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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:41

 

 

L'autre jour, j'ai croisé une connaissance d'un ancien boulot. Nous sommes contents de nous revoir et allons prendre un café.

Qu'est-ce que t'es devenu en deux ans. Qu'est-ce que tu fais maintenant.

Ce type est assez expansif. Je trouve qu'il s'agace pour pas grand-chose. Nous parlons politique et le mec s'énerve. Moi, je reste assez calme.

Et ma placidité, ça l'énerve davantage encore.

- Moi je suis pas encarté et je me sens concerné. Toi, t'es encarté, et on dirait que tous ces problèmes en France ça t'effleure même pas !

- Ben si, mais bon...

 

Avant, j'étais pareil que lui.

Puis je suis devenu marxiste.

 

L'avantage, quand vous êtes marxiste, c'est que vous comprenez beaucoup mieux ce qui se passe. Le comprend-on de la bonne façon ou pas, là n'est pas la question. Moi, en tout cas, je comprends, et ça me va très bien, ma petite grille de lecture. Si les gens n'ont pas la même que moi, ma foi, tant mieux pour eux. Ou tant pis.

Je clope en profitant du soleil qui tape sur la terrasse où nous sommes installés. Je clope trop, d'ailleurs. Ça craint.

Je ne sais pas quoi lui dire. Ouais, je devrais peut-être m'exciter, moi aussi. Mais non. De toute façon...

- Réagis, quoi ! Tu peux pas laisser faire le gouvernement !

- Ouais je sais.

- On dirait pas !

Ouais je sais qu'on dirait pas.

Mais je vais vous dire un truc : j'ai rien à en branler de ce qu'il fait, le gouvernement. Ça fait des décennies qu'on s'encaisse des gouvernements de droite ou des pseudo gouvernements de gauche. J'ai vraiment rien à en foutre.

 

RIEN A EN FOUTRE !!!! JE M'EN BATS LES STEAKS !

 

Quand ta réponse à tout est : révolution marxiste-léniniste, t'as rien à en foutre.

Enfin non, j'ai pas rien à en foutre non plus. Mais y'a un moment où...

- Bof, tu sais... laissons les gens tranquilles. Quand ils voudront faire la révolution, ils la feront. Et il y aura des camarades qui les aideront comme ils le pourront, grâce à nos études, nos expériences, grâce au marxisme, au matérialisme dialectique, des trucs comme ça genre...

- Mais les gens c'est tous des cons, ils votent à droite, faut pas compter sur eux !

Ouais. Non.

Laissons les gens tranquilles. La paix, s'il vous plaît.

Les pauvres votent à droite ? Ben. Tant pis, non ?

Je sais pas. C'est peut-être de notre faute, à nous le Parti, s'ils votent à droite.

J'en sais rien. Je ne suis pas en colère. Pas contre les gens. Ni contre le capitalisme, d'ailleurs. Le capitalisme, je le connais. Je l'ai cerné. Immense nuance.

J'ai choisi mon camp. Le problème, c'est que mon camp est dans un sale état, il fait peine à voir, exsangue, laminé, déserté, débile et friable.

Je ne dis pas ça à mon ami. Je sirote mon coca en cherchant à changer de sujet de conversation.

- Alors t'as repris des études à la fac, ça se passe bien ?

- Ouais, super. Mais toi c'est génial que t'écrives toujours. Tu sais, le truc qui me dégoute quand je vois ce que les gens lisent dans le métro... c'est que c'est toujours de la merde, pas vrai ?

Moi aussi j'aime bien regarder ce que les gens lisent dans le métro. Ce ne sont jamais des auteurs que je connais. Oui, c'est peut-être « de la merde ». Je ne sais pas. Encore une fois, je m'en fous.

Mon ami s'enflamme de nouveau.

- T'es écrivain et tu t'en fous que les gens lisent Marc Lévy ?

- Ben, si ça leur plaît...

- Franchement Stoni tu me déçois ! Comment on brade la culture ! Tu t'en rends pas compte ? T'as vu les livres qu'on vend dans les supermarchés ? Et les gens, ils s'en contentent ! Ils marchent à fond ! Qu'est-ce qu'ils sont cons !

- Ouais mais bon, au moins dans l'édition c'est pas tes impôts qui paient. Je veux dire, ça fait une différence, non ?

- Mais ça t'énerve pas que les gens ils lisent tous de la merde ?

- Pas tous, quand même...

- Ce con de Marc Lévy il se fait des millions !

- Oh, tant mieux pour lui, tu sais, moi...

- Mais toi tu crèves la faim !

- Euh non, j'ai un salaire, je mange, ça va... Je gagne pas des millions ça c'est sûr, mais faut pas exagérer...

- Mais t'es défaitiste ! éructe-t-il, écœuré.

- Ouais, peut-être...

- T'es comme mon petit frère qui a quinze ans !

- Ah bon ?

- Il s'en fout de tout, il réagit à rien !

- Ah... Ça lui passera peut-être.

Moi aussi, y'a longtemps, j'étais comme ça.

Je méprisais les autres. Parce que je lisais des bouquins chanmé, et que j'avais quatorze balais. J'avais l'impression d'être au-dessus du lot. J'étais en colère contre les autres. J'avais quatorze ans, quoi.

Et puis, je suis devenu marxiste. J'avais quoi ? Vingt ans ? Vingt-deux ? J'en sais rien. Une chose est sûre : ça m'a fait du bien.

- Y'a bien un truc qui te déçoit, quand même ? Dis-moi, Stoni. Un truc qui te déçoit !

- Oh, y'en a plein. Mais ça me met pas en colère.

C'est vrai que je n'aime pas quand des travailleurs se moquent de moi parce que je suis communiste, ou qu'ils serinent ça a déclenché un massacre, le communisme. Oui, ça me déçoit. Sur le coup, ça ne fait pas plaisir. Mais on s'habitue.

Il y a beaucoup de choses qui m'ont déçu. Ma foi. Je m'en suis remis. On n'a pas tellement le choix, non ?

- Si, y'a un truc qui m'a déçu. C'est le Parti.

- Ah, tu vois !

- Mais c'est pas grave... Y'a pas eu mort d'homme...

- T'es chiant de tout accepter, à la fin !

Non, je suis réaliste.

Un camarade aurait répondu : il y a encore des lieux de résistance au Parti, il faut se réunir, se serrer les coudes, lutter, militer...

Ouais. Non.

Je crois que je suis seulement bon pour travailler, dans une entreprise et dans l'écriture de romans.

 

Laissons les gens tranquilles. Hyperréalisme radical. Moi, ils ne m'ont rien fait.

 

 


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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 14:54

 

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Comme je l'ai souventes fois rappelé en ces humbles pages, le blog de Stoni traite uniquement de l'édition à compte d'édition correctement distribuée, car il s'agit du domaine que je connais - je ne suis pas capable de vous conseiller ou de vous expliquer quoi que ce soit sur l'auto-édition, ni sur l'édition numérique, vu que je n'ai pas d'expérience là-dedans.

 

Néanmoins, à force que vous ô adorables lecteurs me posiez la question, je vous ai déjà donné mon avis sur l'auto-édition : et il était plutôt négatif.

Un lecteur m'a fait part de révélations qui n'ont rien arrangé à ma piètre opinion : il a essayé l'édition numérique Amazon, il a tâté du scandale.

Je vous laisse découvrir les propres mots de ce courageux garçon.

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Bonjour Stoni,
Après avoir écrit mon chef-d'oeuvre, je l'ai envoyé à une quarantaine d'éditeurs qui plus ou moins rapidement m'ont informé qu'ils ne se sentaient pas à la hauteur d'une oeuvre aussi puissante.
J'ai aussi balayé du revers d'une main des propositions de certains gentelmens qui étaient prêt à s'investir contre une petite participation aux frais d'édition.
Rien que du classique jusque là...
Mais j'ai eu envie de publier à travers Amazon KDP mon petit bouquin...
Amazon c'est rapide, ça coute rien, t'as accès au"public" et t'es lu, que veut le peuple!
C'est là ou l'histoire commence...
 
Pour être vendu, il faut être visible, si on voit pas ton bouquin, on ne peut pas l'acheter.
Cette grande vérité annoncé, vient alors le questionnement :comment devenir visible?
 
C'est simple! Il faut figurer parmi les meilleures ventes!
Mais comment y figurer si on n'est pas visible?
C'est le serpent qui se mord la queue...
 
Là intervient MyKindex.
 
C'est un service qui propose aux auteurs d'acheter eux-mêmes une certaine quantité de leurs bouquins de telle façon qu'ils soient classés parmi les meilleures ventes.
 

Au départ myKindex percevait 50 euros, puis l’auteur achetait un certain nombre de clic (le cout de son livre + 10 %).

L’auteur achète supposons 50 clics, soit 50 exemplaire + 10%.

Des quidam qui ont un compte Amazon sont inscrits chez Mykindex (qui n’est autre chose qu’une plateforme internet), ils voient chaque jour un certain nombre de bouquins dans la page Mykindex proposés contre rémunération.

Ils prennent les livres et demandent aussitôt le remboursement à Mykindex qui le fait. Leur importance est d’avoir une carte de crédit authentifiant l’achat chez Amazon.

L’auteur a en quelque sorte payé tous ces gens-là pour qu’ils achètent son livre dans l’espoir qu’il remonte au classement et s’y maintienne.

Le plus probable est qu’aucun de ces « lecteurs » ne lise le bouquin, il n’ y a donc pas de commentaires (autre critère pour que le livre marche chez Amazon).

Le livre dopé par ce nombre d’achats s’élève aux premiers rangs pour descendre dés le lendemain et disparaître de nouveau.

Si vous regardez le classement des meilleurs ventes chez Amazon et que vous vous étonnez de la qualité des bouquins qui y figurent au premier rang, vous avez l’explication : Mykindex.

Mon livre a marché, j’ai vendu une quinzaine d’exemplaires (vraies ventes) pendant les trois campagnes que j’ai réalisées, alors que d’ordinaire je suis à une ou deux ventes par semaines (le pris étant de 0.99 euros et les droits de 35%) : une fortune.

J’avais acheté pour 140 exemplaire à mon compte ! J'ai investi 200 euros pour en gagner 4 ou 5 euros.

MyKindex, Amazon et dans une moindre mesure les lecteurs de MyKindex en ont profité, et je n’ai qu’à accrocher le bonnet d’âne sur ma tête.

Des dizaines d’auteurs ont fait comme moi.

Résultat : MyKindex a augmenté ses prix (150 euros pour un titre)  et limité les campagnes (où elle ne gagne pas de fric) à une seule.

Voilà c'était pour te donner un retour sur l'édition électronique avec ce constat : le vrai marché n'est pas constitué par les lecteurs mais par les auteurs en quête de publication ! Certains loups de la finance l'ont compris, et dans la basse-cour de la littérature, les pigeons sont nombreux!

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Aucune conclusion à rajouter : notre ami lecteur a su trouver les mots justes dans ses dernières lignes...

 

 

 

 

 

Une question ?
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 14:19

 

 

 

Dimanche soir, veille de rentrée.

Deux options s'offrent à toi. Le déni ou la déprime.

En grand courageux devant l'éternel, j'avais opté pour le premier.

Tout compte fait, ce fut un bon choix.

 

Après cinq semaines d'arrêt maladie, je suis retourné au boulot.

Prendre les transports en commun. La lumière aux néons-boucherie grise les visages. Les mains tendues pour s'accrocher, ici, là, au milieu du bus bondé. Les conversations écoutées à la dérobée. Les yeux qui se ferment. Le journal gratuit froissé par terre.

J'avais oublié.

 

Je me levais vers six heures, puis je me recouchais. Je traînais. Je lisais. Je me prenais de longs bains. Depuis des années, je ne m'étais pas baigné. J'avais oublié, à quel point c'est simple, agréable.

 

Maintenant, c'est le transport collectif du bus, du train, du métro, de tout ce que vous voulez. Les populations se déplacent, ponctuelles, au gré du Capital.

C'est beau, le salariat.

Quand je vois les gens dans les transports en commun - à l'heure, disciplinés, organisés, comme moi d'ailleurs – je pense toujours que nous avons bien du mérite, nous les travailleurs.

 

Attendre le bus. Regarder l'heure. Sortir du métro. Marcher vite.

Je n'étais plus de ce monde, je ne veux pas tellement y revenir.

 

Dire bonjour. Bonne année. Mon remplaçant intérimaire a merdé. Ah bon. Ok. Y'a tout ce boulot à rattraper. Je le ferai. Bien sûr, que je le ferai. On va tout recommencer.

 

Bonjour Monsieur. Bonjour Madame.

Signez là s'il vous plaît.

Où est-ce que je dois le déposer.

Où est-ce que vous voulez le ranger.

Il faut bien penser à les vouvoyer.

Je suis pressé, Monsieur.

Je suis ravi, Madame.

C'est tout, je vous remercie.

Au revoir.

 

Au revoir.

 

Un instant, la nostalgie de la couette.

 

Au revoir.

 

Un instant, la nostalgie d'être ailleurs.

 

Au revoir.

 

Au revoir.

 

Au revoir.

 

 

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:56

 

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Je ne fête pas le nouvel an – en vérité je ne fête pas grand-chose hormis certaines comémorations d'ordre politique. Je ne vais donc pas vous asséner un bilan de ce qui s'est passé cette année sur le blog. Le nombre de mes lecteurs a pas mal augmenté avec l'ouverture de mon compte facebook.

 

Mon site a néanmoins vécu une grande évolution cette année. Avant, ce qui m'occupait le plus, c'était de rédiger des articles.

Désormais, c'est de répondre au "courrier" de mes lecteurs.

 

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Dans l'article "pour m'écrire", je n'ai pas précisé que JE NE LISAIS PAS VOS MANUSCRITS. Grossier oubli de ma part. Je l'ai dit ailleurs. Mais pas au bon endroit, visiblement.

Je reçois énormément de demandes de la part d'auteurs qui veulent que je juge "leur style", ou pire encore, "leur talent", en me soumettant dix lignes, dix pages, le roman entier. Voilà quelque chose que je ne ferai jamais, pour aucun d'entre vous. Ce n'est pas la peine de me supplier.

Pourquoi je m'y refuse ? Parce que ce n'est pas mon rôle.

Je suis auteur. Sur ce blog, je vous parle uniquement de ma partie : écrire des romans. Je ne suis pas éditeur, ni critique littéraire. Je n'ai pas les compétences pour vous juger. Je n'ai pas à vous juger. Et ça ne m'intéresse absolument pas de le faire.

Je mettrai donc la page "pour m'écrire" à jour, afin que ce soit bien clair.

 

Je reçois en moyenne une dizaine de messages par semaine (que ce soit par mail ou par facebook). Je tâche de faire mon possible pour vous répondre au mieux.

Quand les messages sont bien écrits, polis, agréables, qu'il y a un "s'il te plaît", je ne fais pas mon radin. Quant aux questions en code morse... j'y réponds en code morse. Quand j'y réponds...

 

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Je dois vous avouer, à tous, que c'est un peu bizarre à vivre, cette activité de correspondance.

De par le temps qu'elle me réclame, déjà. Je dois vous consacrer une heure ou deux par semaine (hors rédaction des articles). Et croyez-moi, dans mon emploi du temps, c'est énorme.

Ensuite, cette correspondance me pousse à me questionner. Très souvent, je me demande si je suis réellement la personne la mieux placée pour vous aider. Une chose est sûre : vous venez à mon blog, vous vous adressez à moi, parce qu'il n'y a aucun équivalent. Nombre d'entre vous me l'ont confirmé.

N'empêche. J'ai si peu d'années d'expérience derrière moi. Qui suis-je pour vous conseiller ?

Certains m'écrivent en me demandant beaucoup, en me soumettant tellement de leur vie. Ceux qui confient leurs désespoirs, leurs dépressions nerveuses, leurs parcours chaotiques... Je ne les botte jamais en touche, j'essaie simplement de retrouver ma place. La place de quelqu'un que vous ne connaîtrez jamais, d'un anonyme qui – par essence – ne peut pas vous dire sa vérité à lui. Vous avez tous compris les règles du jeu. Je peux parfois paraître froid dans mes réponses, et ce n'est pas que vous me saoulez : tout simplement, je ne souhaite pas tricher.

 

Je vous fais une confidence.

Je pense beaucoup à cesser d'être auteur. Pas forcément pour la vie. Mais au moins pour le moment présent.

J'ai découvert d'autres choses, qui me procurent du plaisir, qui me font vivre. J'ai pris d'antipodales distances avec l'édition, les éditeurs, avec mes propres romans.

Tenir, animer ce blog, vous lire, vous répondre, me force à demeurer malgré tout dans ce monde. Je m'interroge : est-ce une si bonne idée, pour moi ?

Malgré tout, je continue. Je persiste. Par orgueil ? Par plaisir ? Par masochisme ? Par ennui ? Pourquoi, je n'en sais rien. Mais c'est comme ça.

 

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De nouveaux articles devraient arriver courant janvier.

 

En attendant, je vous souhaite de commencer une bonne année avec le message de paix de ma chère patrie.

 

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2013 sur le blog de Stoni : le non-bilan globalement positif

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 13:09

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Je t'entends déjà hurler, ô adoré lectorat !

Mais ainsi va la vie : parfois, ton ami Stoni est rappelé à sa banale condition d’être humain.

 

Durant tout le mois de décembre, le blog va connaître une activité nulle (ou au meilleur des cas, extrêmement ralentie).

 

Crois-tu que, soudain, je sois devenu fainéant ?

Crois-tu que, en secret, je m’absente afin de fomenter une révolution stoniste-léniniste plus ou moins sanglante ?

 

Ah ! Si seulement ces deux suppositions pouvaient être vraies.

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En réalité, je subirai au tout début du mois de décembre 2013 une intervention chirurgicale immonde, laquelle sera suivie de plusieurs semaines d’arrêt maladie.

Le truc sérieux.

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Rappelle-toi, ô lecteur incréduble, il y a quelques mois je te révélais l’existence du dentiste réactionnaire dans cet article ô combien croustillant.

Comme je le racontais alors, j’ai entamé un gros processus de retape dentaire dont cette opération des (deux) mâchoires sera le point d’orgue.

 

En gros, je suis en mode rénovation : on va littéralement me péter la gueule pour la remettre d’aplomb.

 

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Je te vois déjà fondre en larmes, cher lectorat ! Rassure-toi ! Je suis en parfaite santé. Il s'agit seulement de réaligner mes mâchoires pour que mes dents ne me fassent plus mal. C'est tout !

Non, ne pleure point, ô lecteur chéri !

Ne te lamente pas !

Je survivrai, je le jure !

 

J’espère pouvoir animer de temps en temps mon facebook, voire même poster un article… Tout dépendra de mon état de santé.

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Voilà, vous savez tout.

Vous pouvez donc prier pour moi.

Si vous êtes athée ou agnostique, vous pouvez m’envoyer des sous. Ou des dons en nature.

 

Bref, c’est surtout l’occasion idéale de redécouvrir les 370 articles postés sur ce blog depuis 2009…

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Envoie-moi plein des bisous

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 13:23

 

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Un fidèle lecteur de ce blog m’a transmis le lien vers un texte de Brigitte Giraud : « Etre écrivain malgré tout : entre petits arrangements et vrais compromis ». Si j’ai tout saisi, cette dizaine de pages résume le contenu d’un livre compilant des portraits d’écrivains au travail, signé Bernard Lahire.

 

Je suis rarement convaincu par les « portraits » du métier d’écrivain, lus ici et là (sauf quand c’est Philip Roth qui en parle). Quand les auteurs témoignent sur leur « vocation », ils ne sont en général pas très crédibles. Selon moi, ils ont tendance à taire des choses très importantes et à s’étendre sur d’autres qui le sont beaucoup moins.

 

Pour une fois, le texte de Brigitte Giraud m’a étonné par sa « grande justesse », pour reprendre les termes du lecteur du blog qui me l’a fait découvrir.

 

Voici le lien :

 

http://www.livre-paca.org/data/list/docs/etreecrivainmalgretout.pdf

 

Pour ceux qui n’ont pas le courage de lire les dix pages au complet (bien que je vous le recommande chaudement), j’ai sélectionné pour vous les meilleurs passages.

 

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Se prétendre « écrivain » : un statut embarrassant.

 

Quand on demande à un écrivain quelle est sa profession, il répond en principe : je suis enseignant, médecin psychiatre, journaliste ou agriculteur. C’est ce que confirment les portraits d’écrivains publiés dans le livre de Bernard Lahire. Dans le meilleur des cas, les écrivains osent avancer qu’ils publient des livres, ou plus rarement qu’ils sont auteurs. Chacun utilise une périphrase, une formule, un euphémisme, un bémol pour rendre compte de son identité, quand ce n’est pas pour la passer carrément sous silence. On vérifie, à la lecture des portraits d’écrivains proposés que chacun s’excuserait presque d’être ce qu’il est, se sentant mal à l’aise dans ce costume qu’il juge trop prétentieux, pas adapté, présomptueux, un peu trop magistral ou définitif. Les écrivains semblent avoir un problème d’identité, ce qui n’étonnera personne quand on aura tenté d’approcher les raisons de ce flou presque inquiétant. Quand il arrive qu’un écrivain dise qu’il est écrivain, on lui demande aussitôt : « Et à part ça, vous faites quoi dans la vie ? ».

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Ma vie d’écrivain est inintéressante.

 

L’écrivain n’a rien à montrer, rien à raconter, rien de spectaculaire à offrir. Le soir, quand il est à la table familiale avec son conjoint et ses enfants, ou quand il rencontre ses amis, l’écrivain n’a rien à dire concernant l’écriture, tout au plus : aujourd’hui, j’ai écrit trois pages, parce que l’écriture, pour chacun, est une affaire « très personnelle », intime, qui renvoie souvent à soi, parfois au passé, parfois à des épreuves douloureuses, des expériences singulières et aucun mot ne peut être mis sur cette expérience. L’écrivain travaille sur une matière quasi intransmissible.

Ce passage m’a fait sourire car je suis souvent confronté au problème. Quand mes amis demandent de mes nouvelles, je n’ai strictement rien à dire. Mon quotidien, c’est écrire. Je n’ai rien à leur raconter à ce sujet. Du coup, je dois passer pour le type qui a la vie la moins intéressante du monde. Mais j’assume.

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Sur les « prestations publiques » (dédicace, signature, rencontres)…

 

Les interventions qu’on leur demande, dans des bibliothèques, lycées, festivals de littérature, librairies etc… D’un côté, ils sont heureux que leur travail soit reconnu, heureux d’être invités et désirés, reconnaissants du travail accomplis par les professionnels qui mettent en avant leurs livres, et en même temps, ils rechignent à se déplacer et s’accordent à dire haut et fort (pour certains très haut et très fort) que ces rencontres ne servent à rien, qu’elles n’ont rien à voir avec leur travail d’écriture, qu’elles favorisent la dispersion et n’ont pas de sens, sauf dans certains cas, où les rencontres et le public sont vraiment préparés. On entend, sur ce chapitre, un cri du cœur quasi-unanime, une plainte qui vient de loin. L’écrivain invité est écartelé : d’un côté on lui dit qu’on l’a choisi, qu’on le désire ou même qu’on l’aime, de plus, on lui propose une rémunération, mais il est déchiré parce qu’il y a une différence fondamentale de nature entre ce qu’il a produit à l’écrit et ce qu’on attend de lui à l’oral. Il s’arrache à sa solitude pour sortir au grand jour, en est heureux et malheureux, il se fait violence, il se sent coupable de ne pas être plus coopératif, il se déteste de cracher ainsi dans la soupe, il ne se sent pas à sa place et ne veut pas que quelqu’un d’autre prenne la place. Il est une nouvelle fois au cœur d’un nouveau paradoxe, écartelé entre la vie recluse et la vie sociale, l’être et le paraître, il a envie quand c’est dans deux mois mais est malheureux quand c’est demain matin.

 

 

A titre personnel, j’étais très heureux de lire ce passage car je DETESTE les signatures et autres : je ne suis donc pas le seul.

 

Les réactions les plus vives et les plus osées concernent les salons et foires du livre, qui déclenchent les fureurs de tous les auteurs, sans exception. Chacun trouvant humiliant, déprimant, avilissant, de se retrouver derrière une table pour signer ses livres, cet exercice étant le moment de tous les malentendus. Les ateliers d’écriture n’ont guère plus de grâce aux yeux des écrivains qui, la plupart du temps, ne se sentent pas habilités à conduire de tels ateliers et pensent que ce genre d’entreprise est parfois un leurre, voire carrément « du bidon », sauf dans certains cas où ils sont conduits avec sens et intelligence.

 

J’aurais pu écrire ce paragraphe. Sérieux.

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Voilà pour ma sélection des meilleurs passages. Mais il y a également d’excellentes descriptions des compromis auxquels les auteurs doivent recourir, pour jongler entre deux métiers, et donc pour trouver du temps à consacrer à l’écriture.

 

http://www.livre-paca.org/data/list/docs/etreecrivainmalgretout.pdf

 

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Toi aussi, raconte ta life à Stoni

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 13:12

 

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Un lecteur du blog m'a demandé si "c'était normal" d'être déprimé lorsqu'on vient de terminer un roman.

 

Ha ha ha.

Ha ha.

Ha.

Haaa.

Argh.

La dépression après avoir fini un roman (ou : ma vie de caca écrivain triste)

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Première chose. A mon sens, il n'y a pas de "normalité" en écriture. Donc, si vous n'êtes pas déprimé après avoir fini un texte, c'est normal. Et si vous êtes déprimé, ça ne l'est pas moins.

 

Je crois que ce genre de sentiment est très répandu.

La dépression après avoir fini un roman (ou : ma vie de caca écrivain triste)

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Loin de moi l'idée de jouer au psychanalyste : je ne me risquerais pas à vous expliquer pourquoi certains auteurs se sentent aussi déprimés quand ils ont fini un livre.

 

Je me souviens avoir entendu Philip Roth déclarer que, entre deux romans, il se sentait à peu près comme une merde et avait une certaine envie de se tirer une balle dans la tête.

Je trouve que ça résume bien la chose.

 

La dépression après avoir fini un roman (ou : ma vie de caca écrivain triste)

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Je me suis relativement "habitué" à ce sentiment. Si tant est que l'on puisse se prétendre "habitué" à quoi que ce soit en même pas dix ans de carrière...

 

Je ne peux pas vous donner de conseils sur la façon dont on doit, ou dont on peut, gérer ce type de déprime. Ou de dépression.

 

J'ai ressenti cela dès que je me suis mis à écrire, avant même d'être édité. Je terminais un roman, j'étais triste. Vide. Désincarné.

Mais, vous savez quoi ? J'ai beaucoup oublié de cette époque...

 

Je peux mieux vous parler de ce que, aujourd'hui, je ressens lorsque j'ai terminé un roman.

Chez l'auteur édité que je suis, le processus d'écriture est plus long. Le roman n'est pas "terminé" au moment je suis parvenu à mon manuscrit final. Pourquoi ? Parce qu'il y a des tas d'autres choses qui vont suivre. Lui trouver son éditeur. Le retravailler. Le réécrire, probablement. Le préparer. Sa parution. Sa vie de livre édité.

 

Et puis, tant que bien mal, il disparait de la mienne, de vie. Le cycle est terminé.

 

Et la grande question se pose alors, cruelle, immense, obscène : mais à quoi je sers, maintenant ?

J'ai pondu mon livre. Comment justifier mon existence, désormais ? A quoi bon ? Pourquoi ? Et ai-je véritablement terminé mon histoire avec ce livre ?

 

Il y a parfois une obstination malsaine dans mon rapport avec mes romans parus. Je tends à m'acharner sur eux, à vouloir les rendre à la vie – du moins à la vie sous mon pouvoir. J'écris des débuts de suite, j'envisage des variantes.

Cela ne dure jamais bien longtemps.

 

Alors, de nouveau, la confrontation au vide.

Que faire, désormais. Que dire. Et pourquoi. En quel honneur.

 

Et si j'avais perdu mon "talent."

Oui, je sais, j'ai souvent écrit sur ce site que le talent n'existait pas, et je continue à le penser.

Mais par "talent", j'entends "le truc". Le truc qui fait que je sais raconter des histoires. Les inventer. Les restituer.

 

C'est mon cauchemar récurrent. Certains jours, j'ai l'impression d'écrire uniquement pour me prouver que je suis toujours capable de le faire.

La dépression après avoir fini un roman (ou : ma vie de caca écrivain triste)

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Dans ces périodes bâtardes, ces "entre-deux-romans", je ne me situe pas au mieux dans ma propre estime personnelle. Le dégoût de soi, le dégoût de tout, l'horreur de ma vanité, de mes vanités, la tentation du renoncement ultime (c'est-à-dire arrêter d'écrire, tout simplement), se disputent dans un ballet ridicule les restes épars de mon cadavre.

 

Comme je n'ai plus la fiction pour m'occuper, comme je suis livré à moi – ces kilos d'os, de chair, de sang, de cheveux, de poils, qui malgré tout vivent – je dissèque mes motivations, examine mes réalisations, questionne mes projets. Me remets en cause. Toujours en cause.

 

L'écriture n'est pas un travail valorisant.

Je le dis souvent, à mes amis, à mon entourage, parfois même aux lecteurs dans les salons quand ils me demandent la façon dont je vis cela. Je n'ai jamais été un grand laudateur du métier d'écrivain. Pour moi, écrire tient autant du miracle que de la galère. Je ne vois pas ce qu'il y a de valorisant à se sentir comme une merde, tout ça parce qu'on ne s'occupe plus à écrire un livre. Je ne trouve pas ça noble. Je trouve ça franchement pénible.

 

La dépression après avoir fini un roman (ou : ma vie de caca écrivain triste)

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Enfin... Si vous traversez une semblable période, eh bien, laissez-la passer... Tel est l'unique pseudo conseil que je m'aventurerais à vous donner.

 

Et lire cet entretien avec Philip Roth vous aidera aussi, j'en suis sûr.

 

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La dépression après avoir fini un roman (ou : ma vie de caca écrivain triste)

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 13:14

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Vous êtes des dizaines, chaque semaine, à m’écrire car vous vous retrouvez dans cette pénible situation.

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En gros, votre histoire est la suivante :

 

Vous avez écrit un roman.

 

Vous avez envoyé vos manuscrits.

 

Un éditeur vous a rappelé pour vous proposer un contrat.

 

Vous êtes tombé sur mon article « comment repérer un mauvais éditeur ».

 

Vous avez fait passer à l’éditeur le test « de l’éditeur pourri ».

 

Le résultat est malheureusement positif.

 

Vous êtes dépité et vous ne savez plus quoi faire.

 

Vous m’écrivez que vous êtes dépité et que vous ne savez plus quoi faire.

 

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Comment Stoni peut-il t'aider, désormais ?

 

J’ai envie de vous dire : tout dépend de vos motivations.

 

Sur mon blog, mes conseils visent des auteurs de littérature adulte qui souhaitent être édités dans un cadre classique, et exister un tant soi peu dans le monde de l’édition française.

 

Les auteurs attirés par l’édition associative, ou super underground, par exemple, ne trouveront pas de bons conseils chez moi.

 

Bref, si vos ambitions sont autres, si vous ne voulez pas forcément être « un écrivain classique », si tout ce qui vous intéresse est d’obtenir un objet livre, imprimé, relié, le distribuer ou le vendre autour de vous (famille, amis), dans ce cas, pourquoi pas un éditeur pourri ?

Quoique encore, aux gens comme vous, je conseillerais plutôt l’auto-édition

 

En revanche, dans l’optique où effectivement vous écrivez de la littérature adulte, que vous souhaitez être édité dans un cadre normal, exister un tant soi peu dans l’édition française (ouais je sais je répète, mais c’est pour être sûr que vous ayez bien compris…), un éditeur qui répond aux critères de l’éditeur pourri n’est clairement pas la meilleure chose pour vous.

 

Pour vous fixer définitivement sur la qualité d’un éditeur, je dirais que les points fatidiques sont les suivants (cf. les onze tuyaux pour repérer un éditeur pourri) :

 

Un mauvais distributeur / diffuseur

 

Un tirage inférieur à 1000 exemplaires

 

Et encore une fois un mauvais distributeur / diffuseur

 

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Comme je l’ai déjà expliqué dans cet article, puis dans celui-ci, la distribution et la diffusion sont réellement le nerf de la guerre.

 

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Alors, que faire ?

 

Avec toutes ces infos en poche, la balle est dans votre camp.

 

C’est à vous de voir.

 

Vous êtes un certain nombre à m’écrire en me demandant de prendre une décision à votre place.

 

Je ne peux pas le faire. Ce n’est pas mon rôle, ni d’auteur, ni de blogueur.

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A ce stade, les seuls conseils que je puis vous donner, sont ceux-ci.

 

 

Il y a un tuyau parmi les onze que je donne dans le fameux « test du Pourrito » que vous avez tendance à négliger, alors qu’il s’agit peut-être du plus important : demander l’avis d’un libraire.

Je vous assure, il vous aidera certainement mieux que moi à prendre une décision. Mouillez-vous. Allez dans une librairie, racontez votre histoire, amenez le contrat pourquoi pas ? En général, quand on demande son avis à quelqu’un, la personne est flattée et vous avez de fortes chances pour qu’elle ne vous envoie pas balader. Faites-le. Demandez-lui ce qu’il pense du distributeur, de la structure, demandez-lui son avis sur tout !

 

Ne vous précipitez pas sur le premier contrat qu’on vous propose. Prenez le temps de réfléchir. Accordez-vous quelques semaines.

 

Faites un réel examen de vos motivations par rapport au roman que vous avez soumis, par rapport à vous-même. Que voulez-vous vous offrir ? Pourquoi écrivez-vous ?

 

 

Quoi qu’il en soit, je vous souhaite bon courage et bonne chance.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 12:59

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J’ai reçu le message d’une fort charmante lectrice de mon blog qui – signe de son inestimable bon goût – me demanda mon avis sur les méthodes d’écriture et les ateliers d’écriture.

 

Aussi ai-je décidé de partager la réponse que je lui ai envoyée, bande de petits veinards.

Nous étudierons d’abord la question des méthodes, puis celle des ateliers.

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Les méthodes d’écriture.

 

Certains écrivains américains ont développé depuis fort longtemps des méthodes d’écriture qu’ils dispensent lors d’ateliers ou de stages.

Or, nous en sommes en France, et pour découvrir ces méthodes, nous devons nous rabattre sur les livres qui ont été édités à ce sujet (la majorité étant en anglais).

 

Mon avis sur ces méthodes : je n’en ai aucun.

 

Eh oui ! Ça vous coupe la chique, pas vrai.

 

Je n’ai jamais utilisé une méthode d’écriture. Pour être honnête, je n’avais qu’une très vague idée de l’existence de ces dites méthodes américaines avant que ma lectrice ne m’en parle.

 

En vérité, mon avis est surtout : lancez-vous sans moi, putain de bordel de merde.

Foncez ! Vous n’avez pas besoin de mon avis pour ça. Si elles vous attirent, testez ces méthodes, je suis sûr qu’il y a du bon à prendre dedans !

 

Mes lecteurs qui auront testé telle méthode pourraient en parler dans l’espace des commentaires de cet article, d’ailleurs ! Faites-nous donc part de votre expérience. Partagez ! (oui c’est beau le communisme, je sais – j’en chialerais presque)

 

Mais si à la base ça ne vous attire pas plus que ça, bof…

Mes conseils pour améliorer son style devraient déjà pas mal vous aider…

 

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Sur les méthodes d’écriture genre « être publié en deux mois ».

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Si nous autres pauvres Français ne bénéficions guère des ateliers d’écriture dispensés par Monsieur Philip Roth à Stanford (nan, je sais que ça existe pas, c’était un exemple), nous avons en revanche la joie inestimable de trouver à la pelle des bouquins du style : « conseils aux auteurs pour se faire éditer ».

 

Bon, c’est comme vous voulez.

Mais vous trouverez de bien meilleurs conseils sur mon blog, et cela gratuitement.

 

Ce que je reproche à ces bouquins, c’est d’être écrits par des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Ou qui restent bien sagement dans les clous.

La plupart des auteurs des manuels « pour être édité » sont des types qui pondent des livres de commande à la chaîne : genre leur dernier travail c’était d’écrire un livre sur la cuisine au soja. Un beau jour, on leur a demandé de torcher un truc sur la publication.

 

Jamais ces livres ne vous révéleront le véritable fonctionnement de l’édition. Comme je le fais sur ce blog. Sans vouloir me vanter.

 

Je trouve ces ouvrages très chers pour ce qu’ils sont.

 

Mais bon après, c’est comme vous voulez. Ça vous tuera pas non plus d’en acheter un, si vraiment vous voulez essayer.

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Les ateliers d’écriture.

 

Ma réponse sera la même que celle sur les méthodes d’écriture « américaines ».

 

Je n’ai pas d’avis sur les ateliers d’écriture, car je n’ai jamais participé à un truc de ce genre-là.

 

Si vous avez envie d’en essayer un, allez-y, faites-vous plaisir !

 

Mais ne croyez surtout pas que ça vous aidera à vous faire éditer. Je reçois des messages d’auteurs déçus qui me disent : « j’ai dépensé des tas de pognon pour les ateliers de François Bon ou ceux d’Eric Poindron, et je suis toujours pas publié, je comprends pas ».

 

Si ces ateliers vous intéressent, allez-y par curiosité intellectuelle, pour le plaisir d’écrire, mais pas pour être édité. Sinon vous risquez d’être rudement déçus.

 

(Et attention par la suite à ne surtout pas critiquer la méthode d’Eric Poindron sur le oueb, sinon ça va chier pour votre matricule…)

 

Encore une fois, dans le cas où vous ne seriez pas alléchés plus que ça, les ateliers ne sont nullement une obligation.

 

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Conclusion où on en sort tous grandis.

 

Ma lectrice, dans son message, me disait « n’est-ce pas un peu hérétique d’apprendre des méthodes mécanistes d’écriture, n’est-ce pas tuer la spontanéité ? ».

 

Pardonnez-moi la vulgarité du vocabulaire, mais putain de chiotte de topinambour, qu’est-ce que c’est cette obsession que vous entretenez sur ce qui est hérétique ou pas ? Faites donc ce qui vous plaît !

A mon avis, il n’y a pas d’hérésie en écriture. Chacun travaille bien comme il le souhaite !

 

Et même si, par hasard, vous découvriez que telle méthode n’est pas si bonne que ça, qu’elle tue votre spontanéité, justement… Ma foi, vous n’aurez qu’à l’abandonner et revenir à votre bonne vielle façon de faire personnelle ! Qu’est-ce que ça peut foutre ?

 

Détendez-vous. Ecrivez de la façon qui vous fait envie. Aventurez-vous dans des nouveautés, si celles-ci vous attirent. Rester sur votre façon de travailler si elle vous convient. Voilà, quoi.

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 13:56

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Une petite bande dessinée réalisée tout seul comme un grand.

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Saint François d'Assise, le badass
Saint François d'Assise, le badass
Saint François d'Assise, le badass
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