aux Editions Leo Scheer. Ne filez pas 15 € à cet éditeur arnaqueur. Y’a plein d’autres adresses qui vous prennent vos textes gratis.

 

Faut pas déconner, quand même.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 15:21

 

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Salut Stoni, connais-tu des éditeurs qui acceptent des romans décalés / déjantés / vulgaires / sérieux / drôles / tristes, etc… ?

 

Salut Stoni, connais-tu des éditeurs sérieux parce qu’avec tout ce que tu dis sur ton blog, je ne sais pas à qui envoyer mon manuscrit ?

 

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Combien de fois par semaine je reçois, sur Facebook ou par mail, ce genre de message ?

 

Voilà un article qui me permet de répondre à tout le monde une bonne fois pour toutes.

 

Comme je l’avais déjà précisé dans mon article sur les critères de sélection des manuscrits, je ne donne pas d’adresse d’éditeurs. Aucune. A personne.

 

Mais pourquoi ? t'écries-tu, au comble du désespoir, camarade lecteur. Mais pourquoi ?

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Mais parce que je ne veux pas lire vos manuscrits.

 

Vous ne vous rendez peut-être pas compte, mais je ne peux pas vous aiguiller vers telle ou telle maison à partir de simples adjectifs.

Mon manuscrit est drôle, est déjanté, est décalé, est trash, ceci, cela. Pour vous, ça veut tout dire. Pour moi, ça ne veut rien dire. Ce que vous entendez par « décalé », n’est certainement pas ce que j’entends moi.

Je ne sais pas ce que vous voulez dire par « trash » et pour être honnête je ne veux aucunement le savoir. Pour cerner ce que vous voulez dire par « trash » (ou « marginal » ou « classique »), je devrais lire vos manuscrits. Et ça, je ne peux pas le faire. Ce n’est pas mon métier.

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Alors, comment allez-vous vous débrouiller tout seul pour trouver des adresses ?

 

Sachez déjà que la plupart des gros éditeurs font tous les genres possibles. Essayez chez eux (après avoir vérifié sur internet qu’ils ont une collection SF au cas où vous faites de la SF, par exemple).

 

Pour les éditeurs « moins connus », allez en bibliothèque et / ou en librairie. Regardez ce qu'il y a dans les rayons. Notez les noms des éditeurs. Lisez des magazines littéraires à la bibliothèque, lisez des webzines littéraires sur internet, des blogs de lecteurs. Essayez de voir qui fait quoi. Ça demande un peu de temps, mais vous voulez être édité ou pas ?

 

Cherchez des romans qui ressembleraient un peu au vôtre en faisant des recherches sur Google. Vous estimez avoir écrit un roman « trash » ? Eh bien cherchez des romans « trash » sur Google.

Et puis regardez qui les a publiés.

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Quand vous aurez récupéré des noms, vérifiez (sur internet toujours) qu’il ne s’agit pas de Pourritos et que ces maisons sont bien distribuées et diffusées.

Comment ?

Tout est expliqué dans ces deux articles : comment repérer un éditeur pourri et une liste de bons distributeurs diffuseurs.

 

Ça ne sert à rien d’envoyer vos manuscrits à des éditeurs pourris. Quelques recherches sur internet vous épargneront de dépenser de l’argent en timbres pour rien.

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Voilà. Cela est faisable sans dépenser un centime. Comme pour tout, la recherche de noms d’éditeurs demande simplement du temps et de volonté.

Je suis sûr que vous en êtes tous capables.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 15:01

 

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Jiddu Krishnamurti est un penseur indien, né vers 1895 et mort en 1986.

 

Outre le fait "d'avoir trop le swag", comme disent les jeunes d'aujourd'hui, notre ami Krishnamurti élabora sa propre manière de penser, très originale, à mi chemin entre le matérialisme et l'anarchisme.

Si vous aimez lire des penseurs qui sortent de l'ordinaire, ne vous privez pas.

 

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Swag man

Swag man

 

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Voici un extrait tiré du recueil "vivre dans un monde en crise" (Presses du Châtelet, 2008).

J'ai relevé ce passage car je crois qu'il parlera à tous ceux qui sont auteurs, ou qui veulent le devenir.

 

Je ne dis pas que Krishnamurti a tort ou raison, ce n'est pas la question. Mais je trouve sa façon d'aborder la question du travail, de la passion, de l'art, intéressante.

 

 

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Vous verrez que sa conclusion déplace le problème. Pour lui, toute question et tout problème sont vains tant qu'ils restent inscrits dans les vieux conditionnements des hommes. Il termine en disant que, finalement, tout travail, tout art est inutile : la seule vraie "mission" des hommes est de sortir de nos conditionnements, de notre ancienne façon de pensée.

Vous en concluerez ce que vous voulez. Et la prochaine fois que vous déprimerez à cause de votre éditeur ou parce que justement vous n'avez pas d'éditeur, relisez ça, vous verrez, ça vous fera de l'effet.

 

 

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Au cours d'une "causerie" donnée en public, un intervenant demande à Krishnamurti "comment découvrir ce que l'on aime vraiment au lieu d'accepter n'importe quel travail ?"

 

La réponse de Krishnamurti :

 

Etant donné la situation politique et économique acutelle avec son lot d'injustices sociales, il est très difficile de trouver un travail que vous aimez. C'est cela ? Si vous êtes artiste, vous vous dites : " J'aime ce que je fais ". Si vous êtes artiste, vous aimez peindre, écrire des poèmes ou sculpter le marbre ou modeler l'argile. Mais votre gagne-pain dépend toujours des autres ; il vous faut vendre vos toiles, vos poèmes, accepter la critique des autres qui vous diront si votre poème est bon ou non, s'il vaut d'être publié, s'il est vendable ou non. Vous êtes donc dépendant de la société.

 

Si vous devenez moine, vous êtes tout aussi dépendant. Donc, la société, la culture, l'organisation économique du monde étant ce qu'elles sont, comment pouvez-vous trouver un travail qui vous plaise vraiment et comment pouvez-vous en vivre ? Est-ce la question ? L'intervenant dit : "je veux trouver un travail qui me plaise vraiment". Est-ce là le problème ou allez-vous accepter n'importe quel travail parce que vous ne vous en sentez pas affectivement ou psychologiquement dépendant ? En fait, la plupart d'entre nous cherchent à acquérir une position sociale grâce à leur travail. Nous ne voulons pas rester marmiton, nous voulons devenir le chef car il a un statut. Nous ne voulons pas être simple prêtre, nous voulons devenir évêque, puis archevêque, et finalement le pape parce qu'il a un prestige énorme. Pour la plupart d'entre nous, ce n'est pas la fonction mais le statut qui nous intéresse. Mais si on l'ôte de son esprit et qu'on ne le recherche plus, on accepte le travail qui se présente à nous, d'accord ? Vous lui trouvez alors de l'intérêt. Je ne sais pas si vous suivez – quelqu'un est en total désaccord avec cela. Oui, monsieur ?

 

Intervenant : C'est plus compliqué que cela.

 

Krishnamurti : Je sais que c'est beaucoup plus compliqué que cela ! (rires) Parce que je suis marié, que j'ai des enfants, je veux gagner plus d'argent, posséder des voitures, acquérir une position sociale. C'est une responsabilité d'avoir une famille dans le monde moderne, vous le savez. Cela devient terriblement compliqué. Alors, comment résoudre le problème qui se pose à chacun ? Peut-être voudrais-je trouver un travail tout simple. Peu m'importe d'être cuisinier, jardinier, ou premier ministre, ce que je ne suis pas, Dieu merci ! Cela m'est vraiment égal parce que je ne recherche pas un statut, je veux seulement avoir de quoi vivre sans problème. Quelqu'un d'autre aura envie d'avoir une belle situation, sera poussé par l'ambition, toujours en compétition, toujours plein d'agressivité, et cette agressivité va générer d'autres problèmes et cela s'enchaîne ainsi. Alors, écoutez bien, je vous prie : comment allez-vous répondre à la question de façon que la réponse puisse s'appliquer à tous ceux qui recherchent un emploi ? Et que pour chaque poste libre trois mille personnes postulent !

 

On m'a dit l'autre jour que quelqu'un avait fait paraître une annonce pour trouver un cuisinier et que des licenciés et des titulaires de doctorat s'étaient présentés. Alors, comment votre réponse à cette question pourra-t-elle être recevable et vraie pour tout le monde ? Elle ne sera pas compliquée, n'est-ce pas ? Nous allons découvrir – je n'y ai jamais réfléchi auparavant, nous allons chercher ensemble – s'il existe une seule réponse qui puisse s'appliquer à tout le monde. Cherche-t-on un travail en fonction de son tempérament ? Selon notre caractère ou selon la demande du marché : la société réclame davantage d'ingénieurs, de scientifiques ou d'artistes – peut-être souhaiteriez-vous être artiste pour avoir une meilleure position sociale, être davantage respecté, comme en Russie, où les artistes bénéficient de maisons et d'équipements spéciaux ?

 

Recherchez-vous un emploi en fonction de votre caractère ? Ecoutez bien, je vous prie. Nous cherchons tous ensemble. Je ne suis pas en train de fixer la loi, je ne suis pas l'oracle de Delphes. Alors, suis-je en train de chercher un emploi en accord avec mon caractère, autrement dit un travail que j'aime ? Or mon tempérament, mon caractère, voilà le résultat de mon conditionnement. Voilà donc que je choisis mon travail en fonction de mon conditionnement et de mon caractère. Ou bien mon conditionnement s'exprime par une disposition particulière – je suis un artiste, un scientifique, etc. Vais-je chercher un travail en fonction de mes dispositions, autrement dit en fonction de mon conditionnement ? Lui-même est le produit de la société dans laquelle je vis et cette société dit : " le plus important c'est le prestige, le statut, pas la fonction". A quoi le conditionnement fait écho en disant : " je dois être au top de ma profession pour le prestige que cela me confère."

 

Ayant été élevé au sein de la culture qui m'entoure, vais-je suivre le diktat de cette culture, être dépendant de mon tempérament et de mes penchants ? Allons ! Que vais-je faire ? Je me demande alors ce que doit faire quelqu'un de sérieux qui vit dans une société aussi complexe – vous voyez sans doute mieux que moi sa complexité, mais, de toute façon, elle est effectivement complexe – donc, que va faire cette personne ? [...] Continuer à chercher un emploi qui lui plaise, un emploi qui corresponde à son caractère, son tempérament, ses dispositions particulières, son conditionnement ? [...]

 

Que vais-je faire après avoir entendu tout cela ? Voulez-vous que je vous le dise ? Mon travail est ce que je suis en train de faire : enseigner, apprendre, faire naître un être humain différent – voilà ce qu'est mon travail. Si vous avez écouté attentivement [mon enseignement] depuis le début, ce sera votre tâche. Mais ne le faites pas si vous ne l'aimez pas.

 

 

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