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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:22

 

 

 

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Difficile d’expliquer à des non communistes ce que signifie un « gauchiste » dans notre jargon.

 

Ça ne veut pas dire « quelqu’un de gauche », comme dans le langage courant.

 

 

 

Ça veut dire quelqu’un qui est de gauche mais qui n’est pas communiste. Ça veut dire les gens de gauche qui veulent que « ça change » mais qui récusent l’URSS (pourtant une économie, avec ses qualités et ses défauts certes, où les choses ont considérablement changé). Ceux qui veulent une autre révolution, un dépassement du capitalisme… les mélenchonistes… puis, les alters de tout poil, les marginaux plus ou moins volontaires… Aux gauchistes, j’assimile volontiers les rebelles sans cause et les anars.

 

Le terme nous vient de Lénine qui rédigea Le gauchisme, la maladie infantile du communisme, dans un contexte assez différent.

 

 

 

Il y a certains gauchistes qui ne me dérangent pas.

Je les respecte lorsqu’ils s’assument.

 

Par exemple, les mecs qui tiennent l’épicerie bio que je fréquente. Des écolos, des anars… Politiquement, on est pas du tout sur la même ligne. Mais je les aime bien car ce sont de vrais écolos, de vrais anars. Ils ont fondé leur coopérative, ils vivent réellement de façon alternative, ils vivent pauvrement, ils vivent selon leurs convictions.

Toutes les petites gens, un peu alter, un peu rêveuses, qui travaillent dans le social, qui vivotent, qui restent en dehors des marges... Qui ne gagnent pas beaucoup...

Ils ont voulu vivre autrement et ils le font pour de bon.

Question de courage, de dignité, d’honnêteté.

 

Ceux que je respecte beaucoup moins, ce sont les gauchistes qui ne s’assument pas.

Hélas, j’ai été amené à en croiser pas mal.

Ils critiquent « le système » - certains allant même jusqu’à se déclarer « anarchistes » - mais ne perdent jamais le nord, ça non : issus des classes moyennes petites-bourgeoises, ils ont bien sûr fait les études qu’il faut pour ne pas devenir pauvre. Ils auront un emploi qui les maintiendront dans leur classe. Certains « anars » bossent même pour l’Etat. Après avoir fait une école d’ingénieur. On crache sur « le système » quand ça arrange, n’est-ce pas.

A trente ans, ils consomment de temps à autre du cannabis (qui est, je le rappelle, le produit petit-bourgeois par excellence) à l’abri du regard de leurs enfants (ils se sont reproduits, en bons conformistes), mais lundi matin ils retourneront au travail pour gagner leurs 3500 € mensuels.

Faut pas déconner, hé.

 

Chez les auteurs, c’est pareil. Gauchistes devant l’éternel, rebelles, anars, pseudo-guévaristes, évidemment anti-soviétiques, mais qui n’ont jamais refusé les honneurs institutionnels prout-prout, qui n’ont jamais foutu le pied dans une entreprise de leur vie, et qui sont toujours enclins à accepter une bourse accordée par un Etat qu’ils n’ont de cesse de critiquer.

 

 

Ça me fait aussi penser aux communistes. A certains camarades. Toujours là pour défendre la classe ouvrière et donner de grandes leçons à son sujet... mais beaucoup choisissent soigneusement de faire les études qui leur promettront de ne surtout pas intégrer cette dite classe…

Je n’aime pas ça.

Et j’ai l’habitude qu’on me traite d’ouvriériste.

 

 

 

 

 

 

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Published by stoni - dans Définitions
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 13:29

 

 

 

 

 

La semaine dernière, je vous donnais mon avis sur l’utilité de posséder un blog lorsqu’on est un auteur en quête d’un premier éditeur.

 

Aujourd’hui, je vous donne mon avis sur le cas des auteurs édités.

 

Avant tout, je tiens à préciser qu’il s’agit de mon avis personnel, il n’engage que moi et beaucoup d’auteurs édités ne le partageront certainement pas.

 

Mon avis ne concerne que les auteurs édités par des maisons correctement distribuées, qui font de la littérature pour adulte. Pourquoi ? Parce que c’est l’univers que je connais. Je ne me prononce pas sur les auteurs jeunesse, ni sur les auteurs édités chez de micro-éditeurs, édités en numérique ou auto-édités.

 

Bref. Venons en au fait.

 

 

Est-il indispensable pour un auteur d’être présent sur internet afin d'exister dans l’édition aujourd’hui ?

 

Ma réponse est NON. Bien au contraire.

Un site web, un blog, un compte facebook, ne feront pas gagner davantage de lecteurs à un auteur.

Ce qui donne des lecteurs à un auteur, c’est un bon éditeur (dans la mesure du possible), un bon distributeur – diffuseur, un bon attaché de presse, un bon bouche à oreille.

Autant de choses qui n’ont strictement aucun rapport avec le blog ou internet.

 

Je ne suis pas contre le petit site ou blog avec seulement une bio et une bibliographie. Pourquoi pas ? Si cela n’est pas prévu sur le site web de l’éditeur, ça aidera à sortir sur Google quand des gens cherchent des infos sur vous.

 

En revanche, j’éviterais à tout prix le blog, le site ou la page facebook « 3615 MYLIFE ».

C’est pourtant ce que je fais avec le blog et le facebook de Stoni, allez-vous me répliquer. Oui mais non. Stoni, on ne sait pas ce qu’il publie, ni qui il est. Ce n’est pas officiel. Je peux tout me permettre.

Je pense qu’un auteur édité ne peut pas s’autoriser ce genre de publicité.

 

L’expérience m’a donné cette opinion.

Parce que, avant, j’avais un compte facebook « officiel » d’auteur. Je l’ai fermé depuis.

 

Dans mes contacts facebook, je comptais nombre d’autres écrivains que je connaissais de près ou de loin.

Voir leurs publications facebook au jour le jour m’a dégoûté de cette pratique, m’a ouvert les yeux sur la mienne, et m’a poussé à fermer ce compte.

Sur un blog d’auteur, sauf exception, le même phénomène se vérifie.

 

Je m’explique.

 



Le blog et le facebook officiels d’auteur virent très vite à l’autosatisfaction permanente.

Moi aussi, au début, sur Facebook, je postais des liens vers les (bonnes) critiques de mes bouquins. Oué trop bien chanmé le monde m’adore regardez la preuve. Je n’écrivais pas cela, mais au fond, c’était bien l’esprit. Et puis je me suis rendu compte que c’était parfaitement ridicule. Que tous les auteurs faisaient la même chose. Que des mecs de cinquante balais continuaient à poster des liens : oué trop bien chanmé le Figaro m’adore comment je me fais une personal branlette là.

C’est ça le problème. C’est que c’est de la pure branlette. Vous avez déjà vu le tumblr « personal branling » ? Franchement, si les mecs qui s’en occupent s’attardaient un peu sur les blogs ou facebook d’auteurs, ils auraient de quoi poster des conneries jusqu’à la fin des temps.

 

Au personal branling, succède très rapidement le branling mondain. C’est-à-dire la branlette mondaine du petit milieu de la littérature. Tu postes une photo prise au salon du livre avec tel journaliste à la con : ouah trop cool, je connais trop du monde mon pote ! Photo avec une brochette de « potes » auteurs (en vérité, des types qui n’attendent qu’une chose : que ton prochain roman soit un bide) : je connais trop des auteurs connus on est trop amis je fais partie de ce milieu formidable qu’est l’édition ha ha ha !

Ça aussi, je l’ai fait au début. MEA CULPA.

En voyant les autres le faire, j’ai réalisé là aussi combien cela puait l’autosatisfaction, j’ai eu honte et j’ai cessé.

 


 

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  Branlette entre copines : peut-être sont-elles écrivains !

 

 

Vous savez, je ne suis jamais contre une bonne petite branlette, que ce soit tout seul ou en groupe. Mais ça ne se fait pas en public, et encore moins sur internet. Sans déconner.

 

La branlette n’est pas encore le pire.

Le pire est le phénomène « mon avis aussi compte ».

Sur son compte facebook ou son blog, l’auteur donne son avis. Sur quoi ? Sur tout. Sur les livres de ses amis écrivains trop mes potes trop chanmé le milieu de la littérature waooouh. Bon, ça, encore, ça va. Il a le droit de branler ses copains, l’auteur édité.

Mais il donne aussi son avis sur des sujets de société. Sur la politique.

Je vous préviens : en général, si un écrivain c’est très bien quand il fait de la fiction, c’est beaucoup moins bien quand il s’essaie à l’analyse socio-politique. Ouais, je sais, le droit de l’écrivain à donner son avis, le rôle du prescripteur d’opinion, machin truc.

Sauf que, dans 99 % des cas, l’avis de l’écrivain sur un sujet de société c’est l’avis de monsieur tout le monde à tendance gaucho-rebelle ou à tendance droito-humaniste. Mais à la différence de monsieur tout le monde, l'écrivain croit que son avis, c'est trop original, trop profond, trop sérieux – bref, il se la pète grave.

C’est méchant à dire, et je vous rappelle qu’il s’agit seulement de mon opinion personnelle, mais je juge cela ridicule. Vraiment.

Exemple. Pendant les élections présidentielles, tous les auteurs se lâchaient sur Facebook ou sur leurs blogs pour dire pour qui ils allaient voter. PUTAIN MAIS QU’EST-CE QU’ON S’EN BRANLE ? COMME SI QUELQU’UN EN AVAIT QUELQUE CHOSE A FOUTRE ?

Vos lecteurs s’en foutent. Je vous jure. Ils s’en foutent grave. Tout le monde s’en fout. Les gens lisent vos romans, c’est tout.

Je pense que les auteurs ne s’en rendent pas compte. Mais la terre entière s’en bat allègrement les steaks, de pour qui ils votent.

Je suis un auteur communiste, quand on me pose la question je dis que je suis communiste, je ne le cache pas, voilà. Mais comme si j’étais assez important pour déclarer pompeusement sur facebook à dix jours des élections pour qui j’allais voter, cela de mon seul fait ! On me pose la question ? Ouais, je le dis. On me pose pas la question ? Je ferme ma putain de gueule.

 

 

En résumé.

 

Le blog ou le facebook d’auteur, oui, si cela vous permet de rester en contact avec vos lecteurs, d’annoncer les dédicaces, le strict minimum, ok.

 

En revanche, je suis contre le 3615 MYLIFE d’écrivain. Je pense qu’un auteur a tout à gagner à se faire le plus discret possible. Question d’humilité et de crédibilité. Après ça n’engage que moi.

 

 

 

 

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 12:01

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 13:58

 

 

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Un auteur doit-il posséder un site web ou un blog ?

 

C’est la question ô combien sidérante que me posa, récemment, une sémillante camarade-lectrice.

 

Elle voulait également savoir si, pour un auteur en quête d’un premier éditeur, un site web (ou un blog) pouvait aider à attirer l’attention du monde éditorial – d’ordinaire indifférent et cruel, comme chacun le sait.

 

Ma réponse à cette question s’articule en deux points.

 

Premièrement, mon avis sur les sites web d’auteurs pas encore édités. C’est ce que nous allons découvrir aujourd’hui.

 

Deuxièmement, mon avis sur les sites web d’auteurs édités. Mais ça, on le verra une prochaine fois.

 

 

 

 

 

 

Le site web ou blog d’auteurs pas encore édités.

 

Je crois que cela tient seulement à la motivation de l’auteur, ou au temps libre dont il dispose ! Pourquoi pas ? Personnellement, j’adore tenir mon blog. Il me force à écrire, même quand je n’en ai pas envie. Par rapport à mes romans, j’y soigne peu – voire pas du tout – mon style, et justement de temps en temps ça fait du bien de se lâcher un peu.

J’y écris en style oral, j’aime bien, ça me détend.

 

 

En revanche, un blog ne vous aidera pas à attirer l’attention des éditeurs si votre objectif est d’éditer un premier roman.

Seul votre manuscrit pourra éventuellement décider un éditeur : rien d’autre que le manuscrit ! Combien de fois l’écrirai-je sur ce blog ? Seul le manuscrit compte, rien d’autre ne compte.

Vous aurez beau avoir le plus beau blog d’auteur du monde, si votre manuscrit ne plaît pas, ça ne changera rien.

 

Voir mon article : l'aventure de ton manuscrit dans une maison d'édition...

 

 

 

Je crois très moyennement à l’hypothèse du blog littéraire bien branlé, pourvu de nouvelles, de textes en prose, et de l’éditeur qui vous remarque par ce biais. Ça a probablement déjà dû arriver. Mais les chances me semblent si minimes… ne commencez pas un blog littéraire avec une telle intention. Faites-le pour vous faire plaisir, pour avoir des lecteurs sur le web.

Attirer l’attention des éditeurs ne doit pas être votre but. A la limite, si cela se produit, ce sera la cerise sur le gâteau. Vous pouvez toujours essayer de vous faire remarquer… Mais ne misez pas gros là-dessus.

 

Le seul éditeur qui vous remarquera « via un blog » sera peut-être un éditeur pourri : ceux-ci ont en général le temps de surfer sur la blogosphère en quête d’une nouvelle victime à se mettre sous la dent…

Méfiez-vous des « propositions d’édition » que vous recevrez par email, quand vous bloguez. Ce sont souvent des éditions à compte d’auteur, de l’auto-édition ou des éditeurs pourris. A la moindre approche d’un éditeur, faites-lui passer le test de l’éditeur pourri prévu dans mon dossier spécial hyper polémique.

 

 

Concernant la protection de vos textes et leur publication via un blog, tant que vous n’éditez pas votre roman en entier sur internet en accès gratuit, selon moi vous ne prenez pas de gros risques.

Oui, il se peut que des quidams éhontés vous piquent des extraits, des formulations, des idées. Mais que voulez-vous ! Si vous vous contentez de poster des nouvelles ou des extraits, ce n’est pas très grave. Au mieux, cela vous préparera pour le petit plagiat que tout écrivain édité connaîtra au moins une fois dans sa vie...

Dans mon propre cas, mon blog est souvent copié, et mes idées reprises dans d’autres sites sur l’édition sans que, bien entendu, votre ami Stoni soit nullement cité. Mais c’est comme ça. Je m’en fous, c’est juste un blog.

 

 

Donc, je résume.

A mon avis, pour un auteur pas encore édité, un petit blog perso doit rester un terrain de jeu, un espace de plaisir. Ne l’entamez pas dans une perspective « carriériste » : cela n’aurait pas grand intérêt…

 

 

 

La prochaine fois : mon avis sur les sites ou blogs d’auteurs édités.

 

 

 

 

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:35

 

http://obscureinternet.com/wp-content/uploads/woman-soldier-kick-fail-Fail-Gifs.gif

 

Alors tu vois la guerre maintenant

c'est super marrant, on y meurt (presque)

plus et quand on se fait mal,

c'est juste qu'on a été maladroit !

 

 

 

 

 

 

Il y a trois jours, périssait la seconde victime militaire française de "la guerre au Mali".

 

Émotion et hommage républicain. Pourquoi ? Comment est-ce arrivé ?

 

Une armée. Environ quarante jours de guerre. Deux morts françaises.

 

 

Il y a dix ans, les États-Unis étaient le seul pays – à ma connaissance – qui exigeait de ses soldats qu'ils ne tombent pas au front.

 

Depuis, la mode s'est répandue.

 

Aujourd'hui, les pays riches vont à la guerre comme on ne va pas à la guerre. On mène la guerre qui ne tue pas ses soldats.

Une guerre avec des armes, des chars, des bombes, mais pas de cercueils.

 

Qui s'occupe de tomber, alors ?

Parce qu'il en faut bien, des morts, dans une guerre !

Les ennemis ? Les militaires africains ? Les civils ?

 

On ne sait pas trop.

 

Voici venue l'ère de la guerre propre, la guerre de libération, la guerre humanitaire, la guerre qui ne tue pas.

 

La guerre pacifique, en gros.

 

La guerre pour la vie. La guerre pour la paix.

 

Comme je l'ai écrit dans le titre de cet article, voilà qui nous donne un conflit idéal.

 

Je ne sais pas si, comme moi, tu essaies d'être hyperréaliste radical (je ne te le souhaite pas).

 

Mais, quand on essaie de l'être, on refuse toujours les concepts idéaux pour leur préférer la réalité brute.

 

Toujours.

 

 

 

 

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 13:34

 

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Je suis bloqué dans mon bouquin. Ça arrive, parfois. Je sais que ça arrive. Il n'empêche, on s'installe tous les jours à sa table, l'esprit vide, sans rien faire, toujours prisonnier de sa machine à écrire. Chacune des journées ainsi passées est un enfer d'un genre bien particulier. Chaque question qu'on se pose est une petite blessure en soi. Pourquoi est-ce que j'écris ce livre ? Est-ce si important ? Est-ce que j'y crois ? Alors, on se lève, on allume une cigarette. On range un peu. Impossible de se concentrer suffisamment pour lire un livre. Le journal ? On n'y comprend rien. Voilà. Alors, on ressort. On va faire un tour dans les librairies du quartier. Que de livres, que de livres ! Qui les écrit ? Comment ? Pourquoi ? On revient devant la machine à écrire. On repart du début, on lit la première page... Moi, je crois que l'art, ou essayer d'en faire, c'est le fruit du désespoir, oui, du désespoir, bien plus que de la vanité, ou de la conscience que nous sommes mortels.

 

Moi, je pense que le succès, ça n'existe pas (il va sans dire que la publication d'un livre, ce n'est jamais que le franchissement d'un obstacle social, que ça n'a strictement rien à voir avec l'écriture). Toute écriture aboutit à un échec, plus ou moins grand. Rien jamais ne décolle vraiment. Non. Ce n'est pas exactement ça que je voulais dire...

 

Ce que je veux dire, c'est qu'une fois qu'on part à la recherche d'une vérité, on peut s'en rapprocher, oui - un peu plus près hier qu'aujourd'hui, ou la semaine prochaine que cette semaine. MAIS la vérité, on ne l'atteint jamais, il n'y a jamais d'orgasme. On espère toujours cette fièvre, on y touche, parfois (c'est peut-être ça, l'inspiration ?), mais jamais on atteint ces sommets de la mort, de la naissance...

 

 

Avant qu'on n'accepte mon premier bouquin, et jusqu'à ce que je commence le deuxième, ce que je recherchais, c'était la gloire, une place au soleil. Qu'on parle de moi. Tout ça, quoi. Mais, aujourd'hui, ça ne m'intéresse plus, je n'y pense plus guère. Ce sont des choses en soi dérisoires. Pire encore : toute la célébrité, tout l'argent du monde ne valent pas tout ce qu'on souffre pour mettre au monde un roman (même la joie impure de le voir publié, c'est rien du tout, des aspirines à un cancéreux). Alors, pourquoi est-ce que j'écris ? Eh bien, vraiment, je n'en sais rien. Je peux donner plein de raisons, mais elles seraient trop "réfléchies", à demi vraies seulement. Ce que je peux dire de plus sincère, c'est : " Parce qu'il le faut ".

 

 

 

 

 

Mordecai Richler

Survivre, etc....

Traduit de l'anglais par Béatrice Dunner

 

 

 

 

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 13:27

 

 

Apprentis, lycéens, collégiens,

unissez-vous contre Baudelaire !

 

Révoltez-vous !

 

 

 

Vous, forces vives de notre société, ne vous laissez pas abattre par Charles Baudelaire !

 

Moi qui ne suis plus des vôtres, je vous dédie ce texte, en toute solidarité, en toute compassion et dans le plus grand respect !

 

Je me rappelle !

 

Le lycée. Première technologique, cours de français.

Ou cours de lettres. Je ne sais plus quelle était l’appellation alors employée.

En vue du baccalauréat (français à l’oral : coefficient 4), nous étudiâmes Charles Baudelaire.

Les Fleurs du mal (si bien nommées…).

 

Dans une salle de classe bondée, l’auditoire s’endormait, ou papotait, ou faisait les cons.

Le professeur, ce vieux mec pas bien méchant mais salement rasoir, s’enhardissait sur le poème Parfum exotique.

Il lisait les mots « ton sein chaleureux » en bavant, et précisait : « oui parce qu’il faut imaginer une belle poitrine épanouie, pleine, abondante… ».

 

Et les filles, qu’on les salue au passage, n’écoutaient pas. Elles se remaquillaient.

Ni nous, d’ailleurs. On écoutait notre baladeur cassette (c’était une autre époque).

 

Et le professeur disait : « les enfants, un peu d’attention ! »

Les enfants, c’étaient nous, surplus démographique poilu, flemmard, déconneur, adolescent, si bête, si marrant, si con.

La salle empestait le fauve. Nous sortions de gym.

Ce que l’on s’emmerdait !

Le professeur reprenait sa récitation du poème.

 

Et là, dans l’inspiration d’un grand moment, ô combien subversif, ô combien révolutionnaire, et parce que l’humour et la poésie sont surdéterminants, mon meilleur pote lâcha un gros rot.

 

Cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu un tel rot. Une déflagration oesophagienne. Nos bureaux en vibrèrent. Le rot résonna, tel un cri – caverneux, profond, lyrique – et se répercuta contre les murs de la salle, puis, dans un écho magnifique, explosa aux oreilles de tout un chacun.

Les filles cessèrent de se remaquiller. Nous entendîmes le rot, malgré l’écouteur du baladeur discrètement logé dans notre oreille.

Il y eut un instant de silence. Nous encaissions le coup.

Mon meilleur pote lui-même se stupéfia muettement de la puissance de son renvoi.

Le professeur s’était interrompu. Il guettait la salle en tout effroi.

Les regards des élèves se braquèrent sur mon meilleur pote.

Le professeur suivit ces regards, et localisa le foyer du rot.

Nous éclatâmes de rire.

« Ali, nom de Dieu, ça te fait rire ? Tu trouves ça intelligent ? » s’écria le professeur.

« Ali, je vous parle de Baudelaire, merde ! »

 

Oui, il parlait de Baudelaire : le rot était donc salutaire.

 

 

 

LA VIE DE BAUDELAIRE :

JE TE SALUE, Ô VIEILLE CANAILLE !

 

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Baudelaire présente un curieux intérêt : sa biographie prouve que le vécu bourgeois n’a guère évolué, depuis son décès.

 

Baudelaire aimait sa maman.

Un peu trop.

Nous reviendrons une autre fois sur le non-dit de l’Œdipe freudien, mais disons que cette adoration incestueuse n’avait rien d’étonnant pour un bourgeois de sa trempe. La maman, c’est la consommation. Le papa, c’est la production. (Pour l’enfant élevé dans une société de classes).

Le papa de Baudelaire mourut tandis que notre petit Charles avait six ans.

Hélas ! Maman Baudelaire se remaria avec un homme autoritaire et viril : un militaire, l’officier Aupick.

Toute sa vie, Charlie nourrit contre cet homme, et cette union, une haine jalouse. Mais, n’ayant jamais eu les couilles de se confronter au beau-père, il se choisit une victime bien plus facile à mater, histoire d’assouvir ses pulsions de mort : lui-même.

 

Devenu jeune homme, Baudelaire fit du droit. Ce privilège de classe qu’étaient les études universitaires ne satisfit pas son penchant autodestructeur. Il rejoignit alors le monde de la « bohème ».

Il mena la vie d’artiste.

En gros, il dépensa beaucoup, attrapa la syphilis, et ne travailla point.

Très inquiétés, ses parents eurent la gentillesse (et la bêtise) de lui offrir un voyage aux Indes, afin de l’écarter de ce train de vie désordonné.

Un peu comme les gosses de riches d’aujourd’hui, dont les vieux se fendent d’une année « d’immersion » aux Etats-Unis, en Angleterre, ou partout où vous voulez.

A l’époque, aller aux Indes n’était pas à la portée de tout le monde (ni aujourd’hui d’ailleurs, alors figurez-vous ce que c’était en 1841). Mais Baudelaire n’y trouva qu’ennui et morosité. Il revint en France blasé de tout.

 

 

 

Il se dépêcha de replonger dans la « bohème » parisienne. Une vie pseudo mondaine déclinée en restaurants, cafés, vernissages, théâtres, salons, partouzes. Cela dit, Baudelaire ne participait pas aux partouzes. Nous y viendrons plus tard.

 

Désormais majeur, Charlie avait touché le jackpot de son héritage. Hé oui ! Son père naturel lui avait en effet légué une jolie petite fortune. A l’image de tous les gens qui n’ont jamais travaillé, Charlie était malheureusement incapable de se représenter la valeur de l’argent. Il dépensa le pactole n’importe comment.

En vivant bien au-dessus de ses moyens, il dilapida la somme en seulement deux années.

Sa mère et son beau-père décidèrent alors de le placer sous tutelle. Le pauvre Charlie rétrograda au statut juridique de mineur. Le peu qu’il restait de l’héritage lui passa sous le nez ! En bon enfant gâté et capricieux, cet évènement le rendit d’autant plus amer. On avait osé toucher à son privilège d’hérédité des charges ! A partir de là, il trouva à redire à « l’ordre social des bourgeois ». Marrant qu’il n’y ait jamais pensé avant !

 

 

 

LE SUPERMAN DE LA POESIE FRANÇAISE :

UNE VIEILLE PLEUREUSE !

 

 

 

baudelaire FUME PETARD

 

Après quoi, Charlie opta pour une carrière d’Artiste Maudit.

 

Ce fut d’ailleurs la seule chose qu’il réussit dans sa vie, il faut le reconnaître.

 

Focalisé sur le paraître, il devint dandy (l’ancêtre du branché d’aujourd’hui, rien de bien subversif je vous rassure). Dans sa grande œuvre littéraire, il se mit à déblatérer sur l’esthétique (comme critique d’art chiant).  Dans sa grande œuvre poétique, il pérora à tout va sur la marginalité et le « spleen ».

 

Le « spleen », c’est une dépression d’ennui profond qu’un travailleur n’aurait jamais eu la chance de connaître, en ce temps.

 

Dans l’incapacité totale de s’assumer, sa marque de fabrique était d’emprunter (beaucoup) et de ne pas rembourser (ouais ouais pas un kopeck !).

On imagine qu’il se fit beaucoup d’amis de la sorte.

Comme il n’avait rien d’autre à foutre, il s’adonna à l’alcool, et en moindre mesure, au haschich (dont, en dépit de la légende, il n’abusa pas mais qu’il expérimenta). Et s’il consomma du laudanum, ce fut uniquement pour pallier des douleurs physiques.

 

A ce stade, Baudelaire était un mondain centré sur lui-même, c’est-à-dire sur le spleen – que nous traduirons par le néant.

Quand survinrent les révolutions de 1848, il n’eut pas grand-chose à en foutre du socialisme et de toutes ces affaires.

S’il alla sur les barricades – comble de mauvais goût, surtout pour un esthète ! – c’était pour motif personnel. Toujours tourmenté par son complexe d’Œdipe (en cela il était volontaire), il harangua les insurgés pour les inviter à… tirer sur son beau-père, l’officier Aupick !

Les insurgés l’ignorèrent et Aupick survécut.

 

Charlie se déclara alors « dégoûté par l’expérience politique » (oui parce qu’un dandy bourré en train de s’agiter sur une barricade, et qui par ailleurs gêne tout le monde, c’est une expérience politique vous voyez). L’instauration du Second Empire le « lassa ». Le pauvre !

Très officiellement, tel Jospin en 2002, il se « retira de la vie politique ». Retrait pour le moins culotté de la part d’un mec qui avait affronté les baïonnettes dans la seule optique de régler ses problèmes de famille.

 

 

 

LE BOULET SUPER RELOU !!!

 

baudelaire on nique

 

Dans sa vie sentimentale, notre ami Charlie décrochait le pompon.

Eternel soupirant de sa mère, il se réfugia dans l’abstinence pour éviter toute confrontation avec le réel.

Puis, une fois tous les cinq ans, il niquait. Acte de nique qui, bien sûr, le laissait « amer, dégoûté d’une expérience si éloignée de l’Idéal » !

 

Sa méthode, c’était de se cramponner à une femme inaccessible (en général, une semi-mondaine pourvue de toute une cour de galants). Charlie la draguait pendant des années (genre le vrai boulet). Un beau soir, la femme exaspérée « se donnait » (genre le boulet dont on prend pitié une nuit d’ivresse).

 

Au lendemain de « la première étreinte », Charlie envoyait alors à la femme ce genre de lettres :

 

 

 

Chérie,

 

Il y a quelque jours, tu étais une divinité. Te voilà femme maintenant.

 

Comme tu l’auras compris, je te plaque, niquer avec toi m’a déçu à fond du ballon.

 

Bien amicalement,

 

Crois-moi bien ton petit

 

Charlie.

 

 

 

 

 

LA POESIE : TOUT UN PROGRAMME !

 

 

 

 

Parallèlement à toutes ces non-aventures, il continua à faire de la poésie.

 

Pour « faire quelque chose de sa vie », comme il le résuma si bien. Ce vide béant de boulet privilégié, il voulut le combler, et cherchant que faire, se déclara poète. Son programme littéraire était d’exorciser ses « démons » - ce qui, comme le reste, échoua lamentablement en tant qu’exorcisme : la paresse ( ! ), la luxure ( !! ) et le goût du néant ( !!! ). Ainsi, il rédigea ces poésies, en vers et en proses, dont on vous a farci la tête au lycée, les sempiternels gémissements de petit garçon jaloux, les complaintes d’homme raté, les litanies de riche parasitaire, les quasi-ridicules « poèmes lesbiens », ces fascinations émasculées pour « l’Idéal » qui rappellent tant la passivité sociale du chrétien magistralement démontrée par Rousseau, les jérémiades du blasé…

 

 

 

ELEVES DE TOUS LES CYCLES, TOUS LES AGES ET TOUS LES PAYS,

NE VOUS LAISSEZ PAS FAIRE !

 

 

Quand vous finirez de lire les Fleurs du Mal, déchiffrez entre les lignes :

 

 

  " Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre !

 

(et comment, tu m’as fait chier depuis 150 pages, vas-y casse-toi putain !)

 

Ce pays nous ennuie,

 

(je te le fais pas dire ! )

 

ô Mort ! Appareillons !

[…]

 

 

Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?

 

(ouais ben l’Enfer j’ai connu, moi, en devant lire ton truc, bordel de topinambour !)

 

Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau ! "

 

(mais c’est une idée, trouve un nouveau truc à faire, on  ne te demande que ça, mon vieux !)

 

 

 

 

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 14:20

 

 

http://www.topito.com/wp-content/uploads/2012/12/anigif_enhanced-buzz-8200-1355940738-4.gif

les Editions Rue du Fromage :

what da fuck ??

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2011, j’avais reçu une proposition de service de presse d’un éditeur indépendant dont je ne citerai pas le nom aujourd'hui (je lui ai déjà tapé dessus une première fois, ça va). Nous l'appellerons Editions Rue du Fromage.

 

 

 

 

Un service de presse – SP pour les intimes – est un exemplaire d’un bouquin que l’on envoie gratuitement, avant sa parution, à des journalistes afin d’obtenir des petites critiques au poil.

 

 

 

Pour un éditeur, obtenir de la presse reste toujours un exercice difficile. Mais quand l’éditeur bâcle le boulot comme un tâcheron, c’est sûr que ça ne facilite pas les choses.

 

 

 

Par exemple, la mode veut que les services de presse soient aujourd’hui massivement envoyés à des blogueurs. Des blogueurs comme vous et moi, quoi.

 

Or, une critique sur un blog d’amateur ne remplacera jamais, en termes d’impact et de notoriété, une critique dans un grand média.

 

Je suis donc assez contre cette pratique de l’envoi des SP aux blogueurs. Evidemment, il est plus facile de récupérer une critique chez un blogueur que chez un journaliste. D’où l’intérêt soudain que les éditeurs trouvent aux blogs.

 

Si l’éditeur visait et les grands médias et les blogs, pourquoi pas ? Cela diversifierait les critiques et la notoriété du livre.

 

Cependant, dans la pratique, les éditeurs privilégient de plus en plus les blogueurs, car cela demande moins de temps, moins d’investissement, que pour convaincre un vrai journaliste. En gros : tu n’as pas besoin de payer un attaché de presse. Eh oui !

 

Pour l’auteur, n’obtenir que des critiques blogs n’a pas grand intérêt. L’impact en ventes est faible – sinon inexistant.

Il faut être conscient que, pour nous les écrivains, la presse est très importante : avec nos publications, elle constitue notre CV. Lorsqu’un auteur souhaite – ou doit – changer d’éditeur, il proposera son manuscrit avec un « dossier de presse » qui compilera les meilleurs papiers et interviews de sa carrière. Si un papier dans un grand journal impressionnera, un critique sur le blog « foudelivre.overblog.com » laissera au mieux indifférent, comme on s’en doute.

 

 

Voilà pour vous situer la chose.

 

Mais le pire, c’est quand les éditeurs arrosent les blogueurs de SP…. Sans même avoir pris le temps de sélectionner ces blogs avec discernement !

 

Regardez mon blog, par exemple : est-ce un blog de critique littéraire ? NON !

Alors pourquoi m’envoyer des foutus SP, je vous le demande ? Sinon par totale impéritie?

 

La première fois que les Editions Rue du Fromage m’avaient contacté pour me refourguer un SP, je leur avais ainsi répondu qu’ils feraient mieux de sélectionner les blogs, et que franchement, c’était n’importe quoi.

Mais ils m’avaient répondu : non non non, je me trompais, ils avaient lu mon blog qu’ils kiffaient trop sa race, ils ne m’avaient pas du tout contacté au hasard via un mailing de masse.

 

Bon, ok, pourquoi pas ? Je m’étais platement excusé.

 

 

Mais qu’ai-je reçu ces derniers jours dans ma boîte courriel ? La preuve que cet éditeur sélectionne mal les blogs où il envoie des SP.

 

 

 

De : éditeuruedufromage@éditeur.com  

 

A : stoni@stoni.com

 

Objet : Service de presse

 

Bonjour,

 

Nous sommes les éditions rue du fromage et nous sortons prochainement, le 14 février 2013, un nouveau livre :

 

Présentation du livre blablabla

 

 

Nous souhaiterions vivement vous envoyer un exemplaire en avant première afin que vous puissiez découvrir ce livre et, s'il vous a plu, en parler.

 

Seriez-vous intéressés pour le recevoir ?

 

Si oui, pourriez-vous nous communiquer une adresse (complète) où vous le faire parvenir ?

 

En vous remerciant par avance.

 

Bien cordialement,

 

Éditions rue du fromage

 

 

 

 

 

 

Ce à quoi j’ai répondu :

 

 

 

 

 

De : stoni@stoni.com

 

A : éditeuruedufromage@éditeur.com

 

Objet : Re : Service de presse

 

 

Putain mais vous êtes masos ma parole !

 

http://stoni1983.over-blog.com/article-proposition-de-service-de-presse-2-le-retour-de-la-vengeance-83264963.html

 

Au revoir.

 

 

 

 

Faut pas se foutre de la gueule du monde !

 

Lors de la publication de mon premier article sur les Editions Rue du Fromage – et donc sur les SP – beaucoup de lecteurs avaient été choqués par mon « mépris » envers les blogs.

 

Il ne s’agit pas de mépris, mais d’un simple constat objectif.

 

Je n’ai rien contre les blogueurs, j’en suis moi-même un. Les blogs de critiques livres, c’est très bien.

 

Mais le boulot d’un éditeur n’est pas de distribuer gratos le bouquin d’un auteur : c’est de le vendre !

 

Et je vous assure qu’en le refourguant aux blogs, l’éditeur n’agit pas en ce sens. Il fournit de la lecture à des particuliers aux frais de la princesse. Bon, tant mieux pour les blogueurs.

 

Mais tant pis pour l’auteur qui aimerait bien que son patron fasse son boulot correctement.

 

 

 

 

 

 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 13:16

 

 

robespierre.jpg

 

Robespierre, ze psychorigid man

in ze psychorigid place

for ze psychorigid people

 

 

 

 

 

 

 

Ces temps-ci, je rêve souvent à Robespierre. J'éprouve à son égard une admiration qui confine à l'amour. Un amour intellectuel, un amour politique. Je ne ressens pareil dévouement pour aucune autre figure du panthéon communisto-gauchisant.

 

Bien sûr, il y a l'homme, les idées, l'action politique.

Bien sûr, il y a aussi la mort.

 

Beaucoup ont écrit là-dessus. Qu'ai-je à rajouter de plus ?

 

Mais il y a la sexualité. Je suis une personne très intéressée par le sexe. Et Robespierre ne semblait absolument pas l'être. De ce qu'on en sait. Je ne puis dire, comme le prétendent certains, s'il était asexué, s'il se tapait Saint-Just, ou si ça ne l'intéressait tout simplement pas. Je n'en sais rien.

Il est tout de même resté célibataire. Pour moi, il est pur de l'amour et – donc – du mondain. Quelque part, il n'a pas été corrompu.

 

J'aurais aimé être ainsi fait.

 

Je rêve donc de Robespierre. Je rêve que je dois prendre sa défense. Je rêve qu'il me parle. Il a toujours une présence bienfaisante, apaisante, amicale.

 

Cette nuit, j'ai rêvé que des historiens avaient découvert des documents importants sur sa jeunesse à Arras. Des aspects beaucoup moins probes de sa personnalité étaient révélés. J'apprenais qu'il avait été menteur, dissimulateur, défiant, parfois méchant ou mesquin. Mais qu'il avait ensuite beaucoup changé, jusqu'à devenir le politicien que nous connaissons.

J'étais déçu. Mais au final, je constatais que mon admiration ne faiblissait pas.

 

 

J'ai compris pourquoi j'ai fait ce rêve.

 

Depuis quelques semaines, je sais que mon patron "anti lutte de classes" se prépare à vendre son entreprise. Je ne sais pas ce qu'il adviendra de mon emploi, lorsque ça se produira.

Possiblement, je me retrouverai au chômage.

Je suis assez catastrophé à cette idée. J'ai vérifié sur internet : je devrais pouvoir toucher l'allocation chômage pendant deux années entières.

Je n'aime pas cette idée, je suis mal à l'aise avec cela. Mais uniquement pour moi-même. Pour n'importe qui d'autre, aucun problème : le droit au chômage est une maigre protection, un minimum, bien sûr qu'on y a droit et même plus que ça encore !

Mais pour moi-même ? C'est une autre histoire.

 

L'autre jour j'ai croisé quelqu'un que je n'avais pas revu depuis longtemps. Nous avons parlé de nos situations respectives. J'ai confié que je ne sais pas trop où j'en serai dans six mois. Plus pour me rassurer moi-même qu'autre chose, j'ai ajouté :

- Mais bon, ça va, j'aurai le chômage si tout se passe bien. Mais j'espère que je vais vite retrouver du travail dans tous les cas.

- Je l'espère pour toi aussi ! Moi, je suis au chômage depuis trois mois. Dans un an et demi, je compte partir vivre à l'étranger. Alors, tu vois, je crois que je vais rester sur ma cotisation et en profiter...

Et je me suis dit que je pourrais bien faire la même chose. J'aimerais partir vivre en Allemagne d'ici un an ou deux, justement.

D'un coup, j'ai eu honte de cette idée. Et puis quoi encore ? Ce n'est pas bien !

 

 

 

NON !

 

CE N'EST PAS BIEN !

 

C'EST MAL !

 

TU DOIS TRAVAILLER !

 

PROFITER DU CHÔMAGE C'EST MAL !

 

TU AS DES PRINCIPES !

 

 

 

 

Et merde putain ! J'en ai marre ! J'en ai marre d'être comme ça ! Ce type avec qui je discute, là, il ne se prend pas la tête, lui ! Pourquoi je dois toujous être aussi droit, aussi irréprochable ?

 

 

 

 

 

police-chomage.jpg

J'ai une sorte de police intérieure

dans ma tête qui me flique tout le temps.

Non, je ne suis pas schizophrène.

 

 

 

 

 

Ras le bol, nom d'un tapioca !

 

Je n'ai pas pris un seul putain de congé maladie depuis que je suis entré dans la vie active (donc depuis dix ans...). PAS UN SEUL. Pourquoi ? CE N'EST PAS BIEN. TU DOIS ALLER TRAVAILLER.

 

C'est un putain de droit pour les salariés, bordel de merde !

 

 

OUI. MAIS PAS POUR TOI.


TU N'ES PAS VRAIMENT MALADE.


LAISSE CELA AUX AUTRES QUI LE SONT POUR DE VRAI.

 

 

 

Franchement, j'écarquille de grands yeux en dévisageant le gars en face moi et je souffle :

- Tu vas taper le chômage jusqu'à ton départ ? Et tu te sens pas coupable ?

- Disons que je ne vais pas vraiment activement chercher du travail... Et attends, j'ai cotisé pour, merde. J'y ai droit.

- Ouah. Je sais pas comment tu fais. Tu sais... je me suis même jamais foutu en caisse de ma vie. Je crois que j'aurais du mal à... à être au chômage sans vraiment chercher "activement" du travail.

- Jamais foutu en caisse ?

- Non, jamais.

- Putain...

- Enfin, à la fois, j'ai toujours travaillé à temps partiel, donc bon, c'est moins dur d'aller bosser mal fichu lorsque ta journée est plus courte.

 

 

 

JUSTEMENT.


C'EST MOINS DUR POUR TOI QUE POUR LES AUTRES.

 

VA TRAVAILLER.

 

TA FIEVRE VA TOMBER.

 

 

 

Voilà ce que je me dis quand je suis malade...

 

Cette conversation, j'y ai pensé avant de m'endormir cette nuit et j'ai fait ce rêve avec le Robespierre que l'on découvrait faillible durant une partie de sa vie – ce qui ne ternissait pas pour autant la grandeur de son action politique.

 

Ouais, dans ce cas de figure, on peut en effet conclure que les rêves sont plus ou moins des désirs refoulés...

 

Enfin. C'est joli tout ça. Les petits arrangements de l'inconscient.

 

Mais toujours est-il que Robespierre, dans la réalité, n'a PAS été faillible. Jamais.

 

Et même que ça l'a tué.

 

 

 

 



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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 13:34

 

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Un jour, j'ai reçu un message qui disait :

 

 

Salut Stoni,
Je t'envoie le lien d'un récit (authentique) sur ce qu'une femme peut subir en publiant son premier roman. Je te laisse y jeter un oeil. Un patron de petite libraire qui se la joue éditeur pour draguer ses employées ... histoire vraie. Il s'intitule "j'avoue". Je l'ai écrit avec une amie.

 

 

J'ai commencé à lire ce texte sans vraiment y penser, comme ça... Je reçois pas mal de liens, je ne peux pas tous les explorer à fond.

 

 

Mais ce blog-là, qui raconte une histoire, je l'ai lu en entier.

 

 

C'est en effet l'expérience d'une femme à qui l'on propose d'éditer son premier roman. Mais c'est aussi une histoire de travail, une histoire de souffrance au travail. L'histoire, en vérité, de deux jeunes femmes qui veulent écrire, travailler autour des livres, gagner modestement mais dignement leur vie.

Au terme de ma lecture, j'ai aussitôt pensé à mon récit du lavage de cerveau dispensé chez les 3 Suisses. Bien sûr, mon aventure chez le géant de la VPC fut bien moins pire - et surtout bien moins longue. Mais il y a de ça....

 

 

« Je pourrais parler de harcèlement. Mais ce n’est pas la vérité.

 

Une personne m’a ouvert le crâne,

en a sorti mon cerveau

et s’est masturbé avec. »


 

Le témoignage de ces deux jeunes femmes parle aussi d'écriture, de littérature, bien sûr d'édition, d'un Pourrito pas piqué des hannetons, de plein de choses...

 

Donc, franchement, prenez-vous quelques heures pour le lire.

 

 

 

 

 

 

Le lien c'est ici : "j'avoue"

 

 

 

 



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