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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 14:01

 

 

 

 

Chaque icône a ses iconoclastes, chaque œuvre a ses démolisseurs. Ton ami Stoni se chargera, en ce jour, de critiquer le roman « culte » de Boris Vian tel qu’il se le doit.

 

Le 24 avril 2013, sortira le film officiel L'Ecume des jours, réalisé par Michel Gondry. Ce qui promet d'être un sommet d'abomination vous servira Romain Duris, Omar Sy et Gad Elmaleh dans LE MÊME FILM. Vous avez peur ? Moi aussi.

 

 

 

Je ne m’adonne pas à cette critique (que) pour le plaisir. Je m’y colle aussi pour vous illustrer quelques faits que je vous rappelle sans cesse par rapport à l’édition.

Eh oui. Pour cette critique qui taille, j’ai relu exprès l’Ecume des jours et y ai puisé sources d’enseignement. Comme quoi, y’a quand même du bon dans ce bouquin.

 

L’écume des jours : mon histoire avec ce roman

 

J’ai essayé de lire pour la première fois l’Ecume des jours à seize ou dix-sept ans. Comme tout le monde disait « ouais c’est génial c’est trop magnifique ». Enfin, quand j’écris « tout le monde », je ne sais pas trop où j’ai récolté ça, vu que les gens lisaient pas trop dans mon entourage. Mais bon.

 

J’ai emprunté le bouquin au CDI.

 

 

Quelle ne fut pas ma consternation.

 

 

Je veux dire, ce livre, il ne parle de RIEN. Mais vraiment de rien, quoi. L’histoire n’a ni queue ni tête. Qu’est-ce que j’ai pu me faire chier en lisant ce truc !

Non mais mate le résumé piqué sur Wikipédia (attention, gros spoiler sur un scénario insipide) :

 

 

Le roman est centré sur le personnage de Colin, qui « possède une fortune suffisante pour vivre convenablement sans travailler pour les autres » ; un ami nommé Chick, qui ne dispose pas de cette chance, puisque, étant ingénieur, il est très pauvre (contrairement aux ouvriers). Le troisième personnage masculin est le cuisinier de Colin, Nicolas.

 

Ce dernier va collectionner les aventures tout en restant aveugle face à l'amour d'Isis, une amie d'Alise et Chloé.

 

Un jour, Chick fait la connaissance d'une fille, Alise, qui est parente de Nicolas. Colin, jaloux, désire lui aussi connaître une fille, et tombe amoureux de Chloé lors d'une fête. Il se marie avec elle et donne une partie de son argent à Chick pour qu’il épouse Alise. Chloé tombe malade : elle a un nénuphar qui pousse dans son poumon droit. Pour la guérir, Colin doit lui acheter des fleurs, l’envoyer à la montagne et ne lui faire boire que deux cuillères d'eau par jour. Quand elle revient, le nénuphar n’est plus là, mais elle ne peut utiliser maintenant qu'un seul poumon. Colin doit chercher un travail pour acheter des fleurs, quand Chloé tombe de nouveau malade, de l’autre poumon.

 

Leur maison rapetisse progressivement et devient chaque jour plus triste et obscure, malgré les efforts de leur petite souris grise à moustaches noires pour nettoyer les carreaux et laisser passer les rayons de soleil.

 

Comme Chick aime plus Jean-Sol Partre qu’Alise, celle-ci tue le philosophe avec un arrache-cœur (nom qui sera le titre du roman que Boris Vian publiera ensuite) et brûle les librairies proches de chez elle, mais elle meurt dans les flammes. Pendant ce temps, la police tue Chick parce qu’il ne paye pas ses impôts.

 

Lorsque Chloé est emportée par la maladie, Colin est ruiné. Comme il ne peut payer le prix fort, les religieux sont irrespectueux lors de l'enterrement. La souris cherche à mourir entre les crocs d'un chat car elle ne supporte plus de voir Colin si triste. Ce dernier semble se laisser mourir de chagrin.

 

FIN.

 

Critique qui taille de L’écume des jours, Boris Vian (avec analyse approfondie)

 

 

 

 

Putain mais c’est quoi, ça ? La souris ? Le nénuphar dans le poumon ? Il se fout de notre gueule, ce Boris Vian ?

Le pire, c’est que ça dure plus de deux cents pages, ce machin !

 

Première illustration des lois de l’édition : quand je vous disais qu’on peut publier tout et n’importe quoi ! Vous ne me croyez jamais, vous me dites : mais non, on ne peut pas publier tout et n’importe quoi, arrête tes conneries, y’a un minimum !

 

NON. L’Ecume des jours est là exprès pour te le rappeler : on peut vraiment publier nawak. Ce truc n’a aucun sens, c’est chiant, ça n’a aucun intérêt. Et pourtant ça a été édité. Ça a même super bien marché !

 

 

Pourquoi je n’ai pas aimé ce texte : des arguments plus précis

 

 

D’une, la misogynie du personnage de Chloé.

J’en ai MARRE des personnages féminins qui représentent « la féminité et la beauté ». On s’en bat les couilles, putain. Arrêtez avec vos putains de personnages de femmes fatales, c’est chiant, ça n’amène à rien, ça a déjà été dit et redit des millions de fois, rabâché, reproduit, remâché : STOP ! (cf. le phénomène Brett dans le Soleil se lève aussi d’Hemingway).

Cette pauvre Chloé n’a aucun rôle, aucune consistance, sinon celle d’être « le personnage représentant la féminité et la beauté ». Et dire que des millions de nanas kiffent ce bouquin sexiste…

 

 

De deux, le name dropping de Jean-Sol Partre.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le name dropping c’est la petite manie qu’ont certains mondains de glisser le nom de leurs connaissances dès que l’occasion se présente, histoire de faire comprendre qu’ils côtoient trop du beau monde, qu’ils sont trop insérés dans le gratin de la littérature, ouah trop cool mon pote.

Ok. Mais on s’en FOUT. On s’en fout que ce putain de Boris Vian était pote avec Sartre et le connaissait trop bien. Désolé mec, mais je m’en tamponne le coquillard. Je m’en fous de Sartre. Je m’en fous total. Le plus consternant reste la soi-disant « critique de la mondanité » que Vian dresserait à travers ce personnage. Putain mec, si tu kiffes pas les mondains N’EN FREQUENTE PAS ! C’est si compliqué que ça ? N’en fréquente pas, comme ça après tu nous feras pas chier avec tes personnages inspirés de philosophes mondains dont j’ai rien à taper, bordel.

 

 

De trois, le fait que les personnages sont tous des putains de bourges qui foutent rien.

 

J’ai vraiment du mal avec les romans où les personnages sont des bourges qui n’ont rien à foutre et qui ne bossent pas. J’avais déjà dû m’encaisser ce truc-là dans Le Soleil se lève aussi. Dans l’Ecume des jours, c’est pareil.

 

Ne croyez pas que la bourgeoisie des personnages me rebute pour des raisons idéologiques. Non. Ça n’a rien à voir.

 

La bourgeoisie et l’oisiveté des personnages me rebutent parce que d’un point de vue romanesque, elles n’apportent rien. Les romans à bourges sont généralement des romans où il ne se passe rien (genre Gatsby le Magnifique, une belle purge aussi dans son style). Il existe des exceptions. Chez Proust, y’a beaucoup de bourges – et de nobles – qui foutent rien, mais le mec en profite pour développer une vraie thématique en prenant son temps, c’est un petit malin, le Marcel. Alors que chez Vian, il n’en profite pas, il se vautre dans l’absurde et l’absurde, en littérature, c’est souvent hyper chiant. Très vite, le système devient vicieux et la structure du livre s’embourbe dans une cruelle « répétition du même ».

 

 

 

En gros, l’Ecume des jours est bâti ainsi :

 

 

  • Nous présentons une nouvelle scène avec des bourges où ils se font chier vu qu’ils n’ont pas besoin de travailler.

Introduction d’un élément absurde (piano à cocktail) pour faire diversion.

 

  • Nous présentons une nouvelle scène avec des bourges où ils se font chier vu qu’ils n’ont pas besoin de travailler.

Introduction d’un élément absurde (nénuphar dans le poumon) pour faire diversion.

 

  • Nous présentons une nouvelle scène avec des bourges où ils se font chier vu qu’ils n’ont pas besoin de travailler.

Introduction d’un élément absurde (petite souris conne qui nettoie les carreaux de la maison) pour faire diversion.

 

Etc.

 

 

 

 

 

De quatre, l’aspect droitiste du personnage de Chick.

 

Chick est tué par des « policiers parce qu’il n’a pas payé ses impôts ». Aujourd’hui, Boris Vian soutiendrait Jérôme Cahuzac dans sa lutte pour l’évasion fiscale.

 

Critique qui taille de L’écume des jours, Boris Vian (avec analyse approfondie)

 

 

 

 

De cinq, le rôle politique du personnage de Nicolas.

 

 

Vous remarquerez que Nicolas, qui est le seul prolétaire de la bande (il est cuisinier), ne jouit d’aucune intrigue importante dans le livre, bref, il est là uniquement pour rappeler à la bourgeoisie que c’est cool d’avoir des prolétaires à disposition histoire de ne pas travailler. Un figurant idéologique, quoi.

 

 

Dans le film de Gondry, ils ont foutu Omar Sy dans ce rôle. Comme ça, c'est clair : les étrangers font la cuisine aux blancs. Quel mauvais goût absolu.

 

 

 

 

 

Deuxième illustration des lois de l’édition : un dialogue mal torché est un dialogue de merde.

 

Vous allez découvrir un dialogue bien crado comme plus aucun éditeur n’en accepterait de nos jours.

 

Il s’agit du dialogue du « piano à cocktail ».

 

Pour ceux qui ont pas lu le bouquin (quelle chance), je dois un peu situer le contexte.

 

 

Dès le début, l’auteur te balance un truc de malade : le piano à cocktail.

Hé, lorsque j’emploie l’expression « un truc de malade », ce n’est pas positif, hein. Au contraire. C’est un truc de malade comme si tu disais « Kev Adams c’est un truc de malade ». Ouais, je sais, je suis dur de comparer ce livre à Kev Adams. Mais il faut se montrer rude parfois.

 

 

Critique qui taille de L’écume des jours, Boris Vian (avec analyse approfondie)

Donc, pour ceux qui n’ont pas lu : le piano à cocktail.

 

Voilà la situation initiale du roman.

T'as des bourges qui sont entre eux. Genre normal. Et puis y’a un des bourges qui se met à jouer du piano. Et le piano, en fait, il fait pas de la musique, il fait des cocktails.

Chaque touche correspond à un truc différent : la tranche de citron, le petit zeste de Perrier, ainsi de suite.

L’instrument s’appelle un « pianocktail ».

 

Tout de suite au début du roman, j’ai trouvé ça osé, tout de même. Il s’agit d’un des passages les plus chiants du livre.

 

Voici le dialogue en question :

 

 

« - Prendras-tu un apéritif ? demanda Colin. Mon pianococktail est achevé, tu pourrais l’essayer.
- Il marche ? demanda Chick.
- Parfaitement. J’ai eu du mal à le mettre au point, mais le résultat dépasse mes espérances. J’ai obtenu, à partir, de la Black and Tan Fantasy, un mélange vraiment ahurissant.
- Quel est ton principe ? demanda Chick.
- A chaque note, dit Colin, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l’œuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Seltz, il faut un trille dans le registre aigu. Les quantités sont en raison directe de la durée : à la quadruple croche équivaut le seizième d’unité, à la noire l’unité, à la ronde le quadruple unité. Lorsque l’on joue un air lent, un système de registre est mis en action, de façon que la dose ne soit pas augmentée – ce qui donnerait un cocktail trop abondant – mais la teneur en alcool. Et, suivant la durée de l’air, on peut, si l’on veut, faire varier la valeur de l’unité, la réduisant, par exemple au centième, pour pouvoir obtenir une boisson tenant compte de toutes les harmonies au moyen d’un réglage latéral.
- C’est compliqué, dit Chick.
- Le tout est commandé par des contacts électriques et des relais. Je ne te donne pas de détails, tu connais ça. Et d’ailleurs, en plus, le piano fonctionne réellement.
- C’est merveilleux ! dit Chick.
- Il n’y a qu’une chose gênante, dit Colin, c’est la pédale forte pour l’œuf battu. J’ai dû mettre un système d’enclenchement spécial, parce que lorsqu’on joue un morceau trop « hot », il tombe des morceaux d’omelettes dans le cocktail, et c’est dur à avaler. Je modifierai ça. Actuellement, il suffit de faire attention. Pour la crème fraîche, c’est le sol grave.
- Je vais m’en faire un sur Loveless Love, dit Chick. Ça va être terrible.
-Il est encore dans le débarras dont je me suis fait un atelier, dit Colin, parce que les plaques de protection ne sont pas vissées. Viens, on va y aller. Je le règlerai pour deux cocktails de vingt centilitres environ, pour commencer.

Chick se mit au piano. A la fin de l’air, une partie du panneau de devant se rabattit d’un coup sec et une rangée de verres apparut. Deux d’entre eux étaient pleins à ras bord d’une mixture appétissante.
- J’ai eu peur, dit Colin. Un moment, tu as fait une fausse note. Heureusement, c’était dans l’harmonie.
- Ça tient compte de l’harmonie ? dit Chick.
- Pas pour tout, dit Colin. Ce serait trop compliqué. Il y a quelques servitudes seulement. Bois et viens à table. »

 

 

Souvenez-vous de mes conseils pour rédiger un beau dialogue...

 

Deux défaut majeurs dans celui de Vian :

 

  • les « dit Colin », « dit Chick » SYSTEMATIQUES. C’est horrible. On sait qu’il n’y a que ces deux personnages qui discutent, pas la peine de le remettre à chaque fois.

  • L’enchaînement du dialogue au kilomètre. Aucune aération par un bref retour au récit, les répliques se suivent les unes après les autres, oh, c’est pas une pièce de théâtre bordel !

 

Que cet exemple vous serve de leçon !

 

 

J’arrive ainsi au terme de cette critique qui taille l’Ecume des jours.

En conclusion : si vous êtes maso, lisez ce bouquin.

Sinon, ben, lisez autre chose.

 

 

 


 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 10:15

 

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ATTENTION.

 

CET ARTICLE TAILLE BLADE RUNNER (LE FILM).

 

SI TU NE SUPPORTES PAS QU'ON TAILLE BLADE RUNNER

NE LIS PAS CET ARTICLE.

 

MERCI.

 

 

 

 

 

 

L’identité générationnelle (ou le corporatisme de type « jeuniste », puis, le temps allant, de type nostalgique) est cimentée de mythes et d’icônes. Certains ont traversé les âges pour s’ancrer en références ultimes : Baudelaire, par exemple. Plus récemment, nous avons eu droit au film Blade Runner de Ridley Scott.

 

J’ai pu constater, à maintes occasions, la canonisation de Blade Runner parmi les gens un peu plus âgés que moi : ceux nés entre 1970 et 1980.

 

 

Blade Runner est un long-métrage de science-fiction, tiré du roman de Philip K. Dick Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

C'est drôle, parce que le bouquin est assez léger et marrant. Le film, tout à l'opposé, se distingue par un pompiérisme lourdingue.

 

En gros : pendant deux heures, te voilà immergé dans une esthétique ronflante de noirceur et d’urbanisme foutraque, ce qui visuellement est déjà assez pénible.

 

 

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Tous les personnages évoluent avec un manche à balai fiché dans le cul, tirent une gueule de dessous de pied et parlent de façon monocorde. Ce qui rend difficile la distinction entre les protagonistes humains et les protagonistes robots. Cette confusion fait tout l’intérêt du scénario, et en cela, je dois avouer que c’est réussi. Hélas, si les cyborgs et les gugusses sont si difficiles à distinguer, c’est parce que tous sont chiants comme la mort.

 

 

 

Même la bande-annonce t'endort grave.

 

 

 

 

 

Le plus édifiant reste la scène finale, où le marmoréen Harrison Ford se bastonne contre un robot au type aryen, ce dernier ayant le mauvais goût de commettre de la philosophie hollywoodienne (mais qu’est-ce qu’un homme, après tout ?! – qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’erre…) en mini-short. Non mais je vous jure, le robot est vraiment en mini-short. Je sais pas, personnellement, je trouve ça trop chelou. Comment tu peux sérieusement faire de la philo en mini-short ? La scène semble être un mix émétique entre une publicité pour un centre d'aérobic et l'émission Philosophie sur Arte. Après quoi ledit robot aryen effectue des gestes théâtraux qui se désirent très symboliques. J'imagine que pour un Américain moyen, ce genre de symbolique onirico-transcendantale passe comme une lettre à la poste. Ainsi, le robot lâche un oiseau blanc, lequel s’envole dans un ralenti ô combien artistique... T'es censé dire que c'est trop beau, à cet instant-là, trop poétique et tout. Ouais.

 

 

 

 

 

Le mini-short et l'oiseau sont là.

 

 

 

 

 

Tout ça pour qu’à la fin, l’histoire sombre en queue de poisson (mais que va-t-il advenir de Rachel ? Harrison Ford est-il un robot ?) – issue providentielle de scénariste à court d’explications.

 

 

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Ce résumé très synthétique vous l’aura fait comprendre : Blade Runner, j’apprécie moyennement.

 

Mais, ma petite opinion confrontée à celle des fétichistes du bien culturel Blade Runner !

Un jour, je fus transformé en hérétique. J’avais prononcé le blasphème !  

 

- Blade Runner, ça déchire ! dit le fétichiste – entre deux joints, car c’est un mec cool (enfin, pas si cool que ça, nous le verrons bientôt).

Moi, avec un sourire poli:

- J’ai pas trop aimé pourtant…

- QUOI ?! s’écria le fétichiste.

Le blasphème était consommé.

- Je sais pas, j’ai trouvé ça un peu lourd, en fait.

- Mais quoi un peu lourd ? Non mais ça va pas ?

Le fétichiste se montra hostile. Ses poings se fermèrent. J’entrepris de craindre pour mon intégrité physique.

- Attends Blade Runner c’est génial ! poursuivit le fétichiste furibard. C’est le plus grand film de tous les temps !

Puis, méprisant :

- Ah oui mais qu’est-ce que t’aimes comme films, toi, aussi ?

- Mais c’est pas le problème… tentai-je pacifiquement.

- Ben si c’est le problème ! C’est sûr que si t’aimes les films américains à gros budget, t’as rien compris à Blade Runner, c’est normal !

- Mais c’est pas un film américain à gros budget, justement ?

- Mais non putain ! C’est un pur film d’auteur !

- Ah bon…

- Putain non mais j’y crois pas !

Le fétichiste tapa du poing sur la table, écoeuré. A ce stade de la conversation, je m’éclipsai, évidemment.

 

Les consensus, c'est pas marrant. Quand un film (ou un livre) est autant adulé, il faut bien qu'une âme audacieuse se charge de le démonter.

C'est chose faite aujourd'hui avec cette chronique Blade Runner.

 

D'ailleurs, comme je hais les consensus, j'aime bien qu'on taille mon blog sur les forums. Pire, j'encourage cette pratique !

 

 

 

 

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 11:39

 

 

 

 

 

Par un jour malheureux, innocent et candide jeune homme que j'étais, un roman infâme me tomba dans les mains, et je le lus : Le soleil se lève aussi, d'Ernest Hemingway.

 

J'émets le vœu sincère que ce livre ne sera jamais imposé en lecture suivie au collège ou au lycée. Quant aux étourdis qui souhaiteraient le lire sur un malentendu, gardez-vous de cette épreuve. En effet, ce bouquin fait partie des plus chiants que j'ai dû lire dans ma vie.

 

 

 

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Et vous savez, quand je commence un livre, en général je le finis, même s'il est chiant. Oui, je suis maso. A la fois, si je ne me forçais pas à venir à bout de ces affreux bouquins, je ne serais en mesure de rédiger mes fiches de lecture ô combien salutaires (par exemple Alexis Zorba ou Quatrevingt-treize).

 

 

Aujourd'hui, c'est un soleil de plomb qui se lève chez Hemingway.

 

 

 

 

 

 

Ce roman se déroule dans les années vingt. Il conte les pérégrinations alcoolisées d'une bande d'Américains qui vivent en Europe et qui ne travaillent pas. J'en déduis donc qu'ils sont plein de pognon. Forcément, vous allez me dire, puisque ce sont des Américains.

 

Ces oisifs Américains évoluent d'abord en France dans un contexte fortement alcoolisé, comme l'eût dit Christophe Hondelatte dans Faites entrer l'accusé. J'imagine que, s'ils travaillaient, ils auraient moins le temps de boire, et peut-être le but de ce roman est de nous démontrer les dangers d'appartenir à la bourgeoisie. En cela, c'est assez réussi. Mais fallait-il donc le faire au travers d'une histoire aussi chiante ?

Voyez un peu.

 

Le héros se nomme Jake Barnes. Vétéran de la première guerre mondiale, ce pauvre homme a été émasculé par l'explosion d'un obus sur le champ de bataille. Depuis, il est donc impuissant. Pour oublier, il boit.

Et oui. Tout le monde boit.

 

Autour de Jake Barnes gravite toute une flopée d'Américains qui n'ont aucun intérêt. Ces gens ne cessent de boire et, parfois, commettent l'adultère. Ce qui évidemment crée des tensions très fortes car nous sommes en compagnie d'Américains et l'adultère c'est très mal pour des puritains, vous comprenez. Pour oublier l'adultère, ils boivent.

 

Parmi ces Américains puritains adultères, se trouve une donzelle dénommée Brett. En véritable « femme fatale » puritaine américaine, Brett canalise les ardeurs de tous les mâles alentour. C'est crédible, n'est-ce pas. Dans la vie, vous en croisez tous les jours des femmes suffisamment irrésistibles pour que tous les hommes, mariés ou pas, tombent amoureux d'elles. Mais Brett prend cela comme argent comptant car, dans un contexte fortement alcoolisé, elle ne réfléchit pas bien et, c'est une femme, donc c'est une conne. Normal, quoi. Pour oublier qu'elle est conne, elle boit.

 

Ladite Brett inspirant un fol amour à tous les mâles qui croisent son chemin, le pauvre Jake Barnes se toque d'elle à son tour. Mais rappelez-vous, un obus l'a émasculé. C'est con ce qui lui arrive. Brett semble elle aussi attirée par cet homme. Dans un contexte fortement alcoolisé, si le roman était plus réaliste, ils auraient dû niquer malgré tout. Parce qu'il lui reste des doigts et une langue, au Jake Barnes. Mais non. Ils sont cons, ces Ricains. Ils y pensent même pas. Le cuni, ils connaissent pas, ni le touche-pipi. Du coup, nous avons droit à des dialogues insipides qui ressemblent à peu près à ça :

 

 

 

- Oh, Brett. Brett. Je... Oh.

Je te veux, souhaitait-il dire. Elle lui accorda un regard interdit.

- Jake. Je sais... As-tu une autre bouteille de whiskey ?

Jake lui servit un verre. Elle ne disait plus rien. Comme il aurait aimé la prendre. Puis, tout bas, elle avoua :

- Je t'aime. Enfin. Je le crois.

Il détourna le visage et quitta la pièce.

 

 

 

Et voilà, c'est comme ça pendant tout le long. Putain mais qu'il l'allonge par terre, qu'il lui lèche la minette et qu'on en parle plus, bordel de merde !

 

Par la suite, comme il ne se passe rien, l'auteur a dû se demander par quel miracle insuffler de l'action à ce contexte fortement alcoolisé. Aussi fait-il partir ses personnages en Espagne. Avec quel argent ? Nous n'en savons rien. Un autre homme couche avec Brett, puisque tous les hommes la désirent. Eh oui, ça se passe comme ça chez McDonald's.

 

En Espagne, les personnages persistent à boire et assistent à des corridas. Les passionnés de tauromachie trouveront enfin un maigre intérêt à ces interminables pages de description du toréador (ton-cul-n'est-pas-en-or) et des grosses vaches transpercées par les flèches phalliques que Jake Barnes ne peut point envoyer à Brett. Quelle putain de symbolique. Flatteur pour Brett d'être assimilée à un bovin, cela dit.

 

Or, pour prolonger la symbolique, notre amie Brett tombe amoureuse d'un toréador, qu'on ne voit jamais parler ni rien faire mis à part la corrida. Forcément, il n'est pas Américain, donc il n'a aucune importance. D'ailleurs, la plupart des Espagnols et des Français présents dans le livre n'ont aucune ligne de dialogue, ni la moindre importance. Leur seul rôle se limite à servir les Américains. Belle mentalité.

Ledit toréador n'a pas un cul en or, mais il tombe lui aussi amoureux de Brett vu qu'elle est irrésistible et tout et tout. Leur idylle semble passionnée selon le peu qu'on en sait.

 

 

 

 

 

 

Brett largue le toréador. A vrai dire elle largue un peu tout le monde car, dans un contexte fortement alcoolisé, la constance reste une valeur rare. En outre elle ne pouvait pas rester avec le toréador, qui est Espagnol donc insignifiant. Elle est une Américaine blanche, elle va pas se maquer avec un étranger, faut pas déconner. D'ailleurs à un moment elle se tape un juif et c'est pareil, elle ne l'aime pas car bon, c'est un juif, elle une WASP blanche, faut pas déconner non plus.

 

Et puis... voilà.

C'est fini.

 

Je veux dire, quel intérêt a cette histoire ? Constituer un document historique sur les bourgeois Américains chiants puritains xénophobes des années vingt ? Peut-être. Mais dans ce cas, même Gatsby le magnifique me semble moins chiant (à la différence près que le contexte est légèrement moins alcoolisé chez Gatsby et que les héros ne sont pas xénophobes mais tout simplement prolétarophobes - ce qui souvent revient au même, je vous l'accorde).

 

 

Non, vraiment, je vois pas. C'est un des livres les plus chiants que j'ai dû lire (avec Gatsby).

 

Si toutefois vous êtes passionnés par les contextes fortement alcoolisés et par la corrida, bon, vous pouvez toujours essayer de le lire.

 

Dans le cas contraire, je vous le déconseille au plus haut point.

 

 

 

 

 

 

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 13:23

 

 

 

 

ATTENTION

CET ARTICLE ASSUME

SA TOTALE MAUVAISE FOI

A L'ENCONTRE DE VICTOR HUGO

 

SI TU AIMES VICTOR HUGO

NE LIS PAS CET ARTICLE

 

 

 

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Ô, camarade-lecteur ! Un espoir m'étreint, en ce jour ensoleillé de printemps enclin à l'optimisme : pourvu que Quatrevingt-treize de Victor Hugo ne soit jamais inclus dans le programme des lectures en cours de français, quel que soit le niveau !

 

En effet, il est déjà fort pénible d'être écolier (en France). J'ai dénoncé la véritable torture Baudelaire par le passé. Mais alors en plus, si tu dois te taper Quatrevingt-treize !

 

Et pire encore, si ton prof de français te demandait de rédiger une fiche de lecture sur cet horrible livre !

 

Mais, cas échéant, Stoni te mâche le travail à moitié en te fournissant les informations essentielles sur l’œuvre et son auteur, ce qui t'évite de la lire.

Non parce que c'est long ce machin, quand même. Au moins 500 pages ! La mort !

 

Heureusement, la nature m'a fait bon saint-bernard ! T'as qu'à pomper ce que j'ai écrit ci-dessous, va.

 

 

L'auteur

 

Victor Hugo a écrit pas mal de livres dans sa vie. Il a aussi eu pas mal d'idées politiques différentes dans sa vie.

En gros, c'était un grand bourgeois qui voulait aider les pauvres. Voilà pourquoi il a écrit d'épais bouquins à ce propos. Mais comme il était un grand bourgeois, il avait un peu du mal à fréquenter les pauvres, ce qui rendait l'écriture difficile, faute de sujets d'étude. Aussi s'est-il rattrapé en fréquentant massivement les prostituées du bas peuple. Il relatait chacune de ses entrevues avec ces filles dans des cahiers spécialement dévoués à cet effet. C'est très intéressant, n'est-ce pas.

Donc voilà les liens de Victor Hugo avec le bas peuple.

Il devint politicien. De son vivant il fut un écrivain très connu.

Il écrivit des poèmes qui étaient un peu moins chiants que ses romans.

 

Il perdit sa fille Léopoldine dans un malencontreux accident de bateau, ce qui le conduisit à faire du spiritisme et à parler avec « des gens qui sont morts » (faute de les voir, dommage car dans ce cas il aurait été le réel précurseur du grand cinéma de M. Night Shyamalan).

 

 

 

 

Le règne de Napoléon III l'obligea à s'exiler sur l'Ile de Jersey. C'est là qu'il découvrit un rocher qu'il prit pour une divinité. Il baptisa ce charmant caillou du nom de « la bouche d'ombre » et s'intronisa, en toute modestie, le messie d'une nouvelle religion.

 

Quand il mourut, il y eut beaucoup de monde à son enterrement.

 

Voili voilou.

 

 

Le roman : Quatrevingt-treize

 

Ce roman interminable nous fait suivre le destin de trois personnages débiles à souhait. Un noble, un ancien curé devenu révolutionnaire et le neveu du noble qui est aussi devenu révolutionnaire.

 

Les dialogues sont très chiants.

 

Au début, il y a un passage de cinquante pages sur un canon détaché à bord d'un navire qui tue plein de marins. Le champ lexical utilisé est celui des animaux car ce canon est une véritable bête sauvage incontrôlable, ou plutôt un taureau qui a vu rouge.

C'est très chiant aussi ce passage.

 

Enfin bon, passons à l'histoire.

 

Le noble doit être jugé pour avoir soulevé une armée contre-révolutionnaire en Vendée.

 

Mais il sauve deux enfants dans un château en flammes en utilisant une trappe secrète (oui comme dans James Bond).

 

Ce qui fait que le lecteur se dit « oh là là, il est gentil quand même ce noble, ce serait salaud de le tuer ».

 

Le but du roman est de démontrer que la Terreur est allée trop loin et que les révolutionnaires se transformaient en sortes de monstres psychorigides dénués de sentiments.

 

Ben oui la Terreur c'était pas marrant !

 

Un passage confronte Danton, Robespierre et Marat. Évidemment Marat est un gros porc sale et puant se nourrissant du sang que ses écrits font verser. Danton est un mec plutôt sympa, bon vivant, qui se distingue par son pragmatisme (là le lecteur comprend que s'il n'avait pas été exécuté, la Terreur serait allée moins loin). Robespierre est un animal à sang froid, mais je crois que dans la version non censurée Victor Hugo avait tout déballé : il avait révélé que Robespierre était en réalité un cyborg T1000 envoyé du futur par les machines (programme Skynet) afin de déclencher l'anarchie en France. Voilà qui faisait de Victor Hugo le précurseur du cinéma de James Cameron. Hélas cette version fut censurée par ces salauds de communistes qui prirent le pouvoir du monde intellectuel dès 1917.

 

 

robespierre_T1000.jpg

 

Une illustration tirée de la version non censurée de Quatrevingt-treize

 

 

 

 

Donc voilà en gros ce que raconte ce roman.

 

Ah oui, à la fin, y'en a un qui se fait guillotiner. Je sais plus lequel, entre le noble-James-Bond et les deux révolutionnaires-cruels.

 

Même cette scène est nulle, c'est vous dire.

 

 

 

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 13:45

 

 

 

 

 

 

J'ai retrouvé ce devoir écrit pour le cours de français tandis que j'étais en seconde.

 

 

Fiche de lecture

 

 

Titre : ALEXIS ZORBA

 

Auteur : Nikos Kazantzakis

 

 

 

Résumé :

 

Ce roman raconte l'histoire d'un intellectuel minable, assez lourd et coincé qui fait plein de projets mais qui ne les réalise jamais. Il s'agit du narrateur. Comme il fout rien il rencontre un mec appelé Alexis Zorba. Comparé à Alexis Zorba le narrateur n'est pas du tout énervant. Il paraît presque sympathique. Alexis Zorba est un vieux qui fait on-ne-sait-pas-quoi au juste. Le narrateur l'engage pour travailler pour lui – chose que tout homme sensé n'aurait jamais faite. En effet Alexis Zorba est un gros relou qui n'a pas envie de se fatiguer. Tout du long du livre, il prêche et raconte des généralités sur la vie qui n'ont absolument aucun intérêt. En réalité, il appartient au type du « grand con bienheureux », genre de personnage que je croyais jusqu'alors réservé au cinéma hollywoodien. Sa naïveté voudrait nous faire croire que l'homme du petit peuple (en l'occurrence grec) est un sommet de sagesse pontifiante. Pâle excuse pour saouler le lecteur pendant au moins 400 pages.

Le narrateur et Alexis Zorba ne font pas grand-chose sinon discuter. A un moment ils vont dans un hôtel pourri, tenu par une grosse bonne femme vulgaire. Cette femme noue une relation sexuelle avec Alexis Zorba. Qui se ressemble s'assemble. Le couple est très cohérent par sa stupidité. Bien entendu le narrateur, petit-bourgeois refoulé, est tout admiratif devant le soi-disant naturalisme populaire qui émane de ces deux personnages. La grosse bonne femme vulgaire est en réalité une ancienne prostituée. Maintenant, elle n'est plus qu'une matrone défraîchie sur le retour.

A la fin le narrateur et Alexis Zorba se perdent de vue. Le narrateur veut écrire un livre sur je-ne-sais-plus-quoi tellement le sujet est inintéressant. Il reçoit des nouvelles d'Alexis Zorba qui est décédé. Voilà qui confirme l'adage : pas de nouvelles, bonnes nouvelles !

 

 

Mon avis personnel :

 

J'avais lu La Dernière tentation du Christ du même auteur et comme j'avais bien aimé, j'ai choisi de lire ce livre. J'ai rarement lu un roman aussi énervant. Quand on apprend qu'Alexis Zorba est mort, j'étais près de faire péter le champagne (heureusement ma religion m'interdit la consommation d'alcool). Une chose est sûre : ce livre ne m'a pas donné envie d'aller en Crête ou en Grèce.

 

 

 

Note reçue : 10/20

 

Appréciation du professeur :

 

Fiche de lecture déplorable mais au moins avez-vous fait l'effort de lire le roman en entier.

 

 

 

 

Mon point de vue, dix ans après :

 

Sur la forme, j'étais un vrai petit con. Sur le fond, j'avais raison.

 

 

 

 

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