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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:24

 

 

http://www.topito.com/wp-content/uploads/2012/12/anigif_enhanced-buzz-6380-1355938680-9.gifUn bon distributeur,

c'est comme un chouette cadeau d'anniversaire.

 

 

 

 

 

 

 

Oui, je sais ce que tu vas penser, ami lecteur.

Tu vas penser que je bloque sur les distributeurs, voire que je suis totalement obsédé par ça.





Ne lis cet article que si, auparavant, tu as lu mon billet qui explique tout bien ce que sont un distributeur et un diffuseur. Sinon tu vas rien piger.





Je vais encore me faire des amis chez les « petits éditeurs » pourritos mal distribués… Vu le nombre de messages d’insultes qu’ils m’envoient et tout l’intérêt qu’ils me portent… A croire que je suis devenu leur cauchemar numéro un. Cela, je le dois à mon dossier spécial sur les éditeurs pourris (à lire de toute urgence si ce n’est déjà fait !).

Ils ont raison de me détester, quelque part. En révélant aux auteurs en quête d’un premier éditeur toute l’importance d’un bon distributeur, je ne vais absolument pas dans leur sens : je vais dans celui des auteurs.





En gros, il existe quatre sortes d’éditeurs que l’on va classer selon leurs distributeurs.



  • Le gros éditeur distribué par lui-même via sa propre filiale de distribution : Flammarion, Gallimard, La Martinière-Seuil, etc.

  • L’éditeur indépendant, moyen ou petit, qui est distribué par la filiale d’un géant de l’édition (donc qui est bien distribué) : Stock, Actes Sud, Editions Rue Fromentin, etc.

  • Le petit éditeur « Pourrito » distribué par un tout petit distributeur (donc mal distribué) : y’en a trop, je ne peux pas les citer.
  • Le petit éditeur « Pourrito » distribué par lui-même (donc mal distribué) : idem.



A ce stade, je rappelle que ce que j’écris aujourd’hui sur les distributeurs ne s’applique (comme tout ce qui se trouve sur mon blog) qu’à la LITTERATURE ADULTE.

Ne me demandez pas des trucs sur les essais, la BD, ou les livres de cuisine, je ne sais pas, je ne connais pas.





La liste des bons distributeurs.



Nous en arrivons à l’instant critique : cette fameuse liste des bons distributeurs.



Il n’y en a pas quinze mille. Mais il est très probable que j’en aie oublié. Dans ce cas n’hésitez pas à me le dire, je les rajouterai.



Vous savez, pour vérifier si un distributeur est un bon distributeur, c’est simple : faites une recherche sur Google et regardez s’il est lié à un grand éditeur. Si ce n’est pas le cas, laissez tomber.

Des fois les noms des distributeurs ne sont pas très parlants (exemple la Sodis de Gallimard), d’où l’intérêt de faire cette recherche qui vous prendra cinq minutes.



D’ailleurs je vous propose un petit jeu. Tapez dans Google le nom des éditeurs « réputés » que vous connaissez et cherchez leur distributeur. Vous verrez que, souvent, les noms de ma liste vont ressortir. Et peut-être que comme ça, nous pourrons la compléter ensemble pour ceux que j’ai omis.



Allez, balançons les noms.



VOLUMEN = filiale de la Martinière-Seuil

SODIS = filiale de Gallimard

UNION = filiale de Flammarion

HACHETTE DIFFUSION = filiale de Hachette

INTERFORUM = filiale de Editis





Et voilà.



Si un éditeur distribué par un de ces types-là vous propose un contrat, ça semble assez bien parti et il ne s’agit pas d’un Pourrito.



ATTENTION : ça ne veut pas dire que cet éditeur sera sympa avec vous, ni que vous allez faire un best seller. Il y a des primo-romanciers qui font du 300 exemplaires chez Gallimard…

Mais avec un tel distributeur, vous mettez toutes les chances de votre côté. Et c’est vraiment ça l’important dans l’édition.

Avec un Pourrito mal distribué, vous n’en mettez aucune.







Comment connaître le distributeur d’un éditeur ?



C’est très simple.



Soit c’est écrit sur son site web (en général dans « contact » ou « à propos »).

Soit vous passez par Google (requête : Bidule éditions distributeur).

Soit vous demandez directement à l’éditeur (y’a pas de honte à ça, au contraire !).



Voilà une chose intéressante à faire avant d’envoyer vos manuscrits à n’importe qui…





Et le diffuseur dans tout ça ?



C’est important aussi, et souvent le distributeur et le diffuseur vont de pair.

Pour vous rappeller ce qu'est un diffuseur, voici la définition que je donne dans mon article qui explique tout bien la distrib et la diffusion :

 

 

 

Couramment, le distributeur possède un organe de diffusion.

La diffusion, dans l'édition, c'est l'aspect commercial. Des gus nommés « les représentants » (alias « les repré »), avant même l'impression du roman, sont chargés de démarcher les libraires pour que ceux-ci commandent le bouquin.

Durant le travail de préparation éditoriale, l'auteur est invité à rencontrer les représentants afin que ceux-ci le connaissent et soient tout contents de fréquenter le gratin de la littérature française.

Après quoi, les représentants sillonnent les librairies de France avec leur catalogue.

Face aux libraires, ça se déroule de la sorte :

- Voici mon nouveau catalogue, j'ai plein de titres super croustillants à vous proposer !

- Oh oh ! Voyons voir ça.

- Alors là nous avons le nouveau Stoni, c'est tout à fait graveleux et subversif.

- Je vous en commande dix, dans ce cas !

- Adjugé vendu ! Passons à la suite...



Voici la liste des structures de diffusion en rapport avec les distributeurs que j'ai cités :

 

VOLUMEN DISTRIB = VOLUMEN DIFFUSION (Seuil)

SODIS = CDE (Gallimard)

UNION = FLAMMARION DIFFUSION (Flammarion)

HACHETTE DIFFUSION (Hachette)

INTERFORUM (Editis)

 

 

 

 

Comme vous pouvez le voir certaines structures ont le même nom pour les deux volets distribution et diffusion.

Vérifiez donc bien que le diffuseur d’un éditeur est attaché à une bonne structure : là encore Google vous aidera à vous en assurer.

 

 

 

Le cas du distributeur Harmonia Mundi



J’ai reçu plusieurs messages d’auteurs qui me demandaient ce que je pensais d’Harmonia Mundi.



Harmonia Mundi distribue (en littérature, je répète - encore une fois – que je ne peux me prononcer que sur la littérature) beaucoup d’éditeurs  dont les noms pourront parfois vous sembler familiers.



Vous remarquerez cependant que dans la liste des éditeurs distribués par Harmonia Mundi, il n’y a aucun géant : c’est mauvais signe.



Je pourrais résumer le cas Harmonia Mundi avec cette anecdote.



Un jour je parlais avec un éditeur dans un salon du livre. Une jeune personne est venue se présenter à cet éditeur et lui a dit qu’elle avait édité son premier roman chez un éditeur indépendant mais qu’il s’était très mal vendu. L’éditeur ne connaissait pas cette maison indépendante, et lui a demandé qui la distribuait. La jeune femme a répondu Harmonia Mundi. L’éditeur a grimacé et a dit « mouais, Harmonia Mundi quoi : ça explique votre problème de ventes ».



Bon, c’est pas hyper pourri non plus, mais c’est très très limite d’un point de vue littérature.

Après peut-être qu’ils distribuent très bien les essais, la philo, la musique, j’en sais rien, et pour être honnête, je m’en tape.





Le cas des éditeurs « à niche »



Grâce à vous chers lecteurs, j’ai découvert le monde de l’édition « à niche ».

Il s’agit d’éditeurs qui publient un genre de littérature si spécialisée qu’elle passe par des réseaux tout à fait différents. Je ne connaissais pas du tout.

Par exemple, des lecteurs m’ont fait découvrir l’existence de la littérature zombie. Ce sont des romans qui tournent autour des zombies, avec des histoires de zombies, des trucs comme ça. C’est très particulier et cela se vend surtout par du bouche-à-oreille. Le truc super super super underground.



Dans ce cas mes conseils ne s’appliquent pas, évidemment… Mais ai-je besoin de vous le préciser ?





En résumé : non, je ne suis pas contre les petits éditeurs !



Je profite de cet article pour glisser une mise au point.



L’autre jour sur Facebook une lectrice du blog m’a dit que j’étais « contre les petits éditeurs ». J’en ai soupiré de dépit !

Non, je ne suis pas contre les petits éditeurs : je suis contre ceux qui sont mal distribués ! Ca n’a strictement rien à voir !



Je suis pour les petits éditeurs compétents bien distribués !

Il y a des tas de petits éditeurs – la liste serait trop longue – qui font du bon travail, qui sont très correctement distribués par les entreprises dont je vous ai donné la liste, et qui existent donc dans l’édition française.

Ce sont de petites structures, avec parfois seulement un ou deux salariés, mais qui ont fait le choix d’un bon distributeur, et qui vous donneront une chance d’être présent dans un vaste réseau de librairies en France : ce choix c’est le bon !







J’espère que cet article vous aura aidé à mieux comprendre ce qu’est un bon distributeur.

Si des questions subsistent, vous savez par où passer…

 

 

 

 

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commentaires

ghaan ima 13/12/2015 15:43

Hello!
Super article, je te connaissais pas! Je suis arrivé là par une recherche google sur les distributeurs.
J'ai lu aussi ton article sur les pourrito. ça rejoint un ressenti que j'avais depuis quelque temps mais rien d'aussi précis ^^
Je ne voulais pas d'un pourrito et je suis trop anarchiste pour vendre mon âme à un grand (sans compter que la probabilité qu'un grand me réponde voire même me lise est proche du zéro ;)
J'ai donc choisi de m'auto-éditer avec les outils Amazon en payant des correcteurs, maquettistes etc. pour avoir un produit de qualité (oui je sais bouh! c'est très con aussi) Donc maintenant que j'ai un beau livre apprécié à petite échelle, je me rends compte qu'une maison c'est aussi le marketing, la diffusion, la distribution... Et tout ça là...
Si jamais tu as idée de comment un auteur indé peut avoir accès à ces sésames, merci de partager ton savoir ^^
merci et bonne continuation!

stoni 16/12/2015 21:20

Aucune idée, en tant qu'auteur édité je ne me suis jamais occupé de cela.

Mais je suis content que tu aies trouvé ta voie avec l'auto-édition. Je pense que c'est de loin le choix à faire quand on refuse d'essayer de chercher un « vrai » éditeur. C'est un choix qui se respecte, et c'est tout la meilleure façon de l'assumer.

BabyBook 05/06/2015 17:57

Je découvre que les éditions Monsieur Toussaint Louverture sont distribuées et diffusées par Hamonia Mundi. Je ne connais pas les autres maisons mais MTL c'est très solide.

Skippy 27/02/2015 13:24

Tout ça c'est bien joli, mais…

Futur nouveau petit éditeur indépendant, et fort de la lecture de ce blog, donc plein de certitudes (relativement fragiles quand même, au vu des différentes hypothèses de mon prévisionnel, le seuil de rentabilité étant a priori beaucoup plus haut avec diffuseur que sans) sur le fait qu'il fallait que je délègue la diffusion.

Après que celui-ci ait passé une petite demi-heure à essayer de me convaincre qu'il serait plus viable pour moi de ramasser des mégots pour les revendre, il a enfin lâché ce chiffre : 500.

500 (à 600), c'est l'hypothèse de départ pour le nombre d'exemplaires placés en librairie par le diffuseur (en tout cas pour une maison d'édition naissante et des auteurs inconnus). Et encore, il pensait probablement au secteur jeunesse, où je crois savoir que les choses sont un peu moins grises qu'ailleurs.

À ce compte-là, pas sûr qu'une maison liée à un diffuseur soit mieux diffusée qu'une maison qui, par exemple, possède un salarié pour le faire…

(L'épée du pourrito au-dessus de ma tête me pousse à en sonder quelques autres, mais j'ai peu d'espoirs…)

Livreux 07/08/2015 12:02

Bonjour Skippy,

Votre expérience me donne un indice sur le diffuseur-distributeur en question. Lors de notre première rencontre, j'avais eu droit à peu près à la même remarque : "J'espère qu'à côté de l'édition, vous avez un vrai métier."
Résultat des courses, après une promesse de mise en place à 500 ex. (une mise en place dite "prudente" pour limiter les retours), la réalité a été de 300 ex., avec un taux de retour à 90%.
J'ai déchiré le contrat au bout de deux ans, presque trop tard…

stoni 01/03/2015 12:06

En effet, c'est le distributeur qui choisit ses clients, quand il s'agit d'un des mastodontes cités dans cet article.

Ainsi précisais-je dans l'article (dont le lien est inséré au tout début de la présente page) sur la distribution :

"Les gros distributeurs qui se la pètent pratiquent une politique de terrorisme à l'égard de leurs clients indépendants. Genre « Vous êtes distribués par Hachette, alors estimez-vous heureux et fermez vos gueules ! »."

Je ne rentre pas dans les détails des négociations entre éditeur indé et distributeur, car ce blog est l'oeuvre d'un auteur et destiné aux auteurs : ce sujet ne nous regarde pas.

Mais en effet il me semble un peu difficile d'obtenir un contrat avec un gros distrib si vous n'avez aucune connaissance ni expérience dans le milieu de l'édition.

Skippy 27/02/2015 15:42

Il ressort de mes quelques coups de fil que le diffuseur n'est pas, contrairement à l'idée que je m'en faisais, une simple entreprise de service. Ce n'est pas l'éditeur qui choisit son diffuseur, mais LE DIFFUSEUR QUI DÉCIDE si l'éditeur est digne d'être distribué par lui.

Par ailleurs, bien que répugnant à faire appel à un mastodonte vautré dans le conflit d'intérêt, par acquis de conscience j'ai quand même tenté un de ceux que tu mentionnes (le premier de la liste). L'appel a duré moins d'une minute, la réponse à chacune de mes questions étant systématiquement « envoyez-nous un dossier » — y compris à la question des taux pratiqués, sympa pour établir un prévisionnel…

J'en ai quand même trouvé un assez gros et sympa (Pollen), on verra s'il y a moyen de s'entendre (je pense que je passerai par eux au moins pour la distribution), sans quoi il y a des chances pour que je rejoigne les rangs des pourritos. Et tête haute, s'il vous plaît.

sossah 24/11/2013 18:25

je suis auteure et éditeure et j'ai besoin d'un bon diffuseur pour relayer l'information. Qui me conseillez-vous et pouvez vous me communiquez ses contacts ?
Bien cordialement,

stoni 25/11/2013 13:48

y'a comme qui dirait une liste juste dans l'article...

sossah 24/11/2013 18:27

edwigesossah@gmail.com
Je suis auteure et éditeure. Pouvez vous me communiquer le nom d'un bon diffuseur capable de bien diffuser et relayer l'information.
Bien cordialement

Tirésias 11/06/2013 18:13

Les belles lettres ? Naze ?

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