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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 16:37


Pour le meilleur et pour le pire, vous saurez tout sur l'affaire épistémologique Dorra - Stoni en cliquant ici.

 

 

 


 

Quelle petite phrase bouleversante au cœur d’un être ? c’est l’histoire d’un mec, ça lui a troué le cul. La musique.

 

 


 

Au début, il y avait Spinoza.

Et ce qui lui a troué le cul, à Spinoza, c’est qu’il avait un corps. Genre, son corps, c’était pas sa tête. Du coup, il a essayé de se mettre la tête dans le cul. Vous voyez, le problème, avec Spinoza, c’était qu’il faisait de la poésie. Il dira à l’humanité (occidentale) : putain, là, Dieu, il me fait chier dans ce que je suis en train de faire (c'est-à-dire, se foutre la tête dans le cul).

 

 

 


Après, il y a eu Freud.

Et ça lui a troué le cul aussi. Son corps, et ses rêves. Illico presto, il se fout la tête dans le cul. Vous voyez, le problème, avec Freud, c’était qu’il faisait de la psychanalyse. Il dira à l’humanité (occidentale) : non pas tu vas niquer ta mère !, mais tu veux niquer ta mère (c'est-à-dire, se foutre la tête dans le cul).

 

 


Et puis, il y a eu Proust.

Ça lui a troué le cul, à la fin. Le corps, ses rêves, et sa mémoire. En fait, il élabore la synthèse des deux premiers termes : corps + rêve = roman introspectif. Il se fout la tête dans le cul, à son tour, et ça donne A la recherche du temps perdu. Vous voyez, le problème avec Proust, c’était qu’il faisait du roman. Il dira à l’humanité (occidentale) : la seule solution, c’est l’enfance (c'est-à-dire, se foutre la tête dans le cul).

 

La petite phrase bouleversante au cœur d’un être, c’est le truc qui a poussé ces trois gus à se foutre la tête dans le cul, si vous voulez bien.

 

 


Sauf que, lorsqu’on se fout la tête dans le cul, on ne voit plus rien, et on ne dit pas tout (c'est-à-dire, la lutte des classes).

 

Spinoza avait une excuse : à son époque, Marx n’était pas encore né.

Freud et Proust n’ont pas cette excuse.

 

Ces deux-là se sont sûrement foutu la tête dans le cul pour, justement, ne pas avoir à tout dire.

 

 


Là-dessus, Max Dorra écoute de la musique. Il lit Spinoza, Freud et Proust. Ça lui troue le cul, tout ça ajouté.

 

Max Dorra, nous l’appellerons Maxou. Maxou est médecin et accessoirement freudo-marxiste.

Son défaut, c’est qu’il kiffe Guattari et Deleuze.

Ses qualités, c’est qu’il a les sens de l’écriture (Proust), de l’humour (Freud)  et de la poésie (Spinoza).

 

Tous, nous savons à peu près ce que sont l’écriture et l’humour.

Mais la poésie ?

La poésie, c’est un certain laisser-aller idéologique, m’a dit un copain.

Mon copain a raison.

 

Ensuite, se radine un petit connard avec un sac en papier sur la tête, qui prétend écrire des romans (ce qui est vrai, j’ai des preuves).

Le petit connard, c’est Stoni.

 

Stoni lit une tribune de Maxou dans le Monde, ça s’appelait Contre la cécité volontaire.

 

S’étant marré un bon coup – il aime se marrer (Freud) – Stoni rédige (Proust) une réponse à Contre la cécité volontaire, sur sa connerie de blog à la manque (Spinoza).

 

Une réponse dérisoire en tout point.

 

Les autoroutes de l’information fonctionnant à plein, Maxou débarque sur le blog de Stoni et glisse : moi aussi ça me fait marrer (Freud), j’aime la poésie (Spinoza), tiens faudrait que je t’envoie un de mes bouquins (Proust).

 

Dès lors, Stoni tâche de gratter Maxou d’un bouquin, comme il est pauvre (un peu radin, aussi) et qu’il préfère investir dans du Engels.

 

Après avoir publiquement relancé Maxou, par un beau mercredi de septembre, Stoni ouvre sa boîte aux lettres prolétarienne pour trouver : Quelle petite phrase bouleversante au cœur d’un être.

 

Une dédicace inaugure la lecture de ce livre ô combien digne de notre Maxou national.

 

Quant à notre Stoni municipal, il est encore tout chaviré par la gentillesse de ce grand homme. Mais, franchement, Guattari et Deleuze… il a du mal. (Stoni est un hyperréaliste radical qui relève la lunette des chiottes lorsqu’il va pisser.)

 

 


Sans compter que, se foutre la tête dans le cul, ça fait mal au dos (et au cul).

 

N’empêche, c’était marrant, assez poétique et bien écrit.

 

Conclusion qui coule de source, puisque Spinoza, Freud et Proust…

 

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commentaires

stoni 23/10/2009 19:15


C'est de la philo... pas grand chose à rater...


En direct de mon four 22/10/2009 22:37


Arf! Je rigole mais ne pige pas tout en cette heure tardive pour moi (22h37, je vais aller me coucher, y'en a qui bossent!)


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