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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 18:17


Il ne s'agit pas d'une position sexuelle complexe.

Avoir la tête dans le cul, fam. : être fatigué et / ou ensuqué.
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 17:38

 

Comme on l’aura déjà vu dans ma Réponse pas sérieuse à Max Dorra, j’aime bien lire le Monde, c’est toujours assez marrant.

 

La dernière cuvée de connerie labellisée, nous la devons à Barack Obama, l’illustre président des Etats-Unis, cette « future deuxième puissance mondiale ».

L’ami Barack a déclamé que les « les jeunes Noirs ne doivent pas rêver "seulement de basketteurs ou de rappeurs" ».

Bon, vous vous dites, pourquoi pas, ce serait en effet sympathique que les enfants des travailleurs – noirs ou blancs ou de n’importe quelle couleur – prennent leurs propres parents pour modèles, et trouvent ça bandant de devenir prolétaires.

Néanmoins, je ne vois pas le mal à ce qu’un chiard ait envie d’être basketteur – n’ayant rien contre le sport – ou rappeur – s’il a envie de faire de la musique, il a bien le droit, le môme !

Mais Barack s’interpose dans la cellule familiale nucléaire, prêchant ses leçons de morale capitalistes. Il faut comprendre le bonhomme, il est invité au centenaire d’une organisation « de défense des droits civiques », la NAACP.

 

Alors, il s’adresse aux Noirs uniquement, les invitant à « à stimuler l'ambition de leurs  enfants ».

 

Attention, Barack le vibromasseur de la conscience de classe vous stimule grave !!!

 

LE PROGRAMME EDUCATIF DE PAPA BARACK :

 

TRAUMATISEZ VOS MÔMES !

 

 

"Comment autant de gens au sein de notre communauté peuvent-ils attendre si peu d'eux-mêmes", s’interroge le gonze.

 

Moi je me pose la même question, quand je vois à quel point les enfants des travailleurs méprisent leurs parents, sauf que je connais la réponse.

Certes, la notion de « communauté » me préoccupe beaucoup moins que Barack, mais qu’est-ce que vous voulez, je suis français, et marxiste.

 

La suite est encore plus folichonne.

 

Barack va nous répéter pour la millième fois que « l’éducation est la clé d’un avenir meilleur ».

Vu la tronche de l’éducation publique aux Etats-Unis, c’est pas gagné mon gars.

Non ! Il n’invoque point l’école, mais la cellule familiale !

 

Si vos gosses sont des gros débiles fans de Michael Jordan, c’est de votre faute, sales pauvres !

Ainsi, papa Barack nous enjoint de  « forcer les enfants à renoncer à leurs consoles de jeux, à se coucher à des heures raisonnables et à rêver d'autre chose que des stars du basket et du rap ».

 

Je me vois trop en face d’un chiard :

« Maintenant mon poussin, tu vas rêver à autre chose que des stars du basket et du rap, sinon, t’es privé de sortie pendant trois semaines ! »


Comment je vais le traumatiser, le gosse !

 

Après, tu lui arraches tous ses posters de Tony Parker ! Bien fait ! Tu lui fous sa DS aux chiottes, et tu le fous au lit à sept heures !

 

 

L’AMBITION DE PAPA BARACK :

 

STIGMATISER LES PRODUCTEURS ET LES FAIRE

SE SENTIR COUPABLES !

 

 

Supposons que nous appliquons ce programme, quels sont les résultats escomptés, Barack ?

 

Les moutards seront-ils plus disposés à travailler, à faire tourner l’économie et à remplir les usines ? (ce qui est d’ores et déjà le cas, sinon le pays de Barack serait bien plus ras les pâquerettes qu’il ne l’est actuellement !)

 

Ah non, en fait, le but c’est d’en faire des bourgeois !


Ecoutons Barack avouer qu’il has a dream :


« Je veux qu'ils aient envie de devenir scientifiques ou ingénieurs, médecins ou enseignants, pas seulement basketteurs ou rappeurs. »


Ouais, bon, c’est vrai, on en a besoin, tous ces gus faisant partie du travailleur collectif !


Mais le bonhomme s’enfonce :


«  Je veux qu'ils aient envie de siéger à la Cour suprême. Je veux qu'ils aient envie de devenir président des Etats-Unis. »

 

Et voilà. Quel programme révolutionnaire ! Vouloir devenir mécanicien, garagiste, coiffeuse ou pompier, ce n’est pas un rêve recevable !


Où sont les ouvriers, les employés, ceux qui font vivre le pays, dans le délire de Papa Barack ?


Nulle part.


Y’en a bien besoin, pourtant ? Barack, mon pote, pas de consommation sans production !! Pas de consommateurs sans producteurs !!!

 

D’un point de vue dialectique, mec, tu es hors jeu !

 


MORALITE : L’EDUCATION SELON PAPA BARACK

LE BOURGEASSE

 

Si jamais votre gamin vous confie « papa, je voudrais construire des voitures quand je serai grand », foutez-lui une bonne baffe, ce petit con ose contredire Barack !


Et si d’aventure le mioche aurait aussi le culot d’aimer le basket, refourguez-le à la DDASS illico presto !


Quant à ce qu’il vous reste à faire si vous trouvez dans son armoire des disques de NTM : là, c’est râpé, le gamin est foutu. La carabine sera votre dernière solution !

 


MERCI PAPA BARACK !

 


 

 

 

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 13:52


ILS ONT SOUTENU CE BLOG :


JEAN-JACQUES ROUSSEAU

dit :

"LE STAL PORNOGRAPHE"

Il pulvérisa Voltaire et vécut en ménage à trois.

Champion du monde 1762
de dialectique hégélienne
pour :

DU CONTRAT SOCIAL







KARL MARX

dit :

"PAPA NOEL"

Il découvrit la lutte des classes et engrossa la bonne.

Champion du monde 1872
d'exclusion d'anarchistes
pour :
l'élimination de Bakounine




MAXIMILIEN ROBESPIERRE

dit :

"ROBI GROSSE TETE"

Il fit la révolution et n'engrossa personne.

Champion du monde 1793
de régicide
pour :
l'exécution de Louis Capet



MAX DORRA

dit :

"MAXOU"


Il vint sur mon blog, un jour et le subventionna en m'offrant un livre de lui.

Champion du monde 2009
en freudo-marxisme
pour :
"Contre la Cécité Volontaire"



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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 16:50



 

ARTICLE SUR LE SEXE !!!

 

COMPRENANT LES MOTS

 

BAISE

 

BRANLETTE

 

 

 

L’autre jour, un vieux communiste me narrait son vécu des manifestations étudiantes de mai 68.

 

En écoutant ce fatras mixant réunions clandestines, errance dans les couloirs du métro parisien à la recherche non du temps perdu, mais d’un point de rassemblement, fréquentations de professeurs d’université engagés et d’intellectuels pavoisant, j’en conclus un laconique :

- Putain, ça devait être chiant.

  Plein de sincérité, que j’étais.

Le vieux communiste me répondit aussitôt :

 - Oh non, c’était super, on arrêtait pas de baiser. Y’avait pas le sida, à cette époque.

  Lui aussi, plein de sincérité, qu’il était.

Je rajoutai donc mentalement au paradigme soixante-huitard (réunions clandestines chiantes, manifs chiantes, étudiants chiants, professeurs et intellectuels chiants, groupuscules gauchos-maoïstes-trotskards chiants), de la baise à tout va chiante, avec des gens chiants.

J’eus donc envie de répéter :

 - Putain, ça devait être chiant !

Mais je ne le fis pas, le vieux étant reparti de plus belle dans ses souvenirs.

Je trouvai rapidement un prétexte pour disposer.

 

Je retrouvai un camarade plus sympathique, et de ma génération.

Il cerna mon air non pas enchanté, mais enchianté, et me demanda ce qui m’avait ainsi fait chier – en toute logique.

Je résumai ma conversation avec le vieux communiste – conversation étant un terme un peu exagéré, l’échange tenant davantage du soliloque radoteur.

Le camarade ricana :

 - Ah, le vieux con. Comme s’il avait fallu le sida pour qu’on arrête de baiser.

 - Ça c’est pas le pire, répondis-je avec un haussement d’épaules. Juste la conne satisfaction du vieux rappelant aux jeunes qu’il n’auront vécu que les trente piteuses, et non les trente glorieuses… Tu sais, en fait, je trouve ça d’un chiant !

 - Ouais, il est chiant ce mec, t’as raison.

 - Non pas lui, enfin, pas que lui… Je parle de la baise. Tu vois ? Baiser pour baiser. Putain, c’est chiant ! Heureusement que j’ai pas fait mai 68, je me serais fait chier à mort !

 - De toute façon, tu n’aurais pas été étudiant, tu aurais été faire la grève avec les ouvriers. Et là, tu aurais beaucoup moins baisé.

 - C’est vrai.

 - Bref, dans tous les cas, tu serais passé pour le vieux réac stal du coin. Surtout si, ouvrier, t’avais dit aux étudiants : baiser, c’est chiant.

Il se marra.

 - Mais c’est vrai ! Putain, baiser c’est chiant !

 - Pourquoi ?

 - Baiser pour baiser ? Merde, rien de plus débandant. Ces mecs – s’ils ont réellement passé leur temps à baiser – devaient tirer de mauvais coups. Tu te vois, dans un amphi occupé à la Sorbonne, en train de draguer une connasse mal embouchée et puis lui dire on va baiser ? Et aller baiser chais pas où, dans chais pas quelles conditions ?

 - Ouais, carrément.

 - Paye le truc sinistre et pitoyable : c’est mondain.

 - Non, ça peut être bien. Si les deux ont envie de s’envoyer en l’air, pourquoi s’en priver ?

 - Ok. Admettons que t’as trouvé une nana consentante, elle t’emmène dans sa chambre d’étudiante, vous baisez.

 - Moi ça me plaît bien, comme scénario.

 - Mais après ?

 - Après, j’en sais rien, si elle me plaît, je la revois. Sinon, je la revois pas.

 - Tu la revois pour quoi faire ?

 - Pour la connaître.

 - Voilà : on en vient au même point que dans un monde où les gens ne baisent pas pour baiser. Tu dois la draguer, la courtiser, lui plaire. Donc, t’as pas baisé pour baiser.

 - C’est vrai, mais si je la revois pas, eh bien, on aura toujours passé un bon moment.

 - Non, on passe un bon moment à deux. Là, ce que t’auras fait avec elle, c’est te masturber dans un trou. Point barre. Tu t’es fait reluire. Et elle aussi, de son côté.

 - Baiser pour baiser, c’est se masturber, donc.

 - Ouais, mais dans le mondain. Tu passes par le relationnel de classe. Excuse-moi, mais je trouve ça super chiant, le mondain. Le sexe n’est pas mondain, à mon avis.

 - C’est quoi, alors ?

 - C’est baiser par envie de l’autre. Pas par amour, pas forcément. Mais une bonne baise n’est pas mondaine. Elle est intersubjective. C’est une relation de sujet à sujet, en dehors des codes mondains. Baiser correctement, c’est retrouver l’être tant que possible, donc s’affranchir des codes mondains. Les codes étouffent l’être. Baiser correctement, c’est baiser ontologiquement.

 - Pardon ?

 - L’ontologie, c’est l’étude de l’être. Quand tu fourres une semi inconnue, baisant pour baiser, tu n’es pas dans la recherche de l’être. Tu te tapes une branlette ! C’est ça, la grande hypocrisie de la baise pour la baise. Elle revendique l’exaltation hédoniste du sexe, alors qu’il n’y a pas de sexe. Tu te contentes d’obéir au code de la classe dominante, tu te masturbes dans le mondain, étant donné que se masturber tout seul, ce n’est pas très valorisé – ni valorisant. Je te parle d’idéologie, là. En tant que telle, la branlette n’a rien à voir avec la moindre notion de valeur.

 - Et en quoi une baise pour la baise appartient au code de la classe dominante ?

 - Parce qu’elle nie la reconnaissance de l’autre, et que c’est le point de départ du capitalisme. On exploite quelqu’un quand on ne le reconnaît pas. Sinon, l’exploitation est impossible.

 - Tu dis que baiser pour baiser, c’est exploiter l’autre ?

 - Non, pas du tout. Les deux sont consentants, on l’a dit. Je dis que c’est une scène infiniment chiante de salon de thé bourgeois. Bonjour madame, tirons-nous un coup ? - Oh oui monsieur, tirons notre coup, et nous pourrons clamer sur tous les toits que nous avons « baisé ». - Oh madame, quelle fantastique baise que voici. Nous allons fortement nous amuser. Ah ah ah !  - Mon cher ami, mais la baise, c’est génial quand c’est uniquement pour baiser. - C’est subversif, ma chère ! - Absolument, tout à fait subversif. Et pendant ce temps, monsieur, la révolution ? - Oh elle peut attendre madame, puisque nous baisons pour baiser. Nous sommes fort heureux ainsi et avons le monde en prenant notre pied. Ma foi, j’avais envie de sexe, et puisque vous aussi... - Oui mon cher ami, allons nous masturber à l’aide de nos organes sexuels respectifs. Dans ce dialogue, il n’y a pas d’exploitation entre le monsieur et la dame. En revanche, ils recourent à une idéologie qui permet l’exploitation. Il n’y a aucune ontologie là-dedans. Il y a le respect du code.

 - Putain, t’es tordu, comme mec. T’es en train d’insinuer que si par hasard, tu étais célibataire, que t’avais pas baisé depuis dix ans, et que tu trouves un partenaire consentant, tu le ferais pas ?

 - Là n’est pas la question. Ce qui change tout, c’est de s’en vanter après. Oh c’était magnifique mai 68, on arrêtait pas de baiser. Ça, c’est mondain. Ça, c’est chiant. Une baise qui te pousse, un jour futur, à déclarer un truc pareil, c’est qu’elle était mondaine. Et le mondain…

 - Tu trouves ça super chiant.

 - Je te le fais pas dire.

 

 

 

 

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 21:48

 

 

Si les communistes avaient des couilles, cela ferait longtemps qu’ils prôneraient le retrait français de l’Union Européenne.

 

 


Pardonnez-moi l’utilisation

de cette expression éminemment

phallocrate

 

Si les communistes avaient des couilles, leur primordial argument serait le suivant :

 

« Il est hors de question que des représentants du peuple français siègent, dans la même chambre, au côté de ces officiels dealers de drogues que sont : les Hollandais. »

 

Oui, personnellement, ça me fait chier.

 

Avez-vous jamais échoué à Amsterdam ? Malheureusement, ce fut mon cas.

 

Je sais donc de quoi je parle.

 

Outre la curiosité si « typique et irrévérencieuse » qu’ont les Hollandais de vendre de la drogue en toute légalité, il faut leur reconnaître également un pitoyable sens de l’hospitalité, un manque total de politesse, un grand amour du communautarisme, un hygiénisme bêta et un écologisme douteux (à tendance dictatoriale).

 

Dans la petite ville carton-pâte d’Amsterdam, vous croiserez autant d’autochtones tirant une gueule de dessous de pied que de jeunes Américains en goguette, errant sous l’emprise des « paradis artificiels ».

 

Un point commun existe entre ces deux populations : elles sont claquées de pognon.

 

Ainsi, le Hollandais aime à pianoter sur son I-book, en exposition sur le porche de sa maison particulière haut standing, mollement avachi sur un pouf de designer, l’air vaporeux et important (alors qu’il surfe sur e-bay).

Mais, lorsque vous vous risquez à lui demander gentiment un renseignement, le Hollandais vous envoie chier dans un anglais impeccable (bien accentué et tout) :

 - Don’t you speak deutsch ?

Comprenez : parlez-vous néerlandais ?

Vous l’avez vexé.

Vous vous excusez, répondez que non, vous ne parlez pas néerlandais, d’où votre recours à l’anglais.

Le Hollandais vous assène alors :

 - Speak Deutsch, you’re in a fucking deutsch country, you fucking asshole.

Bien sûr, vous rétorquez une insulte en français, et partez.

 

Une autre interaction possible avec les Hollandais se déroulera aux abords de leurs adorables pistes cyclables.

Je posai un jour mes pauvres orteils sur la bande délimitant la piste du trottoir.

Un cycliste passa en montrant mon pied du doigt, criant :

- Look !

Une foule menaçante me mitrailla du regard, jusqu’à ce que je retirasse les orteils incriminés de la bande.

Remarquez que, pour exprimer son écologisme dictatorial « respectez les vélos ou je vous tue », le Hollandais ne renâcle pas à utiliser l’anglais.

 

Je ne parlerai même pas du bordel géant légal du Quartier rouge, puisque je n’y mis point le pied (pas plus que je ne le mis de nouveau sur les bandes des pistes cyclables).

 

Marx, dans le Capital, parle beaucoup des Pays-Bas, en rappelant qu’ils furent le berceau de capitalisme (ceci explique cela).

 

Mais mon pote Jean-Jacques Rousseau sut résumer l’affaire en deux phrases :

 

« On dit qu’en Hollande le peuple se fait payer pour vous dire l’heure et pour vous montrer le chemin. Ce doit être un bien méprisable peuple que celui qui trafique ainsi des plus simples devoirs de l’humanité. » (Les Rêveries du promeneur solitaire)

 


Bref, si les communistes avaient des couilles…

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 23:02

C’est quoi, l’épistémologie ?

 

C’est l’étude du savoir et de la connaissance.

 

Comment vas-tu interpréter le réel, analyser le concret et anticiper le métaphysique (= ce qui n’est pas sensible, ce que l’on ne peut pas voir, expérimenter) ?

C’est ça, l’épistémologie.

Langage philosophique, aventure d’intellectuels, voilà l’épistémologie avec un grand E.

 


VA TE FAIRE EPISTEMOLOGUER, DUCON !!!

 


Ton balai de chiottes, acceptes-tu qu’il existe, déjà ?

En tabula rasa, tu dis non, le balai de chiottes n’existe pas.

(exemple de rasage de table sur l’article « Rien à en foutre de Home »)

Epistémologie cartésienne.

 

Ton balai de chiottes, crois-tu pouvoir un jour l’expérimenter pour de vrai ?

Non, le balai de chiottes n’est pour toi ce que tu peux en expérimenter, avec tes cinq sens. Le vrai balai de chiottes, tel qu’il existe en soi, en dehors de tes sens, tu ne l’expérimenteras jamais.

Le balai de chiottes que tu n’expérimenteras jamais, le vrai balai de chiottes, c’est le noumène.

Epistémologie kantienne.

 

Ton balai de chiottes, que représente-t-il en lutte des classes ?

Par qui a-t-il été produit ? Comment est-il consommé ? De quels rapports de production surgit-il, le balai de chiotte en plastique que t’as acheté chez Carrefour ?

Et avec quel argent tu l’achètes ?

Que cristallise-t-il, en tant que marchandise, comme capital objectif et intersubjectif ?

Epistémologie marxienne.

 

Plusieurs fois dans l’histoire de l’humanité, des gens sont arrivés et ont dit :

« Oh putain, j’ai trouvé, j’ai compris… je sais un nouveau truc sur le balai de chiottes que personne n’a trouvé avant ! »

Ces gens-là ont suscité une coupure épistémologique.

La coupure épistémologique est l’eurêka philosophique.

Tu coupes l’épistémologie en affirmant :

« Je sais et intègre un nouvel élément. »

C’est l’épistémologie du pionnier.

Ou en contestant :

« Tout le monde s’est trompé sur le balai de chiottes. Moi, j’ai compris. »

C’est l’épistémologie du rebelle.

 

L’épistémologie appartient à la bourgeoisie, comme classe dominante.

En faculté de philosophie, tu ingères et intègres l’épistémologie bourgeoise.

D’aucuns crieront : « mais on y étudie Marx ! »

Ma foi, je n’en sais rien. Je n’ai pas été à la faculté de philosophie.

Mais l’épistémologie bourgeoise, quand bien même permet-elle l’étude de Marx, le récupère en fonction de ses intérêts.

Concrètement, ça donne Althusser, ou les freudo-marxistes (vieillerie soixante-huitarde).

 

Mais toi, tu t’en fous pas mal d’Althusser et des freudo-marxistes, et t’as tout juste.

Tu restes à t’interroger sur le balai de chiottes.


Ton épistémologie, c'est tout ce que tu sais, aujourd'hui, du balai de chiottes.

 

 

SUR MON EPISTEMOLOGIE PERSONNELLE

 


Je tâche de pratiquer la tabula rasa, par goût de l’aventure.

 

De ce processus, je retire une seule réalité : la lutte des classes.

En fouillant un peu, j’admets que l’humour et la poésie sont à garder.

La paix, aussi. Parce qu’on me l’a conseillée.

J’ai des tendances guerrières.

 

J’essaie de provoquer ma grande coupure épistémologique : ne plus croire en la beauté du type humain que je qualifie de beau gosse.




On y croit tous.

On y travaille.

 

ENVOYEZ VOS DONS POUR FINANCER CETTE MONUMENTALE ŒUVRE EPISTEMOLOGIQUE.

 

 

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:11

 

DU PEOPLE SUR MON BLOG !

 

 

Attention, le blog de Stoni c’est le BUZZZ !

 

Dimanche soir dernier, je postai un article dérisoire sur une tribune signée par Max Dorra, publiée dans le Monde.

 

En gros, Max Dorra s’y plaignait beaucoup de la télévision, tel un vrai freudo-marxiste.

 

De mon côté, je fanfaronnai avec des répliques pseudo-marxistes où je tournais le pauvre Maxou en dérision – inaugurant la chose par une interpellation directe à l’auteur : avez-vous le sens de l’humour, monsieur Dorra ?

 

Plouc à ma façon, j’ignorais que Maxou était un intellectuel des familles, et ce depuis longtemps.

 

J’appris dernièrement qu’il fait partie du comité de rédaction de la revue Chimères, un truc d’intellos où tu te prends la tête à fond, lancé par les inénarrables « anti-œdipiens » Guattari et Deleuze (mes grands potes d’un point de vue … épistémologique).

 

Maxou a aussi écrit nombre de livres aux titres improbables, dont voici les échantillons les plus croustillants :

 

Nuit blanche avec reflet fauve.

 (à ne pas confondre avec Les nuits fauves,

pas tout à fait le même genre)

 

La qualité du silence.

 

La machine à déplier le temps.

 

Heidegger, Primo Levi et le séquoia (la double inconscience).

 

Quelle petite phrase bouleversante au cœur d’un être ? Proust, Freud et Spinoza.

 

Je dois ici préciser qu’il ne s’agit pas d’un coup monté : je ne connais point du tout Max Dorra.

 

J’ai déjà, dans les pages de ce blog, avoué côtoyer des « intellectuels marxistes », mais Maxou n’en fait pas partie.

 

 

Eh oui les enfants, vous en avez rêvé, Stoni l’a fait : Max Dorra est venu, ici, poster une réponse !!!!

 


LA REPONSE DE MAX DORRA


Visible dans les commentaires ici.

 

 


Va, il a une

bonne gueule

bien sympathoche !

 


« Merci d’avoir mis en musique et consacré tant de mots, tout ce temps, à mon modeste article.


Même si je ne suis pas d’accord à 100% avec votre dernière phrase, j’y vois, malgré tout, un intérêt auquel je suis sensible.


Je pense même que mon dernier bouquin, cité dans la petite présentation du Monde, « Quelle petite phrase bouleversante au cœur d’un être ? »vous intéresserait. Je n’en n’ai plus, sinon je vous l’aurais envoyé. Le petite phrase en question est, vous l’avez déjà deviné, musicale.


Sympathie et humour ? Ça me va. »



 

REPONSE DE STONI

 

 


Stoni porte toujours

un sac en papier sur la tête

(ça vous épargne sa tronche de connard)

 

 

Mon cher Max Dorra,

 

Je vous ai envoyé un courriel, dont vous avez pu apprécier la saveur, et que je résumerai ici à mes fidèles lecteurs : je vous remerciais bien bas d’avoir vous aussi consacré de la musique et des mots à mon non moins modeste article.

 

D’ailleurs, je vous ai aussi sollicité pour quand même recevoir un bouquin gratuitement, sait-on jamais, votre éditeur ayant d’aventure des exemplaires abîmés que j’accepterais volontiers.

 

Taper des bouquins gratos à un camarade n’ayant jamais fait de mal à un communiste, comme chacun le sait.

 

Vous dites « n’être pas d’accord à 100 % » avec la dernière phrase de mon article.

 

Or, je crois que vous vous êtes trompé.

 

La dernière phrase étant :

 

«  C'est de bonne guerre, tu me diras ! »

 

Ne visiez-vous pas plutôt l’avant-dernière phrase :


« Monsieur Dorra, je suis certain que vous êtes de bonne foi, et très sympathique, mais quand même : vous en écrivez, des conneries. »

 

Je puis, après la lecture de votre réponse, le confirmer aujourd’hui : vous êtes très sympathique.

 

Et oui, j’ai été intéressé par votre tribune, l’ayant trouvée fort humoristique, et étant d’un naturel rigolard.

 

Restons sur ce que nous avons la chance de partager : la poésie et l’humour sont surdéterminants.

 

 

J’espère, dans un futur proche, avoir l’honneur de vous tutoyer, comme deux bons cocos se croisant au détour d’une manifestation du 1er mai, près du stand sandwich-merguez de la CGT.

 

A l’image d’un grand sportif, votre sens du fair-play me chauffe le cœur.

 

Bien fraternellement.

 

 

 

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:07

 

Des fois, je lis Le Monde – pour me tenir au courant des états d’âmes de la bourgeoisie.

 

Je suis tombé aujourd’hui sur cette tribune, signée par un « auteur d’essais et de fictions », Max Dorra, que je présume être communiste devant l’éternel.

 

Monsieur Dorra, si jamais vous lisiez ces lignes, répondriez-vous à cette question : avez-vous le sens de l’humour ?

Je l’espère.

Moi, votre tribune m’a bien fait rire.

Je n’ai rien contre vous.

On peut bien se permettre de rire un peu : un article dans le Monde, c’est un bel honneur superstructural.

 

Dans l’infrastructure, pendant ce temps, ouais, on se marre. Il faut bien.

 

Contre la cécité volontaire, par Max Dorra

LE MONDE | 27.06.09 | 15h42  •  Mis à jour le 27.06.09 | 15h42

 

 

Ecrivain et professeur de médecine

Auteur d'essais et de fictions, a reçu en 2001 le prix Psyché pour son livre "Heidegger, Primo Levi et le séquoia. La double inconscience" (Gallimard). Ses derniers ouvrages, "La Syncope de Champollion, entre les images et les mots" et "Quelle petite phrase bouleversante au coeur d'un être ?", sont parus chez Gallimard respectivement en 2003 et 2005


(Tout un programme ! Heidegger, Primo Levi et le séquoia… Gallimard expliquant la Tribune dans le monde, bien évidemment)


En ce temps-là - premières décennies du XXIe siècle -, l'absurdité le disputait à la barbarie. En France, dans les écoles, les classes de plus de trente élèves rendaient l'enseignement quasi impossible, sauf pour quelques privilégiés. Les ouvriers vivaient sept ans de moins que les cadres, et lorsqu'une canicule un été survint, 15 000 vieux, parmi les plus pauvres, moururent parce que personne n'était là pour leur donner à boire ; cela fut vite oublié.

Peu de jours se passaient sans que l'on annonçât un suicide parmi les détenus (et parfois même leurs surveillants) dans les prisons surchargées. Les hôpitaux gérés comme des entreprises, et se devant d'être "rentables", étaient l'objet d'évaluations, de classements, dont l'effet pervers ne se faisait pas attendre : les "meilleurs" services étaient ceux où la durée de séjour était le plus courte, ce qui incitait à une sélection des patients.


(Vous aurez compris que Max Dorra fait un exercice rhétorique imparable : il écrit son article comme s’il nous communiquait un message du futur.

Musique : bande originale du film Retour vers le futur.)

 

A la même époque, les Africains vivaient trente ans de moins que les Européens, 200 millions d'enfants sur la planète travaillaient comme des esclaves, 6 millions d'entre eux mourant chaque année de dénutrition. De tout cela, bien des citoyens certes s'indignaient mais la plupart, comme atteints de cécité volontaire, préféraient - tels les biologistes soviétiques qui jadis avaient nié les données de la génétique - vivre dans la méconnaissance de faits qui auraient pu les déranger.


(Il est bien connu que les citoyens – les travailleurs – sont des salauds égocentriques qui n’ont rien à foutre des problèmes des écoles surchargées, de canicule, de suicides de prisonniers – et même de surveillants, notez la hiérarchisation des drames – des hôpitaux, des Africains : tout ça, c’est de leur faute, ces enfoirés de prolétaires devraient passer leur temps à se flageller !!!

 

Musique : le Requiem de Mozart.)

 

Concernant le "déni de réalité", il est de nos jours, on le sait, un sujet souvent posé au bac : "commentez les phrases historiques prononcées par la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, Christine Lagarde, le 10 juillet 2007 à l'Assemblée nationale : "Entre l'égalité de tous sur la ligne de départ et les performances de chacun à l'arrivée, le travail fait de l'individu le seul responsable de son propre parcours (...). Cessons d'opposer les riches et les pauvres (...). La lutte des classes, cette idée n'est plus d'aucune utilité pour comprendre notre société.""


(Quelle impertinence, madame Lagarde doit en trembler ! Que vient foutre le « déni de réalité » là-dedans ? Formule accrocheuse de publicitaire, matinée d’une caution pyscho-sociologique fumeuse. Si Lagarde a prononcé ces mots-là, elle n’a jamais dénié la réalité, au contraire, elle a servi ses intérêts de classe, sa seule réalité subjective possible.

 

Musique : God save the queen, des Sex Pistols.


Passons.)

 

La population vivait ainsi dans une sorte d'anesthésie entretenue par les quatre heures quotidiennes que chacun consacrait aux grands médias. A la télévision notamment, "l'arme absolue" disait Georges Pompidou. Elle était partout, offrant - et pas seulement aux esseulés - un groupe imaginaire, une famille à laquelle on appartiendrait à condition d'en respecter les règles, le ton. Sur les plateaux, un sourire permanent était de rigueur, le temps de parole était bref, impliquant une simplification appauvrissante des sujets les plus complexes.


(Ah voilà, encore ces salauds de prolétaires qui s’abrutissent devant leur télévision. Mais la télévision n’est-elle pas le repos bien mérité du travailleur, qui rentre chez lui fatigué, et cherche un minimum de divertissement ? Non. Les prolétaires seraient plus excusables si, à sept heures du soir, ils se rendaient dans des sauteries mondaines culturelles, déblatérant sur le « déni de réalité » avec dix heures de boulot dans les pattes.

Brûlons nos télévisions, retournons à l’âge de pierre, mes amis !


Le problème, ce n’est pas la télévision en tant que telle, mais ce qu’on y diffuse, et comment on l’utilise. Pier Paolo Pasolini.


Vous remarquerez le grand cas fait à l’intelligence des travailleurs : influençables au point de gober une simplification appauvrissante des sujets les plus complexes. Merci, nous apprécions.


Musique : Obladi Oblada des Beatles, générique de la série sur le pauvre mongolien Corky)

 

Une débilité lisse en somme, la plupart du temps, qui pouvait entraîner à la longue, on le découvrit après une enquête médicale, un risque accru d'apparition d'une maladie d'Alzheimer. Dans ces médias, les informations essentielles étaient rendues quasi imperceptibles parce qu'elles étaient précédées par un fait divers bouleversant et suivies par des résultats sportifs, d'autant plus excitants que partout régnait l'idéologie du "gagneur".


(On nous ressort le coup du chien de Pavlov !!!! Et arguments médicaux à l’appui : regarder la téloche vous fait attraper Alzheimer. Tous aux abris, camarades !!! Qu’est-ce qu’on est cons, les pauvres, de continuer à regarder la télé, franchement, on a aucune excuse.


Musique : When I’m 64, des Beatles)

 

Ce dont la personnalisation du politique était d'ailleurs imprégnée. Le visage, la mimique des présentateurs parachevaient le détournement d'attention indispensable à ce numéro d'escamotage. Un procédé assez proche de ce qu'Eisenstein nomme "un montage pathétique". Et c'est bien dans une sorte de montage que chacun était ainsi enfermé, où les affects jouaient, entre les plans, le rôle de joints, de raccords innombrables et inapparents.


(Là, nous entrons bientôt dans la phase de l’article « analyse du montage à la Eisenstein ».  J’ai toujours été sidéré de voir à quel point les intellectuels soi-disant contestataires étaient fascinés par les images : lieu du signe, du signifiant, mais non du référent, s’y attarder reste une incroyable perte de temps.  Le référent se trouve dans les rapports de production, dont on ne parlera d’ailleurs jamais dans cet article : le référent est l’infrastructural, le travail.


Musique : Bande originale du film Le Cuirassé Potemkine)

 

Autant de serrures assurant la séquestration dans un piège où même les plus avertis se laissaient prendre. Car l'idéologie dominante est un montage subtil, insidieux, à la fois objectif et producteur de subjectivité. Une prison sans paroi visible qui se donne pour indépassable. Or, de cela, certains avaient si peu conscience que l'on parlait à l'époque de "fin de l'histoire", alors qu'on n'était pas encore sorti de la préhistoire.


(Et oui, vous êtes tous des cons ! Petite digression gramscienne : idéologie dominante insidieuse – jugement de valeur, rien à en foutre ! – à la fois objectif et producteur de subjectif : galimatias qui ne signifie (et ne réfère à) rien.


Musique : L’Internationale.)

 

Les conservateurs traitaient donc les progressistes d'idéalistes, de rêveurs, voire d'utopistes dangereux, puisque bien des révolutions avaient jusqu'ici dramatiquement échoué. Pour se délivrer de ce boulet qu'ils traînaient depuis près d'un siècle - le stalinisme, le maoïsme -, les responsables de la gauche se décidèrent à en faire une analyse diagnostique de fond pour que jamais plus ne se renouvellent ces dérapages meurtriers.


(Moment d’émotion en la mémoire de toutes les victimes du « socialisme réel ».


Musique : le Requiem de Mozart, bis.)

 

La difficulté était que les partis progressistes, auxquels le suffrage universel aurait dû, étant donné la réalité sociale, apporter de légitimes victoires, étaient stupidement divisés. Une certaine vision du monde, pourtant, un discours clair, auraient pu les réunir au-delà de leurs querelles stériles. Celle, par exemple, entre "révolutionnaires" et "réformistes", le premier de ces vocables, appelant immanquablement l'image de désordres sanglants, bien sûr terrifiait, tandis que le second, synonyme de mollesse, voire de trahison, suscitait volontiers le mépris.


(Et voilà, les communistes sont « stupidement divisés ». Non seulement les prolétaires sont proches de la débilité mentale, mais les communistes « stupides ». Merci mille fois. Ne pas vouloir s’allier avec 6 000 trotskystes étant bien entendu l’impardonnable erreur tactique des 130 000 communistes français qui, ne serait-ce que d’un point de vue numéraire, en ont vraiment besoin. Tout ça, c’est de la faute du PCF, qu’on lui jette la première pierre !


Musique : L’Internationale, bis.)

 

La réalité était en fait que tout changement véritable est radical, et que cette radicalité ne suppose nullement la violence mais exige à coup sûr une conviction forte, rigoureusement argumentée. Donc mobilisatrice. Obtenus ainsi grâce à un vigoureux mouvement social, les acquis du Front populaire en 1936, la Sécurité sociale en 1945, avaient apporté un réel changement de la vie même, qui aurait pu n'être qu'une première étape.


(Les deux premières phrases de ce paragraphe restant une magnifique déclinaison de baratin, je dois admettre ne pas les avoir comprises.


Musique : Don’t Understand de Coldplay.)

 

La sortie de ce mauvais film dans lequel on était malgré soi incarcéré avait commencé lorsque, la gauche étant redevenue de gauche, pugnace et imaginative à la fois, les pauvres avaient cessé de voter à droite - ou de s'abstenir. Marx, posthume Prix Nobel d'économie en 2012, avait eu raison en ce qui concerne le capitalisme et ses crises : on ne moralise pas une logique, celle des vautours. Il avait sans doute eu tort en revanche quand, évoquant avant tout le rôle des infrastructures économiques, il semblait sous-estimer la force des mots (et par exemple des siens propres...).


(Cette fois, l’auteur est sincère : les pauvres votent à droite, cette bande de salauds ! Pire encore, ils s’abstiennent ! Un mauvais film, avec de cruels méchants ignorants abrutis par la télévision !


Le Prix Nobel posthume de Marx est tout simplement grotesque, mais assez marrant.


Musique : Bande originale du film Rocky.)

 

Agnès Guillemot, la monteuse de Godard, lorsqu'on l'appelait au secours d'un film abîmé par un montage médiocre et qu'elle cherchait à retrouver un sens perdu, visionnait soigneusement tous les rushes, et récupérait même parfois ceux qui avaient semblé inutiles. Le travail du rêve, de même, invente des agencements inédits à partir de possibles avant lui inaperçus. On découvrit ainsi que le cauchemar vécu par les humains jusque dans les premières décennies du XXIe siècle était dû à une maladie non encore diagnostiquée.


(Signe de reconnaissance mondaine : Godard. Cette histoire insipide sur sa monteuse va nous conduire au grand diagnostic opéré par l’auteur – j’en tremble – qui nous fait sa coupure épistémologique en direct live, attention, roulement de tambours !


Musique : Bande Originale du film A bout de souffle.)

 

La maladie de la valeur vénale qui à partir de marchandises devenues folles avait contaminé les humains, envahissant leurs pensées, leurs désirs et jusqu'à l'image qu'ils avaient d'eux-mêmes, dans un univers triché, insolemment inégalitaire, exclusivement voué au profit et régi par l'argent. Tout y était évalué, classé et classant, ce qui résumait le sens même, pauvre à pleurer, de ce montage délirant. On n'a pas bien compris à vrai dire, rétrospectivement, comment cette abomination avait pu prendre fin. La seule chose dont on soit sûr, c'est que l'éducation et les médias devinrent l'objectif résolument prioritaire. Le but d'un projet éducatif qu'on ne peut ici qu'esquisser était que l'école ne soit plus une machine à déprimer, mais qu'on y trouve au contraire les concepts et les mots qui permettent de résister à la violence symbolique, à la manipulation.


(Des marchandises devenues folles ? Où ? Quand ? Comment ? Parlerait-on des machines à café de George Clooney rappelées massivement chez leur fabricant, pour risque d’explosion ?


Eh bien, non – dommage, ça serait marrant – c’est juste ces salauds de pauvres qui vénèrent leurs paires de Nike et qui écoutent de la musique anglo-saxonne.

Quelle bande de vendus ! On savait que la classe ouvrière s’étaient vendue, en 68, en arrêtant « la révolution en marche ». Encore une fois, c’est tout de sa faute.


Remarquons que la révolution se produit « dans l’éducation et les médias », et surtout pas dans les rapports de production.


En voilà un qui s’entendrait bien avec le gras du bide Robert Hue et son rêve de communisme Jospinien.


Bande originale : Get rich or die tryin’ de 50 cents.)

 

Bref, de se libérer d'une angoisse en en démontant le mécanisme. On convint également d'enseigner l'histoire des innovations scientifiques et artistiques, chacune illustrant à sa manière le courage requis lorsque, minoritaire, on s'oppose à la pensée d'un groupe. Quant aux médias, leurs rythmes, leurs montages illusionnistes finement analysés par le cinéaste anglais Peter Watkins, il fut décidé de n'en laisser passer aucun plan, aucun raccord. Les informations, si souvent erronées mais enrobées dans un jargon intimidant, assénées avec aplomb par des "experts" conservateurs, devaient être soumises au crible d'une analyse serrée par les journalistes eux-mêmes, ce à quoi certains "observatoires des médias" avaient déjà ouvert la voie.


(La coupure épistémologique qui va sauver ces salauds de pauvres ingrats, c’est : « se libérer d’une angoisse en démontant le mécanisme ». Puissant.


Je crois, naïf, que l’auteur va nous servir une analyse magistrale, l’Etre et le Code décodés justement, la révélation du non-dit… du lourd quoi !


Ah bah nan, en fait, le truc c’est d’apprendre à analyser les images. Comme Peter Watkins. J’avais oublié que l’émission Arrêt sur images avait déclenché révolutions sur révolutions, idiot de travailleur pauvre que je suis.


Musique : générique de Arrêt sur Images.)

 

Ce détricotage patient, sans doute fut-il essentiel pour contrecarrer la fabrication de l'opinion par les médias, médias dont il fut unanimement convenu - pour en finir avec l'autocensure apeurée - de défendre, bec et ongles, l'indépendance à l'égard de tout pouvoir, financier ou politique. C'est alors seulement que reprit un sens le passage dans des isoloirs : il ne s'agirait plus désormais de cautionner par un vote apparemment libre des idées imposées au fil d'un formatage entretenu pendant des années.


(Ouh là là, ça veut dire qu’il va couper les subventions publiques aux télévisions, aux journaux, au cinéma, à la musique ?


Non mais il est de droite, ce mec-là !


Levées de bataillons chez les intermittents du spectacle.

Mais que ces derniers se rassurent : il ne s’agit que d’une critique pépère contre un berlusconisme fantasmé, et au passage, la stigmatisation des pauvres, idiots « formatés pendant de longues années ».


Musique : Anarchy in the UK, des Sex Pistols.)

 

Tout le monde, et notamment les intellectuels, avait participé à ce travail obscur, obstiné, inflexible, de déverrouillage de la pensée. L'indispensable préliminaire.


 (N’oublions pas que les intellectuels sont les seuls aptes à guider les masses incultes : indispensable préliminaire, certes.)

 


Monsieur Dorra, je suis certain que vous êtes de bonne foi, et très sympathique, mais quand même : vous en écrivez, des conneries.

 

  C'est de bonne guerre, tu me diras !

 

 

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 16:59

 

  Je me pose la question.

Si quelqu’un a l’expérience de parents bourgeois, qu’il m’indique la réponse.

 

  Dans le cercle des mes amitiés, chacun subit des parents hors normes, tous plus dingos les uns que les autres.

Pour ma part, je me coltine des géniteurs pas mal dans leur genre. Mes amis sont à peu près d’accord sur le fait que j’ai les plus gratinés.

Les leurs font fort aussi.

 

Au Parti, j’entends souvent des camarades socialement bien lotis s’extasier sur « la simplicité de vivre de la classe ouvrière ».

J’ai écouté des intellectuels prétendre que « la névrose est un privilège de classe, la classe ouvrière élargie, et les pauvres, ayant des relations familiales normales ».



 

 

Témoignage d’un premier poteau :

 - Ma daronne est persuadée que, dans la petite ville où mes vieux habitent, il y a des gens qui la suivent.

Moi, toujours très intrigué par les histoires tordues :

 - Et c’est vrai ?

 - Non, bien sûr !

 - Mais à son avis à elle, qui peut bien la suivre ?

 - Des gens. Elle sait pas qui, mais elle les a remarqués. Elle nous fait des crises de paranoïa, ça lui arrive. Mais le pire, c’est quand elle est persuadée que je trame des complots contre elle, avec ma grand-mère.

 - Pourquoi ?

 - Parce que j’ai appelé ma grand-mère, pour lui demander comment je fais cuire le poulet rôti. Je savais pas faire, tu t’en doutes.

J’attends la suite.

Qui ne vient pas.

 - Et alors ?

 - Ben, c’est ça, le complot. C’est que j’appelle ma grand-mère, pour savoir comment on cuisine le poulet rôti.

Je grimace, je n’y comprends rien.

Mon ami m’explique, l’air impatient – l’énigme lui semblait claire comme de l’eau de roche :

 - Ma daronne trouvait ça louche, que je veuille faire du poulet rôti. Et que j’appelle ma grand-mère, et non pas elle, ma mère, tu comprends.

 - Non, je comprends pas.

 - Bah, y’a rien à comprendre. C’est ma mère, genre. Quand on est tous les trois réunis – ma daronne, ma grand-daronne et moi – elle est jalouse, quand je rigole à une blague de ma grand-daronne. Elle pense que je fais ça pour l’humilier.

 

Témoignage d’un deuxième poteau :

 - T’es allé voter, aux Européennes ? lui demandé-je, simple curiosité.

 - Non, j’avais rien à en foutre.

 - Moi non plus, rien à en foutre.

 - Et puis je suis encore inscrit chez mes parents, et ça aurait voulu dire que je devais aller les voir, si j’allais voter.

 - Tu t’es embrouillé avec eux ?

 - Ouais, mon père veut plus m’adresser la parole.

 - Pourquoi ?

 - Parce qu’il pense que mon petit frère va devoir payer mon loyer, bientôt.

 - C’est le cas ?

 - Non, mon petit frère est en Allemagne, comment veux-tu qu’il paye mon loyer ? Simplement, mon daron s’est fait le trip tout seul. Comme au cinéma, en seize neuvième et tout le bordel, il a imaginé l’histoire de A à Z.

 - Mais il t’adresse pas du tout la parole, quand vous êtes tous les deux dans la même pièce, il te dit rien, que dalle, même pas bonjour ?

 - Il fait comme si j’étais pas là. Bon, c’est chiant, tu devines bien. Je lui dis : « salut papou » et il reste là, à cligner des yeux, l’air de rien. A la fois, je suis habitué, il fait ça souvent. Quand j’étais petit, il m’a pas adressé la parole pendant six mois.

 - T’avais quel âge ?

 - Huit ans.

 - Et pourquoi ça ?

 - Parce que j’avais écrasé, en bicyclette, des plants de tulipes, dans le jardin.

 - Nan ?

 - Si, je te jure.

 - Et il t’adressait pas du tout la parole ? Pendant six mois ?

 - Ouais, je m’en souviens bien. Du premier au deuxième trimestre de l’année scolaire. Il me parlait pas, tu vois. C’est tout. Le matin, quand on se levait, il disait bonjour à mes frangins, mais pas à moi.

 - Putain, c’est complètement puéril.

 - C’est pas pire que la fois où ma vieille a voulu se jeter du premier étage de l’immeuble.

 - Ah ouais ?

 - Ça m’avait pas trop inquiété, parce que, le premier étage, c’est pas si haut, en fait. Elle se serait pas fait tellement mal.

 - Elle l’a fait ?

 - Non, mon vieux l’a menacée avec une boîte de pois chiches.

 - Quoi ?

 - Ouais, il s’est pointé vers la fenêtre, que ma mère avait déjà à moitié enjambée. Il a brandi une conserve de pois chiches et a gueulé : « si tu sautes, je te la balance en pleine tronche, rien à foutre que tu te sois vautrée sur le trottoir ! ».

 - Et alors, qu’est-ce qui s’est passé ?

 - Ma mère, ça lui a foutu les jetons, la boîte de pois chiches. Elle a pas sauté.

 - Pourquoi ?

 - C’était une boîte d’un kilogramme. T’imagines, tu te prends ça dans la tronche ?

 - C’était quand ?

 - Bof, y’a deux ans, je crois.

Je précise que nos parents ont tous dépassé la cinquantaine.

 

Témoignage d’un troisième poteau :

 - Une année où on allait au bled, mes vieux m’ont oublié sur une aire d’autoroute.

J’éclate de rire.

 - C’est pas marrant. Tu te vois, à dix-sept ans, tout seul sur une putain d’aire d’autoroute chez les espingouins ? Il faisait nuit, en plus. J’étais allé pisser. Quand je suis revenu sur le parking, y’avait plus notre bagnole. J’ai cherché partout, pendant une heure, j’ai gueulé : « papa, maman, c’est pas drôle ! », et puis je me suis résolu : ils m’avaient oublié.

 - Après, il s’est passé quoi ?

 - Je me suis réfugié dans la boutique d’une station essence, où des camionneurs ont cru que je tapinais – j’étais bras ballants, hagard, planté sous les néons. La honte ! Trois heures plus tard, la bagnole de mes parents se la ramène.

 - Ils devaient être salement emmerdés.

 - T’es malade ? Que dalle ! Je me suis fait engueuler, ouais.

 - Ah bon ?

 - Mon père a gueulé, jusqu’au ferry, que j’aurais dû me manifester.

 - Te manifester ? Mais du moment qu’ils étaient partis, c’était cramé, pour te manifester.

 - Ecoute, j’ai pas argumenté, j’aime pas les causes perdues. Il était aussi très en rogne, parce qu’il avait fait demi-tour au bout de cent kilomètres, ce qui voulait dire qu’il avait bousillé deux cents kilomètres d’essence, tout ça parce que je m’étais pas manifesté.

 - Et t’as su à quel moment ils se sont rendu compte que t’étais foutrement pas à bord de la voiture ?

 - Quand mon père a voulu boire la thermos à café.

 - Hein ?

 - J’étais préposé à la thermos. Dès qu’il voulait une tasse de café, il disait : THERMOS ! Et moi je devais lui servir une tasse. Au bout de cent kilomètres, donc, il braille : THERMOS ! Mais aucune tasse se présente. Là, ils se sont rendu compte que j’avais disparu. Faut dire que, tout de suite, ils ont cru que j’avais fait une fugue. Ouais, cette nuit-là, il était bien en pétard. Au voyage du retour, il a préposé ma sœur à la thermos.

 - Ah.

 - Ouais, c’était plus sûr, tu comprends.

 

 

 

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 14:53

 

 

D’où tiennent-ils ce titre, « intellectuels » ?

D’une publication. Ou de leurs fréquentations. De leur cursus universitaire. Voire, d’eux-mêmes.

Des fois, c’est les quatre à la fois.

Ils l’ont décrété, un jour. Je suis un intellectuel.

 

Je fréquente des intellectuels.

Marxistes.

 

Je me suis retrouvé parmi eux, autour d’une table, parce que nous apprécions tous la lecture d’un certain philosophe contemporain. Nous travaillâmes ensemble, pour faire connaître son œuvre, et pour le plaisir d’en parler.

Moi, j’étais le chien dans ce jeu de quilles lettrées. Ils disaient de moi beaucoup de choses, vraies, et fausses, je crois qu’ils étaient contents que je sois là.

J’étais l’argument prolétarien. La caution de garantie.

 

Je ne me suis donc jamais senti des leurs.

Ni n’en ai ressenti l’envie.

 

Les intellectuels ne sont pas alléchants.

 

Certains ont de l’imagination, et inventent des scissions contre-révolutionnaires en leur sein.

Ils sont volubiles, surtout au sujet de la classe ouvrière élargie (le salariat), dont ils ne font pas partie.

Ils se traitent facilement de fascistes, ou de néo-stals.

Logiquement (dans son sens hégélien, logique, bien entendu), leur propre vision des faits est la bonne. Si vous n’êtes pas d’accord, ma foi… Vous servez l’idéologie dominante, faites des concessions politico-mondaines, ou pire encore, pratiquez de la trahison de classe.

 

Les intellectuels sont pénibles.

 

Ils ont tout compris, tout fait, tout vu, mais n’ont pas travaillé une seule fois dans leur vie.

Ils réfléchissaient tant sur la classe ouvrière élargie, que je leur conseillais :

 - Tu devrais travailler dans une entreprise, peut-être que ça t’aiderait à comprendre ton sujet d’études.

Ils répondaient, pas même embarrassés :

 - Mais voyons, je n’ai pas le temps ! Je suis un intellectuel. Mon travail, c’est de réfléchir et d’écrire.

Je me demandai par quel exploit je parvenais, pour ma part, à accumuler les fonctions de : salarié, militant politique, lecteur autodidacte et écrivain  - cela dans une seule et même journée (et je ne compte pas les tâches ménagères).

 

Me considérant comme un presque-inculte, ils se piquèrent d’assurer « ma formation ».

 - Tu dois absolument commencer par tel livre de Kant, ou ce bouquin de Deleuze de l’époque où il était encore intéressant.

Je ne répondais pas.

Et ne suivis quasiment aucune de leurs bibliographies.

Pourtant, ils me complimentaient, lorsque nous nous voyions :

 - C’est bien Stoni, tu fais des progrès.

J’étais très heureux de l’apprendre.

Leur place n’était pas la mienne, et ils n’omirent jamais de me le rappeler.

J’en surpris un, dernièrement, en train de confier à un jeune étudiant :

 - Oui, tu pourrais nous rejoindre. Mais il faudra alors que tu participes au travail que nous faisons. Regarde Stoni, par exemple. Il n’a que le bac, mais si je le garde dans mon équipe, c’est parce qu’il s’implique et assure une petite charge de travail.

Je ne le pris pas mal.

Mais je n’acceptai plus de « petites charges » de travail, ni des grosses, d’ailleurs.

 

Les intellectuels sont prétentieux, et condescendants.

 

Ils établissent des hiérarchies, entre eux, entre les gens.

Eux qui pensent être à l’avant-garde la pensée socialiste, ils débitent des banalités d’un conformisme épatant.

Quand je leur fais entendre ce que j’en pense, ils recourent à des accusations dignes d’une cour de récréation.

 - Tu ne peux pas être communiste et dire ce genre de choses !

 - Eh bien, si, puisque c’est ce que je suis en train de faire.

 - De toute façon, tu ne peux pas comprendre l’œuvre de Machin, et te prononcer à ce sujet, étant donné que tu n’as pas lu Bidule – et que Bidule surdétermine Machin.

 

Ils sont toujours très bien renseignés sur ce que j’ai lu ou pas, moi qui ne leur en parle jamais.

 

Quand ils sont très en colère, ils envoient des lettres où ils font connaître le contenu de leur bibliothèque.

 

Les intellectuels sont amusants.

 

Cher Stoni,

 

Je reste sur ma position, après  notre débat au sujet de l’Education Nationale. Cependant, tu te trompes – j’en suis bel et bien sûr aujourd’hui.

Afin d’éclairer tes lumières prolétariennes (et nous savons malheureusement à quel point le prolétariat a été endoctriné par l’idéologie dominante), je pioche un livre de Lukacs dans ma bibliothèque (bien garnie comme chacun le sait), et au chapitre 14, je trouve ce passage qui, je l’espère, t’extirpera de ton erreur :

« Fondamentalement, épistémologiquement, la généricité décrite par Marx se caractérise par bla bla bla… »

Je suis certain que tu feras encore des progrès à l’avenir.

Bien à toi,

 

L’Intellectuel.

 

Dans leur vie privée, ce sont des gens seuls, éclopés, qui ont beaucoup raté et bien peu réussi.

 

Les intellectuels  ne sont pas détestables.

 

Entre eux, ils sont d’une dureté impressionnante. Ils se bizutent, régulièrement. Ils s’insultent, l’un ayant provoqué « une rupture épistémologique » que l’autre n’a pas eu l’élégance de détecter.

Les intellectuels se querellent donc pour des raisons épistémologiques.

C’est qu’on ne les comprend pas, vous savez. Ce n’est pas de leur faute.

 

Tous, ils gardent des réflexes de petits-bourgeois.

 

Les intellectuels auraient bien du mal à travailler avec leurs mains, déjà qu’ils ne sont pas tout à fait au point avec leur tête.

 

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