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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 13:28

 

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Souviens-toi, camarade lecteur. Je t'ai mis en garde, par le passé, contre les lettres de refus infamantes de l’éditeur dénommé « le Dilettante » dans cet article.

 

En gros, cet éditeur a pour coutume de répondre aux manuscrits par des courriers méprisants, insultants, qui se réclament probablement « d’un second degré » que beaucoup trouveront, néanmoins, tout à fait déplacé.

 

Une lectrice de mon blog a envoyé son manuscrit à cet éditeur. La lettre de refus qu’elle a reçue lui a fait « accuser le coup ». Alors, elle a rédigé une réponse bien sentie qu’elle a aussitôt adressée au Dilettante. Cette réponse, elle me l’a fait partager, et j’ai eu envie – avec son accord – de la poster ici, sur le blog.

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Comme je l’avais déjà exposé dans mon premier article sur le Dilettante, les pratiques de cet éditeur (en matière de lettres de refus) me rebutent.

Je ne vois aucun intérêt à leur manie de tourner en dérision des auteurs inconnus, de simples anonymes, qui cherchent à glaner au moins un avis, au mieux un contrat d’édition.

 

Croyez-moi, en dépit de mon encore assez jeune existence, j’en ai connu, des éditeurs.

J’ai rencontré des salauds, des cyniques, des FDP comme disent les jeunes d’aujourd’hui, mais aucun d’entre eux ne se permettait ce genre de chose. Un éditeur professionnel, doué d’un minimum d’éthique, ne se donnera pas le droit de ridiculiser un auteur surtout si ce dernier est un inconnu.

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Cette histoire, ça me fait penser à la pratique du harcèlement de rue. Les nanas qui me lisent doivent connaître.

Le harcèlement de rue, c’est quand un gros lourd interpelle une nana dans la rue, soit pour l’insulter, soit pour lui dire une saleté obscène, soit pour la suivre et l’importuner, voire pour l’agresser physiquement. Dans tous les cas, il s’agit d’un homme (seul ou pire encore en groupe) qui profite de la position de faiblesse, ou de fragilité, d’une femme seule. A mes yeux, il s’agit de la définition exacte de la lâcheté.

Mon père, qui avait certes des défauts, m’a élevé en m’apprenant qu’on ne s’en prend pas à plus faible, ou à plus fragile, ou à plus isolé que soi, car ce comportement est celui d’un pleutre. Je n’ai jamais pigé les mecs qui faisaient des trucs pareils. Quelle gloire en retirent-ils ? Se mesurer à un autre mec, chercher la baston entre gars, pourquoi pas ? Cela peut paraître idiot, ça l’est certainement, mais au moins on s’en prend à son égal en force physique. Mais s’en prendre à une femme ? Quelle putain de fierté en tirer ?

 

Bref.

 

A mon avis, le Dilettante pratique une sorte d’équivalent du harcèlement de rue à l’encontre des auteurs. Cet éditeur profite également de la position de faiblesse, ou de fragilité, de personnes isolées qui ne lui ont strictement rien fait.

 

Voilà pourquoi je vous invite à faire circuler l’information et à ne pas envoyer vos manuscrits à cet éditeur.

 

Je vous laisse découvrir le courrier qu’a reçu ma lectrice, et la réponse qu’elle leur a envoyée. Je n'ai pas corrigé les fautes du courrier de l'éditeur.

 

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." Madame.Cet espèce de monologue où votre personnage, raconte sa vie quotidienne et ses déboires sentimentaux n'a rien d'extraordinaire et devient même très ennuyeux de redondances après une cinquantaine de page. De plus quand on se dit que ce manuscrit n'est qu'une version allégée (de 200 pages) et qu'il en reste 300 derrière, cela fait froid dans le dos.".

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Madame Thomas,

 

J’ai bien reçu votre lettre. J’ai mal reçu vos commentaires. Derrière toute attitude qui s’applique à dégrader délibérément, à détruire consciencieusement est retranché un être-humain, avec une histoire particulière. Quelle personnelle raison originelle vous dispose à l’usage de tant de malveillance ? Par quelle entaille suinte tant d’aigreur ? Pourquoi choisissez-vous de guillotiner un auteur, lorsque son projet n’a trouvé grâce à vos yeux ? La vivacité d’esprit ne condamne pas au verbe acerbe pourtant. Quelle motivation infléchit votre ton jusqu’à la méchanceté ? Qui a la chance d’avoir accès à la part intacte de votre cœur ?

 

Songeuse, abîmée mais dénuée d’hostilité, je déploie le seul moyen en mesure de restaurer l’intégrité que vous vous êtes employée à persécuter. Je vous écris. J’ai le cœur lourd de la douleur de tous les audacieux qui ont fait les frais de votre lecture acérée et de vos mots impitoyables. Mais j’ai aussi la chance de la dignité qui plie mais ne rompt pas.

 

Passée la gifle, assagie la morsure, j’ai relu les sarcasmes par lesquels vous envoyez de vie à trépas un émissaire pacifique et désarmé. Je ne vous comprends pas. J’ose même remettre en cause la justesse de votre évaluation. De fait -et volontairement-, j’ai organisé mon écriture dans la vie quotidienne (d’une mère de famille qui plus est. Le comble peut-être -et c’est précisément ce qui m’a intéressée- de donner voix à cette pâle et docile espèce, aseptisée par l’aliénation domestique et d’y organiser là une insurrection). Mais les déboires sentimentaux qui vous ont tant rebuté ne sont pas au centre de la construction, là-dessus vous vous êtes trompée. Ma proposition est un roman initiatique. Peut-être l’auriez-vous saisi si l’embourbement dans la fange affective de la première partie ne vous avait pas empêchée de progresser dans des pages plus éclairées. Je vous ai confié une ébauche de profane, sans esprit fanfaron. Je sais que la longueur (pour mémoire, 500 pages), qui sert l’idée d’errance existentielle et de progression tâtonnante, est un parti-pris qu’il me faudra peut-être revoir. Ce que vous estampillez redondance ne se voit pas lourdeur, mais tenture sur laquelle laisser se mouvoir des ombres, et se confirmer des silhouettes. Soumettre ma tentative de mise à mots ne revenait pas pour moi à escompter une validation sans discrimination. Je demandais simplement un avis faisant preuve de discernement, mais aussi de magnanimité. C’est le seul auquel j’accorde du crédit. Vous êtes en situation de plein pouvoir. Vous le savez. Exercée noblement (et légitimement), cette position implique de celui qui l’occupe une attitude de scrupuleuse, immuable et inconditionnelle déférence. Toute personne contrevenant à cette règle élémentaire abuse de sa fonction et commet une forme d’oppression. L’humanité, nichée à l’intérieur de chacun (de vous aussi) est sacrée et doit être respectée en toutes circonstances. Respecter ne veut, certes, pas toujours dire être gentil. Certaines vérités sont assurément arides et douloureuses, mais issues d’un état d’esprit sain, elles sont recevables et constructives. Vous avez le privilège d’officier au cœur de la littérature. Au-delà de l’accomplissement personnel que vous y trouvez, soyez aussi consciente des responsabilités qui sont les vôtres. Etre gardienne du sanctuaire ne vous oblige pas à l’extermination systématique des intrus. Vous pouvez aussi les inviter à passer leur chemin avec la bienveillance avisée et la fermeté des personnes compétentes et bien intentionnées.

 

Je vous envoie une enveloppe affranchie. Merci de me retourner de mon manuscrit.

 

Bien à vous, Alix

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Retrouve le Stoni, le vrai,

sur Facebook

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 18:42

 

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Depuis la création de ce blog, je prends le temps de répondre à presque tous les messages que je reçois.

 

Pour me contacter, vous pouvez passer par le formulaire d’overblog, par facebook, ou m’envoyer directement un courriel à l’adresse stonitruant[arobase]gmail.com.

 

Je mets parfois un peu de temps à vous répondre, car, succès du blog oblige, je reçois de plus en plus de messages. Et j’ai une vie à côté. Donc, si je mets une ou deux semaines, ne paniquez pas. Relancez-moi au bout de trois semaines.

 

Si vous m’avez écrit un message sympa, bien expliqué, je prendrai le temps de vous répondre sans faire le radin. Nombre de mes lecteurs pourront en témoigner, je crois : je peux faire des réponses très longues et très circonstanciées. Mais ça me demande du temps.

 

 

 

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1 / Concernant la confidentialité de vos courriels.

 

Vous l’avez remarqué, j’utilise parfois vos messages pour introduire un nouvel article. Ce n’est pas systématique, je le fais uniquement si le message est pertinent et aborde un point dont je n’ai pas encore parlé sur le blog.

 

Pas la peine de me préciser dans vos messages « je veux que ce mail reste entre nous ». Je sais bien que vous ne voulez pas être reconnus ! Je ne suis pas débile, merci.

 

Ne soyez pas parano. Je ne dévoile rien à propos de mes lecteurs. Quand j’utilise un courriel sur le blog, je modifie ou supprime tous les éléments qui pourraient vous faire reconnaître. Faites-moi confiance. Je connais l’édition, je connais les éditeurs, je ne vous ferai pas courir de risques inutiles.

 

 

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2 / Les messages auxquels je ne réponds pas

 

 

Je ne réponds pas aux messages uniquement écrits en langage SMS.

 

Je ne réponds pas aux messages d’insultes

 

3 / Pourquoi je ne lirai pas vos textes ni ne donnerai mon avis dessus

Parce que ce n'est pas mon rôle.

Je suis auteur. Sur ce blog, je vous parle uniquement de ma partie : écrire des romans. Je ne suis pas éditeur, ni critique littéraire. Je n'ai pas les compétences pour vous juger. Je n'ai pas à vous juger. Et ça ne m'intéresse absolument pas de le faire.

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4 / Les diagnostics d’éditeurs

 

 

Sinon, vous êtes très nombreux à me demander mon avis sur tel ou tel éditeur qui vous a proposé un contrat, ou qui vous a tout simplement contacté.

 

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TRES IMPORTANT…

 

Je ne réponds pas aux messages ainsi formulés : « Salut Stoni connais-tu Boubou éditions et qu’en penses-tu ? Merci d’avance ! Au revoir » ou bien « Bonjour, à ton avis est-ce que Boubou éditions est un éditeur pourri ? Merci d’avance ! Au revoir ».

 

Pourquoi ?

 

Dans 99 % des cas, je ne connais pas l'éditeur. Je ne peux pas vous répondre sans me renseigner. Et je n’ai pas le temps de me renseigner.

 

Si vous voulez avoir mon avis sur un éditeur, vous lui faites passer vous-même le test de l’éditeur pourri et vous me communiquez d’emblée les résultats. En fonction de ces résultats, je pourrai me prononcer.

 

Ne me donnez par l’adresse du site internet de l’éditeur. Je n’ai pas le temps d’aller le parcourir. Décrivez-moi plutôt l’éditeur, faites-moi un résumé.

 

Donc, si vous voulez mon opinion sur un éditeur : 1 / vous me communiquez les résultats du test Pourrito que vous lui avez VOUS-MEME fait passer 2 / vous m’expliquez bien le contexte.

 

Sinon, je ne vous répondrai pas.

Voilà.

 

 

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Avant de me raconter ta life par mail,

tu peux toujours me rejoindre sur facebook

 

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 17:55

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Hier même, j'ai encore entendu cet insupportable argument (qui me donne comme légèrement envie de taper des gens avec un fémur de brontosaure) :

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MAIS STONI, JE NE SUIS PAS RACISTE, MON MEILLEUR AMI EST NOIR !

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Franchement.

Quand Nadine Morano avait sorti "je ne suis pas raciste, ma meilleure amie est plus noire qu'une arabe", je pensais que les gens allaient en finir avec cet argument.

Je veux dire, Nadine Morano l'avait décridibilisé à vie. Sérieux.

 

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Mais non.

Je continuai à endurer toutes les pires atrocités promises par un séjour à perpétuité à Disneyland (c'est ainsi que je nomme l'enfer).  Par la suite, les gens s'entêtaient toujours à recourir à cette pirouette rhétorique de gamin. D'ailleurs, même le "c'est celui qui dit qui l'est" est dialectiquement plus convaincant, je trouve.

Donc. Le sort s'acharna. Partout, j'entends :

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JE NE SUIS PAS FACHO, MON MEILLEUR AMI EST ARABE !

JE NE SUIS PAS HOMOPHOBE, MON MEILLEUR AMI EST GAY !

JE NE SUIS PAS SEXISTE, MON MEILLEUR AMI EST UNE FEMME !

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Etc. Etc. Etc.

Alors, que les choses soient claires.

Quand je serai au pouvoir, j'enverrai au goul... pardon au centre de rééduation civique toutes les personnes qui oseront recourir à cet argument et à ses variantes en ma présence.

Questo va detto.

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Published by stoni
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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:44

 

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Bon, je vous dis tout de suite : la réponse est NON. Vous ne passerez pas à la télé.

 

Qu’est-ce que la promotion d’un roman ?

 

Quand vous lisez des critiques dans les journaux gratuits du métro, ou dans Libé, ou dans l’Huma, ou dans le Figaro, quand vous voyez des écrivains à l’émission La Grande Librairie, quand vous les entendez sur France Culture, quand vous voyez des affiches dans les gares, quand il y a des petites pubs pour des bouquins sur le blog de Pierre Assouline : eh bien tout ça, c’est la promotion d’un livre.

 

Entre auteurs, on appelle ça : « avoir de la bonne presse ».

 

En gros, c’est tout ce que l’éditeur va mettre en œuvre pour que l’on parle de votre roman (et, au final, pour qu’il se vende !).

 

 

Ce travail n’est pas celui de l’auteur.

 

Ce travail est assuré par l’éditeur, ou par son attaché de presse. Ce dernier travaille bien souvent en free-lance. Le grand éditeur bien installé disposera aussi de son propre réseau de copains journalistes et critiques, qu’il connaît, tutoie, invite à bouffer, ce genre de trucs.

 

Normalement, un auteur n’a pas à s’occuper de ça. Et heureusement. Nous ne sommes pas des commerciaux, ni des experts en relations publiques.

 

Parfois, certains auteurs ont cependant l’âme d’un commercial et sauront se débrouiller pour obtenir eux-mêmes de la presse. Si c’est votre cas, tant mieux ! Si ça ne l’est pas, ne vous stressez pas : ce n’est pas censé être votre rôle.

 

 

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A propos du « piston »…

 

Au vu des messages que je reçois, vous êtes très nombreux à focaliser sur l’importance du piston et des relations dans le milieu de l’édition. Je ne vais pas vous mentir : bien sûr que ça joue énormément. Un auteur journaliste, qui a plein de copains au Monde et à Libé, obtiendra plus facilement une critique que le pauvre type ouvrier qui a réussi à se faire éditer on ne sait par quel miracle. Pareil concernant le piston pour être publié. Oui, vous avez raison, le piston, ça sert.

Mais vous ne connaissez personne dans le milieu, vous n’avez pas de piston, sans quoi vous n’auriez pas besoin de lire mon blog. Voilà pourquoi je n’en parle jamais.

Sur mon blog, je suis toujours dans la perspective d’un auteur comme moi, comme vous, qui part de zéro. Les autres cas ne m’intéressent pas. Ce n’est pas mon histoire. Je ne peux pas vous raconter ce qui se passe quand « on a du piston », car je n’en sais absolument rien.

Je pense que bloquer sur le piston, c’est stérile et contre-productif. De toute façon, pour l’instant, vous n’en avez pas ! A quoi bon vous attarder là-dessus ?

Vous pouvez tout de même obtenir un peu de presse sans piston. Pas toujours, mais ça arrive. Cela a été mon cas.

 

 

 

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Alors oui, un premier roman d’un jeune auteur inconnu a de faibles chances d’obtenir une bonne promotion.

 

Autant vous le dire tout de suite : vous ne passerez pas à la télé. Vous n’aurez pas droit à des affiches dans les gares. Vous ne passerez sûrement pas non plus à la radio.

Au mieux, vous aurez une ou deux bonnes critiques dans tel journal ou tel magazine.

Et ça s’arrêtera là. Et franchement, ça sera déjà pas mal.

 

La taille de la maison d’édition n’a rien à voir avec sa capacité à obtenir une bonne promotion.

Ça, c’est hyper important.

Il y a des mecs qui sortent des trucs chez Fayard et qui n’auront aucun papier, nulle part.

En revanche, un bouquin paru chez un éditeur indépendant pourra faire du bruit.

 

 

Note Bene : quand je parle de petits éditeurs ou d’éditeurs indépendants je reste bien entendu dans un cadre d’édition correctement diffusée et distribuée

 

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En vérité, c’est une question de chance.

 

Les médias ne sont pas très friands des premiers romans, ni des jeunes auteurs encore peu connus. Pour les convaincre d’écrire sur vous, eh bien, je ne connais pas de recette miracle (et je n’ai pas à en connaître car, une fois encore, je vous rappelle que ce n’est pas notre métier à nous autres auteurs).

 

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La presse… Comment ça se passe, concrètement ?

 

Avant la parution du livre (je dirais entre trois mois et un mois à l’avance), votre éditeur va faire parvenir des services de presse aux médias.

 

J’ai déjà parlé de ces services de presse dans mon article sur les critiques blog (je vous conseille fortement de le lire si ce n’est pas déjà fait).

 

Un service de presse est un exemplaire du bouquin, assorti d’un dossier de presse. Ce dossier présente le livre, l’auteur, avec quelques phrases bien senties et si possible accrocheuses.

 

Or, les médias reçoivent des tonnes de services de presse de la part de centaines d’éditeurs.

Pour faire leur choix sur les livres qu’ils chroniqueront ou pas, eh bien, ils vont opérer une sélection proche de celle des éditeurs quand ils reçoivent votre manuscrit : ils feuillètent très vite le dossier de presse, le roman, et puis ils voient s’ils ont envie de le lire ou pas.

 

S’il veut le chroniquer, le média va contacter l’éditeur ou l’attaché de presse pour l’en informer.

 

Un bon attaché de presse relancera ces personnes, au cas où il n’y aurait pas de retour. C’est son boulot. Il est là pour harceler les gens et leur donner envie de chroniquer un livre.

 

La presse est très importante pour un auteur car, quand il souhaitera changer d’éditeur (ce qui ne saurait tarder dans 90 % des cas), elle constituera son « CV d’auteur ». Quand vous êtes déjà édité et que vous cherchez une autre maison, ce sont les critiques, vos interviews, enfin, votre notoriété, qui va intéresser les éditeurs.

 

Voici les différentes formes de presse qu’un auteur peut obtenir. Il se peut que j’en oublie.

 

 

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Les critiques sur les blogs de lecture.

 

Encore une fois, j’en ai déjà parlé dans cet autre article.

Je ne considère pas les critiques sur les blogs comme de la presse. Depuis quelques années, les éditeurs envoient massivement des services de presse aux blogueurs, car il s’agit de critiques faciles à obtenir. Or, leur impact sur les ventes est presque nul.

Les critiques blogs n’ont quasiment aucun intérêt pour les auteurs. Elles n’apporteront aucun vernis à votre « CV d’auteur ».

 

Chances d’obtenir une critique blog pour un premier roman : 100 %.

 

Les critiques sur les sites internet de lecture / sites internet culturels.

 

Encore quelque chose d’assez facile à obtenir, et peut-être légèrement plus intéressant que les critiques blogs. L’impact restera très limité et une critique de site internet n’est pas ce qu’il y a de mieux pour votre « CV d’auteur ».

 

Chances d’obtenir une critique internet pour un premier roman : 90 %.

 

 

La presse régionale (mais aussi la radio locale, la télé locale, etc).

 

Les canards locaux adorent chroniquer des auteurs du coin. Hélas, l’impact en termes de vente et de notoriété n’est pas intéressant. Peu reluisant sur un « CV d’auteur ».

 

Chances d’obtenir une critique presse régionale pour un premier roman : 90 %.

 

La presse nationale.

 

Là, c’est beaucoup mieux. L’impact en termes de vente sera variable, mais c’est très bien pour votre « CV d’auteur ».

 

Chances d’obtenir une critique / interview presse nationale pour un premier roman : 10 %.

 

La radio nationale.

 

Idem. Très bien.

 

Chances d’obtenir une critique / interview pour un premier roman : 10 %.

 

La télé nationale.

 

Idem. Très bien.

 

Chances d’obtenir une télé pour un premier roman : 1 %.

 

 

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Concernant la promotion publicitaire.

 

Vous n’y aurez probablement pas droit. D’ailleurs, même pour des auteurs plus expérimentés et plus réputés que vous, en littérature la publicité reste très rare.

 

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Je pense que vous en savez déjà pas mal pour un premier article sur la presse et la promotion.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas. D’autres articles viendront peut-être sur le sujet.

 

 

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Retrouve ton ami Stoni sur Facebook

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 12:44

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Aniki, qui feuillette un magazine :

- Au fait, il faudrait qu'on voie ce film dont j'entends beaucoup parler, Inglorious Basterds.

Moi, assis à côté, plutôt étonné :

- Ah bon, t'as envie de regarder ce genre de film ?

D'habitude, il est plus classique dans ses goûts. Tarantino, c'est pas trop son truc.

Lui :

- Oui, les films qui parlent de sport, ça m'intéresse toujours.

Je reste pantois.

- Qui parlent de sport ?

- Ouais, ça parle du rugby, ça se passe en Afrique du Sud.

- Euh... tu veux dire Invictus. Inglorious Basterds ça parle de la seconde guerre mondiale, avec Brad Pitt, ils tuent des nazis, enfin voilà quoi...

- Ah bon ? C'est ça Inglorious Basterds ? Je pensais vraiment que c'était le film sur le rugby avec Mandela.

- Non, ça c'est Invictus.

- Alors il faut qu'on voie Invictus. Pardon.

Je l'ai regardé. En silence. Interdit. Il poursuivait sa lecture, pas dérangé le moins du monde.

Aniki, le seul être vivant occidental de moins de quarante ans qui confond Inglorious Basterds et Invictus.

Faut le faire, quand même.

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Retrouve Stoni sur Facebook

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Published by stoni - dans aniki mystère
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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 13:43

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Oui, je sais, j'ai écrit un article où je déclarais trouver ça totalement ridicule quand les auteurs partagent des liens vers les podcasts des émissions radio où ils ont eu le bonheur insigne d'être invités.

Voilà pourquoi, au début, je ne voulais pas poster de liens vers l'interview du Stoni 1983 où il livre plein de secrets sur l'édition.

Mais, que voulez-vous ! Vous avez été trop nombreux à me supplier de le faire. Oui, je pèse mes mots : SUPPLIER.

Etant bonne pâte par nature, je me suis plié à votre caprice.

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La meuf qui joue mon rôle est classe. Je suis fier qu'elle fût mon porte-parole.

La musique du début dure juste une ou deux minutes.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 13:41

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De : shadow455@mail.com

A : stoni@mail.com

Objet : Overblog vous avez reçu un message

Mais qui es tu petite merde pour tenter de commenter un des plus beaux romans du monde !!! je t'en supplie, ton niveau social et culturel te donne a peine le droit de te pendre avec tes intestins !

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De : stoni@mail.com

A : shadows455@mail.com

Objet : RE Overblog vous avez reçu un message

Mon cher Shadow,

 
Dans votre énervement, vous avez omis de me signaler quel était le titre du roman que j'aurais honteusement vilipendé. S'agissait-il de 93 de Totor, de l'Ecume des jours, de machin ou de truc, je ne puis le deviner tout seul, ne jouissant pas de dons extralucides qui m'auraient pourtant, j'en suis certain, apporté fortune et célébrité.
 
Néanmoins le contenu de votre message me laisse à penser que vous êtes un intégriste de l'Ecume des Jours. Et comme tous les intégristes qui polluent notre belle planète, vous répondez par la violence, voire par le meurtre, aux personnes qui ne partagent pas votre opinion.
Peut-être un jour fonderez-vous une république vianiste intégriste où les dissidents seront exécutés dans les conditions que vous décrivez (non sans un certain talent évocateur, j'en conviens).
Pour l'instant, nous sommes en démocratie et je puis encore m'exprimer comme je l'entends.
En revanche, si je suis personnellement amené à fonder une république soviétique communiste, sachez que je me dépêcherais de vous faire envoyer au goulag.
 
Bien fraternellement,
Stoni1983
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Si toi aussi tu es contre l'intégrisme vianiste, retrouve ton ami Stoni

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 13:41

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Sous le coup d’une improbable impulsion, une lectrice du blog m’a envoyé le message suivant.

Comme vous allez le découvrir, non sans un sursaut d’incrédulité, rien que le début de ce courriel vaut son pesant de cacahuètes grillées.

 

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Cher Stoni,

 

Il me semble que vous n'avez pas encore parlé du point qui va suivre. Je voudrais que vous fassiez un article sur le sexe et la littérature, sur le sexe dans le monde littéraire. Etant apprentie auteur, je fréquente beaucoup les salons, où j'ai rencontré pas mal de vieux cochons de la littérature,  mais, vous-même étant homo, je ne suis pas sûre que vous soyez la bonne personne pour parler de cela.

 

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Là, je me permets, moi Stoni, d’interrompre ce message pour réagir à chaud les marrons.

 

Eh oui. Cette jeune femme a raison. Quand on couche avec des hommes, on devient une sorte d’être asexué, foncièrement disqualifié pour s’exprimer au sujet de tout ce qui concerne le sexe hétérosexuel.

Vous voyez, quand on couche avec des hommes, on ne comprend plus rien à ce subtil monde hétérosexuel dominant. D’ailleurs, il est bien connu que les homosexuels n’ont aucune activité sexuelle physique. Le cul, ce n’est pas pour les homos. Ils sont en dehors de tout ça. Tel un ermite hiératique, ou quelque stylite hissé sur sa colonne surplombant les bassesses indignes de la pénétration vaginale, l’être humain qui couche avec des hommes (à temps plein ou temps partiel) ne pourra s’exprimer sur ces affaires de la plus haute importance.

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Faut-il coucher pour être édité ?

 

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Non, bien sûr, je suis ironique.

Mais, sans déconner, réfléchissez juste cinq minutes avant de m’envoyer des conneries pareilles. Relisez-vous. Sérieux.

 

Reprenons le fil du message de notre charmante lectrice.

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Est-on obligé de coucher pour réussir ? Y a-t-il des gens intègres et réellement désintéressés ? (Je sais, vous allez me répondre, envoyez le manuscrit, le manuscrit, rien que le manuscrit) Je suis une jeune femme, pas trop moche visiblement. Des auteurs m'ont promis de parler de moi à leur éditeur/trice, forcément dans une grande maison, moyennant un passage dans leur garçonnière.  Y a-t-il un remède ?

 

Signé : une éternelle adoratrice

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Voici venu le temps, non pas des rires et des chants, mais de la réponse de notre ami Stoni mode saint-bernard hétérosexuel. Car oui, le cul dans l’édition ça ne concerne que les écrivains parfaitement hétérosexués.

 

Allez, j’arrête d’être ironique.

 

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Les mythes au sujet des histoires de cul dans le monde de l’édition sont, en réalité… eh bien seulement des mythes.

 

Je ne sais pas ce que vous vous imaginez sur les auteurs, mais la plupart sont de pauvres mecs vieux, pas spécialement séduisants, bien trop égocentriques pour développer des relations amoureuses viables (j’avais déjà dressé un portrait de l’auteur type en ces pages). D’où leurs tentatives dérisoires de séduire des jeunes personnes dans les salons littéraires.

 

Si vous êtes stupide, vous pouvez toujours essayer de coucher avec eux (peut-être en tirerez-vous un certain plaisir charnel, qui sait ?), mais je doute que cela puisse vous conduire à être édité.

Un auteur n’est pas un éditeur, ce n’est pas lui qui décide de la ligne éditoriale de la maison où il est publié. D’ailleurs, la plupart des auteurs ont déjà bien du mal à placer leurs propres manuscrits. Comment voulez-vous qu’ils s’occupent de ceux des autres ? (surtout celui d’un coup d’un soir recruté sur un salon littéraire…)

 

Quant aux éditeurs, quand ces personnes vous font des avances, eh bien, si vous êtes stupide, vous pouvez toujours essayer de vous accoupler avec eux. Encore une fois, je crains que cela ne vous avance guère plus dans votre quête désespérée d’un contrat d’édition.

 

Après, tout est question de jugeote.

 

Réfléchissez.

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Un homme qui couche avec une femme s’engagera-t-il automatiquement, par la suite, à l’épouser ?

Vous savez bien que la réponse est NON. Ou alors vous êtes franchement demeuré(e).

 

Un éditeur qui couche avec un auteur s’engagera-t-il automatiquement, par la suite, à l’éditer ?

Bon. Je crois que vous devinez la réponse, tout de même.

 

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Toi aussi, viens coucher avec Stoni

sur son Facebook

 

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 13:25

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Mon blog connait un certain succès. Cette forte fréquentation charrie son lot de désavantages : entre autres, les trolls.

 

Depuis quelque temps, ils sévissent en ces pages avec une régularité de métronome.

Aujourd'hui, j'ai donc décidé de m'adresser à eux.

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Trolls, cet article est votre espace.

Dans les commentaires, vous aurez la permission de vous épancher, de baver, de jouir, de m'insulter, de flatter mes détracteurs, autant que vous le voulez. Voici votre terrain de jeux, bande de petits veinards.

 

Mais qu'est-ce donc qu'un troll, te demanderas-tu, naïf lecteur ?

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Voyons ce qu'en dit notre ami Wikipediakaca :

 

En argot Internet, un « troll » est une personne qui participe à une discussion ou un débat (par exemple sur un forum) dans le but de susciter ou nourrir artificiellement une polémique, et plus généralement de perturber l'équilibre de la communauté concernée.

 

L'expression peut aussi s'appliquer à un message dont le caractère est susceptible de provoquer des polémiques ou est provocateur, ou auquel on ne veut pas répondre et qu'on tente de discréditer en le nommant ainsi. Le mot « troll » peut également faire référence à un débat conflictuel dans son ensemble.

 

Dans la majorité des cas, l’évaluation repose sur l’aspect récurrent ou caricaturé de l’argumentation, les participants peuvent alors tout aussi bien être qualifiés de « trolls » que de « trolleurs ». En français, le terme « trollage» existe aussi pour désigner les actions des personnes considérées comme des trolls. Les usagers d'internet emploient plus généralement le verbe "troller" comme synonyme de moquerie provocatrice plutôt que polémique.

 

Le troll est à distinguer du Flaming, qui consiste en l'envoi de messages délibérément hostiles et insultants avec l'intention de créer un conflit.

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Sur mon blog, le troll est bien généralement un "petit éditeur" qui s'est senti visé par mon dossier sur les "éditeurs pourris".

Ou bien un auteur édité par un "petit éditeur" et qui n'apprécie pas qu'on lui dise que son éditeur est "pourri".

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Le troll n'est pas là pour dire qu'il n'est pas d'accord avec mes articles. Non.

Le troll tient un discours récurrent qui s'articule autour de deux points :

 

- Stoni "n'y connait rien" et ce qu'il explique sur l'édition est "n'importe quoi".

 

- Stoni est un menteur / frustré / raté / mégalo... la liste est longue. Ceci expliquerait pourquoi j'en aurais autant après "l'édition indépendante" (comprendre l'édition pourrito).

 

Cette argumentation n'a donc rien à voir avec celle du commentaire où la personne me dit qu'elle ne partage mon point de vue sur tel ou tel type d'édition, par exemple.

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Alors, les trolls, je vais vous dire un truc.

Oui, vous avez raison, je suis un menteur, un frustré, un raté et un mégalo. Je suis même communiste. Comme vous le voyez, j'en tiens une couche.

Mais s'il vous plaît, dites-le ICI. Dans les commentaires de cet article. Pas ailleurs. Moi, je m'en fous que vous me traitiez de toutes les tares du monde. Mais à la longue, ça tourne en rond et ça gâche l'espace des commentaires.

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Autre antienne dont mes trolls raffolent : je "censurerais" leurs commentaires.

 

Bon. Premier point : la plateforme qui héberge mon blog (overblog) est parfois un peu longue à la détente pour publier les commentaires que vous lui soumettez. Donc attendez une heure ou deux avant de vous fendre d'un "aaaah mon commentaire a été censuré", soyez sympas, ne tombez pas aussi aisément dans le ridicule. Que l'on se raccroche à un minimum de dignité en ce bas monde.

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Après, ça m'arrive aussi de supprimer certains de vos commentaires. Pourquoi ? Parce que j'en ai envie. C'est dégueulasse, dites-vous ? J'opprime votre liberté d'expression ? Ouais, c'est vrai. Mais encore une fois, n'oubliez pas que je suis communiste. Je suis donc génétiquement prédisposé à opprimer votre liberté d'expression.

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Et ouais, moi aussi j'aime bien troller du second degré sur le communisme et tout. On a des points communs, vous et moi.

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Sérieusement, je supprime les commentaires qui contiennent des insinuations racistes, sexistes, contre les homos, contre les trans, bref, qui contiennent des trucs qui puent. Pourquoi ? Parce que, vous allez voir, je suis un mec plutôt dérangé : j'aime bien que ce soit propre chez moi. Eh oui ! J'aime bien, quand je rentre chez moi, que ça sente bon. Et les trucs qui puent, ben je les fous à la poubelle. Incroyable, non ?

 

Et ça ne sert à rien de vous plaindre. Vraiment. Si l'un de vos commentaires a été supprimé, c'est probablement parce qu'il était homophobe, raciste, sexiste, et tout ce qui pue. Vous ne partagez pas mon jugement ? Eh bien, c'est con ce qui vous arrive : ça veut dire que vous écrivez des trucs qui puent sans même vous en rendre compte.

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Donc voilà. Ici, vous pouvez vous lâcher et faire caca partout sur la moquette, tant que ça sent pas mauvais. Ailleurs, vous vous abstenez, merci.

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Toi aussi,

ne viens pas troller

sur mon Facebook

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 13:27

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Eh bien ! Voilà une question que vous, lecteurs de ce blog, avez dû me poser au bas mot deux cents quarante fois.

 

Cette interrogation revient sous différentes formes. Qu’est devenue la littérature de nos jours ? Un roman exigeant / intellectuel / onirique peut-il être publié en dépit du diktat du marché ? Pourquoi les éditeurs ne publient-ils que de la merde ?

 

Ainsi ce lecteur, la semaine dernière :

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Bonjour Stoni,

 

Une question qui n'a peut-être pas de réponse mais qui me paraît importante. C'est la grande "rentrée littéraire" et je suis atterré de voir le type de premiers romans qu'on nous propose. Franchement, il n'y en a pas un dans le tas que j'ai envie de lire, et ce n'est pas de la jalousie professionnelle, c'est simplement pas intéressant du tout. Des auto-fiction sur le deuil ou la sexualité, de l'auto-nombrilisme, des trucs sur la pluie, les enfants, des romans que tu te dis tout de suite que ça va te barber d'un bout à l'autre. Je ne comprends pas. Est-ce un choix délibéré des éditeurs de faire leur rentrée avec des titres aussi apparemment chiants, est-ce un choix "littéraire" ou est-ce simplement qu'ils ont trop peur de faire de la concurrence à leurs auteurs vedettes? Ils ont un death-wish ou bien ça leur assure des subventions parce que ces trucs-là, personne ne va les lire ? Perplexe suis-je....

 

Signé : un fidèle adorateur

 

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Une première chose. L’édition est un secteur culturel relativement peu subventionné, si on le compare au cinéma par exemple (pour ce que j’en connais).

De toute façon, les maisons d’édition font leur beurre sur d’autres produits que la littérature. Gallimard doit gagner bien davantage avec ses manuels scolaires qu’avec la collection blanche.

Un livre n’est pas publié, en France, à coup de subventions. Je parle bien entendu d’un cadre éditorial classique, correctement distribué. Peut-être que les petites maisons d’édition de terroir sont subventionnées par les collectivités locales : je n’en sais rien et ce n’est pas le sujet de ce blog.

Les éditeurs peuvent parfois obtenir des bourses du CNL pour une traduction, ou ce genre des trucs. Mais ça n’est pas leur principale source de financement.

 

Bon. C’était donc le premier point.

 

Maintenant, passons à la cruciale question : quid du niveau de la littérature aujourd’hui ?

 

Je vais vous donner mon avis personnel. Je n’ai pas prétention à en faire une vérité générale. Voici donc l’opinion de Stoni sur la qualité littéraire française en 2013.

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Mon avis : je n’en ai aucun.

 

Eh oui ! Ha ha ! Vous ne vous y attendiez pas à celle-là, pas vrai ?

 

Je n’ai aucun avis sur la qualité de la littérature française, parce que je trouve cette problématique inutile et stérile.

 

Les romans qui sortent, je ne les lis pas.

Je ne lis plus que des traductions, et pratiquement plus de nouveautés.

D’ailleurs je lis de moins en moins de romans.

 

C’est une question de goût et de préoccupations.

Ce qui est publié ne m’intéresse pas trop, et pour être honnête, je ne fais rien pour m’y intéresser à la base.

 

Je me fous complètement de ce qui est publié aujourd’hui. Et vous feriez peut-être mieux de suivre mon exemple.

 

Beaucoup d’entre vous considèrent que « aujourd’hui on ne fait plus que de la merde ». C’est peut-être vrai. Comme je vous l’ai dit, je ne lis pas les nouveautés, donc je ne peux pas vous dire si vous avez raison ou tort. Mais, quand bien même vous auriez vu juste, quel intérêt à penser de la sorte ? Vous rongez votre frein, vous êtes écœuré par ce monde matériel « qui ne publie que de la merde », et vous cultivez une frustration, un dégoût, qui ne vous fera pas grandir. Ce genre d’attitude ne mène à rien.

Si vous n’aimez pas ce qui est publié, ne vous y intéressez pas.

 

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Certes, je vous conseille toujours de « regarder ce que publient les éditeurs » avant d’envoyer vos romans, histoire de cibler un minimum et de sélectionner des adresses.

Toutefois, quand vous « regardez ce qui se fait » de la sorte, rien ne vous oblige à acheter les bouquins et à les lire ! Feuilletez-les, en librairie ou en bibliothèque. Regardez rapidement les chroniques sur internet.

 

Quand je cherchais un éditeur, je n’ai pas lu un seul roman français contemporain. En contemporain, je lisais uniquement des traductions. Par contre, je regardais un peu qui éditait du français, quel style, quel genre, voilà.

 

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Si vous commencez à vouloir évaluer, en termes de qualité, d’intérêt, d’exigence littéraire, ce qui est édité, vous ne vous en sortirez plus.

La production française actuelle vous plaît, vous attire, vous séduit ? Tant mieux ! Faites-vous plaisir, lisez des contemporains, ne vous privez pas.

Mais si vous avez tendance à trouver ça « chiant », ne vous forcez pas !

Après, cela ne vous empêchera pas, possiblement, d’être édité à votre tour. Et ce sera votre bouquin que les gens trouveront chiant quand il sortira !

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