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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:56

 

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Je ne fête pas le nouvel an – en vérité je ne fête pas grand-chose hormis certaines comémorations d'ordre politique. Je ne vais donc pas vous asséner un bilan de ce qui s'est passé cette année sur le blog. Le nombre de mes lecteurs a pas mal augmenté avec l'ouverture de mon compte facebook.

 

Mon site a néanmoins vécu une grande évolution cette année. Avant, ce qui m'occupait le plus, c'était de rédiger des articles.

Désormais, c'est de répondre au "courrier" de mes lecteurs.

 

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Dans l'article "pour m'écrire", je n'ai pas précisé que JE NE LISAIS PAS VOS MANUSCRITS. Grossier oubli de ma part. Je l'ai dit ailleurs. Mais pas au bon endroit, visiblement.

Je reçois énormément de demandes de la part d'auteurs qui veulent que je juge "leur style", ou pire encore, "leur talent", en me soumettant dix lignes, dix pages, le roman entier. Voilà quelque chose que je ne ferai jamais, pour aucun d'entre vous. Ce n'est pas la peine de me supplier.

Pourquoi je m'y refuse ? Parce que ce n'est pas mon rôle.

Je suis auteur. Sur ce blog, je vous parle uniquement de ma partie : écrire des romans. Je ne suis pas éditeur, ni critique littéraire. Je n'ai pas les compétences pour vous juger. Je n'ai pas à vous juger. Et ça ne m'intéresse absolument pas de le faire.

Je mettrai donc la page "pour m'écrire" à jour, afin que ce soit bien clair.

 

Je reçois en moyenne une dizaine de messages par semaine (que ce soit par mail ou par facebook). Je tâche de faire mon possible pour vous répondre au mieux.

Quand les messages sont bien écrits, polis, agréables, qu'il y a un "s'il te plaît", je ne fais pas mon radin. Quant aux questions en code morse... j'y réponds en code morse. Quand j'y réponds...

 

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Je dois vous avouer, à tous, que c'est un peu bizarre à vivre, cette activité de correspondance.

De par le temps qu'elle me réclame, déjà. Je dois vous consacrer une heure ou deux par semaine (hors rédaction des articles). Et croyez-moi, dans mon emploi du temps, c'est énorme.

Ensuite, cette correspondance me pousse à me questionner. Très souvent, je me demande si je suis réellement la personne la mieux placée pour vous aider. Une chose est sûre : vous venez à mon blog, vous vous adressez à moi, parce qu'il n'y a aucun équivalent. Nombre d'entre vous me l'ont confirmé.

N'empêche. J'ai si peu d'années d'expérience derrière moi. Qui suis-je pour vous conseiller ?

Certains m'écrivent en me demandant beaucoup, en me soumettant tellement de leur vie. Ceux qui confient leurs désespoirs, leurs dépressions nerveuses, leurs parcours chaotiques... Je ne les botte jamais en touche, j'essaie simplement de retrouver ma place. La place de quelqu'un que vous ne connaîtrez jamais, d'un anonyme qui – par essence – ne peut pas vous dire sa vérité à lui. Vous avez tous compris les règles du jeu. Je peux parfois paraître froid dans mes réponses, et ce n'est pas que vous me saoulez : tout simplement, je ne souhaite pas tricher.

 

Je vous fais une confidence.

Je pense beaucoup à cesser d'être auteur. Pas forcément pour la vie. Mais au moins pour le moment présent.

J'ai découvert d'autres choses, qui me procurent du plaisir, qui me font vivre. J'ai pris d'antipodales distances avec l'édition, les éditeurs, avec mes propres romans.

Tenir, animer ce blog, vous lire, vous répondre, me force à demeurer malgré tout dans ce monde. Je m'interroge : est-ce une si bonne idée, pour moi ?

Malgré tout, je continue. Je persiste. Par orgueil ? Par plaisir ? Par masochisme ? Par ennui ? Pourquoi, je n'en sais rien. Mais c'est comme ça.

 

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De nouveaux articles devraient arriver courant janvier.

 

En attendant, je vous souhaite de commencer une bonne année avec le message de paix de ma chère patrie.

 

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2013 sur le blog de Stoni : le non-bilan globalement positif

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Toi aussi, rejoins ton ami Stoni

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 13:38

 

 

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Au cours de cet été torride, que je passai dans quelque impensable libation éhontée (et dont je ne piperai mot), je reçus ce message d’une fidèle lectrice du blog.

 

 

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Cher et honorable Stoni,

 

Avant toute chose : bonnes vacances à toi, tu le mérites bien !

 

J’ai un problème.

Mon entourage est courageux, et j'apprécie sa franchise : c'est quelque chose d'assez rare je pense pour un écrivain. Il me signale gentiment qu'il n'aime pas ce que je fais, et certains n'hésitent pas à me faire comprendre que s'ils refusent de me lire, c'est que mes écrits sont trop chiants. Ouais. Carrément. Je préfère cela à une hypocrisie pourvoyeuse d'illusions.

Et pourtant, je fais des efforts : mon but n'est pas de faire de l'élitisme à deux balles ! Mais j'ai en moi des images, des effets, des thèmes, des messages que je veux rendre, et je m'astreins à m'en rapprocher toujours un peu plus : faut-il renoncer à ce qui me fait plaisir, aux thèmes et aux réflexions qui me touchent pour avoir un jour la chance d'être éditée ? Est-ce que ma manière d'écrire est plomblante par nature, car moulée dans une culture classique que je n'arrive pas à dépasser ? Ma capacité à faire chier le monde entier est-il un aveu de ma médiocrité ? Je ne sais pas, je t'avoue que je suis en plein doute. Et toi, qu'en penses-tu ?

 

Merci d’avance pour ta réponse, ô notre grand guide à tous.

 

Signé : une fidèle adoratrice

 

 

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Fichtre ! Ce message me sidéra.

Il y a peu, je vous révélais que je pensais avoir fait le tour des sujets « caca écrivain ».

 

Mais en voilà un, pourtant crucial, qui m’avait échappé : le douloureux problème intitulé « mes romans n’intéressent personne » (ou sa variante « les gens trouvent ça chiant ce que j’écris »).

 

Ce saumâtre sujet est à la hauteur d’un Stoni mode saint-bernard qui, tout à coup, retrouva sa verve bloguesque afin de voler au secours de cette charmante jeune personne.

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Quelle sera ma réponse à ce message ?

 

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Une première chose. J’ai expliqué dans plusieurs articles que, à mon avis, il ne sert absolument à rien de demander à vos lecteurs (entourage proche, amis, conjoint, etc) ce qu’ils pensent de votre roman. Ou s’ils ont aimé. ON S’EN BAT LES COUILLES. Vos lecteurs doivent vous servir à corriger LE ROMAN POUR QU’IL SOIT COMPREHENSIBLE, et éventuellement L’ORTHOGRAPHE, LA GRAMMAIRE. Voilà. Le reste on s’en fout !

 

 

J’en ai longuement parlé dans ces deux articles :

 

Des tuyaux pour mieux écrire

 

Les sites web participatifs de correction et de relecture

 

 

 

Voilà une chose que vous devez intégrer, vous les auteurs « débutants », sinon vous n’allez jamais vous en sortir.

 

Ô, lectorat incrédule ! Je vais te raconter une histoire : la mienne.

 

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J’ai commencé à écrire mes premiers romans « sérieux » vers 16 ou 17 ans.

 

Et tu sais quoi ?

 

Toute ma jeunesse, personne ne s’est intéressé à ce que j’écrivais. Mes amis ne lisaient pas, et quand ils faisaient une exception pour ma personne, ils abandonnaient mes œuvres romanesques au bout de dix ou vingt pages.

Je n’ai jamais connu un grand succès, adolescent, auprès de mon entourage.

Les caricatures que je dessinais en cours suscitaient bien plus d’intérêt !

 

Pourtant, j’aimais ça écrire, et j’étais assez frustré devant l’ennui qu’inspiraient mes textes !

 

J’ai ramé pendant des années à la recherche de lecteurs. Malgré tout, j’ai continué à écrire, car cela m’amusait.

Lorsque j’ai rencontré Aniki,  il a bien voulu lire mes magnifiques histoires enchanteresses. Voilà pourquoi j’ai décidé de vivre avec lui, d’ailleurs. Non je rigole, il y avait d’autres raisons. N’empêche, ça m’a fait plaisir. Enfin !

 

Aniki m’encouragea les années qui suivirent. Aniki et… Aniki et c’est tout.

 

Jusqu’à ce que je sois publié, pas grand monde ne s’est penché sur mes romans !

 

Malgré tout, j’ai été édité. Ben, je vous avoue, ça n’a pas changé grand-chose. Certains de mes amis ont daigné lire mon premier roman de bout en bout. Ils n’ont pas été très enthousiastes. Ce n’était franchement pas leur truc. Ensuite, ils ne sont plus donnés cette peine.

 

Et pourtant ! Pourtant j’ai été édité, pourtant j’ai eu mon lectorat, et vous connaissez la suite.

 

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Je ne sais pas quel genre de bouquin vous écrivez, mais vous devez être conscients que la plupart des gens lisent des choses pour se détendre.

Je ne critique pas cela. C’est un simple constat.

 

Si d’aventure vous écrivez des choses qui ne « détendent » pas, vous risquez d’avoir un peu de mal à débusquer des lecteurs bénévoles.

 

Ne croyez pas pour autant que vous ne serez jamais édités. Il existe un marché pour les romans « qui ne détendent pas ». Certes, vous vendrez probablement moins de bouquins qu’un auteur de romans à lire sur la plage, mais ça ne vous empêchera pas de faire votre petit bonhomme de chemin dans d’autres secteurs.

 

Méfiez-vous de ce que les gens peuvent penser de vos textes. Ce n’est pas du tout un indicateur de qualité.

 

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