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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 13:53

 

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J'ai regardé un documentaire sur l'école orthogénique de Bruno Bettelheim. Tourné dans les années soixante-dix, ce film montre le quotidien du centre destiné aux enfants souffrant de troubles et maladies mentaux, fondé par Bettelheim.

 

Plusieurs fois, Bettelheim est interrogé par le réalisateur du documentaire.

A un moment, celui-ci lui fait remarquer que les enfants sont très attachés à leur vie privée. Ils cohabitent à plusieurs dans des chambres, mais ont chacun leur propre lit. Les éducateurs et les autres enfants ont interdiction de ranger leurs affaires, de les toucher, de s'asseoir sur leur lit, sans leur autorisation. Cette règle importe beaucoup aux enfants, qui ne manquent pas de la rappeler à quiconque ose l'outrepasser. Le documentariste est très étonné par ce trait de caractère, qu'il pense être une spécificité des enfants en souffrance. Bettelheim lui répond que l'importance de la vie privée, de son intimité, tient à coeur à tout le monde, même aux adultes. Personne n'a envie que n'importe qui vienne s'asseoir sur son lit. Il rappelle que, dans notre quotidien fait de fugaces bonheurs et de dures épreuves, la vie privée, l'intimité, le petit monde à soi est notre seul rempart constant et tangible.

 

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Quand j'ai regardé ce passage, j'ai tout de suite pensé à mon intimité, et surtout à mon univers à moi. Pour un romancier, cet univers est ce qui nourrit ses oeuvres. Depuis que je suis publié, ma relation avec ce continent fictif a changé.

Je ne dirais pas qu'elle a changé en mieux, ou en moins bien. Il n'est pas question de juger ce que je ressens.

Mais cela a changé.

 

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Comme probablement nombre d'auteurs, comme tous les auteurs, je dévoile beaucoup de mon univers dans mes romans.

Avant la publication, je me rendais volontiers dans ce monde, la nuit, avant de m'endormir. Je fabriquais mes histoires, en répétais certaines que je m'étais déjà raconté des milliers de fois. C'était un vrai plaisir.

Aujourd'hui, je ne suis plus aussi heureux dans ce monde, parce qu'il est souillé par ce que j'en ai fait. Je n'ai plus la primeur, l'exclusivité, le secret, de ces histoires ni le plaisir que je trouvais à les rejoindre, le soir venu.

Peut-être que cela est passager. Mon dernier roman m'a procuré beaucoup de problèmes. Il serait trop long de les énumérer ici. Je n'ai pas vécu des choses très positives avec ce bouquin, qui a pourtant eu son lectorat et qui, contrairement à ce que je craignais, n'a pas été un bide. Il a malgré tout suscité de la haine, vraiment de la haine, envers ce qu'il représentait, et en dommage collatéral, un peu envers moi.

J'aime toujours ce livre et j'ai pris un immense plaisir à l'écrire. Je l'ai rédigé dans les meilleures conditions qui soient. Mais je n'ai pas pu le feuilleter durant un long moment, en raison de toute la haine qu'il a inspirée. Aujourd'hui encore je suis mal à l'aise lorsque je le vois.

C'est dur à expliquer.

 

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Depuis, j'ai le sentiment que la haine a contaminé mon univers. Et c'est stupide de ma part, car mon univers romanesque, personnel, intime, laisse une grand part à la colère, à la violence. Je ne sais pas trop pourquoi je me sens ainsi souillé par la haine des autres.

 

Je n'arrive plus à me complaire dans mon imaginaire. Le soir avant de m'endormir, je suis obligé de me concentrer sur de simples sentiments imaginaires, des mises en scène rudimentaires, des instantanés, car toute idée de narration me renvoie à des souvenirs négatifs.

 

Vous savez, je me sens comme si j'avais pris un haut parleur et hurlé parmi le monde : " venez vous couchez avec moi dans mon lit ". Comme si je n'avais pas respecté ma propre intimité. Comme si je n'étais pas capable, au contraire des enfants soignés par Bettelheim, d'empêcher autrui de toucher mes affaires, mon lit, mes jouets.

 

Je me sens comme une insulte au bon sens de Bettelheim. Quand il dit " personne n'a envie qu'on vienne s'asseoir sur son lit " ... Je me sens risible, mi-putassier, mi-monstrueux.

 

Comme si j'avais bradé quelque chose de précieux.

 

J'aimerais avoir l'avis d'autres auteurs là-dessus. Je me demande si d'autres ont pu ressentir ça.

 

 

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 13:53

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Les plus assidus d'entre mes lecteurs savent que, depuis plusieurs mois, je m'initie aux délicatesses insoupçonnées de la langue boche – hum, pardon, de la langue allemande.

 

Germanisant ainsi, je me suis souvenu que, dans une autre vie, c'est-à-dire à l'école, j'avais appris l'italien. Et que je le parlais pas mal du tout.

 

Cela faisait plus de dix ans que je ne l'avais pas pratiqué.

En bon masochiste, j'ai décidé de m'y remettre.

 

Après quelques semaines de remise à niveau, je suis désormais capable de lire en italien. J'ai commencé avec des contes ou des classiques destinés aux enfants. Entre autres, les Aventures de Pinocchio de Collodi.

 

Ma mère me l'avait lu avant même que je sache écrire. Gamin, j'ai dû le dévorer plusieurs fois et je l'avais relu en français il y a deux ou trois ans.

J'aime beaucoup cette histoire, surtout l'aspect social, l'omniprésence de la pauvreté et les rappels constants que fait l'auteur à la dialectique de la production et de la consommation.

 

Quand j'étais gosse, j'avais vu le film de Comencini (en vérité une télésérie) que j'avais adoré.

Je ne me souviens pas avoir vu le Walt Disney dans mon enfance. Je n'ai jamais été un fanatique de Disney.

 

Donc, lisant en italien, j'ai emprunté à la bibliothèque une version bilingue commentée. Plusieurs articles critiques ponctuent le bouquin, dont un petit texte sur le film de Disney dont j'ai décidé de vous retranscrire des extraits.

 

Je suis particulièrement d'accord avec l'auteur.

Totalement d'acord, même.

 

(Tout le dossier rédigé par Jean-Claude Zancarini est d'ailleurs d'une rare érudition.)

 

 

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Le Pinocchio de Walt Disney ou se méfier des contrefaçons

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Par Jean-Claude Zancarini

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En 1940, l''équipe de Walt Disney produit une adaptation de Pinocchio, "inspirée du conte de Collodi". Ce dessin animé contribue indubitablement au maintien du succès de notre pantin préféré, au point que Pinocchio est bien souvent perçu comme un personnage "inventé" par Walt Disney, mais l'adaptation modifie à ce point les caractéristiques du livre de Collodi qu'on peut parler d'un arraisonnement du personnage, voire d'une contrefaçon.

Pour le dire vite et sans fard, on passe de Pinocchio l'aventureux à Pinocchio le gentil benêt, d'un monde socialement déterminé à l'univers vidé de substance d'une fable, d'un récit efficace mais varié, souple, nuancé à une écriture cinématographique qui privilégie l'effet et la pathos simplificateur.

 

Les indices sont nombreux de cet arraisonnement de Pinocchio par le moralisme de Walt Disney. Le premier, par ordre d'entrée en scène, tient au rôle déterminant de Jiminy Cricket, il Grillo Parlante, qui est rien moins que le narrateur du récit [...]. C'est lui qui tire la leçon poétique de l'histoire qu'il raconte lui-même : "l'espoir est dans les cieux", ainsi que l'énonce la chansonnette qui ouvre et clôt le dessiné animé. Dans Les Aventures de Pinocchio [de Collodi], le pauvre Grillo Parlante subit les effets de la colère d'un Pinocchio plus pugnace et plus réticent à parcourir "la route droite" : il est écrasé contre le mur par un maillet lancé par le pantin !

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(Saisissant contraste entre les deux vidéos, n'est-ce pas ?)

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Quand Jiminy Cricket entre dans la maison du "sculpteur" (et fabricant d'automate) [ du dessin animé], il est attiré par le bon feu qui ronfle dans la cheminée : le lecteur de Pinocchio se souvient que la situation est bien différente dans la maison décrite par Collodi, où le feu et la marmite qui fume sont "dessinés" au fond du foyer ! Il est vrai que lorsque Mangiafocco demande [dans le livre] à "notre" Pinocchio quel métier fait son père, celui-ci répond "le pauvre" et que Gepetto avait justifié le nom donné au pantin en faisant référence à tous les membres d'une famille de Pinocchio qui s'en sortaient fort bien puisque le plus riche d'entre eux vivait en demandant l'aumône.

 

Cet aspect social, si présent dans le livre de Collodi et souligné par toute la critique, est donc complètement gommé dans l'adaptation de Disney : plus d'enfants pauvres, plus de Toscane paysanne, même plus de gendarmes ! [...] A l'évocation de la pauvreté et de la faim, les scénaristes de Walt Disney préfèrent les ballets des automates et les effets mélodramatiques à l'oeuvre dans la séquence de la fuite de Pinocchio et Gepetto du ventre de la baleine (puisque baleine il y a, et non plus requin) [...]

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Si toi non plus tu kiffes pas trop Disney
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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 13:46

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Pour changer, parlons un peu de préparation éditoriale.

 

La préparation éditoriale concerne tout ce qui va se dérouler depuis la signature du contrat jusqu’à l’impression de votre bouquin.

 

Cette phrase comprend moult étapes qui vous feront suer sang et eau. Avec entre autres : les corrections demandées par votre éditeur.

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ATTENTION cet article concerne les ROMANS DE LITTERATURE ADULTE, dans le cadre d’un contrat d’édition à compte d’éditeur correctement distribué. Cela ne s’applique pas à la littérature jeunesse, ni à l’édition numérique, ni aux livres de cuisine ni à je ne sais quoi encore, COMME TOUT CE QUI SE TROUVE SUR MON BLOG…

 

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Lorsque vous avez signé un contrat d’édition, votre manuscrit va subir deux types de corrections.

 

1 : Les corrections, ou plutôt les modifications, demandées par votre éditeur, qui vont surtout viser le fond, le style, la structure du roman…

 

2 : Les corrections apportées par un correcteur professionnel qui vont être purement liées à la langue française.

 

J’ai déjà traité le deuxième type de corrections dans mon article sur l’orthographe.

 

Aujourd’hui nous nous concentrerons donc sur les corrections demandées par votre éditeur.

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Quand vous signez un contrat d’édition, je dirais que vous avez neuf chances sur dix pour que votre éditeur vous demande de changer des trucs dans votre texte.

 

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Mais quoi au juste ?

 

Ce qu’il va vous demander peut passer du simple au double, au triple, au quintuple.

 

Votre éditeur peut vous demander de changer le titre du roman. De modifier le dénouement.

De réécrire le texte avec un narrateur omniscient.

 

Bref, vraiment, ça peut être tout et n’importe quoi, et ça peut être très peu comme beaucoup.

 

 

Pourquoi ces modifications ?

 

J’ai déjà expliqué dans plusieurs articles que tout éditeur est fondamentalement jaloux de votre capacité à écrire des romans. Vous avez le pouvoir créateur : lui a le pouvoir financier.

Donc, trouver des défauts à votre livre lui permet de se rassurer et surtout de vous maintenir en état d’infériorité ( = vous êtes et resterez un caca, édité ou pas).

 

En outre, les modifications qu’il vous imposera lui promettent une certaine postérité : il aura laissé sa trace (à travers vos bouquins, mais c’est toujours mieux que rien).

 

Bon, ça c’était l’aspect psychologico-théorique.

 

En pratique, l’éditeur souhaite aussi améliorer votre texte et l’aligner sur les critères de sa collection, le rendre plus « lisible » et aussi plus « vendable ».

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Quand va-t-il me parler de ces modifications ?

 

S’il est un peu honnête, il le fera très tôt, dès votre premier échange téléphonique par exemple.

 

S’il est stupide, il attendra que vous ayez signé votre contrat pour vous en parler.

 

 

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Dois-je accepter toutes ces modifications ?

 

Toutes les accepter, je ne sais pas, mais les négocier, ça oui !

 

Sachez que, lorsqu’un éditeur vous parlera pour la première fois de votre livre, il va vous proposer un million de trucs à changer. Ça va vous faire peur. Vous allez penser : putain je dois tout réécrire !

Mais ne vous inquiétez pas : d’ici trois semaines, il aura oublié la moitié de ce qu’il vous suggère.

Il ne retiendra que les modifications qui lui tiennent vraiment à cœur.

 

Mon conseil sera donc le suivant.

 

Lorsque pour la première fois l’éditeur vous énumère toutes les modifications qu’il souhaite apporter au roman, écoutez-le et ne donnez pas votre avis.

S’il vous demande votre opinion, répondez : « il y a des choses qui peuvent en effet grandement améliorer le texte, je vais y réfléchir ».

 

Puis laissez-le revenir vers vous.

Vous verrez qu’il n’aura retenu que les choses auxquelles il tient vraiment.

 

A ce stade, je dois avouer que les « suggestions » d’un éditeur peuvent bel et bien améliorer votre texte. Tout n’est pas à jeter.

 

Voyez ce qu’il vous propose. Si vraiment des choses vous rebutent (changer le dénouement de tel chapitre ou du livre en lui-même, supprimer un personnage, un passage…), vous devez négocier, c’est-à-dire accepter des modifications pour pouvoir en refuser d’autres.

 

Il arrive que ces pourparlers soient assez violents, mais en règle générale l’éditeur connaît la règle tacite du « accepter pour refuser » et vous concèdera bien deux ou trois trucs que vous pourrez garder.

 

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Et si je refuse toutes ses propositions ? Que peut faire l’éditeur ?

 

N’oubliez jamais que, lorsque vous avez signé un contrat d’édition, rien n’est gagné tant que le roman n’est pas en librairie.

 

Ce que je veux dire, c’est que même si un contrat a été signé, votre éditeur a toute liberté de ne pas publier votre roman pour une raison ou pour une autre.

Ce cas de figure est prévu dans tout bon contrat qui se respecte.

 

Concernant les corrections et modifications, si vous ne vous mettez pas d’accord avec votre éditeur, ce dernier a parfaitement le droit de se retirer du projet. Vous récupérez vos droits (après un certain délai), vous conservez votre à-valoir, mais évidemment le roman n’est pas imprimé.

Vous devrez trouver un autre éditeur.

 

Vous comprendrez donc qu’il est très important d’être ouvert à des négociations.

 

Je ne vous dis pas de brader votre roman, de tout changer pour être absolument édité.

Mais vous devez vous préparer psychologiquement à changer deux trois trucs.

 

Franchement, je le répète, votre éditeur a sans doute raison concernant certaines modifications à apporter au roman, alors ne fermez pas la porte à ce qui peut vous aider à progresser dans votre métier : soit, apprendre à écrire.

 

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 08:25

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Le 25 juin 2009, je suis arrivé au travail et mes collègues m'ont dit en pouffant de rire : " t'es au courant pour Michael Jackson ? ".

 

Non, je n'étais pas au courant. Je n'ai pas la télé ni n'écoute la radio, et à 8 heures du matin, je n'avais pas encore eu le temps de me connecter à internet.

 

La nouvelle de sa mort m'indifférait et je suis passé à autre chose. J'ai bossé, fait ce que j'avais à faire, comme tous les matins.

Pourtant, une mélancolie sournoise s'installait en moi, au fil des heures. J'étais peiné, je n'arrivais pas à me concentrer sur mon travail.

Je n'ai pas fait le rapprochement tout de suite. Puis, j'ai croisé des collègues qui racontaient des conneries sur Michael Jackson, ça m'a blessé et j'ai compris.

Enfin, j'ai compris... non, pas vraiment. Pourquoi étais-je touché par la mort de ce type ? Je n'écoute pas sa musique, je ne m'intéresse absolument pas à lui. Il ne m'inspire rien du tout. Alors, en quel honneur ? Pourquoi diable ?

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Et puis, je me suis souvenu.

 

C'était loin, très loin dans ma mémoire.

 

Quand j'avais trois ou quatre ans, j'adorais Michael Jackson.

 

Le terme " adorer " ne suffit peut-être pas. Je le vénérais.

 

Putain, quand ça m'est revenu, j'étais soufflé. J'avais complètement oublié.

 

Là, il m'est arrivé un truc étrange. L'enfant que j'avais été ressucitait. Tout m'est revenu.

 

Ce gosse de trois ans, planté devant la télé quand passait le clip de Thriller. J'en ai parlé à mes parents, quelques jours plus tard. Ils m'ont raconté :

 

- Oui, quand le clip était diffusé, les premières fois on s'est vraiment demandé si on pouvait te laisser le regarder. Par rapport aux images des zombies, on avait peur que tu fasses des cauchemars... Mais tu prenais un tel plaisir à le regarder, tu jubilais, tu te marrais tout seul, tu dansais, on a pas osé t'empêcher de le voir. De toute façon, tu n'as jamais fait de cauchemar à cause de ça. Un peu plus tard on t'a acheté le 45 tours de Bad, tu t'en souviens ?

 

Bad, album sorti en 1987. J'allais tranquillement sur mes quatre ans.

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Tout ce paradigme puéril a ressurgi en moi.

Je ne suis pas devenu un adulte très nostalgique de mon enfance. D'ailleurs, quand j'étais petit, je n'avais qu'un souhait : devenir grand le plus vite possible.

Beaucoup d'adultes considèrent l'enfance comme une sorte de paradis perdu. Pour moi, c'est plutôt le contraire. Je n'apprécie pas vraiment les enfants, mais ils arrivent pourtant, souvent, à m'apitoyer. Quand je vois des enfants de parents pauvres, comme les miens l'étaient, des gamins de prolétaires promis à affronter cette économie putride, déliquescente, qu'est la nôtre, j'ai pitié. Je les trouve si naïfs, si désarmés, par rapport à toute la chierie, les névroses et la cruauté de certains adultes.

 

Moi, enfant, je voulais être grand.

C'est pour ça que j'aimais bien Michael Jackson. Il représentait la synthèse des deux états : enfant et adulte. J'ai toujours admiré les gens qui réconcilient les contraires. Je collectionnais tous les articles que je pouvais trouver sur lui et mes parents me les lisaient. Je savais donc qu'il élevait un chimpanzé et qu'il possédait un parc d'attraction. Je trouvais ça génial. Voilà enfin un adulte dialectiquement viable. Il opérait un dépassement de la thèse (l'enfance) et de l'antithèse (la maturité).

 

Mes parents allaient régulièrement dans une librairie, où j'avais repéré, au coin bande dessinée, une biographie illustrée de Michael Jackson. Je me suis souvenu des images, notamment celles où il était hospitalisé après avoir subi le fameux accident sur le tournage de la publicité Pepsi.

 

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Ce que j'ai ressenti le jour où Mickael Jackson est mort
Ce que j'ai ressenti le jour où Mickael Jackson est mort

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Ces vignettes me fascinaient. J'aimais les héros qui se sacrifiaient pour une cause, et je les aimais d'autant plus si la cause n'était qu'un artifice dont ils ne décelaient pas la vanité. Ce qui était le cas de Michael Jackson. Voir ce jeune homme brûlé pour une marque de coca cola me faisait frissonner. Une sorte de passion christique du capitalisme.

Dans mes romans, la thématique revient souvent.

 

Je dessinais Michael Jackson partout. Dans mes livres pour enfant, dans les magazines de mes parents, dans mes carnets à pages blanches.

 

Ma mère m'avait confectionné un petit cahier où elle avait collé des images des choses auxquelles je tenais le plus.

 

Il y avait : un taureau. (J'adorais cet animal.)

 

Mon kiki... (ouais je sais c'est la honte)

 

La moto de mon père. (ça c'est classe. Honda sept et demi)

 

Et Michael Jackson.

 

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Le 25 juin 2009, tout cela a revécu. L'univers d'un pauvre gosse de trois ans, entre temps complètement oublié, s'est reconstruit. Ce gosse lui-même est revenu.

Il m'a regardé, interloqué, il m'a demandé où était le chimpanzé que j'aurais dû élever et pourquoi je n'avais pas construit un parc d'attraction.

J'étais triste, ce jour-là.

 

Un de mes meilleurs potes m'a appelé en fin de journée. La voix étranglée, il m'a demandé :

 

- T'es au courant pour Michael Jackson ?

 

- Oui. Toi aussi, tu as revécu tes trois ans ?

 

Il n'a pas répondu.

Il était effondré.

 

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Si toi aussi tu kiffais Michael Jackson quand t'étais môme

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 13:09

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J’ai déjà donné mon avis sur l’édition « à comte d’éditeur numérique ». En gros : vous cédez les droits sur votre roman à un éditeur qui ne le diffusera pas en librairie, mais sur internet.

 

Lire mon article : mon opinion sur l’édition numérique.

 

Autant je ne suis pas contre l’auto-édition pour les auteurs qui décident de ne pas (ou ne plus) se tourner vers l’édition « traditionnelle », autant je condamne l’édition numérique car pour moi, c’est signer avec un éditeur tout pourri.

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Différence fondamentale entre auto-édition et édition numérique : l’auteur auto-édité garde tous ses droits sur son roman. Mais l’auteur édité « par un éditeur numérique » les cède à quelqu’un qui n’en fera aucun usage ! Pourquoi ? Mais parce que les éditeurs numériques n’ont aucune distribution en librairie, donc aucune existence.

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Lire mon article sur l’importance de la distribution – diffusion.

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Encore une fois, je vous conseille fortement de lire (ou de relire), si ce n’est déjà fait, l’article où j’explique plus précisément cette nuance entre auto-éditon et édition numérique, ainsi que l’article où j’explique pourquoi et comment il faut apprendre à repérer les éditeurs Pourris (qu’ils soient numériques ou papier).

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J’ai été dernièrement « démarché » via le formulaire de contact de mon blog par un éditeur numérique. Voilà comment ces gens débauchent des écrivains, par internet. Ils vous contactent via votre blog et vous, jeune auteur naïf et impressionnable, vous croyez qu’ils le font car ils ont lu et aimé votre blog.

 

Que nenni !

 

Ils bombardent tous les blogs de semblables messages, sans même avoir pris le temps de les lire, car ils ont besoin de victimes à se mettre sous la dent. Leur but : vous spolier de vos droits d’auteurs et bien vous arnaquer.

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Exemple, donc, avec cet éditeur qui me démarche avec des arguments qui prouvent qu’il n’a pas lu mon blog. Il est clairement écrit sur mon site que je suis déjà édité dans un cadre d’édition « classique », bien distribué et bien diffusé. Et ces gens-là viennent me vanter les mérites du numérique en partant du principe que je ne suis pas édité !

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En outre, vous pourrez mesurer la pure mauvaise foi de cet éditeur numérique, qui sans vergogne, ose m’assurer que j’ai tout à gagner à renoncer à mes à-valoirs pour bosser gratuitement avec lui !

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Voilà donc le premier mail que j’ai reçu :

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Bonjour stoni,

 

Je me permets de vous contacter afin de te proposer d'être publier d'une autre manière.

 

En charge du site www.FantasiaBook.com , je pense que notre concept pourrait vous intéresser.

 

En effet FantasiaBook vise à promouvoir et à commercialiser les 98% des publications qui ne voient jamais le jour par l'intermédiaire d'un réseau social connectant auteurs et lecteurs de façon plus directe et sans aucun coût pour l’auteur.

 

Comme vous avez le constater aujourd’hui, seul 1% ou 2% seulement des auteurs sont publiés auprès de « maisons d’éditions traditionnelles ».

 

Les auteurs ne perçoivent que 7% du prix de vente ( prix moyen de 10€ ) et n’impriment que 2000 exemplaires.

 

Soit 1 an pour se faire éditer et encore au moins 1 an pour vendre les 2000 exemplaire pour un gain total de 1400€.

 

Nous offrons ainsi une publication numérique GRATUITE, une visibilité via le réseau social mais aussi une campagne de promotion.

 

Les auteurs perçoivent 50% sur le prix de vente des livres numériques, soit 1,50€ sur le prix de 3€ pratiqué en 2013.

 

Nous nous engageons ensuite à éditer au format papier par la suite, les œuvres à succès du site.

 

De plus Grâce au réseau social, l’auteur est en contact direct avec ses lecteurs…

 

La promotion est virale grâce aux partage des livres sur les différents réseaux sociaux en un clique.

 

N'hésitez pas à me contacter si notre démarche vous intéresse ou pour toutes informations supplémentaires.

 

Cordialement.

 

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Je tiens à préciser que tout le discours tenu par ce soi-disant « éditeur » sur l’édition qu’il appelle « traditionnelle » est totalement faux.

 

J’ai décidé de lui répondre en jouant le jeu, histoire de bien vous démontrer à quel point ces éditeurs sont fourbes.

 

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Voici ma réponse :

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Chère Madame,

 

Je viens de lire votre message qui m'a intrigué.

 

Vous avez visiblement parcouru mon blog (stoni1983.over-blog.com) où il est indiqué que, en effet, je suis auteur de romans.

 

Or, comme cela est également indiqué sur mon site, je suis d'ores et déjà édité à compte d'éditeur. Mais je suis ouvert à d'autres propositions !

Vous avez l'air d'être orienté vers le confort de l'auteur : tant mieux !

 

Si je dois vous soumettre un manuscrit, je vous demanderai un à-valoir de 3 000 € minimum (je fixe ce montant en fonction de mes dernières avances et de mes ventes moyennes, mais je fais un geste puisque vous semblez être une "jeune structure").

 

Par ailleurs, j'aimerais connaître votre distributeur et votre diffuseur en librairie. Car, vous le savez comme moi, le livre numérique n'en est qu'à ses balbutiements et je souhaite garder ma présence en librairie !

 

J'attends avec impatience une réponse de votre part.

 

Bien fraternellement,

Stoni 1983

 

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La nana ne se dégonfle pas et va carrément me faire avaler que j’ai tout à gagner de perdre mes à-valoirs au profit de sa structure tout pourrie : comme quoi ces gens sont prêts à tout !

 

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Bonjour Stoni truant,

 

Actuellement, nous ne payons pas les auteurs, nous offrons un service gratuit où vous touchez 50% du prix de vente. Le contrat que vous avez avec nous est très souple, aucune durée minimale ou exclusivité requise pour la cession des droits d’exploitation de l’œuvre numérique ! C'est une solution simple pour gagner de l'argent et avoir un réel lien avec les lecteurs, nous avons aujourd'hui plus de 20000 membres. En ce qui concerne la diffusion en format papier ceci se fait que si vous atteigniez les 200 exemplaires numériques vendus.

 

Cordialement,

 

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Incroyable, que culot !

J’en rajoute une couche...

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Bonjour,

 

 

Sachant que je peux toucher minimum une avance de 2000/3000 € dans l'édition "classique" à compte d'éditeur et que je dispose d'un bon lectorat en librairie, pensez-vous que je trouve un réel intérêt à votre offre ?

 

Je m'interroge !

 

 

Je crois que ce que vous proposez n'est pas si intéressant pour moi !

 

 

Je ne sais plus quoi penser.

 

 

Frat.

 

Stoni1983

 

 

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Réponse de la meuf :

 

Je comprends bien vos doutes, mais notre offre peut vous permettre d'étendre votre lectorat et de créer un véritable lien avec eux. De plus vous bénéficierez d'une source de revenue complémentaire, sans pour autant quitter le circuit de l'édition "classique".Je ne sais pas si toutes vos œuvres sont publiées, vous en avez peut-être certaines qui vous tiennent à cœur et que vous voulez communiquer sans risques tout en bénéficiant de retours constructifs. C'est à vous de voir si vous voulez tenter l'aventure avec un nouveau vecteur de communication et !!!

 

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Je n’ai pas poursuivi plus loin ce petit jeu, les pièces à conviction suffisaient.

 

J’ai publié sur le blog cet échange de messages pour vous montrer que vous ne devez pas être sensible aux arguments de ces mauvais éditeurs qui ne feront rien de votre roman : ces types ont réponse à tout et vendraient des lunettes de soleil à un aveugle.

 

Quand vous tenez un blog et que vous êtes démarché, c’est presque toujours une initiative émanant d’un éditeur pourri, qu’il soit numérique ou papier.

 

Un éditeur sérieux ne vous démarchera jamais via un blog. Pour atteindre des éditeurs sérieux, vous devez leur transmettre vos manuscrits.

 

Donc prenez garde aux prétendues formules miracles à la con qu’on pourra vous vendre !

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 13:23

  

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Quand on ose évoquer devant moi Roland Garros, je hausse légèrement le menton, adopte une moue qui marque trop l'indifférence pour être qualifiée de dédaigneuse – mais ça y ressemble – plisse des yeux altiers, détourne un regard quasi offensé d'être rappelé à de telles trivialités et, avec toute la supériorité de classe dont je suis capable, articule d'un ton faussement égal : " Oh, moi, le tennis, je ne connais pas. Parlez-moi de cyclisme, là je pourrais vous emboîter le pas, mais, le tennis ? Non, je ne connais pas."

Puis je retourne vaquer à mes petites affaires comme si de rien d'était.

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Cette mascarade, qui me vient spontanément, que je ne puis contrôler, tend à signaler en termes civilisés : "écoute mon pote, je déteste ton putain de sport de bourge qui déprogramme régulièrement mon sport de pauvre, alors changeons de sujet de conversation si tu veux bien".

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De l'hégémonie quotidienne de la lutte des classes.

Et du snobisme de classe, bien sûr.

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Le même blog avec plus de trucs mieux

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 13:23

 

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Plusieurs lecteurs du blog m’ont alerté sur l’éditeur Léo Scheer et sa politique de traitement des manuscrits.

 

Je ne connais pas très bien cet éditeur, sa ligne littéraire ne m’a jamais touché et je peine à cerner leur « positionnement sur le marché » - si je puis m’exprimer en ces barbares termes économiques.

Voilà pourquoi je n’avais jamais été sur leur site.

 

Mais j’y ai été bien obligé.

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Il y a quelques années, Léo Scheer lançait une collection intitulée « m@nuscrit » où en gros, si j’ai tout suivi, les manuscrits étaient sélectionnés par des lecteurs lambda (et non par les employés de sa maison d’édition).

Bon, déjà, rien que le nom de la collection : « m@nuscrit », je trouve ça complètement naze. Enfin. Question de goût.

Léo Scheer avait donc préfiguré les comités de lecture « citoyens » des Nouveaux Auteurs : ce sont des quidams qui lisent et évaluent vos manuscrits.

J’ai déjà donné des liens vers le blog de Ludovic Mir, où il démonte avec minutie l’aspect soi-disant « démocratique » de ces pratiques.

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Tout comme lui, je juge cette idée ridicule.

Je ne vois pas pourquoi de simples quidams jugeraient les manuscrits d’auteurs candidats à une première publication. L’édition est un métier. Quand j’écris un roman, j’aspire à ce qu’il soit évalué par des professionnels. Pas par Madame Michu, assistante médicale de son état.

Non, je caricature, mais au fond le principe c’est ça.

Vous allez peut-être répliquer que, au final, c’est le lecteur lambda qui fait l’édition, car c’est lui qui achète les bouquins. Eh bien non, je ne suis pas d’accord. C’est comme si on demandait à des consommateurs d’évaluer les épreuves du CAP boulangerie, sous le prétexte qu’au final, c’est le client lambda qui va acheter sa baguette tous les matins. Ouais, mais les mecs qui se sont cassé le cul à apprendre le métier de boulanger, ben ils veulent être notés par des experts dans le domaine.

L’édition c’est pareil.

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Sans compter les dérives que promet inexorablement ce principe des « comités de lecture démocratisés ».

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Attardons-nous sur le cas de Léo Scheer.

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L’auteur qui soumet son manuscrit « numérique » doit payer la somme de 15 € afin de pouvoir lire les « commentaires » rédigés par les « lecteurs citoyens ».

15 €. Sans déconner. Autant dire de la pure arnaque. Je n’ai jamais entendu parler d’un éditeur qui faisait payer les auteurs pour que ceux-ci lui soumettent des manuscrits ! Même les éditeurs à compte d’auteur n’osent pas (eux, ils te font raquer pour publier le bouquin, pas pour le soumettre) !

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Certains vont sûrement répliquer : « ouais mais chez Léo Scheer tu soumets ton manuscrit par email, donc tu n’as pas de frais d’envois postaux, finalement ça compense ! ».

Ok, mais quand tu envoies un manuscrit par la poste, c’est LA POSTE QUI RECOLTE LE FRIC. PAS L’EDITEUR. Ça fait tout de même une grosse différence…

 

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En outre, des personnes qui ont participé à cette mascarade m’ont raconté que leur manuscrit s’est retrouvé aussitôt retranscrit en intégralité sur internet, et cela sans qu’on leur demande leur accord. En gros : ton texte est diffusé massivement à tous les « lecteurs citoyens » inscrits pour évaluer les manus, et voilà, fête du slip, n’importe qui a accès à ton texte et peut te piquer toutes tes idées.

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Bien sûr le « piquage de petites idées » dans les manuscrits se pratique également chez tous les éditeurs (j’en parle un peu ici), mais là, c’est une véritable incitation au vol et un irrespect complet des lois encadrant la propriété intellectuelle !

 

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En conclusion, vous aurez compris mon message : n’envoyez pas votre manuscrit aux Editions Leo Scheer. Ne filez pas 15 € à cet éditeur arnaqueur. Y’a plein d’autres adresses qui vous prennent vos textes gratis.

 

Faut pas déconner, quand même.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 13:43

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Souviens-toi, ô camarade lecteur !

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Voici quelques semaines, je te présentais mon dentiste réactionnaire. Ou le dentiste qui distribuait des tracts pour les manifs "contre le mariage pour tous" à ses patients.

Hélas ! L'histoire ne s'arrête pas là.

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Hier j'étais dans sa salle d'attente et j'ai remarqué une nouvelle affiche, parmi toutes celles qui, comme chez n'importe quel dentiste, prônent une bonne hygiène dentaire.

En gros ça ressemblait à ça :

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Le dentiste réactionnaire, suite : le coup de l'affiche

Et là j'ai fait : facepalm.

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Non mais sans déconner, faut qu'il arrête ce mec.

Quand j'aurai fini mon traitement avec lui, je lui apporterai cette affiche :

 

Le dentiste réactionnaire, suite : le coup de l'affiche

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Et ne me dites pas que je n'ai qu'à changer de dentiste : ce fourbe a dévoilé son caractère réactionnaire APRES que je me suis engagé pour trois ans de traitement à ses côtés.

Putain de con, va.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 15:21

 

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Salut Stoni, connais-tu des éditeurs qui acceptent des romans décalés / déjantés / vulgaires / sérieux / drôles / tristes, etc… ?

 

Salut Stoni, connais-tu des éditeurs sérieux parce qu’avec tout ce que tu dis sur ton blog, je ne sais pas à qui envoyer mon manuscrit ?

 

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Combien de fois par semaine je reçois, sur Facebook ou par mail, ce genre de message ?

 

Voilà un article qui me permet de répondre à tout le monde une bonne fois pour toutes.

 

Comme je l’avais déjà précisé dans mon article sur les critères de sélection des manuscrits, je ne donne pas d’adresse d’éditeurs. Aucune. A personne.

 

Mais pourquoi ? t'écries-tu, au comble du désespoir, camarade lecteur. Mais pourquoi ?

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Mais parce que je ne veux pas lire vos manuscrits.

 

Vous ne vous rendez peut-être pas compte, mais je ne peux pas vous aiguiller vers telle ou telle maison à partir de simples adjectifs.

Mon manuscrit est drôle, est déjanté, est décalé, est trash, ceci, cela. Pour vous, ça veut tout dire. Pour moi, ça ne veut rien dire. Ce que vous entendez par « décalé », n’est certainement pas ce que j’entends moi.

Je ne sais pas ce que vous voulez dire par « trash » et pour être honnête je ne veux aucunement le savoir. Pour cerner ce que vous voulez dire par « trash » (ou « marginal » ou « classique »), je devrais lire vos manuscrits. Et ça, je ne peux pas le faire. Ce n’est pas mon métier.

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Alors, comment allez-vous vous débrouiller tout seul pour trouver des adresses ?

 

Sachez déjà que la plupart des gros éditeurs font tous les genres possibles. Essayez chez eux (après avoir vérifié sur internet qu’ils ont une collection SF au cas où vous faites de la SF, par exemple).

 

Pour les éditeurs « moins connus », allez en bibliothèque et / ou en librairie. Regardez ce qu'il y a dans les rayons. Notez les noms des éditeurs. Lisez des magazines littéraires à la bibliothèque, lisez des webzines littéraires sur internet, des blogs de lecteurs. Essayez de voir qui fait quoi. Ça demande un peu de temps, mais vous voulez être édité ou pas ?

 

Cherchez des romans qui ressembleraient un peu au vôtre en faisant des recherches sur Google. Vous estimez avoir écrit un roman « trash » ? Eh bien cherchez des romans « trash » sur Google.

Et puis regardez qui les a publiés.

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Quand vous aurez récupéré des noms, vérifiez (sur internet toujours) qu’il ne s’agit pas de Pourritos et que ces maisons sont bien distribuées et diffusées.

Comment ?

Tout est expliqué dans ces deux articles : comment repérer un éditeur pourri et une liste de bons distributeurs diffuseurs.

 

Ça ne sert à rien d’envoyer vos manuscrits à des éditeurs pourris. Quelques recherches sur internet vous épargneront de dépenser de l’argent en timbres pour rien.

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Voilà. Cela est faisable sans dépenser un centime. Comme pour tout, la recherche de noms d’éditeurs demande simplement du temps et de volonté.

Je suis sûr que vous en êtes tous capables.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 12:55

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L'avis d'un pote sur la mort de Georges Moustaki

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Un de mes potes, en grande forme :

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" Georges Moustaki a toujours été synonyme d'échec, pour moi. Il me renvoyait au manque d'exotisme complet de ma vie d'adolescent, et à la banalité outrancière de mon entourage. Je t'explique. Quand j'avais dix-sept ans, je me suis mis à écouter du vieux rock des années soixante et soixante-dix, tous les trucs contre-culture, du folk, du rock progressif. Je voulais me constituer une discothèque de vinyles. Alors, je demandais aux parents de mes amis s'ils avaient de vieux disques à me donner. Evidemment, les parents se sentaient tout flattés que je m'intéresse à leurs albums poussiéreux et ils me disaient : "oh mais oui, j'ai des tas de choses sensationnelles à te donner !". Moi, quand ils évoquaient " des choses sensationnelles ", je pensais à Pink Floyd ou à Parliament Funkadelic. Et puis, finalement, ils me ramenaient des disques de Georges Moustaki.

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C'est pas que j'étais déçu, mais bon.

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Un peu, quoi."

 

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L'avis d'un pote sur la mort de Georges Moustaki

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