Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 13:42

 





 



Aujourd'hui nous allons découvrir bien plus que des notions : un véritable manuel de survie dans notre société française du début du 21ème siècle.

Soit, le capital objectif et le capital intersubjectif. Mais qu'est-ce que c'est que ces grossièretés, nom d'un topinambour, trépignes-tu, ami lecteur ?



Tu vas voir, c'est extra simple.

 

 

 

 

Le capital objectif.



Le capital objectif est un capital qui se comptabilise. Tout connement.

Exemple.

Jean-Michel Bidule vient au monde dans une famille qui possède une villa à Mougins, une résidence secondaire en Normandie, mais aussi deux appartements à Paris, et un immeuble de rapport dans la même ville entièrement destiné à la location.

Sur son compte en banque, à l'âge de deux mois, Jean-Michel possède déjà la coquette somme de 5000 €. Ben ouais. Ça se passe comme ça, chez les Bidule.

Ces villas, ces appartements, cet argent, tel est le capital objectif de Jean-Michel Bidule.



Tu seras d'accord avec moi pour dire que Jean-Michel Bidule est riche, d'un point de vue patrimonial. D'un point de vue financier, ce n'est pas encore le Pérou, mais il n'a que deux mois. Le fric viendra.



http://image.blingee.com/images18/content/output/000/000/000/720/680679907_918516.gif



Le capital intersubjectif.



Contrairement au capital objectif, le capital intersubjectif ne se comptabilise pas, ni ne se quantifie. Il est intersubjectif car il repose sur des valeurs qui n'existent que par convention sociale : inter – plusieurs – subjectif – sujets. Plusieurs sujets. Intersubjectif.

Le capital intersubjectif : voilà quelque chose que l'on évoque très rarement, lorsqu'on cause politique. Pourtant, de quelle cruelle importance est doté le capital intersubjectif ! Tu vas mieux saisir avec l'exemple, toujours, de Jean-Michel Bidule.



Notre Jean-Michel Bidule est donc né dans une famille claquée de tunes. On l'a vu plus haut. Ok.

Mais Jean-Michel Bidule est surtout né d'un père polytechnicien et d'une mère issue d'une grande famille de la bourgeoisie entrepreneuriale française. Jean-Michel Bidule est rompu, depuis sa plus tendre enfance, aux codes et aux systèmes moraux des classes supérieures. Pour Jean-Michel Bidule, terminer ses études par HEC, l'ENA, ou Polytechnique (qu'il surnomme « X »), après être passé par « H4 », c'est normal. Depuis sa naissance, il subit (ou bénéfice de, c'est selon) un dressage idéologique voué à faire de lui le digne rejeton de sa classe sociale.

Il part avec un bagage culturel, si je puis dire, mais aussi éthique, moral, névrotique, que tu n'as pas, toi qui es pauvre. Il sait faire. Il a le code. Toi, tu ne l'as pas : si tu réussis aussi bien que lui, c'est que tu as appris vite et que tu fais preuve d'une formidable capacité d'adaptation. Bravo.



Mon exemple est volontairement caricatural.

Dans un cadre de référence plus commun, le capital intersubjectif explique entre autres les écarts de réussite à l'école publique entre les enfants d'ouvriers, d'employés et de cadres.



J'ai récemment dévoilé les notions de capital objectif et de capital intersubjectif à un ami. Le pote chinois qui a présenté sa thèse de doctorat dans mon article : Définition de terrorisme intellectuel. Il a longtemps bataillé pour décrocher un poste à l'université. Autour de lui, il voyait d'autres jeunes doctorants lui passer devant les doigts dans le nez, et il ne comprenait pas.

Je suis plus compétent qu'eux, je le sais, et pourtant ils ont collectionné les meilleurs postes pendant des années, alors que je me tuais à seulement trouver une place de stagiaire. Pourquoi ?

Il me parle plus précisément de deux de ces jeunes doctorants. Il est amer. Je le comprends. Je lui demande s'il sait ce que font leurs parents, dans la vie.

Eh bien, je crois que ce sont des gens qui ont un peu d'argent. Celui-là, son père dirige une collection chez tel éditeur. L'autre, il vient d'une famille d'artistes, enfin, de gens qui sont dans le théâtre et le cinéma.

Et tu oses te mesurer à ces gonzes-là ? Voyons, vous ne partez pas à égalité.

Si, on est dans l'université publique, je ne vois pas en quoi ils seraient mieux jugés que moi. L'argent ne fait aucune différence.

Tu penses trop comme un Chinois.

Je suis un Chinois.

Mais tu es en France, pour l'instant. Tu ne réalises pas le poids du capital intersubjectif dans la société française ! Ces deux doctorants, ils maîtrisent un code que tu n'as pas appris. Toi, tu es le fils de deux ouvriers chinois, tu es venu ici pour tes études. Eux, ils détiennent un autre capital intersubjectif, et crois-moi, ils détiennent le monde. Quand vous vous présentez pour vos postes, vous passez des entretiens, et au cours de ces entretiens, les personnes qui vous évaluent distingueront clairement que toi, tu es un pauvre chinois enfanté par de bas prolétaires, et que eux, ils font partie de leur classe sociale, qu'ils ont été enfantés par des professions intellectuelles supérieures. Comment distingue-t-on ces différences ? Va savoir ! Tout le politique capitaliste est un non-dit. Quand je dis le politique, je parle des relations inter-humaines. Alors, mon pauvre vieux ! Tu pars perdant. Bien entendu, continue à tenter le coup. Ils te céderont bien quelque chose, au bout d'un moment. Mais pour toi, ce sera plus long, plus dur, et tu peineras à te faire reconnaître comme leur égal. C'est ainsi. On ne pardonne pas facilement aux pauvres leur naissance. Et encore moins leur prétention intellectuelle.

Mais c'est terrible.

Non, c'est simplement possible. Voilà tout.





 

 

Le même blog avec plus de trucs mieux

sur Facebook

 


Repost 0
Published by stoni - dans Définitions
commenter cet article
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 14:12

 

 

 

Je vous ressers cet article qui date de... longtemps. La prochaine fois qu'un doctorant, ou tout simplement un relou, vous agresse en pratiquant le terrorisme intellectuel ("ouais, et t'as lu Bidule ???"), essayez de recourir au subterfuge de la carotte. En général, ça marche.

Me remerciez pas, surtout.

Et pis t'as vu j'ai mis une police différente pour qu'on voie bien l'introduction. C'est cool, hein.




Attention, d'un point de vue conceptuel, ça rigole pas.

 

 

 


  Bon saint-bernard à mes heures (comme tous les sadiques refoulés), j’ai gracieusement relu, et corrigé, la thèse de doctorat d’un camarade.

 

 La thèse portant sur la linguistique, mes apports se limitèrent à la construction des phrases, aux fautes d’orthographe, de grammaire, etc…

 

 Néanmoins, je pris un grand plaisir à lire ce travail, puisque – malgré mon ignorance totale – je le compris de bout en bout.

 

 Je me rendis donc à la soutenance du camarade, souhaitant aller au terme de ma démarche. Après tout, cette thèse, je m’y étais attaché, et puis, je désirais encourager le doctorant.

 

 N’ayant jamais suivi d’études supérieures, je pénétrai dans l’antre universitaire (une grande école de sciences humaines où ça rigole pas du tout) en parfait plouc que je suis.

 

 Ce que je vis me conforta absolument dans le choix que je fis, bien des années auparavant, de ne pas rallier l’université… bref.

 

 

 D’autres potes du camarade assistaient à la soutenance.

 

 

 Lorsque le jury présenta sa sentence, j’entendis que mon ami recevait son titre de docteur, avec la mention « très honorable ».

 

 Curieux, je me penchai vers mon voisin et demandai :

 

 - C’est bien comme mention ?

  Le voisin en ouvrit des yeux comme des soucoupes.

 - Ben c’est la seule mention qui existe…

 Il était très embarrassé.

 - Et on peut ne pas avoir de mention ? demandai-je encore.

 - Euh… ben à toutes les thèses auxquelles j’ai assistées, le doctorant a toujours eu une mention, et c’était celle-là…

 - Tout le monde l’a, quoi ?

 - Oui oui…

 Méfiant, il s’écarta de trois pas.

 

 Nous sortîmes de la salle. Mon ami nous invita à boire un coup, histoire de fêter ça.

 

 Dans le café universitaire, je compris que tous ses potes étaient thésards. Ils se mirent à parler de leur thèse, de leur directeur de thèse, du sujet de leur thèse, de leurs ambitions universitaires, de leur future soutenance.

Je me plaçai dans un petit coin avec mon coca, présageant de partir au plus vite.

Finalement, une étudiante me repéra et m’interrogea :

 - Et toi, tu fais quoi comme thèse ?

 Je ne pus refouler un rire nerveux.

 - Non, je fais pas de thèse, en fait je suis même pas étudiant. Je suis venu car je suis un ami de machin, c’est tout.

 - Oh. Mais quel est ton cursus ? Tu t’es arrêté quand ?

 - Au bac techno, à vrai dire.

 - Ah…

 Elle grimaça de biais, et se tourna vers d’autres personnes.

Comme j’allais m’éclipser tout à fait discrètement, mon ami vint se réfugier à mon côté.

 - Qu’est-ce que t’en as pensé, Stoni ? Ils m’ont bien démoli, t’as vu ?

 - A mon avis, c’est la règle du jeu, t’en fais pas. Ces mecs-là, le jury, c’est tous des profs. Ils vont pas dire que ton travail est sans défaut, à toi qui n’es qu’un étudiant.

 - Ouais mais quand même…

 Un autre thésard se greffa à notre duo. Avec mon ami, ils reprirent une conversation entamée plus tôt.

Visiblement, mon ami avait osé remettre en cause Aristote.

 - Quand même, lui dit le thésard, tu peux pas jeter toute la philosophie d’Aristote ! C’est la base de toute la pensée occidentale !

 Réflexion d’autant plus marrante que mon ami est Chinois.

Mon ami qui s’excusa en haussant les épaules, mais qui ne démordit pas :

 - Ecoute, moi, Aristote, je ne le considère pas comme un élément fondateur dans ma culture, voilà…

 Cette réponse, pourtant enrobée de délicatesse et de modération, mit le feu aux poudres.

Durant dix minutes, le thésard – en philosophie – s’excita sur tous les bienfaits d’Aristote, et ne lâchait pas mon ami, voulant lui faire admettre ce qu’il n’admettrait pas…

Mon ami se ratatinait avec désarroi, timide et honteux, proprement terrorisé.

Pendant ce temps, je suivais le monologue du type, jusqu’à ce que je finisse par l’interrompre :

 - Ouais bon, Aristote tu kiffes, on a compris, c’est ok !

 Le thésard me tua du regard.

 - Qui t’es, toi ? Tu travailles sur Aristote ?

 - Ouais, fis-je pour rigoler.

 Seulement, le thésard ne rigolait pas. Il me prit au sérieux, lui. Les poings sur les hanches, il me toisa avec condescendance :

 - Ah bon ? Je t’ai jamais vu dans les cours de notre Grande Ecole de Sciences Humaines ?

 - En fait, c’est que je suis à l’université de Moscou.

 - Ah bon ? Vraiment ?

 Il rougit de jalousie.

Je ne savais pas que l’université de Moscou était réputée.

 - Ouais ouais, chuis doctorant là-bas. Mais ils m’ont détaché ici, pour faire des recherches.

 - Sur Aristote ?

 Je hochai la tête.

 - Et c’est quoi, le sujet de ta thèse ?

 D’autres thésards s’agglutinèrent autour, curieux.

 - Le sujet de ma thèse, c’est Aristote et la carotte.

 Ils battirent des cils. Du regard, ils se consultèrent, dans l’espoir que l’un d’entre eux sache de quoi j’étais foutrement en train de parler.

Peine perdue !

 - Aristote et la carotte ? reprit le thésard fou furieux.

 - Tu connais pas l’anecdote ?

 - Non, c’est dans quel livre ?

 - L’Organon.

 - Mais quel traité ?

 - Les Topiques.

 Ils se creusèrent tous le ciboulot, cherchant dans leurs souvenirs des Topiques la mention d’une carotte.

En vain.

 - Ça me dit rien, ta carotte !

 - Dommage. C’est au moment où Aristote raconte comment il s’est foutu une carotte dans le cul.

 Un grand silence suivit.

Je demeurai sérieux comme un pape. Ils doutaient !

 - Tu veux dire… littéralement ?

- Ouais, mais il dit pas « foutre dans le cul ». De toute façon, traduit du grec ancien, ça perd en authenticité. Ça m’étonne que vous vous en rappeliez pas ! Dans les Topiques, Aristote il fait style : bon maintenant les gars on fait une petite pause ! Et là, il raconte comment il s’est foutu une carotte dans le cul. Ce que j’expose dans mon travail, c’est qu’on sait peu, aujourd’hui, quel lubrifiant il a utilisé. Aristote parle d’huile d’olive. Mais, chez Diogène Laërce, on trouve une allusion à de l’huile de raisin. Il est évident que l’huile d’olive est un lubrifiant bien plus efficace, cela dit, Diogène met le doute ! Je m’interroge également sur la portée symbolique, épistémologique et philosophique de cet acte. Pourquoi une carotte ?

 - Ok, super drôle. Génial. Merci.

 - Attendez, je vous ai pas encore dit le point culminant de la thèse. Car je réponds à une interrogation jusqu’ici insoluble : combien de temps Aristote a-t-il gardé la carotte dans le cul ?? Putain c’est fort, les mecs, je vous jure !

 - En vrai, tu fais quoi comme thèse ?

 - Je vous l’ai dit.

 Le thésard pro-Aristote, qui tout à l’heure agressait mon ami, se montra encore hargneux : il n’appréciait pas qu’on rigole sur Aristote !

 - Parce que tu trouves ça marrant, de te foutre de la gueule d’Aristote ?

 - Euh, ouais. Vachement. Mais si ça te dérange, j’arrête. Je m’en fous, hein.

 - T’as lu Aristote ?

 

 

 Ah je l’attendais celle-là !

 Nous avions déjà vu que j’adore les questions « T’as lu Trucmuche ? » dans l’article sur Lukacs.

 

 - Mais oui j’ai lu Aristote, fis-je d’un air très responsable.

 - Et tout ce que tu trouves à dire, c’est ton histoire de carotte ?

 - C’est ce qu’il y a de mieux chez Aristote, je te promets.

 - Mais t’as lu la Poétique ?

 - Oh putain ça me fait chier la Poétique ! On arrête avec ça, les mecs. Si vous continuez sur Aristote, ça devient obscène, je vous jure. La Poétique, c’est pire qu’un film porno. Stop !

 - Mais après Platon il…

 - Oh il nous emmerde Platon ! Socrate il est marrant, ok, mais ça va pas plus loin ! C’est bon Platon, là !

 - T’as lu Kant ?

 - Tu fais dans le genre terrorisme intellectuel, toi !

 - Non mais réponds !

 - Ouais.

 - Et t’as compris ? Parce que même moi, j’ai pas tout compris… Explique-moi !

 - Kant ? Comme ça ? En deux minutes ? Ok, Kant il pique tout chez Rousseau, il pose un vocabulaire sur ces concepts volés, et puis il se fout une carotte dans le cul !

 - N’importe quoi !

 

 Là-dessus, je disposai.

 

 L’enculage de mouche, ça va cinq minutes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le même blog avec plus de trucs mieux

sur Facebook

 

Repost 0
Published by stoni - dans Définitions
commenter cet article
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 13:46

 

 


jeux-olympiques-glande.jpg



A l'aube du vingtième siècle, un cercle de conspirateurs à dominante masculine (même si, je le rappelle, la masculinité et la féminité ne sont que des conduites purement politiques et n'existent pas par essence) inventa, en prévision de l'avènement de la télévision, une des plus grandes créations loisiresques humaines de notre ère : les Jeux Olympiques.



Ou une formidable excuse pour passer près de vingt jours de suite sur ton canapé, devant la télé, à rien foutre (vous comprenez mieux le « à dominante masculine » désormais) en matant des mecs et des nanas se casser grave le cul au nom du Sport International.



Sous la bénédiction de The Coca Cola Compagny (du moins pour le monde occidental), tous les quatre ans, les Jeux Olympiques te permettent de rien foutre en toute impunité puisque, après tout, c'est que tous les quatre ans, quoi. Contrairement à la Coupe du Monde de Football, les Jeux Olympiques ça dure toute la journée. On a pas fait mieux comme programme glande depuis longtemps. (Le Tour de France ne rivalise pas non plus, puisqu'il est diffusé chaque année – aussi peut-on se permettre d'en rater un bout ici et là – les après-midis seulement.)



Hélas ! Tout progrès implique forcément une nouvelle forme d'aliénation : dans le cas des Jeux Olympiques d'été, ce fut France Télévision qui se chargea d'endosser le mauvais rôle.

 

 

http://www.ypsonsshoes.fr/boutique/images_produits/mocassin_homme_velours_orange4-z.jpg

Le mocassin de Chamoulaud : plus qu'une chaussure, un symbole

 

 

 

 

Outre une réalisation à gerber qui alterne des plans fixes sur leur studio cubique (dont personne n'a rien à battre, mais ils n'ont pas l'air d'être au courant) et des plans fixes sur les mocassins orange fluo de Lionel Chamoulaud (dont personne n'a rien à battre non plus, du moins j'ose l'espérer), le spectateur devra supporter environ 50 % de reportages inutiles à chier et de publicités, pour 50 % d'images des sports en eux-mêmes. Ouais, 50 % de sport pendant les Jeux Olympiques, ça fait pas lourd. Le reste du temps, tu auras donc la tronche de Lionel Chamoulaud débitant le programme pour le reste de la journée minute par minute (ON S'EN FOUT), Gérard Holtz survolté arpentant les tribunes et interrogeant un gonze non identifié (ON S'EN FOUT) et Nelson Monfort harcelant un malheureux athlète qui vient de perdre en huitièmes de finale (FOUS-LUI LA PAIX). Non mais, sérieux, je veux dire, ils posent de ces questions aux perdants ! Alors, ça vous fait pas trop mal de vous être fait éclater comme une fiente alors que ça fait quatre ans que vous vous entraînez ? Vous êtes déçu ? Vous avez envie de vous suicider, là ? Putain, leurs questions sont quasiment aussi connes que celles qu'adresserait un journaliste France Culture à un écrivain ! Faut les neutraliser, ces mecs ! Ils sont dangereux !



Mais ne crachons pas dans la soupe.

Les Jeux Olympiques restent le meilleur moyen de voir Tony Parker se vautrer comme une merde et cela devant le monde entier. Y'a drôlement du bon, quand même.

 

 

 

 

 

 

Le même blog avec plus de trucs mieux

sur Facebook





Repost 0
Published by stoni - dans Définitions
commenter cet article
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 11:29

 

 

 

volvic-fixie-logo.jpg

 

volvic-fixie-slogan.jpg



 

 

 

 

Voilà quelques années, les rues de nos grandes villes ont accueilli les vélos dits à « pignon fixe », aussi surnommés « fixies » ou « single speed ». Nombre de braves gens étrangères aux subtilités du monde cycliste n'y auront prêté attention. De prime abord, le fixie est un vélo comme un autre. D'ailleurs, si le néophyte le remarque c'est parce que, bien souvent, il est peint de flamboyantes couleurs, jaune citron, rose fluo, et j'en passe.



http://fixielove.fr/wp-content/uploads/2012/07/globe-malarky-custom-fixie.jpg



Or, la caractéristique fondamentale du fixie échappe à l'honnête homme. Le fixie est équipé d'un pignon fixe.



J'explique.

Sur un vélo normal, nous avons plusieurs vitesses et plusieurs plateaux. Ça ressemble à peu près à ça.



http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/47/Chainlength.jpg



Sur le fixie, il y a une seule vitesse et un seul plateau, si je puis dire.

 

http://fixielove.fr/wp-content/uploads/2012/07/chrome-pignon-fixe.jpg



En général, le fixie n'est pas équipé de freins. Pour t'arrêter, il y a différentes méthodes.

Voilà voilà.







Bon, jusqu'ici, pourquoi pas. Personnellement, je suis content de disposer de vitesses quand je circule en ville, surtout quand une côte s'offre à mes roues, mais, après tout, le masochisme est une tendance psychologique comme une autre.



Le fixie est souvent conduit par une sorte de hipster, c'est-à-dire de branché, qui, comme la plupart des branchés à vélo, fait n'importe quoi sur la route (grillage de feu rouge à gogo, doublage de voitures sur la droite, etc).

Pourquoi pas. Moi, je m'en fous. Si le hipster a envie de se faire écraser, c'est son souci, le penchant suicidaire est une tendance psychologique comme une autre.



Seulement, le fixie me posa très vite un problème. Un scandale honteux se cache là-dessous.

Le fixie est, dans la majorité des cas, un ancien vélo mutilé. Et pas n'importe quel vélo. De magnifiques vélos de course, plus ou moins âgés, de marque, de grande marque, de superbes machines, voire même des vélos en carbone, ont été amputés de leur pédalier, de leurs freins, et transformés en risibles gadgets pour citadins.

Quand tu aimes le vélo, quand tu pratiques le vélo, ce n'est pas acceptable.

Ô, pauvre cœur qu'est le mien ! Lorsque, voyant un fixie stationné, je décelai, sous la couche de peinture rose bonbon dont on avait honteusement enduit le cadre, le logo de la marque Bianchi, un fabricant italien de cycles dont le moindre modèle me fait rêver (et le prix aussi, d'ailleurs). Parfois, je reconnus un cadre en carbone dans ces pitoyables fixies. Un cadre en carbone, putain. Je veux dire, un cadre en carbone, c'est le top, le plus léger, c'est avec ça que tu caracoles dans les côtes. Pourquoi foutre un cadre en carbone sur un putain de fixie, un truc qui n'est décemment pas fait pour grimper des montées ?



Et voilà comment, sous le prétexte d'une mode états-unienne, le fixie amputa et assassina tant de beaux vélos qui auraient pu connaître une seconde vie de cyclotourisme et de promenade. Un crime dont, évidemment, personne n'a encore osé parler.

 

 

 

 

 

 

 

Le même blog avec plus de trucs mieux

sur Facebook





Repost 0
Published by stoni - dans Définitions
commenter cet article
6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 11:41

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pôle Emploi a vu le jour en l'annus horribilis de 2008. Il s'agit d'un organisme public français destiné à gérer le surplus démographique des chômeurs. Ses parents, l'ANPE et les ASSEDIC, inspirèrent de magnifiques œuvres musicales à nos troubadours contemporains.

 

 

 

 

Le jeune Pôle Emploi envoya ses illustres parents à la retraite tout en parvenant à les surpasser dans l'exercice de l'ignominie qui est, dois-je le rappeler, sa vocation première.

 

Quand tu es au chômage, tu vas donc t'inscrire à Pôle Emploi pour deux raisons. Primo, essayer de toucher les allocations chômage (pour lesquelles tous les travailleurs du privé cotisent, sans exception). Secundo, pour essayer de trouver un autre job.

Or, si tu as eu le malheur de travailler à temps partiel, tu pourras toujours aller te faire foutre pour l'allocation, car il faut justifier d'un certain quota d'heures et tout et tout. Ce qui exclut de facto tous les travailleurs précaires qui font des heures ici et là. Le système est bien fait.

Quant à l'objectif de trouver un autre boulot grâce au Pôle Emploi, cela tient un peu du vœu pieux adressé à Lourdes. Toutes les chances ne sont clairement pas de ton côté.

 

 

 

Voilà la version officielle.

 

 

 

 

 

Pôle Emploi : même Krishna ça lui faisait trop peur.

 

En réalité, après avoir mené des recherches archéologiques poussées, j'ai découvert que Pôle Emploi avait été prophétisé comme la punition karmique suprême dans la tradition hindouiste.

 

Le karma, c'est un peu la somme de toutes les actions que tu as faites pendant ta vie terrestre et qui va déterminer ta prochaine réincarnation.

Si tu as fait que des trucs bien, tu vas renaître dans une caste élevée.

Si tu as fait des trucs pas génial, tu vas renaître dans une basse caste, ou pire encore, sans caste du tout.

Si t'as chié dans la colle grave, tu vas renaître en animal ou en insecte.

 

L'étude du Mahabharata, un texte fondateur de la mythologie hindoue, évoque le Pôle Emploi comme la punition karmique suprême. Il se situe en-dessous de la réincarnation en animal ou en insecte. Voyez cet extrait que je retranscris non sans fébrilité.

 

Troisième section du Bhagavad-Gītā, ou dialogue entre Krishna le mec qui a tout compris et Arjuna le mec qui apprend.

 

- Mon cher petit Arjuna, je t'ai tout à l'heure parlé de la réincarnation pourrave en fourmi ou en mouton, tu te souviens ?

- Oui Krishna, cela m'a horrifié comme tu peux t'en douter.

- Ha ha mon petit, il y a pire encore !

- Fichtre !

- Vois-tu, si pendant ta vie terrestre tu fais plus que chier dans la colle, c'est-à-dire si tu chies dans le ventilo, eh bien tu te réincarneras en un Français chômeur du 21ème siècle et tu devrais t'inscrire au... au... que Rama me protège !... au Pôle Emploi.

- Au Pôle Emploi ?

- Ne prononce pas ce nom, malheureux ! Le Pôle Emploi constitue la punition karmique suprême. Pire encore que de se réincarner en amibe ou en Kev Adams.

- De quoi s'agit-il ?

- Je ne puis te le dire. Kali, la déesse de la mort, recourt fréquemment à cette menace du Pôle Emploi, donc tu vois mon petit Arjuna, c'est franchement pas rigolo, et si c'est pas rigolo, ben c'est pas marrant.

 

 

 

Les autorités françaises nous ont dissimulé cet extrait depuis 2008. Je prends de gros risques en le publiant ici intégralement, mais que voulez-vous, étant membre du dernier parti communiste de France, je suis accoutumé à ce genre d'aventure.

 

 

Intéressons-nous à la déesse Kali dont parle le vénérable Krishna. Dans un livre d'Alain Daniélou, nous trouvons la description suivante.

 

« Elle porte souvent un pagne formé de bras coupés, tient une tête décapitée dans une main, une épée, le pouvoir de la destruction, dans l'autre. La forme Bhadrakali possède plusieurs paires de bras, représentant les points cardinaux. L'un de ses bras porte alors un curieux emblème qui, selon la tradition, est assimilé au mystérieux Pôle Emploi cité dans le Bhagavad-Gita. »

 

 

 

pole emploi punition karmique

Les Hindous, ils disaient pas que des conneries.

 

 

Ceux qui, parmi mes lecteurs, n'ont jamais expérimenté la punition karmique suprême du Pôle Emploi frétillent de peur, mais aussi de curiosité morbide : en quoi consiste exactement cette expérience ?

 

Dans une autre vie, j'ai dû chier dans le ventilo, car j'ai moi-même expérimenté la punition karmique du Pôle Emploi. Je vous raconte tout ça.

 

 

 

 

 

 

 

Pôle Emploi : le jour où j'ai pensé à avaler ma langue.

 

 

Voici quelques années, je fus condamné, pour payer les erreurs de mes anciennes incarnations, à m'inscrire au Pôle Emploi car j'étais au chômage.

 

Déjà, quand t'es au chômage, c'est franchement pas la joie. Tu n'as plus de boulot, donc tu n'as plus de pognon. Ça craint.

Tu vas au Pôle Emploi : c'est la chose à faire, dans ce cas-là.

 

Moi, le jour où j'étais allé m'inscrire au Pôle Emploi, y'avait eu une alerte à la bombe et du coup, j'avais dû passer deux heures dehors, avec tous les autres chômeurs et les employés du Pôle Emploi, histoire que les flics vérifient s'il y avait de la TNT sous un bureau ou pas. Ça commençait bien.

Une fois que les flics eurent neutralisé le secteur, nous pûmes réinvestir le bunker en béton.

Je pris un ticket et j'attendis. J'attendis. J'attendis.

Deux heures plus tard, je fus appelé dans le bureau d'un conseiller Pôle Emploi.

Les conseillers Pôle Emploi sont, j'en suis certain, des gens fort sympathiques à la base, et tout et tout, mais je n'ai toujours pas compris à quoi ils servaient exactement – mis à part à te fliquer et à te menacer de radiation. Ma conseillère jeta un coup d'oeil à mon CV et m'annonça tout de suite que j'aurais du mal à retrouver du boulot. Ben dites donc, c'était encourageant, tout ça. Elle m'expliqua que, si je désirais toucher l'allocation à laquelle j'avais cotisé pendant des années, je devrais affronter des épreuves karmiques immondes telles que la journée de bourrage de mou, officiellement dénommée journée de motivation ou un bidule dans le genre.

En outre, cette dame fort souriante me fit comprendre que, si je refusais les offres d'emploi que l'on me soumettait, je serais radié à vie et expédié au bagne avec tatoué sur le front "GROS FLEMMARD DE CHOMEUR". Que de joie et de réjouissances en perspective, mes amis.

 

Je fus donc obligé de m'inscrire à la journée de bourrage de mou.

Nous nous retrouvâmes à dix ou quinze chômeurs, enfermés dans une salle, face à un tableau blanc, exactement comme à l'école, pourvus de nos C.V. et de toute notre bonne volonté. Un gus surgit alors, en costard cravate.

- Bonjour, je suis un animateur employé par une boîte privée de ressources humaines, mais je suis payé par vos impôts car Pôle Emploi finance le business privé de l'accompagnement à l'emploi qui fait des tas de bénéfices privés. Ha ha ha. Le sytème est bien fait, n'est-ce pas. Aujourd'hui, je vais donc vous donner de la motivation pour retourner à l'emploi.

Une jeune femme fit remarquer qu'elle était étrangère et qu'elle ne comprenait pas un traître mot de ce gentil monsieur animateur. L'animateur lui répondit que, tant pis pour elle, elle devrait rester assise ici à rien comprendre, sans quoi elle serait radiée à vie et envoyée au bagne et tout et tout, pas marrant quoi. La jeune femme accusa le coup et resta donc assise toute la journée durant, les yeux grand ouverts, stoïque. Je l'admirai sincèrement.

Mais d'un côté, je l'enviais, car elle au moins, échappa au galimatias déblatéré par ce charmant animateur.

Le problème, c'est que ce type nous « coachait » et nous parlait comme si nous avions été des cadres. Ses solutions de retour à l'emploi n'étaient pas idiotes, mais inappropriées. Nous étions tous des pauvres smicards, petits employés, ouvriers, personnel de ménage, serveurs, manutentionnaires, et lui nous sortait des trucs du genre « désormais avec le TGV, il est possible d'aller travailler à Lyon, ou à Marseille, soyez mobiles ! ». Je levai la main et fis observer que, étant ouvrier donc plus ou moins payé autour du SMIC, il serait dommage de passer les trois-quarts de mon salaire dans des billets TGV, mais bon, je sais pas, quoi. Le gugusse me rétorqua aussitôt « mais voyez grand, jeune homme, voyez grand ! Vous ne serez pas toujours payé au SMIC au cours de votre vie ! Bien sûr, si vous partez avec de tels a priori ! »

Euuuuh.

Là, j'ai choisi de ne plus rien dire, de toute façon ça ne servait à rien.

Nous eûmes droit aux « exercices de mise en confiance en soi », ce qui signifiait répéter comme un abruti les yeux fermés « je suis un bon candidat et je serai choisi pour ce poste ». Cela pendant vingt minutes, en boucle, tous en choeur. Genre en lavage de cerveau, y'a pas mieux.

Par la suite, durant une heure, l'animateur nous démontra en long, en large et surtout en travers que les candidats qui échouaient systématiquement aux entretiens d'embauche le cherchaient bien. Vu toutes les méthodes de communication qu'il allait nous apprendre, si nous rations les entretiens, ce serait qu'on est vraiment des gros nazes qui avons pas confiance en nous.

A ce stade, j'hésitais entre l'auto-trépanation et l'auto-strangulation.

Les méthodes de communication furent bien entendu d'une banalité incomparable. Tenir un stylo pour ne pas trembler, dire bonjour en souriant, remercier, serrer la main, ce genre de conneries. Soit il nous prenait pour des idiots, soit c'était lui qui l'était.

A ce stade, je pensais que je pourrais tout aussi bien avaler ma langue afin d'abréger ces souffrances.

 

Nous dûmes réécrire notre C.V. en « améliorant » nos expériences. Au lieu d'écrire « personnel d'entretien », le chômeur détaillait toutes les compétences dont il devait faire preuve dans son emploi. Ce qui donnait un truc du style :

 

Technicien de surface. Evaluation du territoire d'opération. Préparation de l'outillage. Mélange des substances et prise de risque. Neutralisation sanitaire.

 

Tout ça pour dire : je suis un mec qui lavait les sols d'une école primaire. Oh, putain, sans déconner, on aurait dit la description d'une mission de l'armée de terre.

Idéal pour faire éclater de rire les employeurs qui reçoivent ton C.V. Histoire d'être sûr qu'ils te rappellent jamais, quoi.

 

 

Enfin, ce cerbère de l'enfer nous délivra de cette horrible journée et nous retournâmes au monde réel, traumatisés, faibles, hagards, tremblants, agrippés les uns aux autres.

 

 

Le lendemain, ma conseillère Pôle Emploi m'appela et me dit que je n'avais pas cotisé assez d'heures pour avoir les allocations chômage. Je restai sur le cul.

Vous voulez dire que je me suis tapé la journée de machin chose motivation... pour rien ?

Euh... oui.

Je passai le reste de la semaine prostré.

 

 

 

 

 

Voilà, vous savez tout sur le zizi. Désormais, vous savez également à quoi s'en tiennent vos vies antérieures si vous êtes vous aussi passés par cette atrocité.

 

 

Fort heureusement, je retrouvai rapidement un emploi.

Comme quoi, si j'avais chié dans le ventilo dans une autre vie, j'avais dû chier dans des quantités somme toute assez modérées.

 

 

 



 

 

Le même blog avec plus de trucs mieux

sur Facebook

 


Repost 0
Published by stoni - dans Définitions
commenter cet article
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 13:52

 

 

 

Ô, pauvres lecteurs de mon blog englués dans l’âge de l’adolescence !

 

Vous éprouvez lassitude, colère, frustration, renoncement, abandon, érection intempestive, éjaculation précoce, premières règles, suractivité hormonale, etc. Vous vous sentez tout dépités.

Autour de vous, personne ne s’engage à vous remonter le moral. Vos parents vous ignorent, vos amis ont 2 de QI, les médias vous traitent de monstres, de débiles mentaux ou de sagouins.

Pas de quoi pavoiser, j’en conviens.

 

Croyez-moi, pourtant, l’adolescence est en réalité une véritable partie de plaisir.

 

 

ado-boutonneux.jpg

 

Bon, ok, y’a des trucs chiants.

Le gros problème de l’adolescence, c’est le manque chronique de fric. Enfin, dans le cas où tes parents sont trop pauvres pour te donner assez d’argent de poche.

 

Mais, sinon, estime un peu les avantages que je saurai te faire voir.

 

 

 

 

Tu peux faire sauter les cours à peu près comme tu veux.

 

Quand j’étais au lycée, certains profs ne me connaissaient pas. Au conseil de classe, ils découvraient mon nom sur la liste et s’interrogeaient, ébahis « mais qui c’est, celui-là ? je ne me souviens pas de lui ! » (les délégués de classe avaient poucave auprès de moi). Non, ces profs se trompaient : ils ne m’avaient pas oublié, mais ils n’avaient jamais eu la joie de faire ma connaissance.

 

Lors d’un trimestre, j’ai cumulé 60 demi-journées d’absence. Le lycée avait appelé mes parents. Ma mère avait dit que j’avais des soucis de santé, ce qui bien entendu était faux. Une autre fois ils ont eu mon père, qui leur avait répondu que c’était pas leurs affaires. (Mon père est spécial). (Ma mère aussi).

 

Ô, nostalgie, quand tu m’étreins !

 

Car, aujourd’hui, je suis salarié. Et quand tu es salarié, les 60 demi-journées d’absence dans un trimestre, tu peux toujours te les foutre au cul. Sans quoi, tu seras vite initié à la punition karmique suprême : celle du Pôle Emploi.

 

 

 

pole-emploi-punition-karmique.jpg

 

Alors, profite de ce temps béni ! Sèche les cours, va à travers champs, va à travers villes, vis, respire, ris, épanouis-toi, frêle fleur qui tout juste éclot ! (ouais, t'as vu, c’est beau ce que j’écris)

 

 

 

 

 

 

Tu peux répondre à tes profs.

 

J’ai déjà décrit dans cet article, et dans celui-ci, toutes les horreurs mentales que je faisais subir à mes profs (je ne leur ai jamais imposé des horreurs physiques, rassurez-vous). Avant d’être convoqué en conseil de discipline, y’a un long chemin à faire. Tant que tu n’insultes pas le prof, en général ça passe. D’ailleurs je te conseille d’avoir des jours où tu es super cool avec ledit prof, comme ça tu le prendras en traître les jours où tu auras envie de l’envoyer péter.

 

Parce que, aujourd’hui, je suis salarié. Et si j’envoie péter mon patron, ben je suis un peu légèrement beaucoup quand même licencié. Ce qui signifie punition karmique du Pôle Emploi.

 

pole emploi punition karmique

 

 

Pas cool.

 

 

 

 

 

La masturbation excessive n’a aucune connotation honteuse.

 

Selon moi, l’adolescence est une sorte d’intermède gâché par le collège, le lycée et toutes ces conneries, car ta suractivité hormonale te conduit, avant tout, à passer ton temps à te branler (garçons et filles, on ne me fera pas croire le contraire). Mais quand je dis passer ton temps à te branler, je dis bien passer ton temps à te branler. Et tu trouves ça tout à fait normal, de te branler. Tu as besoin de le faire. Un besoin vital.

 

Plus tard tu seras en couple. Tu verras, quand tu seras tout seul et que tu te glisseras une petite paluche dans le slob, une sorte de flic intérieur surgira : « mais pourquoi te masturber égoïstement devant cette pathétique vidéo porno, tu es désormais un adulte, tu ferais mieux de garder ce désir pour ton / ta partenaire ». Et si d’aventure tu abuses un peu de la paluche dans le slob en solitaire, le flic intérieur te dira « à ton âge, en être à ta troisième masturbation de la journée alors qu’il n’est même pas encore midi ! ».

Chiant, quoi.

 

 

police masturbation


Le pire reste le jour fatidique où ton / ta partenaire te prend en flag, la paluche dans le slob. « Euh mais pourquoi tu te masturbes, tu me désires plus, tu veux plus qu’on fasse l’amour ensemble, moi je suis disponible et tout et tout ».

Relou.

 

Les adultes célibataires ne sont pas non plus épargnés par cette répression contre la masturbation. La pression sociale te chapitrera sans arrêt. Publicités, articles de presse, films, romans… « TU DOIS ETRE EN COUPLE. A TON AGE LA MASTURBATION EST HONTEUSE. TU DOIS ETRE EN COUPLE » Et pour la première fois de ta vie, tu ressentiras un certain embarras quand tu oseras te masturber le 14 février, journée internationale du couple monogame hétérosexué conformiste chiant.

 

 

 

Tes potes te font marrer et vous vous kiffez trop.

 

Bien sûr, il existe des adolescents solitaires. Mais il en existe aussi des grégaires, ce qui était mon cas. Ah, mes potes ! Keskon a rigolé ma parole. Tu fais des blagues carambar en cours et tout le monde rigole. Tu pètes et tout le monde rigole. Et puis, il y a peut-être LE meilleur pote, à qui tu peux tout confier, qui te soutient, qui t'écoute…

 

Les ravages du temps amoindriront sérieusement ces délicates amitiés.

 

Quand tu es salarié et que tu pètes devant tes collègues de travail, personne ne rigole, mais tout le monde fait les gros yeux. En outre ton patron surgit pile à ce moment-là et tu es licencié. Punition karmique du Pôle Emploi.

 

 

pole emploi punition karmique

 

Les blagues carambar n’émouvront plus personne, car sache une chose, ami adolescent : les adultes n’ont aucun sens de l’humour.

 

Ces potes, avec lesquels tu pétais en cours, changeront. Ils ne péteront plus, ils feront des enfants et exigeront que tu ne fumes pas en présence de leur progéniture. Ou bien ces potes te demanderont de l’argent par le biais de chantages affectifs, sans jamais te rembourser. Ou bien ces potes te piqueront ton mec ou ta copine.

 

Et LE meilleur pote, me demanderas-tu ? Ou LA meilleure potesse ? Tiens, en voilà une bien bonne. Ce traître te liquidera proprement et simplement de sa vie car il aura rencontré un idiot congénital ou une connasse satisfaite, dont il tombera amoureux. Pourquoi pas, me diras-tu ? Le problème, c’est que cet idiot ou cette connasse aura comme de par hasard une dent contre toi (« il est trop con » « il fait des blagues carambar » « il est communiste ») et ton pote, avec un grand sens du courage, préférera l’idiot ou la connasse, donc le sexe, à l’amitié.

D’un côté, on le comprend.

 

 

 

 

 

Tu remarqueras que seul l'inconvénient de la vie adulte de la répression contre la masturbation n'implique pas la punition karmique suprême du Pôle Emploi. L'exception qui confirme la règle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces exemples me semblent assez explicites en l’espèce. Nous avons fait le tour.

 

Vois à quel point tu es chanceux, finalement. Oui, tu as de l’acné. Oui, tu n’es pas forcément un modèle de grâce, de tact et de subtilité. Oui, tes bras ont poussé avant tes jambes et tu as temporairement l’air d’un orang-outan mal nourri. Oui, tu portes un appareil dentaire et un corset orthopédique (et la Sécurité Sociale te kiffe grave). Oui, tes parents ne te lâchent pas un rond. Oui, tu voudrais être super fringué (à la The Kooples), mais pour l’instant, faut te contenter des survêts tombés du camion ou des polos La Halle aux Vêtements (tes vieux ne veulent pas comprendre que H&M, ça existe). Oui, tu as souillé ton slip le jour où Océane t'a permis d’effleurer son soutien-gorge Hello Kitty (d’ailleurs c’est con parce que le logo avec la petite chattounette, ça te déconcentrait par analogie de pensée).

 

 

 

Mais.

Je te l’affirme, depuis les tréfonds de mes vingt-huit ans.

Tu regretteras cet âge un jour venu.

Oh que oui.

Oh que oui.

 

 

 

 

 

 

 

Deviens mon ami

sur Facebook

Je te ferai des bisous

Repost 0
Published by stoni - dans Définitions
commenter cet article
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 14:14

 

 



lancelot-du-lac.jpg

Dans cet article, j'explique pourquoi

ces mecs-là, qui s'offrent des échiquiers au Moyen-Âge,

ont un peu légèrement foutu le bordel.



 

 

 

 

"Et on inventa le roman pour occuper le surplus démographique."

 

 

 

 

Qu'est-ce qu'un surplus démographique ? C'est quelqu'un qui ne trouve pas sa place dans l'organisation des rapports de production.

Guide de survie de ce même surplus démographique, le roman entama la grande carrière que nous lui connaissons avec l'amour courtois. Le roman dit au surplus démographique d'alors (la gente dame – le chevalier) ce qu'il doit faire et ce qu'il ne doit pas faire.

C'était bien beau tout ça.



D'une, le roman détournait le surplus démographique d'une perspective révolutionnaire en lui fournissant une occupation (l'écriture – la rêverie) et une vocation (l'amour courtois, voire, la Quête du Graal).

 

De deux, le roman se trouva une autre magnifique destination : banaliser la crise.

Le roman banalise la crise, puisque, déjà, bien souvent, il la nomme. Le mot en lui-même banalise la crise. Quand j'écris le mot « crise », C-R-I-S-E, je conceptualise un état d'âme, un état d'esprit, un état de fait. Le mot couvre une réalité, le mot normalise l'anormal. Car la crise désigne justement l'anormalité. Mais je reviens à ma banalisation, par crainte de passer pour un tenant du nominalisme.

Dès le roman courtois, la littérature banalise la crise. Celle du désir, d'abord. Le désir est un infâme état de crise. Je veux mais puis-je ? Il faut hiérarchiser le principe de plaisir et le principe de réalité. Je veux mais puis-je ? Oui ou non ? Ce qui fait parfois un progressisme (principe de réalité avant le principe de plaisir, je veux mais ne peux pas car le faire ne serait pas respecter l'Autre) peut tout autant construire une aliénation (je veux mais ne peux pas car le faire déclencherait une révolution). Le chevalier ne baise pas la gente dame car la gente dame est mariée au seigneur et le chevalier ne doit pas prendre la place du seigneur. Si le chevalier prend la place du seigneur, il subvertit l'ordre social et l'ordre économique.

Le chagrin d'amour est lui aussi état de crise. Galehaut se laisse mourir de peine après avoir appris le décès de Lancelot. Lancelot qui se torture d'amour pour sa dame, Guenièvre, dame interdite puisque reine d'Arthur. La renonciation ou la mort sont les issues, positives ou négatives, de l'état de crise du roman courtois. Ce qu'il faut faire ou ce qu'il ne faut pas faire, donc.

La banalisation de l'état de crise traversera les siècles. Proust, homme en état de crise d'une époque en état de crise. Genet. Musset. Qui vous voulez.

Tu écris ? Relis tes histoires. N'as-tu pas, à ton tour, dépeint et banalisé un état de crise ?



Le roman est là pour dire : oui, vous êtes en état de crise dans une société et surtout une économie qui produisent des crises, donc c'est bien normal. Regardez, moi l'auteur, moi l'artiste, ou bien mes personnages, sommes nous aussi en état de crise. Que faire, demande Lénine ? Rien, répond le romancier. J'ai survécu à la crise, j'en ai fait mon art. La crise est surmontable par : la mort / la renonciation / l'apprentissage / le romantisme / l'amour / la sexualité – nous pouvons décliner la liste avec toutes les thématiques romanesques recensées.



Donc quand je disais que le roman était un dérivatif à l'aspiration révolutionnaire, eh bien, le roman était bel et bien un dérivatif à l'aspiration révolutionnaire – hé hé.



Evidemment, il s'agit là d'un constat à froid, d'un constat hyperréaliste radical.

Dans la vie courante, dans ton expérience intersubjective, rien ne t'empêche d'aimer la littérature, d'écrire du roman, d'en lire, d'en raffoler. Comment faire autrement qu'aimer le roman, de toute manière, avec un tel matraquage idéologique ?

Seulement, voilà, toi, tu sais de quoi il en retourne.

Ce qui te fait une belle jambe, nous sommes d'accord.

 

 

 

 

 

 

 

Deviens mon ami

sur Facebook

Je te ferai des bisous



Repost 0
Published by stoni - dans Définitions
commenter cet article
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 14:40

 

 

 



Une jeune femme s'assoit en face de moi dans le bus. Je la regarde sans la voir, comme on regarde les gens dans le bus. Mais je pense en découvrant son visage : « la pauvre, elle n'est vraiment pas jolie ».


J'ai honte de cette pensée, en apparence incontrôlable, cependant contrôlée, automatisme de robot, automatisme de programmation, conformisme politico-mondain, conformisme petit-bourgeois.

 

« La pauvre, elle n'est vraiment pas jolie. » Le jugement est opéré. Péremptoire, dur, aiguisé par son aspect condescendant.

 

La pauvre, elle n'est vraiment pas jolie. Pas jolie, c'est faux. Elle n'est pas gracieuse selon nos critères, mais, tout compte fait, elle est jolie, elle est jeune déjà, elle est plutôt bien proportionnée, un petit corps dodu, cela va bien avec sa tête ronde, elle a l'air joyeux, elle est même heureuse, souriante – alors qu'elle est seule - et je me dis que je pourrais très bien tomber amoureux d'elle. Elle n'est vraiment pas jolie. Elle fait l'amour aussi bien qu'une autre, peut-être mieux encore.

 

Mais voilà. La pauvre, elle n'est vraiment pas jolie. Les traits ne sont pas particulièrement doux, les sourcils épais, d'accord, mais en quoi ai-je pensé qu'elle n'était vraiment pas jolie ?

Chez moi, nous sommes tous beaux. Je ne sais pas ou je ne sais plus ce que c'est, de ne pas être beau. A dix-huit ans, j'ai été casté pour porter des vêtements sur des photos de mode. En bon connard d'artiste, la thématique m'a toujours intéressé. La beauté. Le beau. Et en bon prétendu marxiste, je sais bien que la beauté est réactionnaire. Mais pour une femme, qu'est-ce que c'est, être beau, être belle ? Et pour un homme, qu'est-ce que c'est une belle femme ? Les femmes fatales m'emmerdent. La façon dont la plupart des hommes parlent des femmes m'emmerde aussi.

 

La belle, la moche, la grosse, la maigre, leurs corps ne leur appartiennent pas. La pute, le laideron, le cageot, l'anorexique. Corps honteux. Ils appartiennent à l'autre, aux regards, aux évaluations, aux insultes, aux moqueries, à la haine, à la jalousie, au machinal, aux traditions, au mode de production. A qui est ce corps. Ce corps qui aspire, ce corps qui ruisselle. Ce corps qui saigne, mais dont la moitié de l'humanité est promise à ne probablement jamais voir le flux menstruel. Un homme verra de la merde, de la pisse, du sperme, de la salive, du lait, de la sueur, mais il ne doit pas voir la serviette tachée de sang. Il ne doit pas non plus voir la pilosité. Corps secret, corps aux parties interdites. Qui se l'approprie, à qui le prête-t-on, à quoi dois-je le rendre.



Elle n'est vraiment pas jolie. Qui suis-je pour m'approprier son corps par le jugement ? Qui suis-je pour la plaindre ? Je n'ai jamais aimé entendre un homme dire avec assurance « c'était une très belle femme », quand le jugement n'est pas affectueux, ni gentil, mais froid, direct, supérieur, cruellement spontané.

« Elle est pas mal. »

« Elle est mignonne. »

Servitude volontaire.

Un peu décence, putain. Soyons révolutionnaires. Et fermons nos putains de gueules.







 

Une question ?
Envie de partager ? (ton argent, ton corps... non je déconne)
Retrouve Stoni sur Facebook

 

 





Repost 0
Published by stoni - dans Définitions
commenter cet article
9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 14:52

 

 

 

http://www.onthisdeity.com/wp-content/uploads/2011/03/walt-207x300.gif

 

 

 

Le 31 mai 1819 naît Walt Whitman dans une famille de pauvres fermiers, deuxième de neuf enfants. Il devint ouvrier en imprimerie, puis instituteur. Sans grande réussite et sans grande constance, il s'essaya au journalisme et à la politique. Toute sa vie ou presque, il travailla pour vivre (à la différence de Baudelaire).

 

Walt Whitman écrivit des poèmes et des textes en prose.

Entre autres, le recueil de poèmes Leaves of grass, traduit par un autre poète, Jules Laforgue, en Feuilles d'herbe.



Que fit Walt Whitman dans cette gigantesque œuvre poétique ? Il participa à l'invention du mythe américain. Soit, la digne humilité du prolétariat, l’autodidaxie, la beauté des nuages accumulés à l'aube entre Manhattan et Brooklyn, la noblesse des grands espaces, la pureté première de la nature. Walt Whitman aimait les petites gens, le travail, la classe ouvrière, le vagabondage, puis, bien sûr, son pays.

Il participa donc à ce mythe américain avec, je dois l'avouer, une aisance qui confère au magistral.



Il fut très vite relayé par d'autres artistes qui consolidèrent, critiquèrent, refondèrent et épousèrent ce même mythe. Le mythe qui dit que les Etats-Unis sont le pays de la liberté. Le surplus démographique y trouve forcément sa place. Tout est possible dans la contrée du Sentiment.

Évidemment, il fallait toute la puissance suggestive du beau artistique pour sublimer – et excuser – le triple crime sur lequel cette nation s'est fondée : celui du génocide indien, de l'esclavage puis de la ségrégation, et l'exploitation de la classe ouvrière.





Walt Whitman fut donc, comme tous les artistes, poètes et écrivains qui vivent dans une société de classes, un rouage inconscient et probablement involontaire du pouvoir.

Tout comme moi j'en suis un, en tant que romancier.



La question est vaste.



Aujourd'hui, quand je lis des articles sur Walt Whitman, la plupart des journalistes l'évoquent pour confirmer ou infirmer son homosexualité.

En voilà un débat intéressant.







 

Le même blog avec plus de trucs mieux

sur Facebook



Repost 0
Published by stoni - dans Définitions
commenter cet article
19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 16:27

 

 

 

les-boches.jpg

 

BOCHE - Populaire et péjoratif : Allemand. Nous sommes sautés les premiers dans la tranchée des boches (Pourrat). Lexis Larousse 2009



Synonymes : fritz, chleuhs, doryphores, fridolins, frisés, vert-de-gris...



Hier un camarade chinois m'a demandé, tout à fait naïvement, ce que signifiait le mot « boche ».

Je me suis assombri, le regard brouillé, la gorge nouée. Ô, camarade lecteur ! Je venais de mesurer la grandeur de la tâche qui m'incombait : cet ami chinois m'avait élu moi, pour lui révéler la plus importante des composantes de l'Âme française. Oui, ce fond patriotique qui fait que toi, moi, vous, nous, sommes Français : l'anti-germanisme primaire.

Je n'ai pas toujours été patriote – loin s'en faut ! – et pour être honnête je ne sais même pas si je le suis aujourd'hui. Mais, prononcez le mot « boche », et s'éveillent en moi les premières notes de la Marseillaise, resplendit en mon for intérieur le pavillon tricolore : quel Français ne se sent pas chauvin quand on parle des Allemands ?



Je répétai à mon ami chinois tout ce que j'ai entendu, depuis ma naissance, dans ma famille française. Les Boches, ils nous ont envahis trois fois. Les Boches, ça leur plaît la France, il faut croire. Les Boches, déjà sous la Révolution française, on les appelait les mangeurs de choucroute. Les Boches, ben, on aimerait bien savoir ce qu'on leur a fait, pour qu'ils nous aient envahis si souvent. Les Boches, bon, on s'en méfie, quoi. Les Boches, c'est les Boches. Quand on entend un truc sur les Boches, c'est normal pour nous Français de glisser une mauvaise blague ou deux sur la Seconde Guerre Mondiale. Les Boches, ça choquait mon grand-père qu'ils aient droit à avoir une armée. Les Boches, elles s'épilent pas les jambes ni les aisselles. Les Boches, ils sont tous gros et pas beaux. Les Boches, ils mangent des saucisses et ils font du naturisme sur nos plages. Les Boches, à la fois on les aime bien, car ils font de bonnes bagnoles et on adore acheter leurs produits d'outillage, mais, qu'est-ce que vous voulez ! Les Boches, ils auraient mieux fait de ne pas nous chercher.



Mon ami chinois a conclu :

Oui, c'est un peu comme nous avec les Japonais, quoi.

J'ai souri. Lui aussi. Nous nous étions compris.




Bonus :

 

 

 



 

Le même blog avec plus de trucs mieux

sur Facebook





Repost 0
Published by stoni - dans Définitions
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de stoni
  • Le blog de stoni
  • : Blog d'un jeune écrivain... en direct depuis les tréfonds de la praxis. Ma vie matérialiste, ma cigarette électronique, du marxisme-léninisme et tous mes malheurs d'auteur publié.
  • Contact

Aide des auteurs

  LE MEILLEUR DES ARTICLES SUR L'EDITION ET L'ECRITURE...

 

Commencer un roman : au secours !

 

Mon roman est-il publiable ?

 

Mes romans n'intéressent personne !

 

Y'a-t-il un âge minimum pour être édité ?

 

Trop vieux pour être édité ?

 

 

Préparer son manuscrit / la lecture des manus

 

Améliorer son manuscrit

 

 

Comment avoir un bon style

 

Les méthodes et ateliers d'écritures

 

Par qui se faire relire avant d'envoyer le manuscrit ?

 

Mon avis sur les coachs et conseillers littéraires

 

L'importance d'un bon niveau de langue

 

Protéger son manuscrit

 

A qui envoyer son manuscrit (la ligne éditoriale)

 

Faut-il rappeler les éditeurs ?

 

Comprendre l'édition : 1

 

Comprendre l'édition : 2 (le comité de lecture)

 

Premiers contacts avec l'édition

 

Arnaques : édition numériquel'Harmattan Léo Scheer et les Nouveaux Auteurs

 

Des noms de bons éditeurs ?

 

Le contrat d'édition

 

Comment repérer un mauvais éditeur avant de signer

 

L'importance de la distribution / diffusion


Combien gagne un écrivain ?

 

Négocier son à-valoir

 


Négocier les corrections demandées par l'éditeur

 

 

La dure réalité du monde de l'édition

 

Faire éditer des nouvelles

 

La promotion du roman : critiques et publicité

 

Je suis à la Fnac, et alors ?


Je suis passé sur France Culture, et alors ?


Les critiques négatives, que faire ?

 

 

 

 

Et bien sûr tous les articles sur ma vie d'écrivain au jour le jour.


 

 

 

POUR M'ECRIRE C'EST ICI SVP

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Contacter le Stoni 1983

Flux RSS

http://stoni1983.over-blog.com/rss