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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 15:01

 

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Jiddu Krishnamurti est un penseur indien, né vers 1895 et mort en 1986.

 

Outre le fait "d'avoir trop le swag", comme disent les jeunes d'aujourd'hui, notre ami Krishnamurti élabora sa propre manière de penser, très originale, à mi chemin entre le matérialisme et l'anarchisme.

Si vous aimez lire des penseurs qui sortent de l'ordinaire, ne vous privez pas.

 

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Swag man

Swag man

 

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Voici un extrait tiré du recueil "vivre dans un monde en crise" (Presses du Châtelet, 2008).

J'ai relevé ce passage car je crois qu'il parlera à tous ceux qui sont auteurs, ou qui veulent le devenir.

 

Je ne dis pas que Krishnamurti a tort ou raison, ce n'est pas la question. Mais je trouve sa façon d'aborder la question du travail, de la passion, de l'art, intéressante.

 

 

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Vous verrez que sa conclusion déplace le problème. Pour lui, toute question et tout problème sont vains tant qu'ils restent inscrits dans les vieux conditionnements des hommes. Il termine en disant que, finalement, tout travail, tout art est inutile : la seule vraie "mission" des hommes est de sortir de nos conditionnements, de notre ancienne façon de pensée.

Vous en concluerez ce que vous voulez. Et la prochaine fois que vous déprimerez à cause de votre éditeur ou parce que justement vous n'avez pas d'éditeur, relisez ça, vous verrez, ça vous fera de l'effet.

 

 

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Au cours d'une "causerie" donnée en public, un intervenant demande à Krishnamurti "comment découvrir ce que l'on aime vraiment au lieu d'accepter n'importe quel travail ?"

 

La réponse de Krishnamurti :

 

Etant donné la situation politique et économique acutelle avec son lot d'injustices sociales, il est très difficile de trouver un travail que vous aimez. C'est cela ? Si vous êtes artiste, vous vous dites : " J'aime ce que je fais ". Si vous êtes artiste, vous aimez peindre, écrire des poèmes ou sculpter le marbre ou modeler l'argile. Mais votre gagne-pain dépend toujours des autres ; il vous faut vendre vos toiles, vos poèmes, accepter la critique des autres qui vous diront si votre poème est bon ou non, s'il vaut d'être publié, s'il est vendable ou non. Vous êtes donc dépendant de la société.

 

Si vous devenez moine, vous êtes tout aussi dépendant. Donc, la société, la culture, l'organisation économique du monde étant ce qu'elles sont, comment pouvez-vous trouver un travail qui vous plaise vraiment et comment pouvez-vous en vivre ? Est-ce la question ? L'intervenant dit : "je veux trouver un travail qui me plaise vraiment". Est-ce là le problème ou allez-vous accepter n'importe quel travail parce que vous ne vous en sentez pas affectivement ou psychologiquement dépendant ? En fait, la plupart d'entre nous cherchent à acquérir une position sociale grâce à leur travail. Nous ne voulons pas rester marmiton, nous voulons devenir le chef car il a un statut. Nous ne voulons pas être simple prêtre, nous voulons devenir évêque, puis archevêque, et finalement le pape parce qu'il a un prestige énorme. Pour la plupart d'entre nous, ce n'est pas la fonction mais le statut qui nous intéresse. Mais si on l'ôte de son esprit et qu'on ne le recherche plus, on accepte le travail qui se présente à nous, d'accord ? Vous lui trouvez alors de l'intérêt. Je ne sais pas si vous suivez – quelqu'un est en total désaccord avec cela. Oui, monsieur ?

 

Intervenant : C'est plus compliqué que cela.

 

Krishnamurti : Je sais que c'est beaucoup plus compliqué que cela ! (rires) Parce que je suis marié, que j'ai des enfants, je veux gagner plus d'argent, posséder des voitures, acquérir une position sociale. C'est une responsabilité d'avoir une famille dans le monde moderne, vous le savez. Cela devient terriblement compliqué. Alors, comment résoudre le problème qui se pose à chacun ? Peut-être voudrais-je trouver un travail tout simple. Peu m'importe d'être cuisinier, jardinier, ou premier ministre, ce que je ne suis pas, Dieu merci ! Cela m'est vraiment égal parce que je ne recherche pas un statut, je veux seulement avoir de quoi vivre sans problème. Quelqu'un d'autre aura envie d'avoir une belle situation, sera poussé par l'ambition, toujours en compétition, toujours plein d'agressivité, et cette agressivité va générer d'autres problèmes et cela s'enchaîne ainsi. Alors, écoutez bien, je vous prie : comment allez-vous répondre à la question de façon que la réponse puisse s'appliquer à tous ceux qui recherchent un emploi ? Et que pour chaque poste libre trois mille personnes postulent !

 

On m'a dit l'autre jour que quelqu'un avait fait paraître une annonce pour trouver un cuisinier et que des licenciés et des titulaires de doctorat s'étaient présentés. Alors, comment votre réponse à cette question pourra-t-elle être recevable et vraie pour tout le monde ? Elle ne sera pas compliquée, n'est-ce pas ? Nous allons découvrir – je n'y ai jamais réfléchi auparavant, nous allons chercher ensemble – s'il existe une seule réponse qui puisse s'appliquer à tout le monde. Cherche-t-on un travail en fonction de son tempérament ? Selon notre caractère ou selon la demande du marché : la société réclame davantage d'ingénieurs, de scientifiques ou d'artistes – peut-être souhaiteriez-vous être artiste pour avoir une meilleure position sociale, être davantage respecté, comme en Russie, où les artistes bénéficient de maisons et d'équipements spéciaux ?

 

Recherchez-vous un emploi en fonction de votre caractère ? Ecoutez bien, je vous prie. Nous cherchons tous ensemble. Je ne suis pas en train de fixer la loi, je ne suis pas l'oracle de Delphes. Alors, suis-je en train de chercher un emploi en accord avec mon caractère, autrement dit un travail que j'aime ? Or mon tempérament, mon caractère, voilà le résultat de mon conditionnement. Voilà donc que je choisis mon travail en fonction de mon conditionnement et de mon caractère. Ou bien mon conditionnement s'exprime par une disposition particulière – je suis un artiste, un scientifique, etc. Vais-je chercher un travail en fonction de mes dispositions, autrement dit en fonction de mon conditionnement ? Lui-même est le produit de la société dans laquelle je vis et cette société dit : " le plus important c'est le prestige, le statut, pas la fonction". A quoi le conditionnement fait écho en disant : " je dois être au top de ma profession pour le prestige que cela me confère."

 

Ayant été élevé au sein de la culture qui m'entoure, vais-je suivre le diktat de cette culture, être dépendant de mon tempérament et de mes penchants ? Allons ! Que vais-je faire ? Je me demande alors ce que doit faire quelqu'un de sérieux qui vit dans une société aussi complexe – vous voyez sans doute mieux que moi sa complexité, mais, de toute façon, elle est effectivement complexe – donc, que va faire cette personne ? [...] Continuer à chercher un emploi qui lui plaise, un emploi qui corresponde à son caractère, son tempérament, ses dispositions particulières, son conditionnement ? [...]

 

Que vais-je faire après avoir entendu tout cela ? Voulez-vous que je vous le dise ? Mon travail est ce que je suis en train de faire : enseigner, apprendre, faire naître un être humain différent – voilà ce qu'est mon travail. Si vous avez écouté attentivement [mon enseignement] depuis le début, ce sera votre tâche. Mais ne le faites pas si vous ne l'aimez pas.

 

 

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Toi aussi, viens cogiter avec Stoni

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 13:27

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Suite de ma première bédé "les mots tabous en cours d'allemand", un grand moment de l'Esprit Français avec un grand F !

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Les mots tabous en allemand : suite
Les mots tabous en allemand : suite
Les mots tabous en allemand : suite
Les mots tabous en allemand : suite
Les mots tabous en allemand : suite
Les mots tabous en allemand : suite

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Pour aller plus loin dans l'antigermanisme primaire, souviens-toi de mon article sur ce magnifique mot de la langue française : BOCHE.

 

 

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Et puis sinon,

si toi aussi tu es plein d'idées préconçues

et de stéréotypes cocardiers contre les Boches

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 13:35

 

 

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Ce week-end j’ai reçu un courrier de lecteur ô combien intéressant. Le voici :

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Bonjour Stoni,

 

J’ai 36 ans, et je suis en train d’écrire un roman. C’est difficile, mais j’y mets beaucoup de moi-même. Je me suis procuré un livre: Comment écrire son premier roman, de Pascal Perrat. J’ai commencé à le lire mais j’ai été pris d’effroi lorsque je suis arrivé à un passage disant que « les chances de se faire éditer après 40 ans sont faibles ».

Je suis vraiment décidé à aller au bout du livre que j’ai commencé à écrire, mais pour moi la finalité est d’être édité! Je veux voir ce livre, ou un autre peut-être, sur les étagères d’une librairie un jour.

Est-ce que je me leurre en me donnant cet objectif? Mes chances d’être édité après 40 ans sont-elles si minces que ça?

 

 

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Alors ça, c’est nouveau, ça vient de sortir : maintenant il y aurait un âge limite pour décrocher son premier contrat d’édition !

 

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Ce message tombe à pic car il me permet de vous dire ce que je pense des livres « de conseils pour se faire éditer ou pour écrire des romans ».

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : la plupart sont de la merde.

Bon, y’a à prendre et à laisser. Y’a peut-être des conseils de présentation du manuscrit, ou des conseils pour améliorer son style, qui seront intéressants.

Mais, sans vouloir me vanter, vous trouverez dix mille fois plus de trucs sur mon blog (gratuit) que dans ces machins qu’on vous fait payer minimum dix euros !

 

Parce que, si en plus de vous coûter du fric, ces livres vous disent n’importe quoi, on s’en sort plus !

Et c’est le cas avec ce livre de Pascal Perrat (je me demande qui c’est ce loustic, pour sortir des trucs pareils ?).

 

Non, je vous rassure, les chances de se faire éditer après quarante ans ne sont pas faibles !

Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire !

 

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Les chances de se faire éditer sont faibles A N’IMPORTE QUEL AGE !

 

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A quarante ans, vous êtes encore considéré comme un « jeune auteur ».

Je sais pas à quel âge le basculement se fait. Des fois je lis des trucs du genre « ce jeune auteur de 44 ans… »…

 

Peut-être que, après cinquante balais, vous ferez tout de même moins bander les éditeurs. Je ne dis pas que vous êtes vieux après cinquante ans, mais bon, c’est vrai, vous avez moins un profil « djeuns ».

Mais ça ne vous empêchera pas non plus d’être édité ! Faut pas déconner !

Si vous avez le bon manuscrit, ça ne freinera pas un éditeur !

 

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A ceux qui ont peur d’être refusés à cause de leur âge, voici quelques infos à retenir.

 

Relisez mon article sur les critères de sélection des manuscrits par les éditeurs. Seul le manuscrit compte, rien d’autre ne compte ! Dites-vous que avez cent fois plus de chances d’être refusé uniquement « à cause »de votre manuscrit ! Votre âge on s’en bat les couilles !

Pour que vous soyez refusé à cause de votre âge, il faudrait déjà que votre manuscrit ait convaincu l’éditeur, ce qui, sans vouloir vous déprimer, a peu de chances de se produire (mais qui peut se produire néanmoins, sans quoi ce blog n’existerait pas…).

 

De plus, si vous avez peur que votre âge « refroidisse » un éditeur, ne l’indiquez pas dans votre lettre d’accompagnement ! Tout simplement ! Ainsi, vous êtes sûr que cela n’influencera pas les éditeurs quand ils recevront votre prose !

 

Enfin, vous pouvez aussi tout à fait vous rajeunir. On ne m’a jamais demandé ma carte d’identité quand j’ai signé des contrats d’édition. Vous pouvez bien vous enlever cinq ans. Franchement, personne ne s’en rendra compte.

 

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Après, c’est vous qui voyez !

Choisissez la formule qui vous convient le mieux !

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 18:09

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Depuis toujours, mais surtout depuis qu'Aniki a piraté mon blog le mois dernier, je reçois des messages de lecteurs "admirateurs d'Aniki" qui demandent de nouveaux articles écrits par Aniki.
 

 

(Pour ceux qui débarquent Aniki c'est mon mec)

 

Bon, déjà, le piratage de mon blog par Aniki était un incident qui n'est pas destiné à se reproduire.

Et puis, c'est tout lui, ça. Il fait un coup d'éclat, il séduit tout le monde en cinq minutes, et après, il ne veut pas en assumer les conséquences.

Parce que, si vous croyez qu'il aura la rigueur et le courage d'écrire régulièrement des articles pour mon blog, vous vous foutez sacrément le doigt dans l'oeil.

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(Au passage, tenir un blog, c'est du boulot. Faut trouver deux idées d'articles par semaine. Certainement pas une sinécure. Et combien de remerciements je reçois ? Chaque semaine, je les compte sur les doigts de la main. Alors qu'Aniki, lui, il lui suffit d'un seul article mal écrit et mal torché pour que tout le monde le porte aux nues et en réclame un nouveau. Bande de petits ingrats, va.)

 

Enfin.

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Histoire de contenter les nombreux "admirateurs" d'Aniki, aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de lui.

 

Moi-même, je suis le premier, le plus fidèle, le plus constant, le plus dévoué, des admirateurs d'Aniki. Ça fait même dix ans que ça dure, cette admiration.

 

Je suis tellement admiratif que, lorsque je pense à lui, je me sens un peu comme dans un film de Bollywood.

 

Sans déconner, lorsque je pense à lui, je serais tout à fait capable de chanter une chanson de dix minutes toute à sa gloire dans des champs fleuris, avec une chorégraphie et tout, tellement je le trouve parfait.

 

Genre comme ça :

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Le ridicule ne me fait pas peur. N'oubliez pas que je suis communiste. En matière de ridicule et de truc de malade, j'ai tout fait, je crois.

 

Or, cette immense admiration que je voue à Aniki implique certains désagréments. Par exemple, je ne me sens pas à la hauteur de sa perfection.

 

Je vais vous illustrer ça avec un exemple fort parlant.

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Hier je suis parti faire du vélo. En ce moment, je sais pas ce que j'ai avec les crevaisons, mais elles et moi, c'est la grande histoire d'amour. Elles me lâchent pas.

 

Donc je pars, et au bout de dix kilomètres, crevaison.

Je change ma chambre à air.

 

Dix kilomètres plus loin : seconde crevaison, même pneu. Sauf que je n'ai plus de chambre à air de rechange.

J'appelle Aniki qui était à un repas d'anniversaire avec sa famille.

- Ecoute, j'ai crevé deux fois, je n'ai plus de chambre, je vais essayer de rejoindre à pied une gare.

Je voulais juste le tenir au courant. Il répond :

- Je vais venir te dépanner.

Bien entendu, je proteste, je lui dis qu'il est avec sa famille, qu'il ne va pas se déranger pour moi.

- Non, je te promets que ça ne me gêne pas, où tu es ? Je viens tout de suite, ce n'est pas loin.

 

Et il me rejoint en voiture. Avec une chambre à air. Nous la changeons.

Il repart, moi aussi.

Qu'est-ce que c'est, sinon de la pure gentillesse ?

 

Après avoir terminé ma balade, je le rappelle pour lui dire que je suis rentré. Un truc sans importance. Il ne répond pas du premier coup. Je tombe sur son répondeur. Je sais pas pourquoi, ça m'énerve. Je voulais lui parler, je tombe sur son répondeur. Du coup je laisse un message assez sec.

Toute la soirée je m'en suis voulu. Pourquoi suis-je tellement impatient ? Il est venu me dépanner gratuitement, par pure gentillesse, par pure affection, en plein milieu d'un repas, juste pour me rendre service. Et moi, je l'envoie péter parce qu'il ne répond pas au téléphone ? Eh, il a pas le droit d'aller aux chiottes ou d'abandonner son portable juste deux minutes, ce pauvre mec ?

 

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Je m'en veux et le soir venu je lui présente mes excuses.

Lui, d'une sincérité désarmante :

- Ah mais ça arrive à tout le monde de perdre patience, j'avais même pas remarqué à ta voix que t'étais véner.

- Non, c'est mal. J'ai trop de défauts, je suis pas aussi bien que toi.

- Mais non... Moi aussi j'ai des défauts.

- Lesquels ?

 

Et nous cherchons ses défauts.

Je vais vous dire un truc : ce mec a des faux défauts à la con. Sérieux. Il abuse. Ses défauts ne sont pas vraiment des défauts.

Vous savez ce que je lui ai trouvé, comme défaut ? Il est trop familier avec les gens. C'est vrai, n'importe qui peut devenir son pote en cinq minutes chrono. Vous parlez d'un défaut, tiens. En gros, il est trop amical et trop ouvert d'esprit. Tout le contraire de moi : distant, froid, asocial... Distant, asocial, ouais, ça ce sont de vrais défauts. Trop familier avec les gens ? Laisse-moi rire, putain !

 

Autre défaut : il faut le surveiller question propreté. Cet être mentalement équilibré ne partage pas ma notion de pur et d'impur. A sa décharge, ma notion de pur et d'impur va très loin. Exemples. La brosse à dents ne doit pas toucher une autre surface que le verre à brosses à dents. Si la brosse à dents entre en contact avec le miroir de la salle de bains, ou le sol, elle est impure et doit être minutieusement nettoyée. On doit se laver les mains après avoir changé un sac poubelle. Le sac poubelle est impur. SURTOUT ON SE LAVE LES MAINS APRES AVOIR ETE AUX TOILETTES... Ouais, je sais, je suis dingue. Je tiens ça de mes parents. Ils avaient un problème avec la propreté. Merci papa maman, vos névroses sont désormais les miennes.

Concernant Aniki, il fait des efforts, mais je dois le surveiller.

- Attention, la brosse à dents frôle le miroir... Tu t'es lavé les mains ? Lave-toi les mains s'il te plaît. Merci.

Bon. Voilà.

Quel putain de défaut. Le mec range mal sa brosse à dents après l'avoir utilisée. Merde. C'est la fin du monde. On va tous crever.

Je veux dire, c'est pas un putain de défaut, bordel de tapioca. Ça révèle seulement MON défaut de névrose obsessionnelle-compulsive héréditaire.

 

Alors, après avoir bien réfléchi sur la question de ses défauts, j'ai confié à Aniki :

 

- Ton vrai défaut, c'est que t'as pas de défauts. Ça me rabaisse, je ne me sens pas digne de toi. Voilà. Putain, en fait, t'es super chiant comme mec !

 

Mais bon, qu'est-ce que vous voulez.

Il ne manquerait plus que je me plaigne.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 13:18

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Ha ha ha ! Qui est donc le petit malin qui m’a posé cette diabolique question ? Le style, c’est quoi ? Comment avoir un bon style ?

 

Je crois que, demander à un écrivain ce qu’est le style, c’est comme demander à un religieux ce qu’est Dieu.

Chaque auteur vous fournira une réponse différente…

 

Je vais vous dire ce que j’en pense.

 

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Le style, c’est notre manière de « réaliser » une idée, cela avec efficacité.

 

Ne commencez donc pas à vous arracher les cheveux : j’explique tout de suite.

 

Je ne suis pas un grand admirateur de « style ». Je ne lis pas tel auteur pour son « style ».

Quand je lis un écrivain, c’est parce que son univers m’attire, parce que ses histoires me parlent, parce que la sauce prend. Je n’ai jamais lu Houellebecq (je prends un exemple parlant pour une majorité de mes lecteurs) car son univers ne m’attire pas.

Je ne sais pas si un auteur peut me rebuter par son seul « style ».

Il y a parfois des procédés d’écriture qui m’agacent, mais justement, pour moi, ce n’est pas du style.

Je suis resté très hermétique au roman L’honneur perdu de Katharina Blum de Heinrich Böll. L’histoire est racontée comme un rapport de police et j’ai trouvé ce procédé assez pénible. Je dirai pourtant que ce n’est pas le style de l’auteur qui m’a repoussé, mais justement ce procédé, que j’ai trouvé trop grossier, trop « voyant », pour être qualifié de style.

 

 

 

 

 

 

Le style est cette mélodie, cette fluidité, qui fait qu’une histoire est racontée sans même qu’on se rende compte qu’on nous la raconte.

Retranscrire une idée avec efficacité : cela doit fonctionner. Ecrire un roman, c’est faire passer le faux (la fiction) pour le vrai, pour le réel (réaliser), et cela sans qu’on puisse voir les effets spéciaux.

Quand vous regardez un film, vous ne voulez pas voir de micro dans le champ. Vous ne voulez pas être gêné par le mauvais jeu des acteurs. Pourquoi ? Parce que vous ne croyez plus à l’histoire. La magie est rompue. Un roman, c’est pareil. Vous devez faire passer un gros mensonge (une histoire inventée ou romancée) pour une absolue vérité.

 

 

Je crois que les « effets de style » sont comme les micros dans le champ. Ça casse. Ça ralentit.

Le style doit être au service de votre propos, et non pas votre propos au service du style.

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Dans mon cas personnel, j’ai su trouver mon « style » en épurant au maximum mon écriture et en la simplifiant radicalement.

Comme beaucoup de (très) jeunes auteurs jamais édités – j’avais vingt-trois ou vingt-quatre ans à l’époque – j’avais tendance à en faire beaucoup dans mes récits. Consciemment ou pas, je pensais qu’un auteur devait écrire avec au moins quelques mots compliqués et quelques figures de style...

Puis, quand j’ai fait lire mon manuscrit à des amis de mon âge, je me suis rendu compte qu’ils ne comprenaient pas toutes mes phrases et j’ai commencé à me poser des questions.

Les premiers retours d’éditeurs que j’ai eus sur ma prose allaient dans ce sens.

 

Attention, je ne vous dis pas de bannir tout vocabulaire complexe de vos textes.

Je vous dis d’aller au plus simple, au plus vrai, au plus radical.

 

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Plus vous simplifiez, moins vous avez de chance de vous planter.

Plus vous simplifiez, plus vous cernez le réel.

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Quand j’écris, je ne me dis pas « je vais faire une métaphore ».

Je me dis : « comment je vais retranscrire cette idée imagée, cette notion abstraite, que je veux pourtant faire saisir à mon lecteur, et cela le plus efficacement possible ? ».

 

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Avant de conclure, je vous avoue que mon style est en constante évolution. Hélas !

J’aimerais avoir un style « tout prêt », un style que je n’aurais pas à travailler. Je suis sûrement encore trop jeune pour ça.

Même si, aujourd’hui, j’ai une certaine maîtrise de la narration, je dois me résoudre à accepter l’humilité d’apprendre encore, d’évoluer, de changer toujours. Je ne sais pas si je suis très clair.

Je veux dire par là que le « style » n’est pas une science absolue. Vous devez sans cesse le pratiquer pour l’entretenir, et il aura toujours des choses à vous apprendre, jeunes (et moins jeunes) néophytes.

 

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Bonus : pour aider à épurer votre écriture, vous pouvez relire mes conseils à ce sujet.

 

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Published by stoni
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 13:41

 

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Ce matin en allant au boulot, j’ai récupéré plusieurs journaux gratuits laissés sur un siège de bus.

 

En les feuillant pendant le trajet, je me suis rendu compte que, dans le tas, il y en avait un destiné aux nanas. Ça s’appelle « Styliste ».

Je l’aurais probablement jeté si, sur la couverture, l’accroche n’avait pas été :

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Rosario Dawson : « J’aimerais brûler Barbie sur un bûcher »

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Les barbies hypocrites (ou : les meufs aiment être normées)

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Avec donc la photo de ladite Rosario Dawson : une véritable Barbie brune. Ça m’a fait sourire.

Mais bon, la citation était peut-être sortie de son contexte. Je suis donc allé lire l’entretien donné par la jeune femme.

 

Voici l’extrait « Barbie » :

 

Question du journaliste : La figure féminine que vous rejetez complètement ?

 

Réponse de Rosario Dawson : Barbie. Je pourrais la brûler sur un bûcher. Pas elle particulièrement, mais ce genre de poupées aux canons évidents. Pourtant, on m’en a offertes quand j’étais gamine (sic, jolie faute, offert ne devrait pas s’accorder, il n’y a pas de C.O.D. avant le verbe - MEME SI PERSONNE N'EST D'ACCORD SUR LA QUESTION SUR FACEBOOK), mais ça n’a jamais pris. Pour moi, leur influence est très pernicieuse. J’ai vu tant de filles, sur des castings, se laisser crever de faim pour ressembler à ce prétendu standard de beauté. Tout ça pendant que d’autres se tuent à fabriquer ces poupées à la chaîne à l’autre bout de la planète… Je suis désolée, mais moi ça me ramène à des histoires d’esclavage. Qu’on impose ce modèle aux gamines dès leur plus jeune âge, franchement, ça me rend dingue.

 

Je me suis renseigné sur cette nana. Rosario Dawson est actrice.

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Vous savez, je n’ai pas pour habitude de juger les trucs de fille. Ce sont des trucs de fille. Je ne juge pas leurs tenues, leur maquillage, leurs histoires de cheveux, de machin, de truc. Les mecs aussi ont leurs propres problèmes de barbe, de poils, de rasage, de repousse, de cheveux à faire couper, machin, truc, bidule. Nous avons tous un corps dont nous devons bien nous occuper.

Non, je ne juge pas. Je ne juge pas non plus les meufs que certains appellent « des bimbos ». Pour moi, une dame est une dame. Une jeune fille est une jeune fille. Dans tous les cas, je la respecte.

 

Mais là, la Rosario Dawson, elle se fout un peu de la gueule du monde, quand même.

 

Je préfère encore la bimbo qui s’assume : « oui je suis jolie (ou je le suis devenue), oui je corresponds aux canons de beauté contemporains et cela est mon gagne-pain donc tant mieux pour moi ». Au moins, la meuf serait intègre et honnête.

La Rosario, j’aimerais bien qu’elle pèse quatre-vingt kilos et qu’elle se rase les cheveux. Comme un mec, quoi. On verrait bien, après, si elle trouve encore du boulot comme actrice. Et si elle touche les mêmes cachets.

Est-elle sincère, ou parle-t-elle de la sorte dans l’intention de se donner un côté « rebelle » ? Si elle est honnête, je ne sais pas ce qu’elle s’imagine. Elle correspond à Barbie point par point, mise à part la couleur des cheveux. C’est d’ailleurs cela qui lui permet de faire son métier, du moins avec les salaires et la notoriété dont elle dispose. A quoi bon cracher dans la soupe ?

 

Y’a des trucs, avec les meufs, que je pige pas.

Je les trouve sacrément bornées.

 

La beauté, ça les travaille. Moi aussi d’ailleurs. Nous sommes tous travaillés par la beauté. Avec un tel matraquage idéologique : publicité, télévision, magazine, les gens dans la rue…

 

Les meufs, elles voudraient « s’émanciper des canons de beauté normatifs ».

C’est faux. Quand on creuse leur discours, on atteint très vite sa limite. (Oui je généralise, je sais, mais c’est plus facile pour écrire l’article.)

Les meufs ne veulent pas s’émanciper, elles veulent « changer les canons de beauté normatifs ». Ce qui n’a strictement rien à voir et reste totalement réactionnaire (j’en ai même déjà un peu parlé ici).

 

Ainsi la lutte stupide et vaine contre « les mannequins anorexiques ».

Alors ça, ça me désespère. Et ça en dit long sur la façon dont nous sommes colonisés par ces soi-disant « canons de beauté normatifs ».

Combien de fois ai-je entendu des amies se plaindre « ah oui mais avec les mannequins anorexiques ! ». Sans déconner, les meufs ! Arrêtez quoi ! Qu’est-ce que vous voulez à la place ? Des mannequins obèses ? Des mannequins de poids « normal » ? Ca changera quoi ? Quelle évolution ? Quelle importance ?

 

Au passage, je vous laisse deviner ce que peuvent ressentir les filles « naturellement » maigrichonnes en écoutant ou en lisant ce genre de choses…

Parce que, des maigres de nature, il y en a un paquet. Des gars comme des filles. Des maigres, des maigrichons, des boîtes d’allumettes, voilà, y’a des gens qui sont minces naturellement, voire osseux, qu’est-ce qu’ils y peuvent ? Et des gros « naturels », y’en a aussi. On est comme ça par nos gènes, on y peut rien.

Les maigres aussi ont le droit de ne pas être insultées à tout bout de champ. Comme les grosses. Les moyennes. Les replètes. Tout ce que vous voulez. Je ne vois pas pourquoi les maigres devraient s’en prendre plein la gueule gratos !

 

C’est quand même incroyable l’incapacité des nanas à s’affranchir de ces considérations de normes. Vous avez besoin d’être normées, on dirait. Ça vous rassure ? La beauté c’est ça, la beauté c’est pas ça. La beauté c’est être brune ou blonde, grosse ou maigre, avec des seins ou sans, vous avez vos opinions sur la question et ça se discute pas.

Vous êtes chiantes. Vraiment. Vous êtes même des putains de fascistes, quand vous vous y mettez.

Les mecs vous aident pas, c’est vrai. On est pas plus malins que vous sur la question. Quoique... On a au moins l’intelligence de ne pas avoir le masochisme improbable de nous imposer ces normes à nous-mêmes. Eh ouais. Nous, on est moins cons. On vous les impose à vous.

Ouais, ok, on a nos petits complexes physiques aussi.

Mais j’ai jamais entendu des mecs dire « y’en a marre des mannequins hommes anorexiques / des mannequins hommes trop musclés, il faut changer ça ! ». Vous savez quoi ? On s’en bat les couilles, des mannequins !

 

Tout ça, ça me fait penser au bloc de l’Ouest et au bloc de l’Est.

Si si, je vous jure.

 

A mes yeux, il existe une différence fondamentale entre l’Ouest et l’Est (du temps de la défunte URSS).

 

Quand l’Ouest faisait des saloperies, il ne les faisait jamais à ses propres ressortissants. Il les faisait aux autres peuples.

Exactement l’inverse de l’Est.

 

Les mecs sont un peu comme les Américains, en fait. Ils imposent des saloperies immondes, mais jamais à eux-mêmes, uniquement aux autres peuples (en l’occurrence vous les filles).

 

Vous, vous êtes un peu comme les soviétiques. Vous imposez pas des saloperies aux autres peuples. Après tout, vous nous prenez comme nous sommes. Mais vous imposez des saloperies à vos propres ressortissants : c’est-à-dire vous-mêmes.

 

On en revient toujours au même point : le matérialisme dialectique (doctrine du marxisme).

 

A la thèse, si l’on se contente d’opposer l’antithèse, on n’avance pas.

Aux mannequins filiformes, si vous vous contentez de réclamer des replètes à la place, vous ne gagnerez rien.

 

A la thèse, à l’antithèse, il s’agit de formuler une synthèse. Voilà le vrai progrès !

 

Mais, dois-je vous l’expliquer davantage ? Je crois que j’en ai bien assez écrit comme ça.

 

 

 

P.S. : LA COMPARAISON ENTRE L'EST ET L'OUEST EST EVIDEMMENT UN RACCOURCI DESTINE A FAIRE SOURIRE, IL NE FAUT PAS LE PRENDRE SERIEUX. Je précise pour les camarades, ça sert à rien d'initier un débat dans les coms sur les avantages de l'un ou l'autre des systèmes. C'est pas la question. C'était de l'humour. Désolé si c'était pas clair.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 13:41

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L’éditeur bourré (anecdote)

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Un jour, j’ai rencontré un éditeur bourré.

On se connaissant d’avant.

Je veux dire, il était vraiment beurré, quoi. Ce type carbure pas mal à l’alcool. Moi, je ne bois presque pas. Je ne suis pas du tout issu d’une famille « typiquement française », y’a jamais eu d’alcool chez mes vieux. Quand je vois des mecs qui s’enfilent trois demis à la suite, à quatorze heures, alors qu’ils viennent de se lever, ça me fait toujours assez bizarre.

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Enfin, l’éditeur était bourré, quoi.

Il m’a demandé comment j’allais. J’ai pas répondu grand-chose. Et là, il est parti dans un grand soliloque sur l’édition. Texto, il m’a dit :

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L’édition c’est un monde de merde, tu sais. C’est un monde où tout le monde est méchant. Toi Stoni, t'es un gentil alors fais attention, protège-toi.

...

Puis il a ajouté :

...

Moi je suis pas un méchant, je suis le seul je crois.

...

J’ai halluciné mais je n’ai rien dit.

...

Moi je suis un type bien, je suis gentil. Fais attention aux autres. Ils vont vouloir te briser et te casser. Parce que t'es un écrivain qui sort du lot.

 

Ça aurait duré à peu près une heure sur ce sujet-là, si je m’étais pas cassé (en toute politesse cela dit).

...

Bon, vous savez ce qu’on dit : in vino veritas.

Cette anecdote m’est revenue car je pensais au truc « l’auteur est un caca ». Je sais que vous êtes nombreux à avoir du mal à réellement le croire.

L’histoire de l’éditeur bourré vous prouve que je ne suis pas le seul à penser ça.

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:15

 

 

 


Jean slim : pantalon de toile denim coupé étroit, destiné à coller le corps de la taille aux mollets.

Inconvénient : très désagréable à porter (surtout quand il est neuf ou qu'il sort du repassage).
Même en taille basse, le jean slim ne convient pas à une soirée raclette.

De plus, pour les porteurs de jeans slim de sexe masculin, beaucoup de gens vous demanderont : "mais où est-ce que tu la mets, bordel ???"

Avantage : je n'en vois aucun.

Le jean slim illustre parfaitement les dégâts de la pratique libérale.

Cela fait plus de six mois que je n'en porte plus ! Du progrès !

 

 

Définition de jean slim

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 12:58

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Bonjour à tous les lecteurs de Stoni

 

Vous avez peut-être entendu parler de moi, le surnommé " Aniki ". Je partage la vie de Stoni depuis presque dix ans !

 

Aujourd'hui, Stoni est parti avec des amis faire du yoga à la campagne. Vous parlez d'un révolutionnaire.

 

Moi, je n'étais pas venu lire ses articles depuis un bail. Et qu'est-ce que j'ai découvert ? Qu'il ne parlait que de lui, que lorsqu'il daignait aborder mon cas, il m'appellait "mon fidèle Aniki (non c'est pas mon chien c'est mon mec mais c'est vrai qu'il est fidèle)". Etre comparé à un chien, voilà tout ce que j'ai droit !

 

Je connais tous ses identifiants mail et blog, il les a pas changés depuis longtemps.

Facile de pirater son compte Overblog...

 

Je cherchais une photo pour illustrer cette article et je me suis rendu compte qu'il avait aucune photo de moi sur son ordi ! Ni aucun dessin ! Par contre des trucs de Lénine y'en a partout !

 

Je veux mettre les choses au point.

 

Il y en a que pour Stoni sur ce blog. Alors que c'est moi qui le supporte depuis si longtemps.

 

Pendant toutes ses aventures avec les éditeurs, c'est moi qui l'ai soutenu.

 

Stoni est un assez bon écrivain. Bien sûr je suis pas vraiment objectif, je trouve qu'il a du génie. Mais il ne serait pas grand-chose sans moi !

 

Les écrivains qui lisent Stoni doivent en prendre de la graine !

 

Soyez reconnaissants envers vos partenaires s'ils vous soutiennent !

 

C'est pas une promenade de santé de vivre avec un écrivain !

 

Je pense que les conjoints d'écrivains doivent eux aussi avoir leur propre blog de conseils !

 

Voici ceux qui me viennent à l'esprit tout de suite :

 

1 : Ne travaillez pas dans l'édition et n'essayez même pas d'écrire.

 

Quand je vois Stoni et son boulot, je regrette pas une seule seconde de faire un boulot bien terre à terre dans le secteur secondaire !

Si vous êtes deux à graviter autour de l'édition, vous allez finir dans un suicide de groupe !

Il doit y en avoir un qui s'isole de tout ça !

 

2 : Ecoutez votre conjoint mais ne donnez pas de conseils.

 

L'édition est un monde tellement fou qu'il obéit à aucune logique ! Tous vos conseils vont tomber à l'eau. Vous savez pas de quoi vous parlez et je crois que personne ne sait trop ce qu'il faut faire dans ce monde-là !

Soyez attentif mais fermez votre gueule, ça sert à rien. Restez toujours sur terre et freinez votre partenaire s'il part dans de grands délires pessimistes ou mégalomaniaques.

 

3 : Changez-lui les idées !

 

Si votre écrivain n'a pas des loisirs qui lui font penser à autre chose, il va faire une dépression. C'est moi qui ai fait découvrir le vélo à Stoni (il le précise nulle part au passage, il ramène tout à lui, c'est incroyable). Avant le week-end il travaillait sur ses romans. Maintenant il sort et il se prend moins la tête.

 

 

J'espère qu'il ne va pas supprimer cet article quand il rentrera.

C'est un communiste d'une ligne dure et je serais pas étonné qu'il recourt à la censure.

 

Mais en découvrant son blog égocentrique, j'ai pensé "là c'est fort de café" et je me suis senti obligé d'en arriver là.

 

Signé : Aniki (qui n'est pas un chien)

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 10:39
Comment fonctionne l'AGESSA, la Sécurité sociale des auteurs

  

 

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Une écrivaine lectrice de mon blog, Sonia Ristic, m'a fait part d'un courrier qu'elle a envoyé à l'AGESSA après la modification de leurs règles d'admission.


 

En effet, tous les auteurs cotisent à un système de protection sociale.

Or, pour en bénéficier, il faut justifier de.... 8 000 € de droits d'auteur annuels. C'est tout bien expliqué sur le site de l'AGESSA.


 

Evidemment, seule une minorité d'auteurs touche ces revenus (voir mon article sur la rémunération des écrivains).


 

Jusqu'à présent, certains se débrouillaient pourtant en intervenant en bibliothèque, sur des salons, etc : ces prestations pouvaient être rémunérées en droits d'auteur.

Or, l'AGESSA n'acceptera plus ces revenus dans le calcul des droits d'auteur.


 

Personnellement, je n'ai jamais bénéficié de l'AGESSA (bien que j'y aie cotisé) puisque je suis salarié du privé et donc couvert par le régime général de la sécurité sociale.


 

Pour les écrivains qui font le choix de ne pas avoir d'emploi salarié "à côté", la situation va devenir très difficile.


 

Ceux qui sont en couple pourront être couverts par leur conjoint... mais les autres ?


 

Voici le courrier de Sonia Ristic.

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Chère Madame,

 

Je sais bien que vous n'êtes pas législatrice et que vous ne faites qu'appliquer la loi, mais permettez-moi de vous dire que tous ces changements, c'est un gros « porte nawak » qui pourrait avoir comme sous-titre « comment rendre les auteurs encore plus précaires » (auteur précaire étant déjà un pléonasme).

 

Pour pouvoir adhérer à l'Agessa et avoir des revenus d'auteur annuels de 8000 euros et des brouettes, heureusement que jusqu'à présent, nous pouvions compter sur les salons, les festivals, les rencontres avec le public autour de nos oeuvres, rémunérés en notes de droits, car atteindre 8000 euros de revenus en « droits purs » (= droits de représentation ou droits de ventes) est impossible pour, allez, à vue de nez, disons 95% d'auteurs. Ca équivaut à vendre annuellement 8000 exemplaires pour un romancier (vous avez déjà vu les chiffres moyens de ventes de romans?) ou avoir 80 représentations annuelles dans des salles combles pour les auteurs dramatiques (à entendre ces chiffres, lesdits auteurs dramatiques sont juste pétés de rire pour ne pas s'effondrer de désespoir).

 

Bref, j'en comprends que vous ne me considérez plus comme autrice et écrivaine, peu importe le fait que mes oeuvres soient publiées, créées, qu'on m'invite dans des salons et festivals littéraires pour parler de mon écriture, que certains professeurs de français mettent mes textes au programme du Bac Français, que je bénéficie de bourses de résidence, etc. Selon vous, tout cela est « accessoire » et ne m'établit pas comme autrice et écrivaine. Ce qui est vachement rassurant dans cette histoire, c'est que Marc Lévy et autres Musso demeureront considérés comme écrivains, ouf, la littérature est sauve.

 

Ces activités « accessoires », me dites-vous, doivent dorénavant être déclarées en salaires. On va bien s'amuser, quand établissements scolaires, médiathèques, municipalités, associations organisant des festivals, etc, vont devoir établir fiches de paye et tout le tintouin pour inviter un auteur, puisqu'ils ne pourront plus les rémunérer en notes de droits. Je suis peut-être parano, mais j'ai comme le pressentiment qu'ils ne vont plus les inviter tant que ça, nombres d'entre eux n'ayant tout simplement pas de service comptable apte à gérer un service de paye important, ou ce qui ne rentre pas dans les cases de leurs activités principales.

 

Vous m'expliquez que c'est pour mon bien, qu'au régime général je cotise mieux pour ma retraite (c'est de l'humour, rassurez-moi) et que je suis mieux protégée contre les accidents de travail. Merci, de tout coeur, je suis touchée. Vous m'expliquez également que c'est plus logique, que quand je vais parler à une classe ou à un tout public de mes livres, je suis « employée » de l'association/théâtre/festival/médiathèque qui me propose de le faire. Excusez-moi, mais la logique de l'écrivain-salarié m'échappe.

 

Le seul intérêt de pouvoir facturer ces différentes activités en notes de droits, en dehors du fait que ça simplifiait considérablement la paperasse pour les structures qui nous invitaient, est que nous, auteurs, nous touchions plus en net. A vue de nez encore, nous allons perdre dans les 40% du net, lorsque ces mêmes activités seront salariées au régime général. J'imagine que vous n'allez pas poussez l'absurde jusqu'à me répondre qu'ainsi nous pourrons prétendre aux indemnités chômage – vous avez déjà rencontré des auteurs qui ont pu cumuler dans les 910 heures de travail en 18 mois ? (c'était le seuil nécessaire pour pouvoir prétendre au chômage au régime général la dernière fois que je me suis renseignée, mais il se peut que ça ait changé).

 

J'ai fait ce choix fou il y a quelques années de me dire que j'étais écrivaine et que j'allais en vivre. Il y a eu des années fastes grâce à quelques bourses importantes et des années maigres, mais aux trois-quarts, j'ai vécu de l'écriture et des activités ASSOCIEES à celle-ci, nullement « accessoires ». Il m'arrivait parfois de travailler comme metteuse en scène ou comédienne pour compléter mes revenus faibles, jamais assez pour pouvoir prétendre au statut d'intermittente du spectacle et ce n'était pas un problème, je me considère comme autrice d'abord. A présent, vu que mes activités associées à mon travail d'écrivaine ne pourront être que salariées au régime général et que par conséquent je vais gagner 40% en moins en revenus nets, le calcul est simple, je vais devoir travailler 40% en plus si je veux maintenir le très fragile équilibre de mes revenus. Du coup, c'est quand que je vais écrire ?

 

Et dans tout cela, il y a un deuxième élément kafkaïen : vous avez décidé qu'à partir de la déclaration de revenus 2012 (concernant les revenus de 2011), les bourses d'écriture et/ou de résidence seraient soumises aux cotisations sociales ! C'est génial, surtout que je n'en ai jamais été avertie en amont par aucun courrier et que ça ne figure pas dans ma convention de résidence. Il se trouve qu'en 2011 j'ai bénéficié d'une bourse de 7000 euros pour une résidence de trois mois et demi. Bourse que j'ai déclarée et sur laquelle j'ai payé des impôts. Et pour laquelle vous me faites un appel à cotisations de plus de 1000 euros, plus d'un an après avoir touché cette bourse et l'avoir dépensée entièrement (c'est à ça que ça sert non, à pouvoir vivre?), sans jamais avoir eu vent en amont qu'elle serait soumise aux cotisations sociales, vous me réclamez une somme considérable que tout bonnement je n'ai pas. Pardon, je dois pas être très futée, mais : si un(e) bénéficiaire de bourse d'écriture ne peut prétendre au statut d'écrivain-auteur comme vous le dites sur votre site, pourquoi doit-il/elle payer des cotisations sociales d'auteur sur ladite bourse ? Excusez-moi, mais vraiment, la logique m'échappe.

 

Alors, chère Madame, on fait comment ?

Bien à vous,

Sonia Ristic, autrice (ou peut-être pas)

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