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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 11:38

 

 

 

Souviens-toi, ami lecteur, mon patron anti-lutte de classes...

 

Après l'aventure de l'annuaire des emails...

 

Une nouvelle BD exclusive !

 

 

 

 

 

 

 

Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)
Le patron crado (ou : l'hygiène au travail, bande dessinée)

 

 

 

Toi aussi, viens lutter pour l'hygiène au travail

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 14:01

 

 

 

 

Chaque icône a ses iconoclastes, chaque œuvre a ses démolisseurs. Ton ami Stoni se chargera, en ce jour, de critiquer le roman « culte » de Boris Vian tel qu’il se le doit.

 

Le 24 avril 2013, sortira le film officiel L'Ecume des jours, réalisé par Michel Gondry. Ce qui promet d'être un sommet d'abomination vous servira Romain Duris, Omar Sy et Gad Elmaleh dans LE MÊME FILM. Vous avez peur ? Moi aussi.

 

 

 

Je ne m’adonne pas à cette critique (que) pour le plaisir. Je m’y colle aussi pour vous illustrer quelques faits que je vous rappelle sans cesse par rapport à l’édition.

Eh oui. Pour cette critique qui taille, j’ai relu exprès l’Ecume des jours et y ai puisé sources d’enseignement. Comme quoi, y’a quand même du bon dans ce bouquin.

 

L’écume des jours : mon histoire avec ce roman

 

J’ai essayé de lire pour la première fois l’Ecume des jours à seize ou dix-sept ans. Comme tout le monde disait « ouais c’est génial c’est trop magnifique ». Enfin, quand j’écris « tout le monde », je ne sais pas trop où j’ai récolté ça, vu que les gens lisaient pas trop dans mon entourage. Mais bon.

 

J’ai emprunté le bouquin au CDI.

 

 

Quelle ne fut pas ma consternation.

 

 

Je veux dire, ce livre, il ne parle de RIEN. Mais vraiment de rien, quoi. L’histoire n’a ni queue ni tête. Qu’est-ce que j’ai pu me faire chier en lisant ce truc !

Non mais mate le résumé piqué sur Wikipédia (attention, gros spoiler sur un scénario insipide) :

 

 

Le roman est centré sur le personnage de Colin, qui « possède une fortune suffisante pour vivre convenablement sans travailler pour les autres » ; un ami nommé Chick, qui ne dispose pas de cette chance, puisque, étant ingénieur, il est très pauvre (contrairement aux ouvriers). Le troisième personnage masculin est le cuisinier de Colin, Nicolas.

 

Ce dernier va collectionner les aventures tout en restant aveugle face à l'amour d'Isis, une amie d'Alise et Chloé.

 

Un jour, Chick fait la connaissance d'une fille, Alise, qui est parente de Nicolas. Colin, jaloux, désire lui aussi connaître une fille, et tombe amoureux de Chloé lors d'une fête. Il se marie avec elle et donne une partie de son argent à Chick pour qu’il épouse Alise. Chloé tombe malade : elle a un nénuphar qui pousse dans son poumon droit. Pour la guérir, Colin doit lui acheter des fleurs, l’envoyer à la montagne et ne lui faire boire que deux cuillères d'eau par jour. Quand elle revient, le nénuphar n’est plus là, mais elle ne peut utiliser maintenant qu'un seul poumon. Colin doit chercher un travail pour acheter des fleurs, quand Chloé tombe de nouveau malade, de l’autre poumon.

 

Leur maison rapetisse progressivement et devient chaque jour plus triste et obscure, malgré les efforts de leur petite souris grise à moustaches noires pour nettoyer les carreaux et laisser passer les rayons de soleil.

 

Comme Chick aime plus Jean-Sol Partre qu’Alise, celle-ci tue le philosophe avec un arrache-cœur (nom qui sera le titre du roman que Boris Vian publiera ensuite) et brûle les librairies proches de chez elle, mais elle meurt dans les flammes. Pendant ce temps, la police tue Chick parce qu’il ne paye pas ses impôts.

 

Lorsque Chloé est emportée par la maladie, Colin est ruiné. Comme il ne peut payer le prix fort, les religieux sont irrespectueux lors de l'enterrement. La souris cherche à mourir entre les crocs d'un chat car elle ne supporte plus de voir Colin si triste. Ce dernier semble se laisser mourir de chagrin.

 

FIN.

 

Critique qui taille de L’écume des jours, Boris Vian (avec analyse approfondie)

 

 

 

 

Putain mais c’est quoi, ça ? La souris ? Le nénuphar dans le poumon ? Il se fout de notre gueule, ce Boris Vian ?

Le pire, c’est que ça dure plus de deux cents pages, ce machin !

 

Première illustration des lois de l’édition : quand je vous disais qu’on peut publier tout et n’importe quoi ! Vous ne me croyez jamais, vous me dites : mais non, on ne peut pas publier tout et n’importe quoi, arrête tes conneries, y’a un minimum !

 

NON. L’Ecume des jours est là exprès pour te le rappeler : on peut vraiment publier nawak. Ce truc n’a aucun sens, c’est chiant, ça n’a aucun intérêt. Et pourtant ça a été édité. Ça a même super bien marché !

 

 

Pourquoi je n’ai pas aimé ce texte : des arguments plus précis

 

 

D’une, la misogynie du personnage de Chloé.

J’en ai MARRE des personnages féminins qui représentent « la féminité et la beauté ». On s’en bat les couilles, putain. Arrêtez avec vos putains de personnages de femmes fatales, c’est chiant, ça n’amène à rien, ça a déjà été dit et redit des millions de fois, rabâché, reproduit, remâché : STOP ! (cf. le phénomène Brett dans le Soleil se lève aussi d’Hemingway).

Cette pauvre Chloé n’a aucun rôle, aucune consistance, sinon celle d’être « le personnage représentant la féminité et la beauté ». Et dire que des millions de nanas kiffent ce bouquin sexiste…

 

 

De deux, le name dropping de Jean-Sol Partre.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le name dropping c’est la petite manie qu’ont certains mondains de glisser le nom de leurs connaissances dès que l’occasion se présente, histoire de faire comprendre qu’ils côtoient trop du beau monde, qu’ils sont trop insérés dans le gratin de la littérature, ouah trop cool mon pote.

Ok. Mais on s’en FOUT. On s’en fout que ce putain de Boris Vian était pote avec Sartre et le connaissait trop bien. Désolé mec, mais je m’en tamponne le coquillard. Je m’en fous de Sartre. Je m’en fous total. Le plus consternant reste la soi-disant « critique de la mondanité » que Vian dresserait à travers ce personnage. Putain mec, si tu kiffes pas les mondains N’EN FREQUENTE PAS ! C’est si compliqué que ça ? N’en fréquente pas, comme ça après tu nous feras pas chier avec tes personnages inspirés de philosophes mondains dont j’ai rien à taper, bordel.

 

 

De trois, le fait que les personnages sont tous des putains de bourges qui foutent rien.

 

J’ai vraiment du mal avec les romans où les personnages sont des bourges qui n’ont rien à foutre et qui ne bossent pas. J’avais déjà dû m’encaisser ce truc-là dans Le Soleil se lève aussi. Dans l’Ecume des jours, c’est pareil.

 

Ne croyez pas que la bourgeoisie des personnages me rebute pour des raisons idéologiques. Non. Ça n’a rien à voir.

 

La bourgeoisie et l’oisiveté des personnages me rebutent parce que d’un point de vue romanesque, elles n’apportent rien. Les romans à bourges sont généralement des romans où il ne se passe rien (genre Gatsby le Magnifique, une belle purge aussi dans son style). Il existe des exceptions. Chez Proust, y’a beaucoup de bourges – et de nobles – qui foutent rien, mais le mec en profite pour développer une vraie thématique en prenant son temps, c’est un petit malin, le Marcel. Alors que chez Vian, il n’en profite pas, il se vautre dans l’absurde et l’absurde, en littérature, c’est souvent hyper chiant. Très vite, le système devient vicieux et la structure du livre s’embourbe dans une cruelle « répétition du même ».

 

 

 

En gros, l’Ecume des jours est bâti ainsi :

 

 

  • Nous présentons une nouvelle scène avec des bourges où ils se font chier vu qu’ils n’ont pas besoin de travailler.

Introduction d’un élément absurde (piano à cocktail) pour faire diversion.

 

  • Nous présentons une nouvelle scène avec des bourges où ils se font chier vu qu’ils n’ont pas besoin de travailler.

Introduction d’un élément absurde (nénuphar dans le poumon) pour faire diversion.

 

  • Nous présentons une nouvelle scène avec des bourges où ils se font chier vu qu’ils n’ont pas besoin de travailler.

Introduction d’un élément absurde (petite souris conne qui nettoie les carreaux de la maison) pour faire diversion.

 

Etc.

 

 

 

 

 

De quatre, l’aspect droitiste du personnage de Chick.

 

Chick est tué par des « policiers parce qu’il n’a pas payé ses impôts ». Aujourd’hui, Boris Vian soutiendrait Jérôme Cahuzac dans sa lutte pour l’évasion fiscale.

 

Critique qui taille de L’écume des jours, Boris Vian (avec analyse approfondie)

 

 

 

 

De cinq, le rôle politique du personnage de Nicolas.

 

 

Vous remarquerez que Nicolas, qui est le seul prolétaire de la bande (il est cuisinier), ne jouit d’aucune intrigue importante dans le livre, bref, il est là uniquement pour rappeler à la bourgeoisie que c’est cool d’avoir des prolétaires à disposition histoire de ne pas travailler. Un figurant idéologique, quoi.

 

 

Dans le film de Gondry, ils ont foutu Omar Sy dans ce rôle. Comme ça, c'est clair : les étrangers font la cuisine aux blancs. Quel mauvais goût absolu.

 

 

 

 

 

Deuxième illustration des lois de l’édition : un dialogue mal torché est un dialogue de merde.

 

Vous allez découvrir un dialogue bien crado comme plus aucun éditeur n’en accepterait de nos jours.

 

Il s’agit du dialogue du « piano à cocktail ».

 

Pour ceux qui ont pas lu le bouquin (quelle chance), je dois un peu situer le contexte.

 

 

Dès le début, l’auteur te balance un truc de malade : le piano à cocktail.

Hé, lorsque j’emploie l’expression « un truc de malade », ce n’est pas positif, hein. Au contraire. C’est un truc de malade comme si tu disais « Kev Adams c’est un truc de malade ». Ouais, je sais, je suis dur de comparer ce livre à Kev Adams. Mais il faut se montrer rude parfois.

 

 

Critique qui taille de L’écume des jours, Boris Vian (avec analyse approfondie)

Donc, pour ceux qui n’ont pas lu : le piano à cocktail.

 

Voilà la situation initiale du roman.

T'as des bourges qui sont entre eux. Genre normal. Et puis y’a un des bourges qui se met à jouer du piano. Et le piano, en fait, il fait pas de la musique, il fait des cocktails.

Chaque touche correspond à un truc différent : la tranche de citron, le petit zeste de Perrier, ainsi de suite.

L’instrument s’appelle un « pianocktail ».

 

Tout de suite au début du roman, j’ai trouvé ça osé, tout de même. Il s’agit d’un des passages les plus chiants du livre.

 

Voici le dialogue en question :

 

 

« - Prendras-tu un apéritif ? demanda Colin. Mon pianococktail est achevé, tu pourrais l’essayer.
- Il marche ? demanda Chick.
- Parfaitement. J’ai eu du mal à le mettre au point, mais le résultat dépasse mes espérances. J’ai obtenu, à partir, de la Black and Tan Fantasy, un mélange vraiment ahurissant.
- Quel est ton principe ? demanda Chick.
- A chaque note, dit Colin, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l’œuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Seltz, il faut un trille dans le registre aigu. Les quantités sont en raison directe de la durée : à la quadruple croche équivaut le seizième d’unité, à la noire l’unité, à la ronde le quadruple unité. Lorsque l’on joue un air lent, un système de registre est mis en action, de façon que la dose ne soit pas augmentée – ce qui donnerait un cocktail trop abondant – mais la teneur en alcool. Et, suivant la durée de l’air, on peut, si l’on veut, faire varier la valeur de l’unité, la réduisant, par exemple au centième, pour pouvoir obtenir une boisson tenant compte de toutes les harmonies au moyen d’un réglage latéral.
- C’est compliqué, dit Chick.
- Le tout est commandé par des contacts électriques et des relais. Je ne te donne pas de détails, tu connais ça. Et d’ailleurs, en plus, le piano fonctionne réellement.
- C’est merveilleux ! dit Chick.
- Il n’y a qu’une chose gênante, dit Colin, c’est la pédale forte pour l’œuf battu. J’ai dû mettre un système d’enclenchement spécial, parce que lorsqu’on joue un morceau trop « hot », il tombe des morceaux d’omelettes dans le cocktail, et c’est dur à avaler. Je modifierai ça. Actuellement, il suffit de faire attention. Pour la crème fraîche, c’est le sol grave.
- Je vais m’en faire un sur Loveless Love, dit Chick. Ça va être terrible.
-Il est encore dans le débarras dont je me suis fait un atelier, dit Colin, parce que les plaques de protection ne sont pas vissées. Viens, on va y aller. Je le règlerai pour deux cocktails de vingt centilitres environ, pour commencer.

Chick se mit au piano. A la fin de l’air, une partie du panneau de devant se rabattit d’un coup sec et une rangée de verres apparut. Deux d’entre eux étaient pleins à ras bord d’une mixture appétissante.
- J’ai eu peur, dit Colin. Un moment, tu as fait une fausse note. Heureusement, c’était dans l’harmonie.
- Ça tient compte de l’harmonie ? dit Chick.
- Pas pour tout, dit Colin. Ce serait trop compliqué. Il y a quelques servitudes seulement. Bois et viens à table. »

 

 

Souvenez-vous de mes conseils pour rédiger un beau dialogue...

 

Deux défaut majeurs dans celui de Vian :

 

  • les « dit Colin », « dit Chick » SYSTEMATIQUES. C’est horrible. On sait qu’il n’y a que ces deux personnages qui discutent, pas la peine de le remettre à chaque fois.

  • L’enchaînement du dialogue au kilomètre. Aucune aération par un bref retour au récit, les répliques se suivent les unes après les autres, oh, c’est pas une pièce de théâtre bordel !

 

Que cet exemple vous serve de leçon !

 

 

J’arrive ainsi au terme de cette critique qui taille l’Ecume des jours.

En conclusion : si vous êtes maso, lisez ce bouquin.

Sinon, ben, lisez autre chose.

 

 

 


 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:27

 

 

 

 

 

Souviens-toi, camarade lecteur : il y a quelques semaines, je t'annonçais souffrir du nerf sciatique. Je reçus d'ailleurs moult messages soutiens via facebook : c'est bien, ami lecteur, tu sais honorer ton guide suprême !

 

Bon, en réalité, ce n'était pas exactement aussi grave que ça. Je souffre simplement d'un excès d'entraînement : mon muscle de la cuisse (ouais, ça a un nom, je sais plus) est tellement à bloc, gonflé et tout, qu'il frotte le nerf et voili voilou pourquoi ça me défonçait ma race. Du coup je dois seulement freiner un peu l'intensivité de ma pratique cycliste.

 

Mais, fi de digressions !

 

 

 

Cet épisode m'en rappela un non moins glorieux de mon enfance : comment je transmis la sciatique, par télépathie, à une instit.

Toute l'histoire en bande dessinée.

 

 

La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée
La transmission de la sciatique par la pensée

 

 

 

 

Moralité : les enfants sont des petits cons cruels dont tout adulte doit absolument se méfier.

Mais ça, je vous l'avais déjà dit.

 

 

 

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:45

 

 

 

 

 

Ça y est. Ton chef d'oeuvre est terminé. Tu es prêt à l'envoyer à moult maisons d'édition, après une (plus ou moins) longue période d'auto-corrections. T'es tout jouasse. Je comprends.

 

Avant la phase réjouissante des duplications chez COREP et des envois postaux qui te coûtent trois boules à chaque fois, tu dois néanmoins protéger un minimum ta prose des pilleurs d'idées qui sévissent ici et là.

La protection d'une oeuvre est-elle réellement indispensable ?

 

Ouais, c'est mieux de le faire.

Après, je vais pas te cacher la réalité. Si jamais, par malchance, on te piquait des idées, ça serait très dur de prouver la chose. Mais bon, disons qu'il s'agit d'une sorte de petit rituel qui valide cette première version "achevée".

Comment procéder pour protéger mon manuscrit ?

 

L'autre jour sur Facebook un lecteur du blog m'a demandé s'il fallait déposer un "brevet". Non, inutile, puisque tu n'as pas inventé la bombe atomique ni mis au point un nouveau vaccin révolutionnaire contre l'acné. Tu t'es contenté d'écrire un roman.

 

Pour protéger son roman, il existe plusieurs solutions.

Qui coûtent plus ou moins cher.

Je ne vous conseillerais pas celle-ci plutôt qu'une autre, je dirais simplement qu'il vous faut agir selon votre porte-monnaie.

 

 

 

Pour les fauchés : l'envoi du manuscrit à soi-même en recommandé avec accusé de réception.

 

Evidemment, il est interdit d'ouvrir le pli sinon ça fausse tout... Tu le gardes dans un coin de ton armoire cacheté.

Compte un peu moins de dix euros, selon mes souvenirs.

C'est pas le top, mais c'est mieux que rien et c'est illimité dans le temps.

Personnellement, en bon smicard-chômeur, c'est ce que je faisais.

 

Dans le même genre, on m'a parlé de l'envoi d'un courriel à soi-même (avec le texte en pièce jointe). Je ne suis pas certain de la valeur légale de la chose, il faudrait demander à un avocat. Mais pourquoi ne pas faire les deux : recommandé et courriel ? Là vous êtes sûr de votre coup (pour pas cher).

 

 

Pour les un peu moins fauchés : les espaces d'archivage.

 

Genre tu paies un site pour qu'il archive ton manuscrit et atteste que c'est bien toi qui le lui as fourni à telle date et tout.

A condition que le site ne fasse pas faillite...

Inconvénient : certains sites proposent ce service pour une durée limitée (un an, deux ans). C'est un peu nul tout de même, vu que la recherche d'un éditeur va probablement durer plus longtemps...

 

Coût : 10 ou 20 euros selon mes sources.

 

 

Le dépôt chez un syndicat d'auteur.

 

C'est un moyen de preuve fiable et de qualité. La Société des Gens de Lettres propose, entre autres, ce service pour environ 10 €.

 

Hélas, cela est souvent limité dans le temps et comme je vous ai dit, chercher et trouver un éditeur en un an tient du miracle... Je comprends mal pourquoi un syndicat d'auteurs propose un service aussi peu adapté à la réalité de l'édition...

 

 

 

Pour les très bons revenus : le dépôt chez un notaire.

 

Le truc le plus top et qui est illimité dans le temps. Coût : environ 150 boules. Ouais. Quand même.

Mais si tu as tendance à être parano, ou si tu es riche, c'est le truc à faire car le plus sûr.

 

 

Moi, auteur encore jamais édité, ai-je vraiment des chances d'être plagié ?

 

La réponse est dure, et en étonnera plus d'un : oui, ce risque existe.

Et ce qui peut te sembler contradictoire, c'est que la protection de l'oeuvre ne changera pas grand chose à l'affaire.

Je vais t'expliquer pourquoi.

 

Beaucoup d'auteurs arrondissent leurs fins de mois en lisant (et en sélectionnant) des manuscrits pour leurs éditeurs : on appelle cela des lecteurs d'édition.

Et, comme ils lisent vos manus, eh bien, quand ils voient un truc sympa, une bonne idée, une bonne trame, ils font ce qu'ils ne devraient pas faire : ils vous plagient.

 

Cela arrive, certains de mes lecteurs m'en ont déjà fait part.

 

Il n'y a pas grand chose à faire si, par malheur, tu es victime de ce phénomène.

Car, en général, l'auteur qui vous pique des trucs n'est pas idiot : il se contente de vous piquer des trucs, justement. Pas tout le bouquin. Juste des petits trucs.

Et là, pour prouver que ce n'est pas un hasard, ou une simple "inspiration", bon courage... Laissez tomber l'affaire.

 

J'appelle cela "le petit plagiat", j'ai même écrit un article dessus et quand on est édité, tout le monde y passe.

 

En conclusion, je te conseille toutefois de bien protéger ton oeuvre car cela pourra toujours te servir en cas de gros plagiat ou de conflit avec un éditeur.

 

 

 

Une question ?

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 15:22

 

 

 

 

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Pour aller plus loin dans l'antigermanisme primaire, souviens-toi de mon article sur ce magnifique mot de la langue française : BOCHE.

 

 

 

 

Et puis sinon,

si toi aussi tu es plein d'idées préconçues

et de stéréotypes cocardiers contre les Boches

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:24

 

 

http://www.topito.com/wp-content/uploads/2012/12/anigif_enhanced-buzz-6380-1355938680-9.gifUn bon distributeur,

c'est comme un chouette cadeau d'anniversaire.

 

 

 

 

 

 

 

Oui, je sais ce que tu vas penser, ami lecteur.

Tu vas penser que je bloque sur les distributeurs, voire que je suis totalement obsédé par ça.





Ne lis cet article que si, auparavant, tu as lu mon billet qui explique tout bien ce que sont un distributeur et un diffuseur. Sinon tu vas rien piger.





Je vais encore me faire des amis chez les « petits éditeurs » pourritos mal distribués… Vu le nombre de messages d’insultes qu’ils m’envoient et tout l’intérêt qu’ils me portent… A croire que je suis devenu leur cauchemar numéro un. Cela, je le dois à mon dossier spécial sur les éditeurs pourris (à lire de toute urgence si ce n’est déjà fait !).

Ils ont raison de me détester, quelque part. En révélant aux auteurs en quête d’un premier éditeur toute l’importance d’un bon distributeur, je ne vais absolument pas dans leur sens : je vais dans celui des auteurs.





En gros, il existe quatre sortes d’éditeurs que l’on va classer selon leurs distributeurs.



  • Le gros éditeur distribué par lui-même via sa propre filiale de distribution : Flammarion, Gallimard, La Martinière-Seuil, etc.

  • L’éditeur indépendant, moyen ou petit, qui est distribué par la filiale d’un géant de l’édition (donc qui est bien distribué) : Stock, Actes Sud, Editions Rue Fromentin, etc.

  • Le petit éditeur « Pourrito » distribué par un tout petit distributeur (donc mal distribué) : y’en a trop, je ne peux pas les citer.
  • Le petit éditeur « Pourrito » distribué par lui-même (donc mal distribué) : idem.



A ce stade, je rappelle que ce que j’écris aujourd’hui sur les distributeurs ne s’applique (comme tout ce qui se trouve sur mon blog) qu’à la LITTERATURE ADULTE.

Ne me demandez pas des trucs sur les essais, la BD, ou les livres de cuisine, je ne sais pas, je ne connais pas.





La liste des bons distributeurs.



Nous en arrivons à l’instant critique : cette fameuse liste des bons distributeurs.



Il n’y en a pas quinze mille. Mais il est très probable que j’en aie oublié. Dans ce cas n’hésitez pas à me le dire, je les rajouterai.



Vous savez, pour vérifier si un distributeur est un bon distributeur, c’est simple : faites une recherche sur Google et regardez s’il est lié à un grand éditeur. Si ce n’est pas le cas, laissez tomber.

Des fois les noms des distributeurs ne sont pas très parlants (exemple la Sodis de Gallimard), d’où l’intérêt de faire cette recherche qui vous prendra cinq minutes.



D’ailleurs je vous propose un petit jeu. Tapez dans Google le nom des éditeurs « réputés » que vous connaissez et cherchez leur distributeur. Vous verrez que, souvent, les noms de ma liste vont ressortir. Et peut-être que comme ça, nous pourrons la compléter ensemble pour ceux que j’ai omis.



Allez, balançons les noms.



VOLUMEN = filiale de la Martinière-Seuil

SODIS = filiale de Gallimard

UNION = filiale de Flammarion

HACHETTE DIFFUSION = filiale de Hachette

INTERFORUM = filiale de Editis





Et voilà.



Si un éditeur distribué par un de ces types-là vous propose un contrat, ça semble assez bien parti et il ne s’agit pas d’un Pourrito.



ATTENTION : ça ne veut pas dire que cet éditeur sera sympa avec vous, ni que vous allez faire un best seller. Il y a des primo-romanciers qui font du 300 exemplaires chez Gallimard…

Mais avec un tel distributeur, vous mettez toutes les chances de votre côté. Et c’est vraiment ça l’important dans l’édition.

Avec un Pourrito mal distribué, vous n’en mettez aucune.







Comment connaître le distributeur d’un éditeur ?



C’est très simple.



Soit c’est écrit sur son site web (en général dans « contact » ou « à propos »).

Soit vous passez par Google (requête : Bidule éditions distributeur).

Soit vous demandez directement à l’éditeur (y’a pas de honte à ça, au contraire !).



Voilà une chose intéressante à faire avant d’envoyer vos manuscrits à n’importe qui…





Et le diffuseur dans tout ça ?



C’est important aussi, et souvent le distributeur et le diffuseur vont de pair.

Pour vous rappeller ce qu'est un diffuseur, voici la définition que je donne dans mon article qui explique tout bien la distrib et la diffusion :

 

 

 

Couramment, le distributeur possède un organe de diffusion.

La diffusion, dans l'édition, c'est l'aspect commercial. Des gus nommés « les représentants » (alias « les repré »), avant même l'impression du roman, sont chargés de démarcher les libraires pour que ceux-ci commandent le bouquin.

Durant le travail de préparation éditoriale, l'auteur est invité à rencontrer les représentants afin que ceux-ci le connaissent et soient tout contents de fréquenter le gratin de la littérature française.

Après quoi, les représentants sillonnent les librairies de France avec leur catalogue.

Face aux libraires, ça se déroule de la sorte :

- Voici mon nouveau catalogue, j'ai plein de titres super croustillants à vous proposer !

- Oh oh ! Voyons voir ça.

- Alors là nous avons le nouveau Stoni, c'est tout à fait graveleux et subversif.

- Je vous en commande dix, dans ce cas !

- Adjugé vendu ! Passons à la suite...



Voici la liste des structures de diffusion en rapport avec les distributeurs que j'ai cités :

 

VOLUMEN DISTRIB = VOLUMEN DIFFUSION (Seuil)

SODIS = CDE (Gallimard)

UNION = FLAMMARION DIFFUSION (Flammarion)

HACHETTE DIFFUSION (Hachette)

INTERFORUM (Editis)

 

 

 

 

Comme vous pouvez le voir certaines structures ont le même nom pour les deux volets distribution et diffusion.

Vérifiez donc bien que le diffuseur d’un éditeur est attaché à une bonne structure : là encore Google vous aidera à vous en assurer.

 

 

 

Le cas du distributeur Harmonia Mundi



J’ai reçu plusieurs messages d’auteurs qui me demandaient ce que je pensais d’Harmonia Mundi.



Harmonia Mundi distribue (en littérature, je répète - encore une fois – que je ne peux me prononcer que sur la littérature) beaucoup d’éditeurs  dont les noms pourront parfois vous sembler familiers.



Vous remarquerez cependant que dans la liste des éditeurs distribués par Harmonia Mundi, il n’y a aucun géant : c’est mauvais signe.



Je pourrais résumer le cas Harmonia Mundi avec cette anecdote.



Un jour je parlais avec un éditeur dans un salon du livre. Une jeune personne est venue se présenter à cet éditeur et lui a dit qu’elle avait édité son premier roman chez un éditeur indépendant mais qu’il s’était très mal vendu. L’éditeur ne connaissait pas cette maison indépendante, et lui a demandé qui la distribuait. La jeune femme a répondu Harmonia Mundi. L’éditeur a grimacé et a dit « mouais, Harmonia Mundi quoi : ça explique votre problème de ventes ».



Bon, c’est pas hyper pourri non plus, mais c’est très très limite d’un point de vue littérature.

Après peut-être qu’ils distribuent très bien les essais, la philo, la musique, j’en sais rien, et pour être honnête, je m’en tape.





Le cas des éditeurs « à niche »



Grâce à vous chers lecteurs, j’ai découvert le monde de l’édition « à niche ».

Il s’agit d’éditeurs qui publient un genre de littérature si spécialisée qu’elle passe par des réseaux tout à fait différents. Je ne connaissais pas du tout.

Par exemple, des lecteurs m’ont fait découvrir l’existence de la littérature zombie. Ce sont des romans qui tournent autour des zombies, avec des histoires de zombies, des trucs comme ça. C’est très particulier et cela se vend surtout par du bouche-à-oreille. Le truc super super super underground.



Dans ce cas mes conseils ne s’appliquent pas, évidemment… Mais ai-je besoin de vous le préciser ?





En résumé : non, je ne suis pas contre les petits éditeurs !



Je profite de cet article pour glisser une mise au point.



L’autre jour sur Facebook une lectrice du blog m’a dit que j’étais « contre les petits éditeurs ». J’en ai soupiré de dépit !

Non, je ne suis pas contre les petits éditeurs : je suis contre ceux qui sont mal distribués ! Ca n’a strictement rien à voir !



Je suis pour les petits éditeurs compétents bien distribués !

Il y a des tas de petits éditeurs – la liste serait trop longue – qui font du bon travail, qui sont très correctement distribués par les entreprises dont je vous ai donné la liste, et qui existent donc dans l’édition française.

Ce sont de petites structures, avec parfois seulement un ou deux salariés, mais qui ont fait le choix d’un bon distributeur, et qui vous donneront une chance d’être présent dans un vaste réseau de librairies en France : ce choix c’est le bon !







J’espère que cet article vous aura aidé à mieux comprendre ce qu’est un bon distributeur.

Si des questions subsistent, vous savez par où passer…

 

 

 

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:00

 

Vous connaissez tous mon patron anti-lutte de classes, je crois ?

 

Ben, c'est un vieux et il te sort des trucs, des fois, ça fait peur.

 

 

 

 


 

patron1.jpg

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:38

 

 

http://www.copie-double.com/copies/le-brame-du-cerf.jpg

 

 

 

Plusieurs lecteurs m'ont demandé mon avis sur les sites – ou les blogs – qui proposent aux auteurs de mettre à disposition leur manuscrit afin d’être lus et corrigés par de gentils volontaires.

 

Il en existe deux sortes : des payants et des gratuits.

 

 

 

 

Concernant les sites payants.

 

Une chose primordiale :

 

NE LE FAIS PAS SI C’EST PAYANT

 

On m’a averti de l’existence de quelques gougnafiers, dotés de titres ronflants du genre « superviseur en écriture », « conseiller en écriture », qui proposent de lire et arranger ton manuscrit moyennant rémunération.

Vraiment, ne le fais pas, c’est juste de l’arnaque.

On peut très bien se débrouiller sans avoir à bourse délier.

 

 

 

Concernant les sites gratuits.

 

Où, en gros, tout est basé sur le bénévolat… par exemple ce site-là.

 

Pourquoi pas ?

 

Je ne suis ni pour ni contre, même si j’ai plutôt tendance à être contre.

 

Dans mon article où je donne de petits tuyaux pour améliorer son manuscrit, je dis qu’il est très important d’être relu par le maximum de personnes.

 

Voilà exactement ce que j’écris :

 

Le truc, ce n'est pas que vos amis vous fassent une critique littéraire. Ni qu'ils vous disent s'ils ont aimé ou pas. On s'en bat les couilles, qu'ils aiment votre roman.

Ce qui nous importe, c'est qu'ils lisent votre chef d'œuvre avec un point de vue extérieur ET REPERENT LES PASSAGES OU ILS N'ONT RIEN COMPRIS.[...] 

 

Donc, confiez votre manuscrit à vos premiers lecteurs en expliquant clairement vos motivations :

 

« Je ne veux pas que tu me dises si ça t'a plu ou pas. Je vais te demander de souligner ou d'entourer les phrases, les mots, les paragraphes, voire même les chapitres que tu n'as pas compris, ou qui ne t'ont pas paru clairs. »

 

Si vos lecteurs sont doués en orthographe et en grammaire, ils peuvent aussi vous aider en vous corrigeant.

 

 

 

Je maintiens mes propos à ce sujet, plus que jamais.

 

Le problème quand on demande à quelqu’un de lire notre manuscrit, c’est que le lecteur se sent tout flatté et veut jouer au critique littéraire, donner son avis, ce qu’il a aimé, ce qu’il n’a pas aimé, etc.

Mais nous, ça ne nous intéresse pas. Ce qui nous intéresse, c’est ce qui a gêné, ralenti, entravé, la lecture du manuscrit. Et bien entendu la correction des fautes de français si besoin est.

 

Sur les sites de relecture, je crains que la plupart des bénévoles ne s’inscrivent pour jouer au critique littéraire. A mon avis, ce sera très dur de leur soutirer seulement les éléments qui les ont ralentis dans leur lecture.

Tu risques aussi de tomber sur des profs de français refoulés ou des écrivains ratés, qui n’auront qu’une envie : te démolir ou te trouver plein de défauts (syndrome du jury « citoyen » des Nouveaux Auteurs).

 

 

 

Pourquoi j’insiste tant sur le fait qu’on se fiche de l’avis proprement dit des lecteurs ?

 

Je vais te donner un exemple parlant : le mien.

 

J’écris des romans qui ne sont pas forcément « grand public ». Beaucoup de lecteurs sont dérangés par mes livres, enfin, ils n’aiment pas, quoi. Je n’ai pas un style qui fait l’unanimité.

Pour mon premier manuscrit, je ne sais pas trop ce que m’auraient dit des « lecteurs bénévoles » trouvés sur internet… probablement n’auraient-ils pas été très emballés par ce que je fais… et pourtant j’ai été édité.

 

Cela est probablement le cas de beaucoup d’auteurs, de tous les auteurs. J’aime bien les bouquins de Philip Roth dans sa grande période (jusqu’à l'année 2000 je crois). Je le trouve vraiment très fort, c’est un putain de roublard malin comme un singe, qui t'emmène où il veut par le bout du nez. Mais il y a des tas de gens qui détestent, vu que ça parle souvent de cul de façon assez crue, qu’il a un style particulier avec des phrases plutôt longues (ça ne se fait plus trop aujourd’hui), que ses livres sont très épais avec ce que certains appellent « des longueurs », l’histoire met toujours un certain temps à s’installer...

 

Il y aura toujours des gens qui n’aimeront pas ce que vous faites.

 

Mais si on te balance ça sur ton premier manuscrit, de la part de types que tu ne connais même pas, bon, je ne suis pas certain que ça va te donner une grande confiance en toi…

 

Quand j’ai confié mon premier manuscrit à des proches, j’ai pu prendre le temps de leur expliquer que je ne voulais pas obtenir leur avis, que je voulais seulement qu’ils me signalent ce qui les avait ralentis. Quand on connaît les gens, on peut se permettre de bien les informer, de leur expliquer pourquoi on leur demande ça.

 

Avec des correspondants sur internet, c’est autre chose.

 

Mais si vous y tenez vraiment, faites-le, peut-être que ça vous fera du bien.

 

 

    A propos du site « comite-de-lecture.com », je suis très dubitatif quant à son utilité.

Dans leur présentation, les animateurs disent en gros : quand vous voulez être publié, les éditeurs vous refusent sans donner d’argumentation, mais nous, nous allons vous donner notre avis.

Oui, c’est bien, mais comme je l’ai dit plus haut, on s’en branle de leur avis. Je ne dis pas ça méchamment, je dis ça sincèrement. On s’en branle vraiment de ce qu’ils en pensent, ils ne sont pas éditeurs, alors qu’est-ce qu’on s’en fout ?

En outre, comme je l’ai souventes fois expliqué ici, vous vous trompez sur les motivations secrètes des éditeurs. Vous croyez qu’ils ne veulent pas vous dire leur avis sur votre manuscrit. Non ! Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas, c’est qu’ils ne peuvent pas : ils n’en ont probablement lu que trois ou quatre lignes ! Comment voulez-vous qu’ils vous fassent une critique ?

 

Relisez bien mon article où je (ré) explique tout ça (pour la dixième fois au moins, mais bon c’est pas grave).

 

 

 

En conclusion, à mon humble avis, il reste préférable de t'adresser à des personnes de ton entourage. Ce sera plus facile de leur expliquer tes exigences sur leur relecture.

 

Ces sites me semblent être des solutions « de dernier recours » si tu ne trouves aucun volontaire autour de toi, ou si tu as cruellement besoin d’être rassuré sur ton roman (ce qui ne sera peut-être pas du tout le cas…).

 

 

 

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 13:47

 

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Il y a trois jours, j’ai senti mon nerf sciatique.

 

Cela a recommencé. Quelques secondes de douleur.

 

Mon nerf sciatique, putain.

 

Avant, je n’avais jamais senti ce connard de nerf de merde.

Avant, j’avais un corps qui fonctionnait au poil.

Avant, je pouvais faire des heures de sport chaque jour sans le moindre problème.

 

Attends, avant, je savais même pas que j'avais ce putain de nerf sciatique. Oh, je savais même pas que ça existait, sans déconner ! Tu m'aurais demandé de le localiser dans le corps humain, je t'aurais pas répondu.

Maintenant, je sais cruellement où il se situe, au millimètre près. Oh que oui. Oh que oui.

 

Le nerf sciatique. Un déchirement aigu, un mal strident, à l’intérieur de ma cuisse, plutôt vers l’arrière.

 

J’ai demandé à mon fidèle Aniki si ça lui arrivait souvent. (Mon fidèle Aniki c’est pas mon chien mais c’est mon mec, même si c’est vrai qu’il est fidèle)

 

- Ouais, bien sûr, DEPUIS QUE J’AI TRENTE ANS J’AI SOUVENT CE GENRE DE TRUCS.

 

Il a quatre ans de plus que moi.

 

- Tu sais, après trente ans, TON CORPS NE REAGIT PAS PAREIL.

 

Non. Non, pas encore. Pas tout de suite. Hier, j’avais vingt ans. C’était juste hier. Laissez-moi un peu de répit, nerfs et muscles pourris par les ans, organisme sur le déclin.

 

Le lendemain, mon prof de yoga nous accueille en annonçant que la séance sera « cool », vu qu’il s’est fait mal au dos en faisant suryanamaskara (salutation au soleil).

Je lui demande s’il avait trop forcé, enfin, comment il a pu se faire mal comme ça.

- Oh, eh bien, j’ai quarante ans tu sais, ET MON CORPS ME LE RAPPELLE DE TEMPS EN TEMPS.

 

 

En début de séance, mon nerf sciatique se manifeste un petit coup, un huitième de seconde.

Ta gueule, enculé de ta mère.

 

 

Je cherche des repères, des valeurs pour me rassurer. Aniki vient à mon secours.

- Ne déprime pas, je pense que même après trente ans, le corps peut continuer à être comme avant. Regarde Contador. Il a trente et un ans cette année. Il est super fort pourtant.

Et là, je retrouve espoir. Contador, mon cycliste préféré (voire même adulé). Mon horizon s'éclaircit. Contador ! Bien sûr !

 

http://stream1.gifsoup.com/view7/2753221/contador-o.gif


- Et Cadel Evans qui gagne son premier tour de France à trente-quatre ans !

- Si tu continues à faire du sport, tu resteras comme Contador même après tes trente ans. Ne t'en fais pas, Stoni.

- Oui ! Je ne suis pas sur le déclin ! L'avenir m'appartient toujours ! Merci !

 

 

 

Sur lequipe.fr, dix minutes plus tard, je lis dans un article :

 

 

A SON AGE, ALBERTO CONTADOR

SAIT TRES BIEN QUE LE GROS DE SA CARRIERE EST DERRIERE LUI.

QUANT A CADEL EVANS, UNE NOUVELLE VICTOIRE A TRENTE-SIX ANS

TIENT EVIDEMMENT DU MIRACLE.

 

 

Va te faire foutre, con de journaliste de menteur de merde.

 

 

 

 

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 13:37

 

 

http://www.topito.com/wp-content/uploads/2012/05/tumblr_m3zm2d0h8B1rugtvpo1_500.gif

 

 

Tout l’attrait de tenir un blog, donc de compter un certain lectorat, réside dans la constitution d’une super bande d’indics.

 

Une fois, deux fois, puis régulièrement, j’ai reçu des messages de lecteurs qui m’interrogeaient sur les pratiques de la maison d’édition baptisée « le Dilettante ».

 

Cet éditeur envoie à nombre d’auteurs en quête d’un premier contrat d’édition des lettres de refus mi-sarcastiques mi-méchantes, avec des remarques du genre :

 

 

« Pourquoi avoir bousillé tous ces arbres pour imprimer pareil manuscrit ? »

 

« La lourdeur de votre style n’atteint tout de même pas celle de la psychologie de vos personnages – c’est dire. »

 

« Pour le salut de la littérature française, nous vous prions instamment d’abandonner l’écriture. »

 

 

J’ai restitué ces extraits de mémoire. En vérité, ces lettres de refus sont truffées de fautes de français (accord, orthographe…) et sont assez mal rédigées, d’un point de vue stylistique justement (pléonasme, pompiérisme…).

 

Des lecteurs vraiment très blessés m’ont demandé ce que je pensais de ces lettres de refus.

 

D’une, je pense que l’éditeur agit ainsi pour se donner une petite image de marque impertinente, insolente, voire primesautière. Je ne pense pas qu’il soit vraiment « sérieux » dans le jugement qu’il porte sur vos manuscrits.

 

De deux, je trouve ça gonflé de la part d’un éditeur qui, entre autres chefs-d’œuvre de la littérature française, publie Anna Gavalda. Je n’ai rien contre les gens qui lisent Anna Gavalda, chacun ses goûts, chacun ses moments de détente. Mais donner de grandes leçons – même ironiques – de littérature quand on édite ces bouquins… Le reste du catalogue est à l’avenant, bien sûr.

Le genre du Dilettante me semble être « le roman de gare qui sera chroniqué dans Elle parce que ça mange pas trop de pain et bon ça reste léger quoi ».

Chacun son truc.

 

De trois, je ne suis pas très amusé par ce qui se veut probablement une « petite coutume » à prendre au second degré. Ces lettres démoralisent et blessent certains auteurs – je le sais, ils me l’ont écrit.

Pourquoi se moquer des auteurs en quête d’un premier contrat d’édition ? Quelle fierté à faire cela ? Si le Dilettante s’en prenait, je ne sais pas moi, aux critiques du Monde littéraire, à son distributeur (c’est-à-dire à Flammarion), ça serait couillu. Genre les mecs ils font vraiment un truc courageux. Mais là ? Insulter des anonymes ? Quel intérêt ?

 

 

Je serai assez bref sur le cas de cette maison d’édition.

N’envoyez pas vos manuscrits au Dilettante.

De toute façon, ils publient très peu de bouquins chaque année, et ça m’a l’air d’être un éditeur à copains (qui ne publie que des manuscrits arrivés par une autre voie que la poste).

 

Ne perdez pas votre temps et ne courrez pas la chance de recevoir une lettre à la con rédigée par un éditeur à petite bite (ou à petite chatte, je sais pas).

 

 

 

 

 

A lire : la réponse d'une auteure au Dilettante !

 

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