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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 09:15

 

 



ATTENTION

CET ARTICLE ASSUME

CLAIREMENT SA MAUVAISE FOI

A L'ENCONTRE DE SEXION D'ASSAUT



SI TU AIMES SEXION D'ASSAUT

NE LIS PAS CET ARTICLE



ON T'AURA PREVENU







L'humanité est capricieuse. Dans ses moments de grande inspiration, elle fut capable d'engendrer Villon, Le Caravage, Shakespeare, Brecht, voire même George Lucas. Et puis, elle engendra également Sexion d'Assaut.

 

 

LeCaravage2.jpg

 

Pour les chanceux qui ne connaissent point, Sexion d'Assaut est une sorte de groupe de rap. La plupart des membres ont mon âge, peu ou prou (ouais des fois j'ai du mal à le croire, mais bon). En tout, ils sont dix ou quinze, on ne sait jamais trop. Il existe néanmoins des membres plus importants que les autres, qui répondent aux doux noms de : Pétrodollars (?), Black Mesrimes (oh le jeu de mot qui tue trop sa race), etc. Oui, je sais, quand on porte le blaze de Stoni, on ferme sa gueule. Néanmoins, je juge Stoni beaucoup moins ridicule que « Pétrodollars ». Le pur blaze, sans déconner. Imagine le prof qui fait l'appel, en début d'année. « Dupont Sébastien ? Nguyen Vincent ? Benali Mouloud ? Euh.... Durand Pétrodollar ???? ».



Evidemment, la première chose qui interpelle lorsque, par malchance, on découvre Sexion d'Assaut, ce n'est point les blazes de ses membres, mais le blaze du groupe en lui-même. Section d'Assaut. Les mauvaises langues ne tarderont pas à s'activer, surtout quand on connait la position du groupe sur la sexualité humaine. Mais, perfides commères ! Affirmer que Sexion d'Assaut s'est inspiré des S.A. tient de la calomnie : chacun sait très bien que ces pauvres garçons n'ont pas le niveau de culture générale requis pour opérer une telle référence (surtout Pétrodollars).



Nous touchons là au problème crucial de Sexion d'Assaut. Ces mêmes parleurs hostiles accuseront le groupe, sur la base de ses chansons, d'avoir un âge mental situé à peu près à huit ans.

Là, je dois dire : c'est vrai. Sexion d'Assaut culmine à huit ans d'âge mental. Et encore, huit ans, je suis pas sûr. Certains l'évaluent plutôt à sept. L'âge de raison. Ouais. Pas sûr non plus.

Or, il n'y a pas de quoi ricaner. Au contraire. Un véritable scandale se cache là-dessous.



Oui ! J'ose le clamer à la terre entière !

Si les chansons de Sexion d'Assaut dénoncent un âge mental estimé à huit ans, c'est parce que ces chansons sont écrites par des gamins de huit ans !

J'ai des preuves à l'appui !

Depuis des années, Sexion d'Assaut (sous l'impulsion principale dudit Pétrodollars, à coup sûr) pille les textes d'une classe de CE2 écrits en atelier poésie. Et ces pauvres enfants ne touchent pas un centime des droits d'auteurs récoltés par Sexion d'Assaut. Une honte.



Tu ne me crois pas, ami lecteur ? Examinons plutôt le texte de leur dernier tube, Avant qu'elle parte , et tâchons de partir du principe qu'il a été écrit par des adultes.

Chaque « strophe » est précédée du nom du membre qui la « chante ». Vous remarquerez que Pétrodollars ne chante pas. Trop occupé à espionner les classes de CE2. Salaud.



 

 

 

 

pour les masos, y'a même la vidéo

 

 

 

 

AVANT QU'ELLE PARTE



Insensé, insensible, tu l'aimes mais pourtant tu la fuis
Insensé, insensible, tu l'aimes mais pourtant tu la fuis



Diantre, mais qui est cette mystérieuse femme à qui s'adresse la chanson ?



Doomam's
Pardonne-moi pour tes insomnies à répétition
Pardonne-moi pour le files d'attentes, tes clashs à l'inspection
Pardonne-moi pour les garde-à-vue, les perquisitions
Pardonne-moi d'être parti si tôt d'être devenu musicien


Ça, vu la musique que tu fais mon pote, pas certain qu'elle te le pardonnera.



Toutes les fois où j'ai oublié de répondre à tes messages
Toutes les fois où je devais venir te voir entre deux-trois dates
Toutes les fois où j'ai dû te mentir pour éviter que tu me frappes



Oulah. Le pauvre.


Toutes ces fois, je n'ai jamais douté de ta bonne fois

 

Maska
Ta mère est une fleure rare que t'abreuves par ton amour
L'en priver c'est la tuer donc n'abrège pas son compte à rebours



Aaah ! Mais c'est à leur maman que ces garçons s'adressent.


Dis-lui que tu l'aimes que tu regrettes ta manière d'être conflictuel
Elle a du mal à s'évader car tes grands frères ont pris du ferme



Wo putain. La figure de style. Elle a du mal à s'évader car tes grands frères sont en prison. Pffffiu.


Est-ce mes rides qui m'empêche de lui sourire
Je veux pas rester en vie jusqu'à la voir mourir
Tes larmes piquaient mes plaies, j'aimerais te contenter
À jamais je maudis ce jour où on t'enterre



Oh. La maman est morte, en fait. Merde. C'est con ce qui lui arrive.



[Refrain] (x2)
Et même quand tout le monde est contre toi
Elle reste ta meilleure amie


Bon, là, je dois le dire à tous les mineurs, enfants et pré-adolescents influençables qui me lisent : non, ta maman n'est pas ta meilleure amie. Ne raconte pas à ta maman tes histoires de cul ou tes problèmes avec la masturbation. Ne raconte pas à ta maman ton coup foiré de la veille. Faut pas tout mélanger, putain. Les potes, c'est les potes. Les vieux, c'est les vieux.



T'aimerais lui dire ce qu'elle représente pour toi
Avant qu'elle ne perde la vie



Dans son enfance, tout individu réalise un jour ou l'autre que ses parents sont mortels, ce qui lui procure une première grande frayeur vis-à-vis de la mort. Sexion d'Assaut est resté bloqué à ce stade pré-post-anal, visiblement.


Mais tu n'oses pas, tu n'oses pas, tu n'oses pas lui dire
Mais tu n'oses pas, tu n'oses pas, tu n'oses pas lui dire



Non j'ose pas lui dire, parce que si je vais voir ma daronne et que je lui dis : « Hé maman tu sais que tu vas clamser un jour ? », elle me retourne une sacrée paire de claques, moi je vous le dis.



Black Mesrimes
Je suis sûr qu'elle aimerait juste entendre un maman je t'aime
À la place des cris du daron qui menace de te jeter


Oui ben il nous fait chier le daron, il a qu'à fermer sa gueule ce con.



Je suis sûr qu'elle craque au bout d'une semaine passée sans toi
Et que ton absence lui ferait plus mal qu'une chute du haut de son toit


Euh... A mon avis, une chute du haut de son toit (sauf maison plain-pied), la maman elle y survit pas. Enfin, bon, moi je dis ça comme ça. J'ai jamais essayé de me jeter du cinquième étage à la fois.



Je suis sûr qu'elle aimerait que tu la prennes dans tes bras
Exactement comme elle le faisait durant tes douze premiers mois



Putain, mais quelle guimauve, sans déconner.


Je suis sûr que l'amour t'as rendu myope
Au lieu de le porter à ta mère tu le portes à une idiote



Ben c'est sympa pour les nanas, ça. Toutes des putes sauf ma mère, quoi. Subversif.



Lefa & Barack Adama
Des heures au phone avec ta meuf afin de mieux vous rapprocher



Oui alors le « phone », c'est le téléphone portable. Bien que ce soit moche, c'est plus court et c'est pratique pour (mal) respecter le rythme du « flow ».


Quand ta mère t'appelle tu veux vite raccrocher
Devant tes potes tu lui tiens tête tu veux lui donner des leçons



Ah bon ? Moi j'ai jamais voulu donner de leçons à ma mère. Avec mes potes, on s'en foutait pas mal de nos mères, en fait. Je me vois trop mal, à quinze ans, ramener six potes à la maison, chercher ma mère dans l'appart et l'agresser gratuitement : « oh maman je te tiens tête ! Regarde maman je te tiens tête ! Oh maman ! Oh ! ». D'une, mes potes auraient trouvé ça ennuyeux au possible et se seraient vite cassé. De deux, mon père m'aurait démonté le soir en rentrant du taf.


Mais t'oublies que cette tête elle l'a tenue quand quand elle te donner le sein



Rrrho c'est mignon. Sauf que c'est fini l'époque où les femmes donnaient systématiquement le sein. Maintenant, la femme a le choix. Y'a des laits artificiels et tout. Sexion d'Assaut, question meuf, ils s'y connaissent peut-être pas trop. Je sais pas.


Crois-moi sur parole on peut remplacer des poumons mais surement pas une daronne



Ah bon ? On peut remplacer des poumons ? Par quel miracle ?


T'as habité en elle, t'as habité sous son toit
C'est la seule personne qui prie pour quitter ce monde avant toi
Au commissariat pour elle, t'étais jamais coupable
Mais pour moi tu l'es car t'es bronzé alors qu'elle est toute pâle
À par elle personne supporte ton égoïsme permanent
T'es pas le nombril du monde mais t'es celui de ta maman



Si on enlève le passage ridicule du commissariat, ces « vers » démontrent à eux seuls la thèse de l'atelier d'écriture de CE2 spolié. Sérieux.



[Refrain]


Maître Gim's
Je ne suis jamais parti
Je n'ai jamais changé
Si ce n'est ma voix et ma taille



Oh putain, il est marrant lui. Si ce n'est ma voix et ma taille. J'espère que, niveau taille, tout a bien suivi.


Oh Maman
C'est moi
Je veux que tu valides ma fiancée



Papa, maman, vous pouvez valider ma fiancée s'il vous plaît ? Ouais, je sais, je suis un grand poète. Normal.


Réconforte-moi comme quand je tombais
Maman où t'es passé oh
Regarde-moi

 

JR O'Crome
Simplement te serrer dans mes bras
Te serrer très fort te dire je t'aime une dernière fois
Repose en paix



C'est triste !


Pour nous t'as donné corps et âme
Si j'ai plus d'encre tant pis je continuerai avec mes larmes
Aujourd'hui Maman n'est plus là
Je suis tombé de haut mais je pourrai pas tomber plus bas



C'est le moins qu'on puisse dire, en effet.


Poto fais pas l'enfant de la DASS
Si t'en a une fais lui plaisir dis-lui que tu l'aimes avant qu'elle parte



Putain mais il veut vraiment que tous les gamins se fassent baffer, ce mec. « MAMAN, COMME TU VAS MOURIR UN JOUR PEUT-ETRE MEME BIENTOT VU TOUTES LES CLOPES QUE TU FUMES, JE VOULAIS TE DIRE QUE JE T'AIME !!!! AAAÏE !!! POURQUOI TU M'AS GIFLE MAMAN ? »



À tous ceux qui ont encore une mère
Même si la mort n'arrête pas l'amour
Dites-leur que vous les aimez
Avant qu'elles partent



Putain c'est beau, quand même.





Au terme de cette rigoureuse analyse, ami lecteur, la vérité s'offre à tes yeux sidérés : non, des adultes ne peuvent pas avoir commis cette chose infâme. Non, le rap français ne peut pas être tombé dans de telles pleurnicheries servies à grands coups de « maman » larmoyants. (Bah, au moins, y'en a un qui aurait aimé, c'est Pétain. Entre la repentance, la morale, la misogynie et le culte de la mère, il aurait été pile poil dans son bain, le maréchal.) Non, ce serait trop facile de décréter froidement que Sexion d'Assaut, c'est juste de la grosse merde.



Je suggère donc de saisir les tribunaux, afin que les innocents petits écoliers qui ont signé les chansons de Sexion d'Assaut soient indemnisés. La vérité doit être faite. Justice doit être rendue.

C'est dit, c'est dit !

 

 

 



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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 14:29

 



 

 

Rappelle-toi, ô cher camarade lecteur ! Il y a plus de deux ans, je révélai à la face d'un monde consterné la définition du « jean slim » (même qu'il y a dans cet article une bande dessinée trop bien que j'ai faite tout seul avec mes petites mimines).



En bon stal pyschorigide, j'expliquais dans ce billet que le port du jean slim – pour le moins inconfortable – symbolisait toute la puissance du matraque idéologique libéral sur les jeunes esprits impressionnables (tels que le mien). Mais voilà, le jean slim, ça fait rock-trop-rebelle (vanité 1) et pis si t'es pas trop mal foutu, tout le monde sera au courant (vanité 2).





Mais que découvris-je tout récemment ?

Les gugusses de la fin du moyen-âge (occidental) portaient l'équivalent du jean slim : les braies ! Eux aussi cédaient au matraque idéologique ! De quoi se rassurer.





Dès 1430, une mode vestimentaire impose le port des braies, sorte de caleçon de tissu hyper moulant, jusque chez les paysans. La longue robe que portaient les hommes disparaît au profit d'une tunique courte qui dévoile les fesses et la braguette. L'Eglise s'en effraya (ben ouais, ça te moulait le cul et le zob, genre).

 

 

Le chroniqueur de Saint-Denis témoigna :



« Nous devons croire que Dieu a souffert […] de la déshonnêteté des habits qui courent par le royaume […]. Les uns portent des robes si courtes qu'elles ne leur couvrent qu'à peine les fesses. Quand ils se baissent, ils montrent leurs braies à qui veut les voir... d'ailleurs ces braies sont si étroites qu'il faut de l'aide pour les mettre et pour les ôter : une opération qui ressemble au dépouillement d'un lapin... »

 

 

 

braies1.jpg

Le mec qui vendait les braies,

c'est trop l'ancêtre de H&M en fait

 

 

 

 

 

 

Le truc de malade ! Au moyen-âge aussi, les types étaient là à beugler : « putain... laisse-toi faire... alleeeez... rrhaaaa... mais quoi euh.... tu vas m'obéir oui ? Aaaah... mais non je suis pas si gros que ça, mais non.... ah ça y est, putain de ta mère ! », lorsqu'ils enfilaient leurs braies ! ( Car, oui, quand tu enfiles un jean slim, d'un point de vue uniquement sonore, on dirait un peu que t'essaies de violer un mouton)



Comme quoi !

 

 

 

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 13:26

 

 

 

pasolini.jpg

 

 

 

 

La jurisprudence Pasolini s’adresse spécifiquement aux communistes « orthodoxes », aux stals, aux marxistes, aux psychorigides, mais aussi à tous les gens qui prétendent avoir des principes.

 

Aussi, camarade communiste « orthodoxe », stal, marxiste, psychorigide et gens qui a des principes, tu auras envers ton cher Stoni une immense reconnaissance, une fois que tu auras pris connaissance de cette jurisprudence.

 

Je suis moi-même l’auteur de la jurisprudence Pasolini. Elle a néanmoins été validée par Pasolini en personne, puisque son fantôme me suit partout depuis de nombreuses années. Je suis en communication directe avec lui, tout comme je communique parfois avec Robespierre.

Enfin bref.

 

Passons au vif du sujet.

 

En quoi consiste la jurisprudence Pasolini ? En voici le texte juridique originel.

 

« Les dispositions prévues à l’article Pasolini du Code Stoniste-Léniniste rappellent que toute personne marxisante, communiste, stal ou psychorigide est en droit d’apprécier et d’acheter des objets superficiels, « signes d’appartenance à la sphère du pouvoir » selon ledit Pasolini, tels que voitures de sport, vêtements la classe, costards ritals, jeans amerlocs et autres artifices. Ledit Pasolini, marxiste revendiqué, ne s’étant lui-même pas gêné pour rouler en Alfa Romeo (ce qui au passage aura en partie causé sa perte), toute personne marxisante, communiste, stal ou psychorigide a bien le droit de se faire plaisir aussi. D’autant plus que la plupart des personnes marxisantes, communistes, stals ou psychorigides n’ont même pas les moyens de se payer des Alfa Romeo Giulietta alors, franchement, c’est carrément beaucoup moins grave. »

 

Ah, charabia juridique ! Je vous explique les choses un peu plus clairement.

 

Il serait trop long de présenter ici le personnage Pasolini. Artiste total (totalitaire diraient les anticommunistes, ha ha), peintre, poète, romancier, cinéaste, critique, etc, etc, etc, Pasolini est surtout connu pour avoir été un stal de chez stal. Je vous laisse lire son œuvre pour estimer la chose (particulièrement les Ecrits corsaires et les Lettres luthériennes). Genre il kiffait bien l’URSS et appréciait d’y avoir vu (il y était allé, la chance, c’est pas à moi que ça arrivera) des citoyens affranchis des affres de la mode, mode qu’il qualifiait à plutôt juste titre de marque d’impérialisme capitaliste. Les communistes italiens ne l’aimaient pas trop, le Pasolini (ils l’avaient d’ailleurs exclu après « une sombre histoire de mœurs »), tandis qu’il leur apporta un soutien irréfragable durant toute sa vie (stal, quoi). Il fit des films en noir et blanc, puis des films en couleur. Hélas, le pauvre homme fut assassiné dans des circonstances obscures.

 

Et notre Pasolini, stal de chez stal, qu’est-ce que je découvre en épluchant toute sa life de A à Z ? Qu’il ne crachait pas sur les putains de belles bagnoles de sport. Eh oui !

 

Alfa Romeo Giulietta, Ferrari, Alfa Romeo 1750, et enfin la GTV 2000 splendide coupé sport que tu pleures ta race.

 

 

290px-AlfaRomeo-Giulia-GT-2000-Veloce-av.jpg

 

 

Non mais sans déconner, mec. Quand on reprochait à Pasolini de jouer avec de telles bagnoles alors qu’il était communiste, il adoptait une défense de pure mauvaise foi : « je ne vois pas en quoi ces voitures m’empêcheraient d'aimer la classe ouvrière, en outre elles n’ont rien de luxueux ». Ouais, vachement les caisses de la classe ouvrière, mon pote. Mon père, il avait trop une Alfa Romeo, quand j’étais petit. Tu parles. Il avait une 4L.

 

 

Renault_4L_002.jpg


Pasolini aurait mieux fait de répondre « oui, c’est complètement superficiel, j'en suis conscient, mais avec un tel matraquage idéologique ! ».

 

Pasolini, qui ne manquait jamais une occasion de critiquer les jeans, les fringues hippies ou modeuses (thème du « génocide culturel »), portait lui-même des « blue-jeans ». On ne parlera même pas de ses costumes, dont je tairai les marques ritales, super bien coupés et qui coûtent une tuile (moins « génocide culturel » pour le coup, mais signes d’appartenance à la bourgeoisie).

 

Pasolini constitue donc jurisprudence.

 

Puisqu’il l’a fait, tu as bien le droit de le faire aussi, putain de bordel de merde. Un petit coupé sport n’a jamais fait de mal à personne (enfin, bon, sauf à Pasolini, hum hum). Et si t'as envie de porter des fringues à la mode, ben c'est itou.

 

Cette jurisprudence vient étayer la jurisprudence Hobsbawm, historien marxiste britannique qui s’acheta « une splendide maison victorienne » en plein Londres, profitant de la chute des prix de l’immobilier. Hobsbwam toujours, rappelant que, quand il rencontra sa seconde femme, celle-ci portait un « manteau en vison ».

 

Et dire qu’après le communiste de base se sent coupable de s’être acheté une chouette veste soldée chez The Kooples.

 

 

 

Non, je ne parle pas de moi.

 

 

 

 

 

 

Nota Bene : la jurisprudence Pasolini pourrait également porter sur une autre habitude de consommation propre à Pasolini. Stoni ne se sentant pas concerné par cette habitude de consommation, le Code Stoniste-Léniniste la laissera à votre appréciation.

 

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 13:43

 


 

sarkozy-kadhafi-a-lelysee-baiser-dela-mort.jpg

Dans le monde des comics, on appellerait ça "la poignée de main de la mort"

 

 

 

 

 

Droits de l'Homme (avec un grand H à Homme) : nom masculin pluriel – Notion intersubjective dont la relativité est toute géographique et temporelle (N.D.R. il en va de même pour les définitions suivantes : démocratie, dignité humaine, Convention de Genève).

 

 

Et on peut aussi lire le point de vue du PRCF, parti indépendant, à ce sujet – je n'ai pas trouvé l'équivalent dans n'importe quel courant du Parti officiel... (mis à part un texte d'une certaine madame Bleitrach mais vu qu'elle m'a traité de connard une fois, bon, je m'abstiens, genre, et puis le texte du PRCF il est franchement mieux).

 

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 17:03

 

 

 

Clopine fait partie des lecteurs réguliers de mon blog. Elle tient le sien, dont je n'ai jamais trop osé donner l'adresse dans mes liens, de peur de corrompre l'atmosphère douillette qui y règne. Car, sache-le camarade lecteur, sur son blog Clopine te relate sa vie de famille, dans une maison idéale à la campagne, avec des animaux de compagnie et tout. Et moi, enfant du désordre, de la dérégulation familiale, de la pauvreté, de la pénurie, de la drogue et du terrorisme affectif, eh bien, tout ça me laisse, on le comprendra, rêveur.

 

L'autre jour, au travail, je me baladais donc sur son blog et puis je suis tombé sur ça. Un article qui date de juin dernier, mais je l'avais alors raté. Clopine raconte sa première (et dernière) « participation » à un « atelier d'écriture » tenu par un « écrivain-auteur-éditeur-gourmet-etc », à Paris si j'ai tout compris.

 

En gros, Clopine dit qu'elle s'est beaucoup ennuyée à ce pseudo-atelier, l'écrivain-auteur-éditeur censé l'animer s'étant contenté d'énumérer la liste des soi-disant célébrités culturelles contenue dans son carnet d'adresses. L'homme s'éclipsait régulièrement, laissant ses apprentis écrivains sur le carreau. D'écriture, il n'en a pas été question, ni même de littérature.

En vérité, tout le monde est venu pour tailler un simulacre de bavette mondaine.

Agacée, Clopine envoie une petite pique ô combien modérée en abordant, devant l'écrivain-auteur-éditeur, le prix de l'immobilier à Paris. Le local qui accueille l'atelier semble être un ancien atelier (un véritable atelier de travail celui-là, prolétaire), soigneusement réaménagé en lieu de pèlerinage bobo.Notre amie Clopine s'inquiète donc de «la pression immobilière qui devait s'exercer sur le lieu, inutilisé aujourd'hui ». La question ne plaît pas et Clopine constate vite que : « quand on possède ce genre d'endroit, dont le prix au mètre carré doit être un des plus élevés au monde, il est absolument inconvenant de parler d'argent ».

 

Déçue, Clopine s'en est finalement retournée chez elle.

On apprend tout de même que cet atelier d'écriture coûte la modique somme de 40 € par participant et par séance – voilà qui garantit un bon écrémage social, au cas où quelques pauvres hardis (et potentiellement subversifs) auraient eu l'audace de se risquer dans le sixième arrondissement de Paris.

 

« L'écrivain-auteur-éditeur-gourmet-etc » initiateur du cours d'écriture, c'est Eric Poindron. Avant de lire la mésaventure de Clopine, je ne le connaissais pas. D'ailleurs, si cette anecdote s'était limitée à elle-même, je n'aurais pas cherché plus loin. Mais il y a un problème. Il y a toujours un problème, et moi, Stoni, je suis là pour te les faire remarquer, camarade lecteur !

 

Le problème, c'est que ce goujat d'Eric Poindron s'est permis la familiarité d'envoyer chier Clopine dans les commentaires de son article !

Eh oui ! Il a eu connaissance de son blog, de son billet, et s'est attribué un bien drôle « droit de réponse » !

 

Et tu le sais, camarade-lecteur, j'ai des défauts.

Entre autres, je n'aime pas qu'on s'en prenne à une dame. Mon petit côté chevaleresque, je suppose. Une dame est une dame ! Il y a des choses qui ne se font pas !

 

 

 

STONI

DEFENSEUR

DE LA VEUVE

DE LA DAME

DU PROLETARIAT

ET ACCESSOIREMENT DE L'ORPHELIN

(surtout si l'orphelin est majeur et fort bien présenté)

 

 

 

L'intervention d'Eric Poindron est tellement malvenue et grossière (qui plus est truffée de fautes), je ne peux résister à la tentation de la retranscrire ici (tout en corrigeant les fautes). Quand Eric Poindron ne s'adresse pas à Clopine, il invective les lecteurs de son blog qui se sont aventurés à commenter l'article eux aussi (« La feuille », « Zoé »...).

Les mises en gras sont de moi.

Le commentaire original est visible dans son contexte ici.

 

 

 

 

"A propos de la présentation de l'atelier d'écriture d'Eric Poindron où Madame Clopine Trouillefou s'est plu à semer la Zizanie puis à raconter à sa vilaine manière (et dans le fond et dans la forme) et prendre en otage les participants :

Un démon à ma table et le lien : 

http://www.clopinetrouillefou.fr/article-un-demon-a-ma-table-recit-d-une-aventure-avortee-76375832-comments.html#anchorComment

 

Cette dame et son double - schizophrénique -  oublie de vous dire qu'elle n'a rien payé et qu'elle était invitée à découvrir afin de décider si elle souhaitait participer ou non. Et oui, que ça lui plaise ou non, quand on commence une activité, on s'engage et on s'y tient. Et je maintiens, toutes ses questions, à commencer par le prix de l'immobilier furent parfaitement stupides et lamentables. 

Autre petite rectification, en passant, on ne me prête pas ce beau lieu, mais je le loue. 

Et puis votre amie oublie de vous dire qu'elle s'est sauvée comme une voleuse, alors qu'elle était chaleureusement accueillie. Vous m'amusez, les uns les autres à vous cacher derrière vos murs. mais venez donc à l'atelier me dire en face tout ce que vous écrivez vilement. Lâcheté & compagnie... Soyez rassuré, je suis habitué aux donneurs de leçon de votre triste espèce. 

Je vous demanderai aussi de conserver les uns et les autres vos jugements péremptoires sur ma personne puisque vous ne me connaissez pas. Une première fois, ça ne m'amuse pas, la prochaine fois, ça va m'énerver. Et j'en profite pour vous rappeler que je vis dans la campagne profonde, sans voisins, et bien loin du milieu littéraire qui vous fait tant parler. 

Aux bons soins de Zoé : si ce texte est un régal(NDA : ledit texte est l'article de Clopine), arrêtez immédiatement d'écrire, car vous n'êtes pas faite pour ça, doux jésus !

Aux bons soins de La feuille charbinoise : vous êtes un cuistre doublé d'un hypocrite. Vous venez me lire pour mieux - et très mal - colporter. Vous apprendrez que cinquante personnes satisfaites valent mieux qu'une grincheuse et artiste à demi. 

Pour les autres : je n'ai jamais fait croire que j'avais inventé le mot : écrivant et tiens à vous préciser que j'emmerde copieusement Barthes et ses thuriféraires. J'ai simplement utilisé ce mot simple dans le sens d'un homme "écrivant", contracté en participe présent, comme on peut le faire avec "étudiant". 

Enfin, à tous, pas très joli, joli vos règlements de comptes dans mon dos, ça rappelle un peu les exécutions publics (oh ! PUBLIQUES), les dénonciations des "bons français" durant la seconde guère (oh ! GUERRE) et une mesquinerie propre aux écrivaillons ratéS.

Enfin, comme je sais que cette triste personne se fera un devoir de ne pas laisser le commentaire sur son mur, je l'adresse à chacun d'entre vous. Et demeure, MOI, à votre disposition pour bavarder et m'explique(R ?). Enfin je vous demande de cesser tout quolibet à mon égard. 

Eric Poindron, « semi-mondain boursouflé »

 

Commentaire n°9 posté par Eric Poindron le 23/07/2011 à 11h48"

 

 

 

Incroyable, mais vrai !

 

 

Résumons l'intervention dudit goujat sur le blog de Clopine.

 

Pauvre Ericou Poindronou ! L'article de Clopine l'a vexé (comme on dit en arabe : meskin) ! Avec une hargne déplacée d'écolier, il exprime son désappointement, sa déception et son sentiment de trahison !

 

Les « questions de Clopine sur l'immobilier » l'ont traumatisé et il le répète. Cet irascible bourgeois en tempête encore ! Ne jamais rappeler à un bourgeasse les privilèges de sa classe : ça le met dans de ces dispositions ! Un truc de ouf !

 

Ensuite, Ericou éprouve le besoin de se justifier, se fendant d'une phrase magique où il prétend vivre à la campagne, loin des mondanités, parmi les poules, avec un œuf frais chaque matin qu'il gobe tel un vrai fermier de la France Profonde (profonde dans ton cul).

 

Passant de la défense à l'attaque, Ericou donne ensuite des conseils d'écriture « aux uns et aux autres », conseils d'écriture qu'il ferait mieux d'appliquer à lui-même. Parce que la carrière littéraire d'Ericou est en train de sombrer– j'ai un peu regardé ce qu'il a fait de beau dans sa vie, le bougre. La page Wikipédia qui lui est décernée est, à elle seule, éloquente. Ses débuts ne sont guère trop honteux, mais désormais Ericou stagne chez de petits éditeurs mal distribués, méconnus,dont le monde se fout comme de l'an quarante. Même moi je suis plus connu que lui, c'est vous dire (au moins, on trouve mes bouquins dans la plupart des FNAC... ). Pire du pire, Ericou se présente comme « un journaliste » tandis que le pauvre homme anime une petite émission de jardinage sur France 3 Picardie (je trouve ça triste – franchement vous moquez pas c'est pitoyable, faut pas rire de ce genre de choses). En outre, Ericou n'existe que par facebook, où il entretient son mythe en ayant plusieurs milliers d'amis, public crédule prompt à gober qu'il est un grand éditeur et non moins grand écrivain trop inséré dans le milieu (genre c'est lui qui va t'introduire rue Sébastien-Bottin). C'est d'ailleurs uniquement grâce au réseau social qu'Ericou recrute des « participants » à son « atelier d'écriture » !

 

Pour conclure sa « réponse », Ericou part dans un délire contre Barthes et surtout TOUCHE LE POINT GODWYN en comparant Clopine aux collabos ! Bravo Ericou !

Il précise rester cependant disponible pour « bavarder » (après avoir insulté tout le monde, ouais, on a vachement envie de bavarder avec toi mec, y'a pas à chier toto), mais demande « de cesser tout quolibet à son égard ».

Ben Ericou, Stoni, lui, il va pas cesser ! FALLAIT PAS ME CHERCHER MON GARS !

 

 

 

Bref, je résume : si tu vas te présenter à « l'atelier d'écriture » d'Eric Poindron et que, par mégarde, ta gueule et tes questions lui reviennent pas, voire que tu as l'outrecuidance de rédiger un article à propos de ton expérience, sur ton blog, par la suite (je rappelle que la liberté d'expression est toujours autorisée en France, puisque je n'ai pas encore fondé ma dictature communiste – ce qui ne saurait tarder néanmoins), eh bien Eric Poindron t'envoie péter comme une merde ! Quelle admirable pratique des relations publiques !

 

Oh, Eric, sérieux. Ecoute, quand on est auteur, ou éditeur, ou journaliste, ou qu'on se prétend comme tel, on devient une personne publique. La contrepartie : on s'en prend plein la gueule pour pas cher, régulièrement.

Comme je ne suis pas chien, je vais te donner un conseil tiré de ma propre expérience : ne t'énerve pas publiquement ainsi à chaque fois que quelqu'un te critique. Ça te fait passer pour un gros con, franchement ! Moi non plus, je n'aime pas lire des critiques méchantes de mes livres, ou de ma personnalité. Mais un homme public doit assumer des responsabilités. Que tu t'en prennes à un (vrai) journaliste, ou un (vrai) critique, bon, pourquoi pas. Mais quand il s'agit d'un particulier qui tient un blog, vraiment, ce genre de réaction est complètement ridicule.

 

 

CEPENDANT...

Je souhaite montrer un exemple à ce butor : Max Dorra, dit Maxou, Parrain de Mon Blog. Voilà un homme, un vrai (et pourtant, Maxou est freudo-marxiste !).

Quand je l'avais tourné en dérision, Maxou avait répondu sur mon blog, mais avec sens de la classe et élégance.

 

Qu'Ericou Poindronou en sorte grandi !

 

 

 

 

 

 

 

LIRE LA REPONSE

D'ERIC POINDRON

A CE BILLET !

 

THE SUITE

 


 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 11:49

 


 

- Stoni ? Réveille-toi...

- Mmh...

- Le petit-déjeuner est prêt.

- Super...

- Je me suis levé très tôt et j'ai commencé ton nouveau roman. C'est super !

Aniki.

Ou le bonheur incarné, tout à ma disposition.

Assez bêtement, je crois que cet échange matinal fait partie de mes meilleurs souvenirs.

 

 

Le moment de la journée que je préfère, c'est le petit-déjeuner.

Un fond famille Ricoré sommeille en moi.

 

Je me sens très pur, quand je me réveille et que je déjeune. Léger, toujours de bonne humeur (si celle-là doit changer, ce sera au cours de la journée et de ses éventuelles turpitudes), l'esprit vide, et surtout, c'est le moment où je retrouve Aniki, après que le sommeil nous a séparés.

Même quand je me réveille à sept heures pour aller bosser, je suis heureux. Déjà, parce que j'ai une faim incroyable. Et Aniki, comme tous les matins, a préparé le petit-déjeuner. Tout prêt. Je n'ai plus qu'à me mettre à table.

Il me donne ma robe de chambre, je m'enroule dedans et le suis jusqu'à la cuisine. Ma tisane fume, les céréales et le lait sont sortis, mes biscuits posés à côté de mon bol.

Nous aimons lire le journal, quand nous déjeunons. Nous nous recommandons les articles « les plus croustillants » (c'est-à-dire les plus débiles) et échangeons nos considérations à ce sujet.

Ce matin j'ai déjeuné seul car Aniki était en déplacement, la nuit dernière. Je suis en congé aujourd'hui, et j'ai eu le temps de me poster devant la fenêtre, avec ma tasse, pour regarder la rue grise et froide. J'aime observer les gens qui passent, si tôt, sur le trottoir et imaginer leurs vies.

Le mieux, c'est en été, évidemment. Le soleil est déjà levé, la fenêtre ouverte. Bien que nous vivions en ville, nous entendons les oiseaux... Quand je suis seul, je m'assois sur le rebord de la fenêtre et déjeune là, tout à contempler les employés municipaux qui ouvrent les canalisations d'eau pour asperger les caniveaux.

 

Quand nous sommes à l'hôtel, Aniki ramène le petit-déjeuner du McDonald's le plus proche. J'adore ça, et le sandwich oeufs-bacon artificiels, plus les pamcakes, me calent jusqu'au début de l'après-midi.

Parfois, nous nous payons le luxe de déjeuner à l'hôtel. Les buffets, aussi modestes soient-ils, m'enchantent. Je reste fasciné par la profusion de croissants, petits pains, confitures, nutella, thés...

Le seul bon souvenir que je garde de notre séjour à Amsterdam, c'est d'ailleurs le buffet petit-déjeuner de l'auberge de jeunesse.

 

Voilà, je voulais juste dire que des fois, on a le droit d'être tout simplement heureux.

 

 

 

Et puis sinon, lecteurs de la région parisienne, allez voir l'exposition peinture de Narcisse Steiner.

 

 

 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 12:22

 


 

 

Dans la fabuleuse cosmogonie politico-mondaine de la littérature, nous trouvons : l'auteur.

 

Son nom est inconnu du grand public, mais, parce qu'il jouit d'une bonne réputation critique, et d'une bonne réputation dans le milieu, il est convaincu de sa grande importance dans la République des lettres. Son tirage est honnête, désormais (aux alentours de cinq mille exemplaires). S'il franchit les dix mille, il devient un cador.

Je le côtoie rarement chez mes éditeurs, où l'on ne croise quasiment personne d'autre que les salariés.

L'auteur, le confrère, on le rencontre plutôt dans les salons littéraires. Au café où tout le monde va boire un coup, en marge des festivités culturelles.

 

Moi, au début, je pensais que l'auteur était quelqu'un comme tout le monde. A la différence près qu'il écrivait des livres.

Ce n'est pas tout à fait ça. L'auteur, bien souvent, est pénible.

 

Il a entre quarante et soixante ans. Ce qui lui a laissé le temps d'asseoir sa petite notoriété. J'écris « petite » notoriété sans médisance, car, il faut bien se le rappeler : citez le nom de l'auteur à vos amis, personne ne le connaîtra. De même pour mon nom à moi, d'ailleurs.

L'auteur est un incompris. L'éditeur ne le comprend pas, la critique ne le comprend pas, le lectorat ne le comprend pas, sa mère ne l'a pas compris, les femmes ne le comprennent pas, la société ne le comprend pas.

Lui, ce qu'il a compris, c'est son œuvre.

Il peut disserter sur la portée symbolique de son dernier bouquin pendant trois heures. Voire trois jours. L'auteur s'est construit une voie. Il a un cheminement thématique, que le lecteur devrait pouvoir analyser, s'il a bien lu tous ses livres. Si le lecteur ne l'a pas analysé, c'est que le lecteur est un con.

L'auteur est un homme bien seul.

 

Il aime parler des femmes, bien qu'il n'ait pas fait tant de conquêtes. L'auteur adore les femmes. Qui ne le comprennent pas. Dans ses romans, il expose la difficulté intrinsèque à l'hétérosexualité moderne en pays capitaliste – grosso merdo, comprenez qu'il n'arrive pas à niquer autant qu'il le voudrait – sans avoir l'impression de rabâcher du Houellebecq pour la millionième fois. C'est son sujet de prédilection, y compris à l'oral. Quand il cerne ma moue dubitative, l'auteur réplique :

- Mais toi, tu es un opportuniste sexuel dans notre société. Tu ne peux pas imaginer le ghetto érotique dans lequel l'hétérosexuel mâle a été placé, depuis l'émancipation des femmes.

L'auteur sait que j'aime les hommes.

L'auteur croit provoquer. C'est assez lassant.

 

Il est obnubilé par le sexe, qu'il ne pratique pas. Il s'oublie, parfois, et évoque :

- Ah, en 1968, qu'est-ce que j'ai pu baiser !

Ses confrères ricanent avec complaisance, vous, vous avez envie de lui demander si l'occasion ne s'est donc jamais représentée, dans une laps de quarante ans.

Quand je suis seul face à lui, et que je lui laisse entendre que sa fascination pour les femmes ne me captive pas vraiment, il tranche :

- Bien sûr, toi, tu es bien intégré. Sexuellement parlant. Tu ne peux pas comprendre ma misère.

Car l'auteur est un misérable.

A longueur de journée, il se plaint qu'il ne « vit pas de son œuvre ». Il vitupère contres les éditeurs, ces salauds qui ne le paient pas assez. Il vitupère contre les femmes, qui elles, gagnent mieux leur vie. Pas contre les femmes auteurs. Contre les femmes en général.

J'essaie de glisser une connerie, pour le détendre. L'auteur fait les gros yeux. Il ne plaisante pas.

L'auteur est un homme sérieux.

Ses romans sont sérieux. Son œuvre est sérieuse. Son avis est sérieux. Son opinion est sérieuse. Ses lectures sont sérieuses. Il est au service de l'art.

Il sait ce qu'est la littérature. Il sait ce qu'est un auteur. A ce sujet, il entretient des dogmes et des préceptes. Qu'il distribue à tire-larigot, et surtout dans ses entretiens pour la presse. Tant de certitudes me laissent toujours confondu. Mais la lecture de ses interviews a un avantage : j'y repère tout ce qu'il ne faut pas répondre pendant les miennes. J'identifie l'image que je ne veux surtout pas donner. Je dois l'en remercier.

Lui, il n'accepte pas ma reconnaissance. Il lit mes entretiens et n'oublie pas de me chapitrer.

- Quand on te pose la question : qu'est-ce qu'un écrivain, tu ne peux pas répondre : quelqu'un qui raconte des histoires ! En tant qu'artiste, tu es investi d'une mission. Tu écris parce que tu veux t'émanciper de la souffrance de...

- Je sublime une souffrance, et alors ? Qui ne le fait pas ?

- Ce n'est pas ce que je disais ! Un auteur doit souffrir, doit encaisser les coups durs – d'ailleurs je te trouve d'un naturel trop joyeux pour la vocation – et ta mission est d'éclairer la société sur ton ressenti en tant que marginal !

- Marginal ?

- Oui !

L'auteur se sent marginal.

Il a pourtant, très souvent, un cursus universitaire poussé, aime les mondanités, exige la gratitude envers son travail, ne crache certainement pas sur le pognon et rêve d'être édité chez un mastodonte de la littérature française.

L'auteur n'est jamais avare de conseils, même s'il juge votre production romanesque « pas trop mal mais inintéressante ». Il vous reproche principalement de ne pas explorer les mêmes thématiques que lui, de ne pas écrire avec son style à lui, de ne pas avoir lu ses livres, de ne pas avoir compris le grand message sociétal qu'il offre, dans un sacrifice magnifiquement chrétien, à une société qui le renie.

 

 

L'auteur est un être avide de liberté. Les obstacles – les femmes inaccessibles, les lecteurs incompréhensifs, la critique indifférente – lui procurent la souffrance qu'il prétend être son moteur créatif premier.

Puis, l'auteur convoite un contrat d'édition chez un mastodonte de la littérature française. Il écrira un livre de commande. Il déblatérera, partout, qu'enfin, « on l'a reconnu à sa juste valeur ». Il s'affichera avec son nouvel éditeur, grands copains. Et le lendemain, son nouvel éditeur me confiera : « c'est un connard ». L'auteur sera néanmoins heureux. Ne croyez pas qu'il y gagnera un plus gros tirage. Ni plus d'argent.

Il y gagnera le prestige.

 

 

Ensuite, il s'engueulera avec son nouvel éditeur.

Et les choses recommenceront.

Personne ne le comprendra plus.

Je l'admets. C'est bien triste.

 

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 13:58

 

 

 

  ted_stanger-316.jpg

 

 

 

« La pwemièwe foua que que j'ai mangé un cwoissant, j'ai cwu que c’était de la nouwituwe pouw chiens. »

 

 

Et :

 

« La pwemièwe foua que mes amis fwançais ont mangé un MeïcDowneld’s, ils ont cwu que c’était de la nouwituwe pouw chiens. »

 

Ces phrases traduites de l’accent américain en « la première fois que j’ai mangé un croissant, j’ai cru que c’était de la nourriture pour chiens » et « la première fois que mes amis français ont mangé un McDonald’s, ils ont cru que c’était de la nourriture pour chiens », nous tenons là les deux prochains thèmes des livres de Ted Stanger :

 

Un Américain en France : ou comment je me suis bien foutu de votre gueule

 

Et :

 

Les Français aux Etats-Unis : ou comment je continue à bien me foutre de votre gueule

 

 

 

 

Allez savoir comment j’ai pu connaître Ted Stanger, moi qui ne regarde ni la télévision ni n’écoute la radio.

Je crois qu’il commit quelques interventions dialectiquement nulles à l’émission Arrêt sur Images – que je regardai sur Internet non sans éprouver un certain plaisir sadique, et coupable.

 

Notre ami Ted est né en 1944 à Athènes. Dans sa petite enfance, il retourne avec ses parents aux Etats-Unis. Jusque là, tout va bien.

Le problème, c’est qu’à partir de 1993, il bosse (euh...) en France. Eh oui, Ted est journaliste. Sa grande fierté est de claironner sur tous les toits qu’il a dirigé un service chez Newsweek. Laissez-moi vous dire une bonne chose : Newsweek, c’est pas The New Yorker (le truc des intellos américains). Bref, l’hebdomadaire ne se distingue pas par un traitement hautement cérébral de l’actualité. En France, il trouverait probablement son équivalent dans L’Express. Et encore...

 

Basé en France, Ted découvre notre pays et, en fin roublard, découvre concurremment sa nouvelle vocation : écrire des bouquins pourris sur tous les clichés culturels, économiques et politiques français. Puis, étant un peu à court d’idées, il se rabattra sur l’antithèse : écrire des bouquins pourris sur tous les clichés culturels, économiques et politiques états-uniens.

De la sorte, Ted se fit vachement de fric, ainsi que son éditeur – on est contents pour eux.

Catalogué « observateur naze de l’évolution des Français », Ted commença à être invité sur moult plateaux télé, où il pérora :

-  La pwemièwe foua que j’ai fait manger un Kenteucky Fouailled Tchicken à des amis Fwançais, ils ont cwu que c’était de la nouwituwe pouw chiens.

(Comprenez « la première fois que j’ai fait manger un Kentucky Fried Chicken à des amis Français, ils ont cru que c’était de la nourriture pour chiens ».)

Entre autres, si je me fie à ma mémoire, Ted déblatéra nourriture pour chiens chez Daniel Schneidermann.

 

 

 

 


Qu'est-ce qu'être français ? - Témoignage de Ted Stanger 1/3

 

 

 

Depuis quelque temps, Ted ne se contente plus de décliner en livres, émissions, documentaires, une version franco-américaine de l’émission Karambolage (les particularités franco-teutonnes disséquées à la loupe, histoire de nous faire oublier trois invasions boches – nan je rigole).

 

Désormais, Ted fait de la politique.

Enfin, c’est ce qu’il veut bien nous faire croire (déjà qu’il a réussi à faire gober qu’il était sociologue-ethnologue ou je-ne-sais-quoi, il se sent pousser des ailes).

 

A l’approche des vacances et du mois d’août, Ted sort un gros coup : les Français sont tous des branleurs ! Et pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas assez bien adaptés au capitalisme concurrentiel libéral !

C'est le résumé de son dernier « livre », Sacrées vacances ! (que je n'ai pas lu, je vous rassure).

 

Rendus velléitaires par nos cinq semaines de congés payés (déjà tu rigoles, là, camarade travailleur), nos trente-cinq heures (pété de rire, camarade ? ), notre « Etat-Providence » (hé hé), nous les Français on veut plus rien foutre.

C’est bien malheureux mais c’est comme ça.

 

Dixit Ted, au mois d’août, c’est une honte, plus personne ne bosse. Cinq semaines de congés, c’est trop. Le pays est sclérosé. On va tous mourir. Sans compter qu’on voudrait tous devenir fonctionnaires (pas moi en tout cas, mais bon). Et qu’on va construire une « société du loisir », puisqu’on veut plus rien foutre.

Nous ferions mieux de prendre modèle sur les Etats-Unis où, c’est bien connu, les salariés bossent comme des malades (comptez dans un bureau : 9h/12h – 13h/17h), pays béni des dieux où jamais aucun citoyen n’a songé à construire une « société du loisir » (d’où la prolifération des Disneyland, Hollywood, Electronic Arts, HBO, McDonald’s, Nike, etc.).

 

Ted, suprême suppôt de l'impérialisme américain, chantre du libéralisme, souhaite tancer les Français et nous convertir à son modèle socio-économique (ce qui est déjà fait, pauvre vieux, nous aussi on a dû socialiser les pertes des banques après que tes compatriotes désargentés se soient sur-endettés via leurs emprunts immobiliers). Le problème, c'est que Ted est Américain. Et les Américains, quand ils veulent faire un truc, ils se plantent tout le temps. La guerre en Irak : un fiasco.

La semonce moralisante de Ted : un fiasco aussi.

 

Ted, revoyons certains points, toi et moi, si tu veux bien.

Il appert que tu connais aussi mal mon pays que le tien. Faut le faire, quand même.

 

La France détient le plus haut taux de productivité au monde (avec près de 10 % de chômage – plus ou moins selon les méthodes de comptabilisation… - rien d’étonnant à ça, nous devons produire beaucoup avec peu de personnes).

 

Le salaire médian Français est d’environ 1 500 €. Avec cette somme, tu vas aller vachement loin dans l’hédonisme consommateur de la société du loisir. T'es pété de thunes, ma parole. Tes cinq semaines de congés payés, comment t'en profites à fond du ballon !

 

Le smic mensuel te laisse un petit millier d’euros pour vivre. Je trouve que c’est un encouragement insane à la société du loisirs. Je te promets Ted, avec mille euros tu exploses dans les loisirs. Demande aux 15 % des salariés qui sont concernés.

 

Les trente-cinq heures sont ignorées par une multitude de salariés, qui font plutôt quarante heures par semaine. Souvent beaucoup plus. Sans oublier les cadres payés au forfait, qui eux, ne comptent même plus leurs heures.

 

Dans un pays où l’on patauge autour des 10 % de chômage, je ne vois pas en quoi cinq semaines de congés payés embarrasseraient bien le patronat…

 

Ton pays « deux de tension » fait croire à ses contribuables qu’il est en train de copier notre Etat-Providence. Arrête de nous faire avaler que chez toi, y'a pas d'Etat-Providence. La seule différence, mon ami, c'est que le tien, il est mal organisé et il coûte encore plus cher. So what, dear...

 

Ton pays « deux de tension » chie dans la colle.

 

Le jour (très proche) où la Chine vous nique et devient première puissance mondiale, j'attends que tu ailles faire des comparaisons avec les Etats-Unis, ça va être fendard (et puis comme ça on ne te supportera plus).

 

 

 

 

Euh, je crois que c’est à peu près tout…

 

 

Ah oui. J’allais omettre. Ted. You suck, man.

 

 

 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 16:50

 





Il y a des choses, comme ça, qui, épistémologiquement, foutent la merde.

Les fêtes d'anniversaire, par exemple. Quand des tensions affleurent entre deux personnes, vous pouvez être sûr qu'une fête d'anniversaire va tout foutre par terre.

Voilà pourquoi je ne célèbre plus mon anniversaire. En plus, la prochaine fois, je vais avoir vingt-sept ans. L'âge auquel Jim Morrison est mort. Ça craint. Même si je ne kiffe pas trop Jim Morrison (trop poseur, trop Jim Morrison, quoi).


Ainsi en est-il des maisons de campagne : ça fout, fondamentalement, ontologiquement, dialectiquement, matérialistement, la merde.


Je n'aurai jamais de maison de campagne.

Tout ce que j'accepterais, c'est une datcha en URSS. Prolétarien, genre.

D'une, je n'ai jamais compris à quoi ça servait – la maison de campagne, pas la datcha. Avoir une maison inoccupée les trois-quarts du temps, ça me ferait culpabiliser. En outre, la maison de campagne est souvent dégueulasse. Ben ouais, pendant tout l'hiver, t'as les araignées qui ont eu le temps de tisser leurs toiles – la maison de campagne étant fréquemment fort mal isolée.

De deux, à la maison de campagne, comment je me ferais chier sa mère. Putain qu'est-ce que je foutrais dans une baraque en rase campagne ? Parce que, à la maison de campagne, t'es pas censé bosser. Je « rouillerais comme un rat mort », telle était notre expression en notre piteuse adolescence dans les années 1999/2000.


Chez Aniki, ils ont une maison de campagne.

Ça a grave foutu la merde.

Y'a un membre de la fratrie qui a voulu la maison de campagne, alors tout le monde s'est engueulé. Qui aurait la maison de campagne ? Qui a droit à la maison de campagne ? Combien vaut la maison de campagne ? Combien je te rachète la maison de campagne ? Et finalement : peut-on se partager une maison de campagne ?

Ma foi, tant pis.


Au début de notre magnifique histoire d'amour, je me moquais méchamment d'Aniki en raison de la maison de campagne.

- Ha ha ha, la maison de campagne c'est le lieu du potlatch, où l'on consomme le veau d'or ! Le père technostructure a su assez bien profiter de la sociale-démocratie pour acheter une maison de campagne. Le fils libertaire va investir la maison de campagne pour y organiser des sauteries alcoolisées et cannabisées. Là, les générations se retrouvent, le pacte social est refondé. La révolution n'est plus possible ! En plus, la maison de campagne est une spoliation sur le pauvre paysan prolétaire à qui le père technostructure a arraché la maison de campagne ! Quand vous consommez le veau d'or, n'oubliez pas d'inviter l'instit communiste du coin : avoir un pauvre à sa table, ça porte chance.

Discours marxo-communisant auquel Aniki avait la sagesse de répondre d'une voix neutre :

- Mon père était ouvrier, petit con.

- Oué, je sais. N'empêche t'as fait des potlatchs dans ta maison de campagne. Rapelle-toi les grandes beuveries que t'as organisées, à telle occasion, à telle occasion... Où vous aviez le mauvais goût ultime, toi et tes potes, de bricoler votre rhum arrangé au cannabis... Ah, comme je souffrais en ces soirées d'extrême ennui, moi et ma conscience de classe martyrisée !

- T'avais pas qu'à venir, sale rouge !

- Oué mais chuis accro à toi.

 


Chez moi, y'a pas de maison de campagne.

Ça simplifie les choses, d'un coup.


L'autre jour, mon ancien éditeur m'appelle. Il a toujours des problèmes avec son ex-copine redevenue sa copine mais pas tout à fait encore.

- Stoni, je peux venir chez toi passer un jour ou deux, s'il te plaît ? En plus j'ai jamais vu où t'habitais.

- C'est pourri, et y'a pas de place pour un invité.

- Je dormirai sur le canapé. De toute façon, je ne dormirai pas. Je suis à l'article de la mort. Je ne dors plus.

- « Novissima verba, mon âme est triste jusqu'à la mort »...

- Pardon ?

- Non sérieusement j'ai même pas de canapé. Désolé.

- Je dormirai sur le parquet.

- Euh, non. J'ai besoin de mon parquet, moi.

- Si je reste à Paris, je vais mourir. Je dois m'éloigner et aller à la campagne.

- J'habite dans une agglomération de plus de cent mille habitants.

- Oui, mais la province, c'est différent, non ?

- Non, c'est pire. Y'a des pauvres partout.

- Quoi ?

- Ecoute, qu'est-ce qui s'est passé, au juste ?

- Oh... Tout a commencé dans ma maison de campagne. Ma famille possède une petite propriété en Normandie. Avec ma copine, nous nous sommes retrouvés là-bas pour faire le point.

Pendant qu'il me narre ce grand drame bourgeois, je fais du rangement et la poussière dans le salon.

- Tout a été d'une cruauté sans nom... Elle a fait voler les bibelots de ma grand-mère. Bon, moi je n'y tiens pas, mais c'est un manque de respect complet envers ma famille, tu ne crois pas ? Et ma grand-mère qui l'avait si bien accueillie, ma copine, lorsque nous avions fêté Noël dans les Alpes et...

- Vous vous êtes remis ensemble ou pas ?

- Pas exactement. Nous restons amis, nous continuons à nous fréquenter. Mais cette situation me ronge !

- Tu veux mon avis ?

- Oui, qu'en penses-tu ?

- Je pense que tu dois VENDRE LA MAISON DE CAMPAGNE.


Un silence se fait au bout du fil.


- Stoni, t'as écouté ce que je t'ai dit ?

- Oui. Tout le problème découle de la maison de campagne. Vous y avez consommé le veau d'or, et avez cru à une refondation pacificatrice. Faux ! En réalité, vous avez noyé tout espoir révolutionnaire, et vous vous retrouvez à patauger dans une eau de boudin à deux euros cinquante. A ta place, je VENDRAIS LA MAISON DE CAMPAGNE !

- T'as pris quelque chose ?

- Je souffre d'une allergie aux pollens et aux graminées, mais je ne suis pas encore médicamenté. Non, je suis sobre.

- Je ne vois pas le rapport avec la maison de campagne ?

- Parce que tu n'es pas marxiste-léniniste. Crois-moi, pour régler ton problème, BAZARDE LA PUTAIN DE MAISON DE CAMPAGNE !

- Mais elle n'est pas encore à moi !

- Alors prends des dispositions pour, en attendant la succession bourgeoi... euh la succession, quoi.

- T'es sûr que ça arrangera mon problème ?

- Sûr et certain.

- Attends... Tu te fous de ma gueule, c'est ça ?

- Tu sais bien que je suis hyperréaliste radical. Tu connais mes discours. D'une histoire d'amour, je vais tirer la conclusion matérialiste que tu dois VENDRE LA MAISON DE CAMPAGNE.


Deuxième silence au bout du fil.


- Bon, écoute, finalement je ne pense pas que je vais venir chez toi. T'as un petit appartement, et je ne serai pas bien sur le canapé.

- Oué, avec les canapés t'as toujours des sortes de barres qui te rentrent dans la colonne vertébrale. Les gens croient que c'est confortable. Mythologie !



Bref, une chose à retenir de la maison de campagne : ça fout la merde.

 

 


 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 15:29



L'auto-croissant c'est un mec qui est décroissant mais qui vit en autosuffisance. Donc son autosuffisance est décroissante, ce qui nous donne une auto-décroissance, sauf que comme elle est en autosuffisance, finalement il y a croissance grâce à l'autosuffisance, car qui dit suffisance dit satisfaction de besoins.


A la fin, nous obtenons l'auto-croissant.

 




 

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Les méthodes et ateliers d'écritures

 

Par qui se faire relire avant d'envoyer le manuscrit ?

 

Mon avis sur les coachs et conseillers littéraires

 

L'importance d'un bon niveau de langue

 

Protéger son manuscrit

 

A qui envoyer son manuscrit (la ligne éditoriale)

 

Faut-il rappeler les éditeurs ?

 

Comprendre l'édition : 1

 

Comprendre l'édition : 2 (le comité de lecture)

 

Premiers contacts avec l'édition

 

Arnaques : édition numériquel'Harmattan Léo Scheer et les Nouveaux Auteurs

 

Des noms de bons éditeurs ?

 

Le contrat d'édition

 

Comment repérer un mauvais éditeur avant de signer

 

L'importance de la distribution / diffusion


Combien gagne un écrivain ?

 

Négocier son à-valoir

 


Négocier les corrections demandées par l'éditeur

 

 

La dure réalité du monde de l'édition

 

Faire éditer des nouvelles

 

La promotion du roman : critiques et publicité

 

Je suis à la Fnac, et alors ?


Je suis passé sur France Culture, et alors ?


Les critiques négatives, que faire ?

 

 

 

 

Et bien sûr tous les articles sur ma vie d'écrivain au jour le jour.


 

 

 

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